Jeux Olympiques de Paris 2024Les 50 Françaises parées d'argent et de bronze

Romane Dicko
Si toutes nos athlètes tricolores n'ont pas remporté l'or, cinquante sont allées chercher le podium olympique et c'est beau ! Cinquante filles qui ont la performance au coeur et dont la plupart ne rêve que de faire mieux en 2028... Revue des troupes.

Par Alexandre Hozé

Publié le 12 août 2024 à 16h45

They dit it their way… Les athlètes tricolores, devant leur public, ont tout donné. Ils nous ont fait vivre les plus belles émotions que l’on retrouve dans le sport. On a hurlé, célébré, stressé, pleuré, vibrer… et tout ça, avec eux. 

Au total, ce sont 64 médailles que la délégation tricolore a obtenues. Et les championnes françaises ont évidemment mis leur pierre à l’édifice avec 24 breloques décrochées (en 2028, on sera à la parité des médailles, c’est sur !). Nous avons déjà fait un bilan des championnes olympiques, n’allons pas oublier les autres qui sont désormais inscrites au palmarès des JO. Elles sont 50 à être montées sur la deuxième et troisième marche du podium, joueuses des sports Co comprises : 11 médailles d’argent sont tombées dans la besace française. Ces médailles d’argent, c’est toujours particulier. Pour certaines, c’est l’accomplissement. Pour d’autres, dans un premier temps du moins, ça peut être une déception. 

Comment ne pas comprendre la frustration des basketteuses tricolores ? Après une finale d’une intensité folle contre les ogres américaines, Marine Johannès, Marine Fauthoux, Iliana Rupert et leurs coéquipières échouent à un petit point, nous faisant vivre un Money Time de folie. On a cru à la prolongation avec le tir à la dernière seconde de l’héroïque Gaby Williams, mais le pied de la Française est bien sur la ligne des trois points. Le basket et les États-Unis, décidément… 

Les larmes des Françaises nous ont bouleversés… Tout comme leurs sourires une fois la déception passée ! Elles sont vice-championnes olympiques à domicile, et ça, ça vaut (presque) tout l’or du monde. 

Les basketteuses françaises y ont cru jusqu’au bout…

Pour la dernière d’Olivier Krumbholz, les handballeuses tricolores rêvaient d’offrir à leur sélectionneur un ultime titre olympique. Après un scénario de dingue en demi-finale, Estelle Nze Minko, Tamara Horacek, Coralie Lassource et leurs coéquipières se retrouvent face aux vikings norvégiennes. Intraitables, les Nordistes surclassent l’équipe de France, s’imposant par huit buts d’avance. Dure défaite, mais qui n’a pas stoppé la fête ! Une nouvelle fois, les Bleues du hand obtiennent une médaille internationale. Et celle-là, elle a une saveur bien particulière… 

Le Grand Palais fût la scène d’événements historiques. Parmi eux, une finale d’anthologie de l’épée féminine, en escrime. Auriane Mallo-Breton, Alexandra Louis-Marie, Marie-Florence Candassamy et Coraline Vitalis font face aux Italiennes. La lutte est intense, le public pousse, mais en fin de compte, le sort de l’affrontement échappe à nos Françaises sur la dernière touche. Pour une passe d’armes, les Bleues sont deuxièmes. Une ultime défaite qui n’empêche pas les supporters tricolores de rendre hommage à ces quatre mousquetaires. 

Pour Auriane Mallo-Breton, ces JO de Paris ont valu leur lot d’argent. Avant le tournoi par équipes, l’épéiste était déjà montée sur la seconde marche du podium en individuel. Pour une petite touche également, elle a loupé l’or. Mais quand on ramène deux médailles olympiques à la maison, cela prouve une chose : on est une championne. 

Sara Balzer peut se dire la même chose. Dans une finale fratricide, la prodige du sabre affronte sa compatriote Manon Apithy-Brunet. À la fin, il ne pouvait en rester qu’une… Sara Balzer s’incline, mais prend également rendez-vous avec l’avenir. Elle est vice-championne olympique, mais fût fêtée comme une première par le public français ! 

L’or olympique s’est joué à une touche à deux reprises pour Auriane Mallo-Breton.

Si la fête a continué jusqu’au dernier jour, c’est aussi grâce à Élodie Clouvel. La pentathlète, en lice le 11 août, voulait de nouveau monter sur le podium olympique après sa médaille d’argent de 2016. Pari réussi pour elle, elle récupère son titre de vice-championne olympique en pentathlon. 

