Manon : « Je n’aimais pas le sport, aujourd’hui c’est grâce à lui que je m’épanouis. »

Manon, 25 ans, professeur de Pole dance

pole dance
Elle a 25 ans et ne compte pas lâcher la barre de si tôt. Au collège, ses profs d’EPS la disaient sans envie ni motivation. La dynamique, elle l’a trouvé en s’essayant à la pole dance. Jusqu’à devenir coach d’une discipline exigeante et libératrice. Témoignage.

Propos recueillis par Valérie Domain

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

« Ma mère m’a toujours poussée à faire une activité physique, de la danse, de l’équitation, du judo… mais peine perdue, je n’ai jamais accroché.

Le sport au collège, encore pire. Je n’aimais pas ça du tout, je me sentais fatiguée, jamais bien.

Puis, il y a quatre ans, je découvre le pole dance dans un reportage télé. C’était joli, artistique, un mélange de danse, de gym, d’acrobatie. Le seul cours était à une heure de route de chez moi, ça ne m’a pas découragé, ce qui est assez fou vu mon manque de motivation à me bouger !

Là-bas, j’ai découvert que je m’amusais, que je prenais du plaisir, je n’avais pas l’impression de faire du sport, même si le lendemain j’étais pleine de courbatures ! J’avais mal partout, mais je me suis tellement éclatée… 

pole dance

Quelques mois plus tard, je me suis inscrite dans une salle de fitness pour faire du renforcement musculaire avec un objectif : progresser. Car pour réussir les figures avancées, acrobatiques, ça demande beaucoup de force dans les bras, de bons abdos aussi. 

Ensuite, j’ai suivi une formation de pole dance à Paris, je me suis formée sur de nouveaux agrès, cours de cerceaux, drap aérien, avant d’ouvrir il y a deux ans un studio avec mes économies : « Addict’ Pole » à Alès, dans le Gard.

Aujourd’hui, j’ai changé de salle, je loue plus grand, je propose également du yoga, du hamac aérien et cerceaux aérien. J’ai environ deux cents abonnés et j’ai pu embaucher des profs.

Au début, vu mon passé de non sportive, personne autour de moi n’y croyait, ils pensaient que c’était une lubie. Maintenant, ils sont tous derrière moi. Faut dire, c’est une sacrée reconversion pour celle qui était une simple comptable dans la boite de son père !

Qui aurait pensé ça ? Je n’aimais pas le sport mais c’est grâce à lui que je m’épanouis. J’aimerais bien voir la tête de mes profs de sport, eux qui disaient que je n’étais pas investie, absente et sans envie ! »

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

Elles aussi sont inspirantes...

Leonie Brodmann

Léonie : « Le parkour m’a libérée de certains diktats. »

Basket, équitation, danse moderne… Léonie a toujours eu la bougeotte. Lorsqu’elle a découvert le parkour, c’est devenu son sport de prédilection. À Lausanne, avec les traceurs (comme on nomme les pratiquants de cette discipline) de son association, Léonie Brodmann se réapproprie l’espace public à grand renfort de bonds et de roulades.

Lire plus »
Angélique Chetaneau

Angélique : « En entrant à l’armée, je suis devenue accro au sport. »

Une warrior, une Amazone, Wonder Woman en chair et en os. Angélique Chetaneau est infirmière militaire et championne de courses d’obstacles, les Spartan Race, qui sont un peu les douze travaux d’Hercule à l’ère moderne. Sa puissance, elle se la forge à coup d’entraînements solides et surtout d’un mental d’acier. Angélique a trouvé comment être invincible.

Lire plus »
Vanessa Guerreiro

Vanessa : « Au début, le yoga, j’ai détesté ! »

Elle a travaillé dans le marketing et dans la restauration, mais c’était dans une autre vie. Vanessa Guerreiro a trouvé douceur et sérénité dans la pratique du yoga, une discipline qui l’a aidée à traverser des périodes difficiles. Elle a tout lâché pour l’enseigner. Récit d’un voyage intérieur.

Lire plus »
Yvonnette Hoareau

Yvonnette : « Le hip hop est mon oxygène, il m’a ouverte au monde. »

Son nom nous donnerait presque des envies de bouger. Yvonnette Hoareau Vela Lopez a le hip hop qui lui colle aux basques depuis ses débuts quasi révolutionnaires dans son quartier strasbourgeois. Danseuse, chorégraphe, précurseure du hip hop en Alsace, celle qui se nourrit de tout pour faire progresser sa pratique, n’oublie jamais d’où elle vient et a fait de la transmission son plus beau mouvement. Dénicheuse de nouveaux talents, elle mise tout sur les filles, « la nouvelle génération du hip hop » !

Lire plus »

Pauline : « Au sommet d’une montagne, je me sens à ma place. »

Ado, elle pratiquait déjà le ski de randonnée. Et, depuis, elle n’a jamais cessé de grimper les sommets. Le plus souvent, dans sa région d’adoption, Grenoble.
La montagne, Pauline s’y sent bien, loin de tout esprit de compétition ou de performance. Elle nous partage sa passion. Celle qui la fait vibrer, celle qui l’aide à respirer.

