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Ninon, 26 ans, assistante commerciale, joueuse de rugby

« Fille ou garçon, tout est dans la tête : on rentre tous sur le terrain pour gagner. »

rugby feminin

«  Pourquoi le rugby ? Un peu le hasard et un peu la famille. Mon grand-père était l’un des créateurs et des dirigeants du club des Angles dans le Gard et mon père puis mon frère y ont joué.

Moi, je ne m’intéressais pas du tout au rugby quand j’étais jeune, j’en avais rien à faire, je faisais de la gym.

C’est quand j’ai eu à faire mon choix pour le lycée que je m’y suis mise : j’ai eu la possibilité de partir dans un lycée agricole, ce qui m’intéressait plus que la filière classique, et il y avait une option rugby.

Ça a été le coup de foudre. C’est classe une fille qui fait du rugby, ça donnait envie !

Le rugby, ça apprend le respect mais aussi à se faire respecter, parce que ça en impose.

Faire du rugby me donne le sentiment que je suis capable de tout. Ça donne confiance en soi, tu te dis «  Si je suis capable de faire ça, j’ai peur de rien ».

Ça apprend le respect mais aussi à se faire respecter, parce que ça en impose. Et puis c’est une véritable plateforme de lien social, ce sont des amis – filles ou garçons – avec qui tu partages des choses dures ; ça crée des relations fortes.

Après ma blessure au ligament croisé, je n’ai pas lâché le rugby parce que j’ai eu la chance que l’équipe me soutienne. On a une fameuse expression : «  Le rugby, c’est le ballon et les copains, mais quand il n’y a plus le ballon, il reste les copains. »

Un beau plaquage et j’ai été acceptée dans l’équipe…

L’entraînement, j’y vais pour m’amuser. Mais lors d’un match, on rentre tous sur le terrain pour gagner. Qu’on soit une fille ou un garçon, à ce moment-là, tout est dans la tête, il faut être combatif. Il faut avoir la rage !

J’ai joué avec des garçons pendant quatre ans, des vétérans, et j’étais la seule fille de l’équipe. Je jouais en loisir, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de compétition mais il y a quand même des matchs.

Lors de ma première saison avec les vétérans, j’ai réalisé un beau plaquage qui a été l’un des déclencheurs pour mon acceptation dans l’équipe.

J’ai repris cette année à Nîmes dans une équipe exclusivement féminine de Fédérale 1 et nous avons des matchs tous les week-ends. Même si c’est plus compétitif, je cherche avant tout à m’amuser, à me fatiguer et à être fière de moi  !

C’est compliqué parfois d’aller boire des verres tous ensemble après l’entraînement !

En terme d’ouverture et de respect des équipes féminines, il y a encore beaucoup de progrès à faire.

Entre autres, concernant l’accès aux terrains ou aux vestiaires : on a rarement le terrain principal, on est surtout sur les annexes, et on doit le plus souvent attendre que les garçons aient pris leur douche pour y aller à notre tour !

C’est même compliqué, parfois, d’aller boire des verres tous ensemble après l’entraînement…

Mais les clubs font de plus en plus l’effort, c’est très lié à la volonté de l’équipe administrative.

En tout cas, la Coupe du monde féminine de rugby qui s’est jouée en France en 2017 a fait une belle publicité, ce qui a permis de booster le développement des équipes féminines. On avance. »

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Charlotte Lembach

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