Le sport qui fait bouger les lignes

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

Ça n'engage que moi...

Violette Morris, mon arrière-grand-mère Marguerite et moi…

valerie domain

Par Valérie Domain*

Parfois, nos choix nous éclairent tardivement sur qui l’on est. Et le puzzle s’assemble.

Qui aurait imaginé qu’une saga écrite sur Violette Morris, féministe et sportive hors du commun des années 20, allait mettre au jour un pan de mon histoire familiale  ?

Ainsi, ce SMS de ma maman après la lecture du portrait de cette pionnière : «  Sais-tu que Marguerite était l’amie de Violette Morris, qu’elles faisaient de la moto ensemble ? »

Mon arrière-grand-mère Marguerite alias Margot

Cette arrière-grand-mère Marguerite qui, en 1910, allait «  gambiller » au dancing À la belle cycliste, à Courbevoie, voilà qui était déjà prémonitoire…

Mais qu’elle joue les rebelles bien plus tard avec Violette Morris, comment ne pas y voir un clin d’œil du destin à l’heure où je lance ÀBLOCK ! Le sport qui fait bouger les lignes  ?

Flashback

Après la Grande Guerre, Gaston, le mari de Marguerite (alias Margot), mécanicien et propriétaire d’un garage à Puteaux, collectionne les motos. Une passion qu’il partage avec son épouse. Ces motos, ils les achètent ensemble aux «  stocks américains », les remettent à neuf et les revendent.

Margot est une bikeuse de la première heure, décrochant l’un des premiers permis moto féminin de la Seine, département 75, et chevauchant les Harley Davidson comme personne.

Peu de femmes ont alors l’audace de se comporter comme un homme. Dans ce petit univers féministe parisien, Margot fait partie d’une bande de filles qui n’ont pas froid aux yeux. Violette Morris, sportive à l’esprit libre, est l’une de ces Indomptables…

Une photo de Violette Morris prise par sa copine Marguerite

Ensemble, elles envoient valdinguer les robes Charleston, fument comme des pompiers et montent sur de grosses cylindrées. Elles participent à des courses aussi bien de motos que d’automobiles, entre autres Le Bol d’Or, compétition que remportera Violette en 1927.

La suite est plus incertaine, on ne sait ce que devint leur amitié à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Il aurait fallu que je puisse lui envoyer moi aussi un SMS pour le lui demander…

Mais, près de cent ans plus tard, je te le dis Margot : tu es mon héroïne.  

Violette Morris
Violette Morris devant le garage qui appartenait à mes arrières-grands-parents

*Valérie Domain est journaliste, auteure, fondatrice de ÀBLOCK! Le sport qui fait bouger les lignes

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

S’inscrire à la newsletter mensuelle :

(Nous ne sommes pas prêteurs, nous garderons vos coordonnées bien au chaud chez nous…)

Vous aimerez aussi…

sport de combat

Sports de combat, bien plus qu’un exutoire

Sur ring ou sur tatamis, on les confond souvent. Pourtant, entre la boxe anglaise, le judo, l’escrime en passant par la lutte ou le krav maga, il en existe de très différents. Et si certains les disent violents, ils peuvent aussi et surtout apporter des bénéfices inattendus. Décryptage.

Lire plus »
Marie-Amélie Le Fur

Marie-Amélie Le Fur, en 2024…

Espoir de l’athlétisme français, victime d’un accident de scooter en 2004, Marie-Amélie Le Fur est devenue une figure du handisport français, huit fois médaillée aux jeux Paralympiques, dont trois titres olympiques. À 32 ans, ancienne co-présidente avec Teddy Riner du comité des athlètes pour la candidature de Paris à l’organisation des JO 2024, elle est aujourd’hui à la tête du Comité paralympique et sportif français (CPSF).

Lire plus »
Pauline Ferrand Prevot

Cyclisme : 5 championnes qui tiennent la route

Riche, pleine de promesses, l’histoire du cyclisme français féminin est pourtant assez peu connue. Pourtant, de nombreuses coureuses se sont illustrées tout au long du XXe siècle et continuent d’inspirer la nouvelle génération qui tente aujourd’hui d’entretenir cet héritage. Quoi de mieux que de leur rendre hommage à l’heure où les hommes s’illustrent sur le Tour de France ? Revenons sur l’histoire de cinq championnes du passé au présent, au parcours différent, mais toujours lumineux.

Lire plus »
Ingrid Graziani

Ingrid Graziani : « Le ring, ça apprend l’égalité, on est deux et le meilleur gagne. »

L’ex-championne du monde de savate boxe française n’a jamais eu peur de prendre des coups. La gagne, elle connaît. Du ring qu’elle a tâté dès l’âge de ses 16 ans au podium de Miss France qu’elle a foulé à 22. Son carburant ? Aller au bout de soi-même… quitte à sortir de son périmètre de sécurité et s’afficher dans une autre arène où la compétitivité est reine : les planches et le septième art. Échange punchy avec une jeune femme qui dégomme les préjugés.

Lire plus »
Eugénie Le Sommer

Dans les petits secrets des joueuses de l’OL

Cinquante ans. Voilà pile un demi-siècle que la pratique du foot par les filles a été reconnue officiellement par la fédé française. Parfaite occasion pour s’inviter sur le terrain d’une des meilleures équipes féminines au monde, celle de l’OL, star d’un documentaire qui tire en pleine lucarne !

Lire plus »

Manon : « J’ai longtemps cru que certains sports étaient réservés aux mecs ! »

Sportive tous azimuts depuis toujours – de l’équitation au tennis en passant par la course à pied, Manon n’aurait cependant jamais pensé soulever de la fonte un jour. Dans son esprit, c’était du « sport de mecs ! ». La passion communicative de son copain lui a fait pousser la porte d’une salle de CrossFit et, depuis, elle se sent plus forte. Un joli parcours d’ouverture d’esprit et d’émancipation par le sport.

Lire plus »