Manon : « Je n’aimais pas le sport, aujourd’hui c’est grâce à lui que je m’épanouis. »Manon, 25 ans, professeur de Pole dance

pole dance
Elle a 25 ans et ne compte pas lâcher la barre de si tôt. Au collège, ses profs d’EPS la disaient sans envie ni motivation. La dynamique, elle l’a trouvé en s’essayant à la pole dance. Jusqu’à devenir coach d’une discipline exigeante et libératrice. Témoignage.

Propos recueillis par Valérie Domain

Publié le 11 janvier 2020 à 14h39, mis à jour le 29 juillet 2021 à 15h48

« Ma mère m’a toujours poussée à faire une activité physique, de la danse, de l’équitation, du judo… mais peine perdue, je n’ai jamais accroché.

Le sport au collège, encore pire. Je n’aimais pas ça du tout, je me sentais fatiguée, jamais bien.

Puis, il y a quatre ans, je découvre le pole dance dans un reportage télé. C’était joli, artistique, un mélange de danse, de gym, d’acrobatie. Le seul cours était à une heure de route de chez moi, ça ne m’a pas découragé, ce qui est assez fou vu mon manque de motivation à me bouger !

Là-bas, j’ai découvert que je m’amusais, que je prenais du plaisir, je n’avais pas l’impression de faire du sport, même si le lendemain j’étais pleine de courbatures ! J’avais mal partout, mais je me suis tellement éclatée… 

pole dance

Quelques mois plus tard, je me suis inscrite dans une salle de fitness pour faire du renforcement musculaire avec un objectif : progresser. Car pour réussir les figures avancées, acrobatiques, ça demande beaucoup de force dans les bras, de bons abdos aussi. 

Ensuite, j’ai suivi une formation de pole dance à Paris, je me suis formée sur de nouveaux agrès, cours de cerceaux, drap aérien, avant d’ouvrir il y a deux ans un studio avec mes économies : « Addict’ Pole » à Alès, dans le Gard.

Aujourd’hui, j’ai changé de salle, je loue plus grand, je propose également du yoga, du hamac aérien et cerceaux aérien. J’ai environ deux cents abonnés et j’ai pu embaucher des profs.

Au début, vu mon passé de non sportive, personne autour de moi n’y croyait, ils pensaient que c’était une lubie. Maintenant, ils sont tous derrière moi. Faut dire, c’est une sacrée reconversion pour celle qui était une simple comptable dans la boite de son père !

Qui aurait pensé ça ? Je n’aimais pas le sport mais c’est grâce à lui que je m’épanouis. J’aimerais bien voir la tête de mes profs de sport, eux qui disaient que je n’étais pas investie, absente et sans envie ! »

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