Angèle Hug l’a fait également. La jeune kayakiste, passée tout près des JO de Tokyo, avait donné rendez-vous à Paris. Et même si on ne l’attendait pas forcément sur kayak-cross, l’originaire de l’Ardèche a brillé dans la rivière olympique. À 24 ans, elle ramène une magnifique médaille d’argent dans sa région. 

Les épreuves de tir à Châteauroux ont également été le théâtre du savoir-faire français. Camille Jedrzejewski, au pistolet 25 mètres, n’a pas tremblé. Ses balles lui permettent d’accrocher l’argent olympique. 

Tout n’a pas été simple pour les nageuses tricolores, loin de là. Si Léon Marchand a brillé de mille feux en natation, les Françaises ont eu plus de mal dans la piscine olympique. Une seule a su chopper la vague qui l’a emmenée sur le podium : Anastasiia Kirpichnikova. Sur 1500 mètres nage libre, derrière l’imbattable Katie Ledecky, elle accroche une magnifique médaille d’argent qui vient redonner le sourire aux Bleues. 

La même situation s’est quelque peu répétée sur la piste du Stade France… On le savait, les chances de médaille des athlètes françaises étaient minces. Aucune d’entre elles n’a démérité, certaines allant même jusqu’au malaise ! Mais jusqu’au samedi 10 août, toujours pas podium pour l’athlétisme français. 

Et là, surgit Cyréna Samba-Mayela. La prodige du 100 mètres haies s’est qualifiée en finale pour quelques centièmes, mais elle est bien là. Le départ retentit, la Française est dans le coup jusque sur la ligne, on croit même à la médaille d’or ! Pour un centième, l’Américaine Masai Russel la devance. Mais la Française n’en a cure. À 23 ans, elle est vice-championne olympique, et l’histoire ne fait que commencer pour elle… 

Lauriane Nolot, la kitesurfeuse, avait plus de mal à se remettre de sa seconde place. Mais nul doute que la médaillée d’argent se rend compte qu’elle nous a fait rêver. On y a cru avec elle, et même si l’or semblait accessible, aux yeux de tous elle est une véritable championne en surf. 

Cyréna Samba-Mayela l’a fait, elle est médaillée olympique !

Huit autres françaises sont allées chercher une médaille de bronze. Là encore, si toutes sont fières de leur performance, des sentiments mitigés traversent certaines d’entre elles également. 

Les judokates françaises voulaient faire une razzia. Dans un sens, c’est ce qu’elles ont accompli, en obtenant cinq breloques, sans compter l’or par équipes. Mais pas de titre… 

Shirine Boukli, première médaillée tricolore de ces JO, est troisième, mais c’est aussi une première médaille olympique pour la championne de judo, sa déception sera donc de courte durée. Idem pour Amandine Buchard et Sarah-Léonie Cysique, qui ont su rebondir après une défaite pour aller chercher le bronze. 

Pour Romane Dicko et Clarisse Agbégnénou, la pilule a un peu plus de mal à passer… Ces championnes voulaient l’or, et il leur a échappé… Pour autant, elles ont su se remobiliser pour régaler le public français avec un podium. Et oui, le mental de guerrière, ça donne des ailes. 

Malgré le bronze, la déception reste grande pour Romane Dicko.

Demandez à Lisa Barbelin. Dans le décor somptueux du tir à l’arc, devant les Invalides, l’archère tricolore a obtenu le bronze olympique. Un rêve devenu réalité pour elle, son émotion une fois le résultat officiel en témoigne. 

On parlait de décors de rêve, celui du surf n’était pas mal non plus ! À Tahiti, sur la mythique vague de Teahupo’o, Johanne Defay a maîtrisé son sujet. Après avoir éliminé la jeune locale Vahine Fierro dans un duel fratricide, l’expérimentée surfeuse s’est hissée jusqu’au dernier carré. La finale lui échappe d’un rien, mais la championne reste concentrée et de l’autre bout du monde, nous a régalés avec une bien belle médaille de bronze. 

Enfin, le duo magique de Charline Picon et Sarah Steyaert en skiff a su profiter des vents marseillais pour obtenir une breloque qui vaut son pesant… de bronze ! Leur euphorie au terme de la course en témoigne : ces filles de la voile ont vécu un rêve olympique. 

Donc, si on fait le calcul : 11 championnes olympiques françaises + 50 à être montées sur le podium pour l’argent ou le bronze, ça fait 61 médaillées. Toutes des championnes ÀBLOCK!, cela va sans dire. 

Charline Picon et Sarah Steyaert sont médaillées de bronze au bout du suspense.

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