Maria Sharapova 5 infos pour briller au revers

Maria Sharapova
Sur les terrains, au début des années 2000, la joueuse de tennis russe a rapidement marqué les esprits par sa détermination acharnée et son talent affirmé. Dotée d’un tempérament de feu, avec la raquette ou en entreprenariat, Maria Sharapova a conquis les courts et les cœurs. Malgré les soupçons de dopage, même après sa retraite sportive. Retour en 5 infos sur une icône qui a porté haut les couleurs de son pays.

Par Manon Gimet

Publié le 07 juin 2021 à 18h32, mis à jour le 21 novembre 2022 à 12h45

 

 

1. Partir pour les États-Unis

À 4 ans, Maria Sharapova prend la raquette en main et le début d’une belle histoire d’amour avec le tennis commence. Deux ans plus tard, habitante de Sotchi, en Russie, elle se rend à une exhibition sportive de la joueuse de tennis tchécoslovaque Martina Navratilova, à Moscou, et échange quelques balles avec la star.

C’est alors que Martina Navratilova voit en la jeune Russe un grand potentiel. Elle recommande à son père de l’envoyer au camp d’entraînement de l’entraineur américain Nick Bollettieri, en Floride.

En 1995, Maria Sharapova s’envole pour la côte Est des États-Unis et commence ses cours avant d’être admise à l’académie du centre. Six ans plus tard, elle a à peine 14 ans et devient professionnelle. À 16 ans, elle remporte ses deux premiers tournois : Tokyo et Québec.

Maria Sharapova commence sa carrière de joueuse de tennis sur les chapeaux de roues.

2. Être la première Russe titrée

Étonnant ou pas, en tennis, elle est la première Russe à réaliser plusieurs performances sur le circuit féminin mondial. Maria Sharapova lance les festivités en 2004 lorsqu’elle remporte Wimbledon, puis enchaîne, quatre ans plus tard, avec l’Open d’Australie.

Une chose est sure, elle a un mental ÀBLOCK!. Et elle le prouve en remportant les quatre tournois du Grand Chelem en simple durant sa carrière : Wimbledon, en 2004, l’US Open, en 2006, l’Open d’Australie, en 2008, mais aussi Roland-Garros en 2012 et 2014.

Du haut de son 1,88m, Maria Sharapova devient la perle du tennis russe, par sa technicité hors pair, mais aussi par sa ténacité légendaire face à toutes les problématiques. Elle pratique un tennis puissant, audacieux.

3. Devenir Numéro 1 mondiale à 18 ans

Alors qu’elle atteint tout juste sa majorité, en 2005, Maria Sharapova devient la première Russe de l’histoire du tennis féminin à occuper le rang de numéro 1 au classement mondial. Un exploit pour la jeunette !

Au cours de cette saison, ses résultats sur terre battue sont en demi-teinte, beaucoup de victoires, mais aussi plusieurs défaites lors de phases finales. Son style de jeu en fond de court n’est pas le plus efficace sur cette surface.

Néanmoins, Sharapova se reprend sur d’autres tournois majeurs du circuit. À la fin de la saison, pour cause de forfait suite à des blessures, elle perd sa place du numéro 1 et termine au 4e rang mondial. Elle a 18 ans.

4. Avoir un caractère de championne

Alors qu’elle fait désormais partie des meilleures joueuses de tennis mondiales, Maria Sharapova traverse des périodes difficiles. Des blessures à répétition lui font rater plusieurs tournois, mais elle tient, sans jamais se laisser submerger par ses émotions.

À chaque retour, elle revient en force, s’accroche. Et séduit par la qualité de son tennis et sa détermination à vouloir demeurer l’une des joueuses qui comptent sur les circuits.

Et ça marche : pendant les dix-neuf ans de sa carrière dans le Top 100, Sharapova rafle 36 titres en simples et 3 en double, avec 5 titres du Grand Chelem, 1 titre au Masters de 2004 et 1 médaille d’argent olympique, en 2012.

L’édition 2016 de l’Open d’Australie va pourtant l’abattre en plein (en)vol. Accusée de dopage, Sharapova voit sa carrière mise en suspend : elle est contrôlée positive à un médicament qu’elle prenait, dit-elle, depuis plusieurs années, médicament qui a fait son apparition dans la liste des produits dopant, un an plus tôt.

« J’ai fait une énorme erreur. Je n’ai pas regardé la liste des produits interdits en 2016. J’ai laissé tomber mes fans, j’ai laissé tomber le sport. Je ne veux pas que ma carrière se termine de cette manière. J’espère que j’aurai une autre chance », lance la russe lors d’une conférence de presse, au tournoi australien.

Et de s’expliquer longuement :« Trente minutes avant de rentrer sur le court, j’ai subi un traitement pour soulager mon épaule afin de jouer la rencontre. Les blessures aux épaules ne sont pas nouvelles pour moi – au fil du temps, mes tendons se sont effilochés. J’ai subi plusieurs opérations chirurgicales – une fois en 2008, une autre l’année dernière – et passé d’innombrables mois en physiothérapie. Le simple fait de monter sur le terrain ce jour-là m’a semblé être une victoire finale, alors que bien sûr, cela aurait dû être le premier pas vers la victoire. »

Elle revient sur les courts en 2017, après quinze mois de suspension, et rentre facilement dans le Top 25. Maria Sharapova montre une fois de plus qu’elle a un mental d’acier. Elle ne retrouvera, toutefois, jamais le tennis qui l’avait menée au sommet.

5. Se tourner vers l’humanitaire

Hors des courts, Maria Sharapova a une autre relation avec la raquette. Elle a fondé une association à son nom qui a pour objectif de faire découvrir le tennis aux enfants dans les régions défavorisées. Et elle s’engage, donnant du temps, de l’argent, de l’espoir.

Egalement ambassadrice du Programme des Nations unies pour le développement entre 2007 et 2016, l’athlète russe met en avant le manque d’eau douce en Afrique, la préservation des richesses naturelles du monde et la toxicomanie dans les pays en développement.

En 2018, elle s’associe à la National Association of Women Business Owners pour accompagner de jeunes entrepreneures. Elle qui avait créé à 25 ans la marque de confiserie Sugarpova, vend aujourd’hui ses produits dans vingt-deux pays.

Début 2020, Maria Sharapova annonce sa retraite sportive après un dernier match perdu au premier tour de l’Open d’Australie, match difficile, durant lequel la Croate Donna Vekic lui aura mené la vie dure. La joueuse avait alors 32 ans.

 

©Sam Brannan

Ouverture illustration ©Ahsien

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