Le sport qui fait bouger les lignes

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

« Quand je ne me sens pas bien dans ma vie, le sport est l’un des rares moments où je suis fière de moi. »

Chloë, 31 ans, journaliste, adepte de course à pied

« Dans ma famille, on m’a inculquée l’importance de bouger, de se dépenser.  Cela fait partie de mon éducation : mes deux parents sont profs d’EPS.

Petite, j’ai longtemps fait du judo et, à l’adolescence, j’en ai eu ras-le-bol de me faire secouer dans tous les sens, et j’ai voulu arrêter. Ma mère ne m’a pas désinscrite tant que je n’avais pas choisi un autre sport. Je me suis mise à l’athlétisme. Et je n’ai jamais cessé de faire de l’exercice physique. Ça m’a formée.

« Quand tu fais du sport, les garçons portent un autre regard sur toi. »

Quand tu grandis en étant convaincue que tu peux te battre face à un garçon sur un terrain de sport, mentalement ça te construit.

Les filles sont valorisées sur leur travail scolaire, on met en avant leur côté bonne élève, sage comme une image, mais le sport t’apporte ce côté battant dont tu as aussi besoin  ! Les garçons portent un autre regard sur toi. Je le sais, c’était mon cas au lycée car j’étais sportive.

Le sport est un des rares milieux où filles et garçons ont la possibilité de se réapproprier l’espace à 50/50. Ce ne doit pas être les garçons qui occupent tout le terrain et les filles sur le côté, comme on le constate encore trop souvent.

On doit se mélanger et, de toute façon, les garçons n’ont pas le choix  : si je suis au bon endroit au bon moment, la passe, tu vas me la faire à moi !

Après il ne faut pas se mentir, physiologiquement, les filles et les garçons ne sont pas constitués de la même façon, il n’empêche, le sport un bon moyen de remettre les compteurs à zéro.

« Mon truc aujourd’hui, c’est le footing parce que ça coûte pas cher, il n’y a pas besoin de s’organiser, t’enfiles tes baskets et tu vas courir…»

Et ce peut être un remède. Quand je passe une mauvaise journée et que je vais courir ensuite, je me demande pourquoi je ne l’ai pas fait avant  ? Quand je me sens moins bien dans ma vie, professionnelle ou autre, faire du sport représente l’un des rares moments où je vais me sentir fière de moi et ça va influer sur tout le reste.

Mon truc aujourd’hui, c’est le footing parce que ça coûte pas cher, il n’y a pas besoin de s’organiser, t’enfiles tes baskets et tu vas courir… En plus j’habite dans un endroit où la forêt est partout. Et ça me vide la tête. Même si parfois j’ai des objectifs de performances, le plus souvent c’est pour le plaisir. Je cours avec mon père, c’est un rendez-vous familial  !

D’autant qu’on pratique ensemble, mais on en parle aussi. Mes parents s’intéressent à la sociologie du sport, ses liens avec la politique, l’intégration par le sport. J’ai baigné dans cette éducation.

« Je n’ai toujours pas trouvé d’activités qui me fassent me dépenser autant que le footing, mais avec le confinement, j’ai ressorti des haltères de mon placard. »

Je me suis rendu compte qu’on pouvait remettre en perspective les événements sportifs avec l’Histoire, les contextes politiques. Je regardais l’émission «  Échappées Belles » sur Cuba dernièrement et j’ai appris que le régime de Fidel Castro avait misé sur l’éducation sportive car c’était une manière de faire briller son pays dans les grands rendez-vous internationaux. Le sport est aussi une arme diplomatique.

Bref, le sport me passionne. Je n’ai toujours pas trouvé d’activités qui me fassent me dépenser autant que le footing, mais avec le confinement, j’ai ressorti des haltères de mon placard. Je me mets sur ma terrasse et c’est parti pour une demi-heure.

Parfois, faut pas se mentir, je n’en ai pas du tout envie. Mais quand j’ai terminé, je suis trop bien  !

« Nous n’avons conscience de notre corps que lorsqu’il nous fait mal. Il faut nous le réaproprier. »

J’aime faire des cours de body combat, du renforcement musculaire, des abdos fessiers avec des vidéos en ligne. Je suis aussi les cours sur Instagram ou Youtube de la sportive influenceuse Sissy Mua.

Même si dans nos vies, on n’a pas toujours le temps de faire de l’exercice physique, il faut le prendre, c’est mentalement indispensable. Nous n’avons conscience de notre corps que lorsqu’il nous fait mal. Le yoga, que beaucoup pratiquent en cette période de confinement, permet de se réapproprier son corps en pleine conscience. Faire du sport, c’est aussi cela : se réapproprier son corps. Puis, cela devient un état d’esprit. »

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

S’inscrire à la newsletter mensuelle :

(Nous ne sommes pas prêteurs, nous garderons vos coordonnées bien au chaud chez nous...)

Elles aussi sont inspirantes...

