
Pauline : « Le plus dur à gérer dans le tennis féminin, c’est la pression financière. On se finance de A à Z. »
« J’ai commencé le tennis assez tard finalement, vers l’âge de 8 ans. Ça a été
Publié le 20 juin 2023 à 12h29, mis à jour le 11 août 2024 à 17h45
Elle a repris le flambeau de Céline Dumerc. Alors que la vice-championne olympique 2012 avait annoncé se retirer des parquets après plus de vingt années de carrière, c’est à Marine Fauthoux, 23 ans au compteur, qu’est revenue la lourde tâche de lui succéder en équipe de France. Il faut dire que la Paloise maîtrise son sujet depuis longtemps.
Fille de Fréderic Fauthoux, un ancien basketteur, elle débute à l’âge de 6 ans et a pour elle, depuis toujours, le talent et la précocité. Et pas seulement. Marine Fauthoux, c’est le genre de joueuse de basket qui sait tout faire : à la fois finir en force proche du panier, avec des floaters toute en finesse, mais aussi à longue (très longue) distance.
En somme, l’archétype de l’équipière dotée de toute la panoplie nécessaire pour faire tourner en rond n’importe quelle défense ! Si on ajoute à cela une qualité de vision de jeu et de passe impressionnante, on obtient le prototype parfait de la meneuse de jeu polyvalente.
Il faudra néanmoins attendre 2019 pour que Marine Fauthoux se révèle totalement. Après avoir été désignée meilleure espoir de la ligue féminine à l’issue de sa première saison pro avec Tarbes, son deuxième exercice en terre gascogne la propulse sur le devant de la scène.
Puis, la voilà élue meilleure passeuse de l’équipe, troisième meilleure scoreuse et troisième meilleure rebondeuse, très rare pour une meneuse d’1,74m ! Marine Fauthoux s’impose, à seulement 18 ans, comme une pièce maîtresse de l’effectif tarbais, un diamant brut qu’il faut encore polir mais autour duquel une équipe peut construire son avenir.
La suite, c’est à l’ASVEL qu’elle va l’écrire. Prometteuse sur le papier, son arrivée dans la grosse écurie du basket français – écurie lyonnaise présidée par la légende Tony Parker – ne va se passer comme elle l’espérait. Trop tôt probablement, trop grand peut-être.
Pour sa première participation à l’EuroLeague, Marine Fauthoux se contente de 4,3 points de moyenne, bien loin de sa dizaine habituelle. Même passe difficile en Championnat avec des statistiques divisées par deux. Conséquence logique : le rôle qui lui était échu diminue au fur et à mesure et, en fin de saison, l’ASVEL choisit de la prêter à Basket-Landes pour les deux années à venir.
Contre toute attente, cet échange sera son salut. De retour dans son Sud-Ouest natal, le fief familial, le petit prodige, tout juste auréolé d’une médaille de bronze avec les Bleues aux Jeux Olympiques de Tokyo, au Japon, évolue désormais aux côtés de sa mentor, Céline Dumerc herself, svp ! De quoi faire le plein de confiance.
Les mois passant, elle retrouve ses standards et devient une pièce maîtresse de l’équipe, aux côtés de la suédoise Regan Magarity. Un retour au sommet qui s’illustre notamment par un double succès en Coupe de France dont un décroché face… à l’ASVEL, ce même ASVEL qui a annoncé, en avril 2023, son retour dans ses rangs.
Un retour au bercail très attendu par les responsables lyonnais qui auront néanmoins eu à patienter quelques semaines car, avant de retrouver ses anciennes coéquipières, Marine Fauthoux avait une campagne européenne à mener avec l’équipe de France avec, au bout un EuroBasket où elle décrochera la médaille de bronze.
Un petit tour et puis s’en va. Marine Fauthoux s’envolera en effet dès la saison prochaine pour la Turquie, dans le club de Mersin, en compagnie de sa copine Iliana Rupert. Un départ de la France, mais pas sans souvenirs, ceux de la finale des Jeux Olympiques de Paris 2024 où elle a tiré le plus incroyable des tirs à 3 points et même si ça n’aura pas suffit à éliminer les Américaines (qui ont eu chaud aux plumes !), elle aura sacrément marqué ce match d’anthologie !
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« J’ai commencé le tennis assez tard finalement, vers l’âge de 8 ans. Ça a été

Elle est ingénieure en agroalimentaire de formation, passionnée par le milieu de la voile, et c’est elle qui a la responsabilité de l’avitaillement dans l’équipe du skipper Benjamin Ferré qui prendra le départ du Vendée Globe le 10 novembre prochain. Confidences d’une fille habituée à vivre dix journées en une.

