Best-of 2020 (suite) Les mots exquis de nos championnes

Agathe Bessard
« On ne peut contribuer à l’émancipation des femmes si on n’écoute pas leurs histoires », disait la féministe américaine Gloria Steinem. Depuis 9 mois maintenant, ÀBLOCK! invite les sportives à se raconter. Au-delà du sport et de ses performances, nous entrons dans leur univers très privé, cet univers fait de dépassement de soi qui leur permet de s’imposer, de se réaliser dans toutes les sphères de leur vie. En 2020, ÀBLOCK! a mis en lumière des femmes d’exception qui ont fait du sport un acte de militantisme, même si ce n’est, le plus souvent, ni conscient ni voulu. Et ce n'est qu'un début. Lisons-les, écoutons-les, ces confidences sont sources d’inspiration : leur force, leurs réussites, leur joie à aller toujours plus loin, mais aussi leurs doutes, leurs échecs sont une leçon de vie autant que de sport. Et 2021 sera encore une année riche de rencontres. Mais, pour l'instant, pour encore quelques heures, retrouvons celles qui ont illuminé 2020 à nos côtés !

Publié le 04 janvier 2021 à 12h50, mis à jour le 30 juin 2021 à 12h51

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  • Agathe Bessard

Agathe Bessard
©DR

Une fusée qui glisse comme elle respire, un sang-froid et une concentration inébranlables… Celle qui aime se surnommer « Fast & Curious » a une longueur d’avance : pionnière dans le skeleton féminin français, médaillée de bronze aux JO de La Jeunesse 2016, vice-championne d’Europe junior par deux fois et au bout du tunnel (de glace) : les JO d’hiver 2022. Rencontre tout schuss avec une reine de la luge.
« C’est vrai que j’ai vécu un beau coup de foudre pour ce sport. Ces sensations qui donnent envie de recommencer ! On ne vit ça dans aucun autre sport, c’est très particulier : il y a l’adrénaline, la vitesse… Tout dépend des pistes, mais par exemple, sur la piste la plus rapide du monde, à Whistler, au Canada, je suis allée à 139 km/h ! En fait, quand je suis embarquée, je me sens juste bien ! »

Lire l’interview d’Agathe Bessard

 

  • Pia Le Cannu

Pia Le Cannu
©DR

Le rythme parisien frénétique, l’étourdissement dans le boulot et la non-écoute de son corps ont poussé Pia Le Cannu à s’aventurer dans l’univers d’une pratique sportive adepte du mens sana in corpore sano : le yoga. Solaire, passionnée et désireuse de transmettre cette nourrissante philosophie de vie, la professeure de yoga trentenaire offre d’entrer dans l’univers tant recherché de la connaissance de soi et du bien-être absolu. Un voyage intérieur à mettre sur le tapis.
« Je prenais mon travail très à cœur, jusqu’à m’oublier. C’est mon corps qui, stressé et noué, m’a demandé de revenir à une attention plus clémente envers lui, c’est ainsi que j’ai commencé le yoga (…) Ce qui m’a plu avec cette discipline, ça a été de trouver le lien entre mon corps, mon souffle et mon esprit. J’avais besoin d’être à l’intérieur de moi. De trouver que dans mon corps, limité par essence, il y avait quelque chose d’absolu (…) J’ai découvert sur mon visage un sourire que je n’avais pas eu depuis très longtemps. »

Lire l’interview de Pia Le Cannu

 

  • Laura Tarantola

laura tarantola
©DR

Elle rame en catégorie poids léger mais elle envoie du lourd. Laura Tarantola, Championne du Monde 2018 d’aviron, a les épaules assez larges pour décrocher l’or aux JO de Tokyo l’an prochain. À 26 ans, si cette sacrée nana a fait de l’eau son territoire, elle n’en garde pas moins les pieds sur terre. Échanges avec une sportive qui ne cache ni ses joies ni ses faiblesses.
« Ce sentiment de plénitude quand tu es sur l’eau, l’osmose avec les éléments, sentir le bateau glisser sous tes fesses, la vitesse, le silence. On est dans une bulle, on a l’impression de planer. On recherche toujours ça  : être alignée (…) On apprend tant de choses sur soi, sur les autres ! C’est hyper enrichissant. Quand je repense à mes cours de tennis ou de danse que je prenais à l’époque, ce n’était qu’une fois par semaine et je n’avais pas envie d’y aller, la flemme ! »

