Le sport qui fait bouger les lignes

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

Alice Lévêque :

« Le handball féminin ne va certainement pas occuper le devant de la scène »

Alice Lévêque
L’ex-joueuse pro de la Ligue Féminine de Handball qui a dû annoncer sa retraite en plein confinement se dit pessimiste quant à l’avenir du sport féminin. Interview express.

Par Claire Bonnot

Vous avez annoncé votre retraite sportive en pleine crise sanitaire avec donc l’impossibilité de quitter la partie sur un match, comment l’avez-vous vécu ? Vous parlez d’un « goût d’inachevé »…

Ça a été très frustrant parce que je n’avais pas mis le pied sur le terrain de toute la saison en raison d’une opération de la cheville en novembre. Je n’avais donc joué aucun match.

Mon objectif était de revenir pour la phase de play off qui allait se dérouler sur avril/mai. Quand le confinement a été annoncé, j’étais à Capbreton en rééducation de ma cheville. J’étais hyper motivée, et j’étais en pleine phase de ré-athlétisation. J’aurais dû reprendre les entraînements avec mon équipe. Ça n’a donc pas été un moment très facile à vivre, je n’avais pas forcément imaginé une fin comme ça…

Que s’est-il passé exactement quand vous avez réalisé que vous ne joueriez plus ?

Avec le confinement d’annoncé, je sentais que ça allait être compliqué. Je gardais tout de même l’espoir de pouvoir jouer sur les derniers matchs du mois de mai et donc je continuais à m’entraîner chez moi. Et puis, au fur et à mesure de l’annonce des arrêts des compétitions dans les différents sports, et quand ça a été vraiment officiel : ça a été un coup dur…

Êtes-vous inquiète pour l’avenir du sport féminin suite à la crise ?

Si on réfléchit un peu, on se dit bien que ce n’est pas le sport féminin qui va être privilégié. Ça sera d’abord le sport masculin, le foot et le reste suivra ou pas. Le handball féminin ne va certainement pas occuper le devant de la scène. Si des clubs en difficulté disparaissent suite à cette crise, ce sera catastrophique pour la discipline. Ça fait cinq, six ans, qu’il y a une mobilisation très forte autour du handball féminin. J’ai peur que ça fasse un coup d’arrêt et que cette émulation ait du mal à être relancée !

Lire aussi : L’interview de Valentine Lothoz, joueuse de l’équipe de France féminine de rugby à sept qui parie sur 2021 pour relancer le sport au féminin.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

S’inscrire à la newsletter mensuelle :

(Nous ne sommes pas prêteurs, nous garderons vos coordonnées bien au chaud chez nous…)

Vous aimerez aussi…

Margot Boch et Carla Sénéchal

Margot Boch et Carla Sénéchal : « Le bobsleigh féminin n’est pas médiatisé, on a bien l’intention de le mettre en lumière ! »

Surnommées les « sœurs jumelles » du bobsleigh féminin français, Margot Boch et Carla Sénéchal glissent à pleine vitesse vers leurs rêves de qualification aux JO de Pékin, en 2022. La vingtaine mature, la passion embarquée dans leur engin, la pilote et la pousseuse ravivent enfin une discipline féminine glacée depuis dix ans. Un beau virage pour la visibilité du sport féminin !

Lire plus »

Peterson Ceus : « La Gym Rhythmique masculine renvoie une image féminine de l’homme et ce n’est pas bien vu… »

Pour lui, c’est sa gym, sa bataille. Peterson Ceus se bat depuis sept ans pour que la gymnastique rythmique masculine soit reconnue par les instances sportives et devienne discipline olympique. Un combat contre les inégalités de genre qu’il espère mener à terme pour les générations à venir. Rencontre avec un athlète que rien ni personne n’est parvenu à mettre au tapis.

Lire plus »
Johanne Defay

Johanne Defay : « À travers le surf, j’ai appris à me connaître. »

Un raz-de-marée. Cette fille-là emporte tout sur son passage ! Plus jeune championne d’Europe de surf de l’Histoire, Johanne Defay est devenue, grâce à ses performances sur le Pro Tour, la meilleure surfeuse française et rejoint ainsi l’élite mondiale. À bientôt 27 ans, la Réunionnaise, sélectionnée pour les JO de Tokyo, fait des vagues. Et on adore ça.

Lire plus »
Claire la sirène

Sport de sirène : enquête sur une vague déferlante

Dans la famille natation, je demande le dernier-né palmé : le “mermaiding“ ou comment nager comme une sirène. Désormais reconnu comme une activité sportive, à l’enseignement encadré, il prend dans ses filets de plus en plus d’adeptes heureux de plonger dans leurs rêves d’enfant. Immersion toute !

Lire plus »