Elle est l’une des pionnières du rugby féminin moderne. Wanda Noury a passé, une grande partie de sa vie, à promouvoir une discipline pour laquelle elle avait eu un coup de foudre. Tour à tour dirigeante, joueuse, arbitre, manager de l’équipe de France, membre du comité directeur de la FFR, elle continue à œuvrer, en coulisses, aux destinées de son sport de prédilection. Rencontre rafraîchissante avec une femme qui s’est toujours retrouvée au cœur de la mêlée.

Posée, enthousiaste, passionnée, la numéro 17 de l’équipe de France de handball a tous les atouts du capitaine…de vaisseau sportif ! Siraba Dembélé, 34 ans, devenue mère l’an dernier, revient sur le devant de la scène avec plus de gagne que jamais. Une sportive à suivre pour les futurs JO de Tokyo !

Elles en sont cap et c’est bien pour ça que les organisateurs de la Transat Jacques Vabre avaient lancé un appel à projet féminin, le 8 mars dernier. Histoire d’encourager les filles à prendre le large. L’objectif : accompagner deux navigatrices passionnées pour mieux braver l’Atlantique en duo lors de la prochaine transat, le 7 novembre 2021. L’opé « Cap pour Elles » est aujourd’hui bouclée, les noms des lauréates révélés : les sœurs jumelles Jeanne et Julia Courtois seront sur la ligne de départ. Faisons les présentations.

Elle se lance à l’assaut de son 2e Vendée Globe après avoir, en 2020, décroché le titre de la femme la plus rapide de l’histoire de cette course. Clarisse Crémer a répondu à notre questionnaire sportif ÀBLOCK! avant de prendre le large.

Adepte de yoga et d’arts martiaux, Aurélia alias « Lava Stratosphère » se produit sur la scène du Crazy Horse depuis dix ans. Danseuse à la technique impeccable, cette artiste sensible aime à scénariser son corps qu’elle a appris à accepter en dansant, en toute liberté, sur la scène du cabaret. Sages confidences.

Elle est un monument de l’athlétisme français. Vingt-quatre ans après avoir disputé ses premiers JO à Sydney, la reine du disque, Melina Robert-Michon, s’apprête à repartir en campagne pour ses 7e Jeux Olympiques, à Paris… avant de rempiler en 2025 avec, en ligne de mire, les Championnats du monde de Tokyo. On ne change pas une athlète qui gagne.

Une avancée majeure, une priorité. C’est en tout cas le message que la Fédération Royale Marocaine de Football entend faire passer en signant des accords visant à booster le foot féminin dans son pays. Elle vient en effet d’entériner un contrat-objectifs avec les différents acteurs de la discipline. Preuve de l’intérêt grandissant que porte le pays à son développement. Et de son ambition à la faire entrer dans un Nouveau Monde. Explications.

J’y vais ? J’y vais pas ? On la connaît cette conversation avec nous-mêmes, une heure avant la séance de sport et qui, on va pas se mentir, aboutit (presque) toujours à un : “Allez, j’irai demain ! “. Alors, quoi ? flemme ou réel coup de fatigue ? Faudrait savoir. Et notre coach a sa petite idée, ça tombe bien !

Une acharnée, une reine du triathlon qui ne lâche jamais rien. Jeanne Collonge, sacrée l’an dernier championne de France en longue distance se dévoile via quelques confidences de warrior, volées entre deux entraînements.

Elle fait partie des neuf Bretonnes à avoir pris la route de la Grande Boucle 2023. Typhaine Laurance, 24 ans, a toute sa carrière cycliste devant elle, mais son plus grand combat n’est peut-être pas de rester dans la roue de ses adversaires…
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