Lire l’interview de Laura Tarantola

 

  • Bruna de Paula

Bruna de Paula
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Handballeuse pro venue tout droit de son Brésil natal en 2016, Bruna de Paula est une force de la nature, corps et esprit alignés et déterminés ! Couronnée meilleure joueuse de la saison 2019-2020 du Championnat de France féminin de handball, elle trace sûrement sa route vers la médaille tant rêvée des Jeux Olympiques. Une belle leçon de sport et de vie.
« Je suis partie très jeune de chez moi, c’est le sport qui m’a tout appris  : à respecter les autres, à savoir se dépasser. Je tiens vraiment à remercier le sport pour cette belle leçon de vie ! Sans lui, je ne serais pas celle que je suis aujourd’hui. Le sport m’a montré que j’avais de la force et qu’en tant que femme, je pouvais faire la même chose que les hommes, même plus parfois ! Ça a forgé mon caractère  : si je veux quelque chose, je ne lâche rien, je fais tout pour l’avoir. »

Lire l’interview de Bruna de Paula

 

  • Maud Thierry

Maud Thierry
©DR

« Petit format, grande détermination » a-t-elle écrit sur sa bio Instagram. Pour Maud alias « Petit goûter », 26 ans, le sport, c’est un peu l’affrontement de David contre Goliath. Cette triathlète acharnée au petit gabarit a réalisé un exploit sportif envié : l’Ironman. Prenons le top départ avec une sportive généreuse et heureuse qui a fait du sport son mode de vie.
« Je suis un minuscule gabarit  : je mesure 1,60m et je ne dépasse pas les 44 kilos… Donc ça me plaît de pouvoir dire : « Même si j’ai l’air d’être une enfant, d’être toute petite et toute frêle, je peux t’enquiller un Ironman ! Pendant toute ma course, je pensais aux personnes qui étaient derrière moi, ça me motivait à avancer, et puis j’étais super heureuse à chaque fois que je passais un check point. Je pensais : « Regardez-moi les gars, je suis en train de faire un truc de fou ! ». Je me disais que je n’avais pas donné huit mois de ma vie pour rien. J’y arrivais et je me sentais bien ! »

Lire l’interview de Maud Thierry

 

  • Alexia Richard et Lézana Placette

Alexia Richard et Lézana Placette
©Karim Levy

Elles sont les stars françaises de ce qu’elles appellent familièrement « le beach ». À 22 et 24 ans, elles viennent d’être sacrées Championnes de France de la discipline. Ce duo explosif a le sable pour terrain de jeu. Et ça balance pas mal à la plage. Rencontre avec deux blondes qui ne comptent pas pour des prunes.
« Quand on gagne, on ressent de la fierté. C’est l’aboutissement d’un travail, d’un partage avec l’équipe, c’est de la joie, de l’adrénaline, la reconnaissance du travail fourni, un retour sur investissement de la fédé aussi ! On est deux sur le terrain, la victoire, on la doit au staff, mais aussi à nous, à ce qu’on donne sur le sable, c’est ce qui nous pousse à continuer. Le revers de tout ça, c’est qu’il est compliqué d’avoir une vie sociale (…) Une vie amoureuse…on n’en a pas ! La victoire, ça ne comble pas. Le plus dur est de trouver un équilibre. Mais c’est compliqué, la balance est plus du côté sportif que du reste. »

Lire l’interview d’Alexia Richard et Lézana Placette

 

  • Hélène Noesmoen

Hélène Noesmoen
©DR

Championne du monde, Championne d’Europe, la planche à voile n’a pas de secret pour elle. Hélène Noesmoen est un bulldozer qui glisse sur l’eau avec une légèreté féroce. Elle vole en iQFoil, elle apprivoise le vent en Formula Foil…cette nana-là, rien ne l’arrête. Et ça ne fait que commencer…
« Bien sûr, y a des moments de doutes, on ne sait pas pourquoi on fait tout ça, pourquoi ça nous fait vibrer. Je me pose la question parfois. Ma réponse c’est le plaisir qui est ma motivation numéro 1, puis le dépassement de soi : tout mettre en œuvre pour faire au mieux, aller aux compétitions pour gagner. Alors, je continue. Parfois, je me réveille, j’ai pas envie d’y aller ; quand il fait froid, il m’arrive de souffrir physiquement et mentalement, mais je me booste. Il n’y a pas de flemme dans le sport de haut-niveau, ça ne nous arrive jamais de traîner le dimanche, on a des objectifs et on s’y tient ! »

Lire l’interview de Hélène Noesmoen

 

  • Loana Lecomte

Loana Lecomte
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À tout juste 21 ans, elle est l’un des meilleurs espoirs féminins du cyclisme français. Deux fois Championnes de France en catégorie Espoir et plusieurs podiums européens et mondiaux à son actif, Loana Lecomte n’est pas près de lâcher le guidon. Son rêve ? Pédaler sur une piste olympique pavée d’or. Rencontre avec une jeune prodige aussi fraîche que déterminée.
« J’arrive bien à gérer, niveau mental. En fait, à chaque fois, j’attends le prochain objectif : on vit pour ça, on y pense tout le temps, dès l’entraînement. Et c’est ça qui me motive ! Le sport, c’est dur oui, on n’est pas toujours au top, mais le but, c’est de faire toujours mieux ! (…) Le sport me procure vraiment du plaisir et me permet de m’évader. Et puis, je fais du vélo tout simplement parce que c’est ma passion ! Comme avec tous les sports de haut-niveau, ça permet d’avoir une autre vision de la vie, d’être plus persévérante, plus déterminée. Ça apprend à tout donner, à ne rien lâcher et à mettre toutes les chances de son côté… pour réussir ! »

Lire l’interview de Loana Lecomte

 

  • Axelle Etienne

Axelle Etienne
©DR

Fonceuse dans la vie comme sur la piste, cette championne de BMX en pince pour le guidon. Championne de France Élite en 2017, médaillée de bronze aux Championnats du monde 2019, Axelle Étienne, puissante rideuse de 22 ans, roule vers les JO de Tokyo avec une détermination joyeuse et à toute épreuve. Rencontre avec une fille née sous BMX.
« Le sport m’a fait grandir. J’ai été en Pôle France à l’âge de 15 ans, j’ai dû partir de chez mes parents à ce moment-là et ça te fait gagner en maturité ! J’ai pu découvrir plein de choses, faire des tas de voyages grâce aux compétitions, me faire des amis dans d’autres pays… Petite, j’étais assez timide, le sport m’a permis de m’affirmer. Je sais me prendre en main et quand je veux quelque chose, je sais que je vais le faire, rien ne m’arrête ! Aussi, avec la compétition, on découvre la pression, celle qu’on se met à soi-même et celle qu’on peut avoir vis-à-vis des autres et c’est excitant. Le sport offre un vrai bouquet d’émotions ! »

Lire l’interview d’Axelle Etienne

 

  • Marion Lotout

Marion Lotout
©DR

Elle a la tête sur les épaules, mais tutoie aisément les nuages. Sept fois Championne de France de saut à la perche, Marion Lotout poursuit sa belle carrière avec application et une grande passion qui devrait lui donner la parfaite impulsion pour s’envoler vers les JO de Tokyo. Rencontre avec une fille qui garde toujours la pe(r)che.
« Le fait de pousser dans cette perche et de recevoir ce qu’elle nous envoie, de ressentir des choses différentes suivant les actions qu’on réalise à l’impulsion, le fait de littéralement s’envoyer en l’air et, rapidement, assez haut… Ce sont des sensations nouvelles qu’on apprend ensuite à gérer. Plus on se spécialise, plus on va rechercher des intentions techniques et des mouvements spécifiques. Au départ, je pense que ce qui fait accrocher au saut à la perche, c’est le côté casse-cou : il ne faut pas avoir peur, c’est vrai, il y a une sorte de sélection naturelle. Sauter à la perche, c’est faire un pied-de-nez à la peur. » 

Lire l’interview de Marie Lotout

 

