Sport Féminin Toujours 2023 Ces filles qui se sont (re)construites grâce au sport

Isabelle Greco
Le sport comme remède, un thème qui nous est cher par ici. Pour son édition 2023, "Sport Féminin Toujours" qui milite pour plus de visibilité des sportives dans les médias, en a fait son fil rouge jusqu'au 5 février. L'occasion de revenir sur ces témoignages de championnes et anonymes, cassées par la vie, qui ont su se relever grâce au sport. Et nous l'ont raconté.

Publié le 31 janvier 2023 à 13h23, mis à jour le 03 mai 2023 à 10h40

  • Rikako Ikee, la nageuse qui ne veut jamais perdre, même contre la maladie…

Elle a seulement 20 ans, mais entame déjà sa deuxième vie. Rikako Ikee, grand espoir de la natation japonaise, a bien failli ne pas participer aux JO de Tokyo.

Atteinte d’une leucémie diagnostiquée en février 2019, la sextuple médaillée d’or des Jeux Asiatiques de 2018 a dû batailler dix longs mois contre la maladie avant de revenir au premier plan. Portrait d’une battante.

  • Claire Supiot : « Mon parcours peut faire évoluer le monde du sport et au-delà. »

En participant aux JO de Tokyo en 2021, elle devenait la première athlète française à avoir participé aux Jeux Olympiques puis, trente-trois ans plus tard, aux Jeux Paralympiques. Claire Supiot est une force de la nature.

Souffrant depuis 2008 d’une pathologie évolutive qui entraîne une faiblesse musculaire, elle a pu sortir la tête de l’eau grâce à la natation qui lui offre de quoi vaincre les flots de la maladie.

Un exemple de résilience dans le monde du sport 100 % ÀBLOCK!

©Théo Bariller-Krine

  • Sophia Popov, la golfeuse qui rêve en green

Affaiblie par la maladie de Lyme et à deux doigts de ranger ses clubs à jamais, elle a finalement gagné son tout premier Grand Chelem cet été. La golfeuse américano-allemande est un exemple de persévérance.

Son conte de fées ou plutôt de « tees » (puisqu’on parle de golf…) entre illico dans la belle histoire du sport !

©Facebook/Sophia Popov

  • JujuFitcats : « Le sport a été ma porte de sortie de l’anorexie. »

Elle affiche des mensurations sociales impressionnantes : 3,2 millions de followers sur Tik Tok, 2,3 millions sur YouTube, autant sur Instagram ; près de 45 000 abonnés sur Twitter et sur Facebook. Au total, près de 10 millions d’ados suivent les aventures de Justine alias JujuFitcats.

Tout à la fois admirée, méprisée, jugée, elle est à 25 ans, de celles que l’on appelle « les influenceuses ». Adoubée (aimée) par un autre poids lourd des réseaux sociaux, le coach Tibo InShape, cette girl next door fait la promo du sport à sa façon.

Derrière cette réussite, un chemin pourtant chaotique, entre dépression et anorexie. Conversation avec un « p’tit chat » pas si « fit » que ça et qui, désormais, le revendique haut et fort.

©DR/JujuFitcats

  • Sandrine : « Avec la boxe, je fais un parallèle avec ma vie : quand tu te prends un uppercut, tu dois te relever, faire face. »

Elle a commencé la boxe pour mieux se relever. D’une maladie, d’un mental qui flanche. Sur le ring, Sandrine a trouvé sa voie. Et elle est repartie au combat.

Témoignage d’une fille qui n’a pas peur de se mettre à nu.

©Stéphane Bouquet

  • Adeline : « Le yoga, il faut y aller comme tu irais chez le psy… » 

Perdue dans un tourbillon, égarée dans un trop-plein de vie, Adeline s’est (re)trouvée grâce au yoga. Généreuse et légère, elle offre désormais les clés de la connaissance de soi à tous ceux qui ont la même quête.

Douceur, apaisement, alignement… Chut, elle raconte. 