Agathe Runs Bordeaux

Agathe : « La course m’a appris à ne plus fuir la difficulté. Je n’abandonne plus, je fonce ! »

Jamais elle n’aurait imaginé se sentir aussi bien dans ses baskets. Dans tous les sens du terme. Agathe est devenue addict à la course à pied après avoir commencé le running pour perdre ses kilos en trop. Aujourd’hui, elle s’offre des shoots d’adrénaline en multipliant les marathons. Une aventureuse profondément inspirante qui donne envie de parcourir le monde à grandes foulées pour mieux se réconcilier avec soi-même.

Lire plus »
Fanny Caspar

Fanny : « Quelques minutes sur des skis et c’est le bonheur infini… »

Le ski pour passion, la montagne comme inspiration, les femmes par conviction. Championne du monde junior et multi-championne de France de ski de bosses, membre de l’équipe de France de freestyle dès ses 15 ans, coach de l’équipe d’Australie, Fanny Caspar a eu plusieurs vies sur ses skis. Résiliente après deux genoux cassés et un arrêt brutal de sa carrière, la montagnarde partage désormais son expérience avec les autres femmes en les poussant à croire en elles via les sports de glisse. Témoignage survitaminé.

Lire plus »

Manon : « J’ai longtemps cru que certains sports étaient réservés aux mecs ! »

Sportive tous azimuts depuis toujours – de l’équitation au tennis en passant par la course à pied, Manon n’aurait cependant jamais pensé soulever de la fonte un jour. Dans son esprit, c’était du « sport de mecs ! ». La passion communicative de son copain lui a fait pousser la porte d’une salle de CrossFit et, depuis, elle se sent plus forte. Un joli parcours d’ouverture d’esprit et d’émancipation par le sport.

Lire plus »
Cheerleading

Alexandrine : « Je suis une cheerleader, pas une pompom girl, et c’est du sport ! »

Elle a trouvé son sport, son club, et quand elle en parle, elle donnerait envie aux plus récalcitrantes d’enfiler la tenue pour aller goûter au “cheer spirit”. Alexandrine pratique le cheerleading à travers ses casquettes d’athlète et de coach, en parallèle de ses études. Mais ne vous y trompez pas, elle est une cheerleader et pas une pompom girl ! Pour elle, la nuance est d’importance. Témoignage d’une jeune femme à la passion communicative.

Lire plus »
Jolokia

Raphaëlle : « La voile m’a aidée à me reconstruire après mon AVC. »

Elle a su prendre la vague d’une nouvelle naissance grâce à la voile. Suite à un AVC, Raphaëlle avait quasiment perdu sa motricité. Mais il en fallait plus pour qu’elle lâche le sport. Et la voilà qui plonge dans une expérience sportive et humaine : la pratique de la voile avec la Team Jolokia, une asso qui prône l’inclusion par le sport. Une très belle leçon de vie.

Lire plus »
Lil'Viber

Lil’ Viber : « Je suis motarde, je me la joue girly et j’adore ça ! »

Elle s’appelle Aurélie Hoffmann alias Lil’Viber. Mais sur les circuits, on l’appelle aussi « Wonder Lili ». Elle, c’est une super héroïne de la bécane qui se déguise comme ça lui chante pourvu que ce soit haut en couleur. Cette nana qui affole les chronos casse les codes à toute berzingue. Ultra féminine, elle est une motarde jusqu’au bout des ongles. Faites de la place !

Lire plus »
Andrina la sirène

« Je nage en sirène… et c’est du sport ! »

Voisine de l’Océan Atlantique, l’apprentie comédienne et modèle s’est un jour réveillée dans un corps et un mental de… sirène. Fascinée par le monde magique de ces créatures ondulantes, elle a fait de son rêve une réalité en devenant sirène professionnelle. Une féérie qui se travaille !

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

©DRVoguing

Le voguing, la danse en vogue qui n’a pas dit son dernier… pas

Danse identitaire créée par la communauté noire LGBT en réaction au racisme et à la discrimination, le voguing est apparu dans les sixties à Harlem, New York. Importée en France en 2000, survoltée, technique et codifiée, elle a inspiré la chanson « Vogue » de Madonna. Faisons une « pose » pour tout savoir de cette danse socio-politique.

Lire plus »
louise lenoble highline

Louise Lenoble – Totalement perchée

Grande prêtresse de la highline, elle passe sa vie à marcher sur des sangles au-dessus du vide, là où le vent l’emporte. Le monde lui tend les bras et elle nous raconte son histoire, celle d’une étudiante en médecine devenue nomade pour s’offrir une existence vertigineuse. Zoom sur une fille d’exception. 

Lire plus »
Leena Gade

Leena Gade, première femme ingénieure de course victorieuse, so what ?

Pour le monde du sport automobile, elle est « une main de velours dans un gant de carbone ». Celle qui fut la première ingénieure de course à remporter les 24 heures du Mans en 2011, mais aussi le titre de… l’« Homme de l’année » du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA un an plus tard, ne freine devant aucun obstacle. Elle est aujourd’hui présidente de la Commission GT de la fédé automobile.

Lire plus »