Lire plus »
Audrey Tanguy

Audrey Tanguy : « Savoir que j’ai le trail dans ma vie, ça me rassure. »

Née pour être ultra traileuse. Audrey Tanguy s’est découvert, en 2017, un corps d’athlète inoxydable, endurant et ultra performant. Cette savoyarde avait beau avoir l’habitude de courir les montagnes, elle n’avait pas prévu d’en faire de la compét’. Les kilomètres, les dénivelés, désormais ça lui connaît et rien ne peut l’arrêter. La Diagonale des Fous, la Trace des Ducs de Savoie, le 90 km du Mont Blanc font partie d’une longue liste de courses avalées d’un trait et aux meilleures places. Une vraie tornade sur pattes !

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Jessi Combs

10 femmes de sport, 10 récits de pionnières

S’imposer dans toutes les sphères de sa vie grâce au sport, c’est tout le propos d’ÀBLOCK! qui s’associe, cette semaine, à l’opération menée conjointement par le ministère des Sports et le CSA, « Sport Féminin Toujours », en redonnant à quelques pionnières de l’univers sportif, à l’instar de Jessi Combs sur notre photo, la place qu’elles méritent. Grâce à elles, les femmes ont pu (peuvent), peu à peu, changer le monde et leur monde.

Lire plus »
Johanne Defay

Johanne Defay : « À travers le surf, j’ai appris à me connaître. »

Un raz-de-marée. Cette fille-là emporte tout sur son passage ! Plus jeune championne d’Europe de surf de l’Histoire, Johanne Defay est devenue, grâce à ses performances sur le Pro Tour, la meilleure surfeuse française et rejoint ainsi l’élite mondiale. À bientôt 27 ans, la Réunionnaise, sélectionnée pour les JO de Tokyo, fait des vagues. Et on adore ça.

Lire plus »
Tifany Huot-Marchand

Tifany Huot-Marchand : « Le short-track, c’est extrême, original, spectaculaire et pourtant, ce n’est pas médiatisé…»

Elle n’a qu’une idée en tête : se qualifier pour les Jeux de Pékin. Et ainsi, pouvoir (enfin !) mettre en lumière le short-track français. Alors, pas question pour Tifany Huot-Marchand de lésiner sur les efforts. La Bisontine de 26 ans est prête à tout pour satisfaire ses ambitions olympiques. Rencontre avec une fille en patins sur laquelle glisse la pression !

Lire plus »
Trophées FemixSports

Les Trophées Femix’Sports, 4e !

5 catégories pour 15 prix. L’asso Femix’Sports vient de lancer la quatrième édition de ses Trophées récompensant sportives, arbitres, bénévoles et fédés, autant de personnalités engagées dans le sport féminin. À vous de voter !

Lire plus »
Naomi Osaka

Qui sont les femmes du sport les plus influentes en 2020 ?

Pour élargir toujours plus l’horizon du sport via le sport au féminin, une initiative a retenu l’attention d’ÀBLOCK ! : un classement annuel des femmes les plus influentes dans le monde du sport, délivré par ISportconnect, un réseau privé d’entreprises sportives internationales. Qui, selon eux, sont les nouvelles leaders à suivre en 2020 ?

Lire plus »
Nita Korhonen

Nita Korhonen : « Le monde de la moto s’ouvre, mais le cas “Sharni Pinfold“ prouve qu’il y a encore du boulot. »

“L’affaire“ Sharni Pinfold a fait l’effet d’un réveil d’après-cuite pour les motards. Une pilote qui se retire de la compet’ pour cause de misogynie, ça plombe les paddocks. La FIM (Fédération Internationale de Moto) a rapidement réagi, déplorant cette décision et rappelant que le monde de la moto devait être bienveillant. Rencontre avec Nita Korhonen, la directrice de la Commission FIM “Femmes et Motocyclisme“.

Lire plus »
sport feminin

Le sport féminin ? En pleine lucarne !

L’été dernier, les records d’audience de la Coupe du monde féminine de foot et quelques mois plus tôt du Championnat d’Europe de handball féminin à la télévision ont prouvé que le public se passionnait de plus en plus pour les compétitions féminines. Et les dernières études ne font que réaffirmer cette réelle tendance. Pour autant, les jeux ne sont pas faits. Décryptage.

Lire plus »

JO 1928 : Lina Radke, l’athlète trop “disgracieuse” pour courir

Elle s’appelait Karoline Radke-Batschauer dite Lina Radke. Pionnière de l’athlétisme, cette Allemande qui courait comme un lièvre fut la première médaillée d’or olympique au 800m, mais aussi la dernière jusqu’en…1960. Après sa victoire, l’épreuve fut tout bonnement supprimée. Miss Radke avait manqué de grâce en franchissant la ligne d’arrivée…

Lire plus »
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin