Laurène : « On nous éduque encore comme des princesses, mais c’est plus ce qu’on est. »Pratiquante de CrossFit, 24 ans, gendarme

Laurène crossfit

Propos recueillis par Valérie Domain

Publié le 10 janvier 2020 à 16h38, mis à jour le 29 juillet 2021 à 15h48

« J’ai découvert le CrossFit par l’intermédiaire d’un copain mais je trouvais ça hyperviolent, je ne comprenais pas qu’on veuille avoir mal à ce point. Moi, j’avais fait de la danse, de la gym, de l’équitation, tous les stéréotypes de fille.

Quand je suis rentrée dans les forces de l’ordre, je me suis dit : « Il faut que je montre que j’ai du mental, de la puissance physique, de l’efficacité. »

Le CrossFit me permet de ne pas me laisser faire, je suis capable d’enchaîner des tractions, des pompes comme les gars et je suis parfois meilleure que certains. Ce qui en découle, c’est une confiance en soi accrue. Je me sens efficace et performante. J’étais une jeune fille fragile. Avec le CrossFit, j’ai appris à m’affirmer. Ce qui chamboule mes parents : ma mère a peur du changement physique, mon père ne comprend pas ma nouvelle indépendance.

Mes copines, elles, remarquent de plus en plus ma transformation physique. C’est simple : voir mes muscles se dessiner, c’est voir le travail que j’ai pu accomplir sur mon corps. C’est une fierté extraordinaire.

Dans ma vie amoureuse, je choisis aussi mon partenaire en fonction de ses capacités physiques. J’ai envie d’être challengée, de lui démontrer que je ne suis pas une femme que l’on peut dominer. On nous éduque encore comme des princesses, mais c’est plus ce qu’on est. »

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