  • Tifany Huot-Marchand

Tifany Huot-Marchand
©DR

Elle n’a qu’une idée en tête : se qualifier pour les Jeux de Pékin. Et ainsi, pouvoir (enfin !) mettre en lumière le short-track français. Alors, pas question pour Tifany Huot-Marchand de lésiner sur les efforts. La Bisontine de 26 ans est prête à tout pour satisfaire ses ambitions olympiques. Rencontre avec une fille en patins sur laquelle glisse la pression !
« Je pense que j’ai mis du temps à vraiment me construire en tant qu’athlète. Par exemple, la notion de stress, le fait d’être aidée par une préparatrice mentale… je pense que c’est essentiel pour pouvoir performer, mais tout ça a mis longtemps à se mettre en place. Je ne parle jamais de sacrifices, mais de choix. J’ai fait le choix de m’embarquer dans cette vie-là. J’ai la chance d’aimer ce que je fais, mon objectif est si ancré en moi que je n’ai pas vraiment de doutes. »

Lire l’interview de Tifany Huot-Marchand

 

  • Héloïse Pégourié

Héloïse Pégourié
©DR

Elle surfe sur la vague avec une pêche et une glisse d’enfer. Héloïse Pégourié, 16 ans, Championne de France junior U20 en Foil, classée dans le Top 15 des meilleures rideuses européennes, sait prendre le vent avec la fougue de la jeunesse et la sagesse de l’athlète de haut-niveau. Rencontre avec une jeune kitesurfeuse ébouriffante.
« Quand tu commences, c’est dur le kitesurf parce que tu dois gérer la voile, puis la planche… Il n’y a jamais un truc qui va… et puis, au bout d’un moment on parvient à monter sur la planche et on glisse sur l’eau ! C’est franchement un moment magique ! Tous ces efforts récompensés… C’est une sensation merveilleuse (…) Je suis toute récente dans le sport de haut-niveau donc, très franchement, au début, j’étais dans la gagne à tout prix, je donnais tout pour avancer et aller plus vite… Ça m’a coûté mon premier Championnat du monde… Ça ne marche pas comme ça parce qu’en voulant aller le plus vite possible, on va se planter, on va tomber et perdre des places, le temps de se relever, de repartir… C’est une grosse perte de temps. »

Lire l’interview d’Héloïse Pégourié

 

  • Julia Chanourdie

Julia Chanourdie
©DR

Gravissant la rude paroi du monde de l’escalade avec l’agilité prudente et conquérante d’une Spiderwoman, Julia Chanourdie, 24 ans, vient d’entrer dans l’histoire de son sport en devenant la première grimpeuse française et la troisième mondiale à réussir une voie cotée 9b. Un exploit réalisé de main de maître. Athlète au sommet de son art, elle représentera la France aux JO de Tokyo. Conversation ascensionnelle avec une fille au mental de roc.
« Même si les femmes peuvent faire des trucs exceptionnels, les cotations les plus élevées – niveaux 9b ou 9a+ – vont être discutées dès qu’une fille les réussit. C’est un point sur lequel j’ai très envie de m’exprimer parce que ça me dérange. Pour ma part, je commence à faire mes preuves donc il n’y a plus vraiment de discussions, mais ce qui est énervant, c’est que, bizarrement, quand une fille travaille une voie, plein de garçons viennent essayer ensuite en se disant « Si une fille peut y arriver, alors nous aussi », mais pas forcément ! Les filles sont fortes et même plus fortes ! Et pourtant, ça arrive encore que la voie soit décotée lorsqu’une fille a réussi à la passer… Les femmes ne se mettent plus de barrières aujourd’hui, elles essayent, et, si ça marche, c’est qu’elles ont fait leurs preuves, il n’y a rien à redire ! »

Lire l’interview de Julia Chanourdie

 

  • Mathilde Gros

Mathilde Gros
©DR

Une étoile de la piste. À 21 ans, la coureuse cycliste, multi-médaillée en France et à l’international, est aussi précoce qu’impressionnante. Passionnée, la gagne au corps, Mathilde Gros est une pistarde qui a la vitesse dans le sang. Ses résultats décevants aux derniers Mondiaux digérés, la voilà décidée à s’imposer aux JO de Tokyo, l’an prochain. Rencontre avec une atypique intrépide.
« Je sais ce que je veux, je suis très déterminée. Parfois, ça peut me jouer des tours parce que je suis têtue et que je veux tout, tout de suite ! Mais ces dernières années, j’ai compris que les carrières ne se font pas non plus en quatrième vitesse ! Même s’il est hors de question que je lève le pied… Si je peux être, à 22 ans, championne olympique à Tokyo, je prends ! Je ne suis pas la favorite, il y a beaucoup de monde avant moi pour aller y chercher la médaille d’or. Dans le top mondial, actuellement, je crois que je termine cinquième ou sixième dans la discipline du keirin et en septième place en vitesse. Dans cette logique, je cherche, surtout, à chaque entraînement, à repousser mes limites pour ne pas avoir de regrets le moment venu. »

Lire l’interview de Mathilde Gros

 

  • Charline Picon

Charline Picon
©Franck Socha

Apaisée, combative, imprévisible aussi. La véliplanchiste Charline Picon, championne olympique en titre depuis Rio, en 2016, médaillée d’or, en novembre dernier, aux Championnats d’Europe, vogue désormais vers Tokyo 2021. Car cette reine de la glisse n’a pas pris sa dernière vague et éclabousse tout sur son passage. Une sportive qui a des choses à dire. Et à partager.
« Le sport m’a offert la capacité d’arriver à m’exprimer et à communiquer. Et je partais de loin… Il était par exemple inimaginable que je puisse parler devant une caméra. Le sport permet l’ouverture d’esprit, de savoir manager un projet (…) Avant, la planche et la compétition étaient mes moyens d’expression. J’étais assez introvertie donc j’existais à travers mon sport. La planche à voile, c’est clairement ce qui m’a construit, oui, le sport pour moi, c’est la plus belle école de la vie ! Alors, évidemment, parfois, il y a des moments très difficiles, il faut faire des choix, il faut s’affirmer, mais on prend confiance en soi… Au final, ça nous construit en tant qu’homme et femme, au-delà de l’athlète. C’est le sport et la compétition qui m’ont forgée. »

Lire l’interview de Charline Picon

 

  • Sarah Hauser

Sarah Hauser
©DR

Ce petit bout de femme n’a pas froid aux yeux, même au creux de la vague. La windsurfeuse Sarah Hauser vient de faire une entrée fracassante dans le Guinness Book des Records après avoir dompté une vague de presque 11 mètres, la plus grosse jamais prise par une femme. Une étape plus qu’un aboutissement dans le parcours singulier de cette Néo-Calédonienne dont l’ambition est d’inspirer les filles qui n’osent pas se mouiller.
« Même si j’y vais pour rider de grosses vagues, je ne rentre pas chez moi le soir en me disant qu’il faut que ce soit plus gros la prochaine fois. Moi, ce qui m’a toujours donné envie d’être athlète, c’est le fait de pouvoir appendre sur mon corps, mon cerveau, sur la performance humaine en général pour, au final, vivre de belles aventures. Être sur ces vagues-là, c’est une expérience inouïe. Tu es envahie par une sensation de peur à la limite de l’ingérable. Malgré ça, il faut être le plus clair possible, prendre les meilleures décisions. Tous tes sens sont poussés à l’extrême et quand tu es dessus, tu ne penses plus à rien d’autre qu’à ce que tu es en train de faire, c’est vraiment magique. C’est ce challenge-là qui me plaît. »

Lire l’interview de Sarah Hauser

 

  • Camille Prigent

Camille Prigent
©DR

Tombée dans la marmite tourbillonnante du kayak quand elle était petite, la kayakiste de 22 ans semble voler sur l’eau depuis son titre aux JO de la Jeunesse et ses victoires en championnats nationaux, européens et mondiaux. La tête sur les épaules et armée d’une motivation sans faille, Camille Prigent trace avec détermination son sillon pour Paris 2024.
« C’est vrai qu’on est moins de filles que de garçons dans les clubs et les équipes en général mais, en tout cas, personnellement, on ne m’a jamais fait de remarques sur le fait que cela pourrait ne pas être un sport de filles. Je trouve qu’au contraire, cette mixité est intéressante car je m’inspire de leur côté plus agressif dans leur façon d’attaquer les mouvements d’eau et, quant à eux, ils peuvent s’inspirer de notre légèreté qui permet d’utiliser mieux l’eau pour naviguer. Après, c’est plus un milieu d’hommes, il faut s’accrocher un peu, c’est pas toujours facile d’être la seule fille dans une équipe de six et d’être à la traîne pour se changer dans les vestiaires, mais ça va, ils sont plutôt gentils ! »  

Lire l’interview de Camille Prigent

 

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