  • Audrey : « Grâce à la boxe, j’ai pu évacuer ma colère. Je n’ai plus peur. » 

Victime d’une agression sexuelle dans le métro, elle naviguait entre détresse, rage et culpabilité. La découverte de la boxe lui a rendu une sérénité qu’elle ne pensait plus possible.

Témoignage d’une fille qui monte sur le ring pour mieux s’affirmer dans la vie. 

  • Isabelle : « Continuer le sport fait partie de ma lutte contre le cancer du sein. » 

Il y a quelques mois, elle apprenait qu’elle était atteinte d’un cancer du sein. Battante, cette dingue de CrossFit a décidé de continuer à bouger pour donner du rythme à ses journées.

Mais aussi pour entretenir son mental et rester femme. Témoignage. 

  • Delphine : « Après mon agression, le sport m’a permis de reprendre confiance en moi. » 

Triathlète à ses heures perdues ou plutôt gagnées sur des journées rythmées par des entraînements devenus nécessaires, Delphine Joutel a trouvé dans le sport un levier d’une confiance qu’elle n’a pas toujours eue.

Dimanche 26 juin 2022, elle était au départ du Garmin Triathlon de Paris. One, two, Tri… C’est parti ! 

  • Nélia Barbosa : « Après mon amputation, tout ce qui m’intéressait était de savoir si je pourrais encore faire du bateau. » 

Elle n’a jamais rien lâché. Atteinte d’une tumeur puis amputée du pied, Nélia Barbosa, passionnée de canoë-kayak, aurait pu abandonner sa vie de sportive. C’était mal la connaître. La voilà aujourd’hui athlète accomplie de paracanoë, médaillée d’argent à Tokyo sur 200m KL3.

Nous l’avions rencontrée en pleine préparation de ces Jeux Paralympiques. Elle raconte comment le sport est devenu sa thérapie. 

  • Laura Marino : « Ma médaille d’Europe au plongeon, je l’ai tellement mal vécu ! »

Elle a connu à la fois l’envers et l’enfer du sport. Vice-championne d’Europe de plongeon en individuel, championne du monde par équipe, Laura Marino a mis des années à comprendre qu’elle ne rentrait pas, ou plus, dans le moule très formaté et parfois sclérosant de la compétition et du haut niveau.

Une prise de conscience lente et douloureuse qui l’a conduite tout droit à la dépression. Avant qu’elle ne décide de tout plaquer et de revenir au sport plaisir.

Rencontre avec une fille entre deux eaux, mais qui sait rebondir.

©Benjamin Auffret

  • Alexandra Tavernier : « Je suis une athlète, certes, mais je suis aussi une femme, une sœur, une copine… il faut me prendre dans ma globalité. »

Lorsqu’elle lance le marteau, c’est avec une force aussi bien physique que mentale. Alexandra Tavernier, 28 ans au compteur, a un joli palmarès : médaillée de bronze aux Mondiaux de Pékin en 2015, d’argent aux championnats d’Europe de Berlin en 2018, recordwoman de France avec un lancer de 75,38m.

Pourtant, cette athlète sensible avoue sans détour les doutes, la dépression, le mal-être qui l’ont affaiblie. Aujourd’hui, elle est une autre et nous raconte.

Échange percutant.

  • Raphaëlle : « La voile m’a aidée à me reconstruire après mon AVC. »

Elle a su prendre la vague d’une nouvelle naissance grâce à la voile. Suite à un AVC, Raphaëlle avait quasiment perdu sa motricité. Mais il en fallait plus pour qu’elle lâche le sport.

Et la voilà qui plonge dans une expérience sportive et humaine : la pratique de la voile avec la Team Jolokia, une asso qui prône l’inclusion par le sport. Une très belle leçon de vie.

©Jolokia

  • Chloé Anderson, l’athlète transgenre qui bouscule les codes

Joueuse de volley transgenre, elle lutte contre un monde sportif trop peu inclusif. Chloé Anderson, née garçon, est l’une des premières à avoir intégré une équipe féminine universitaire de haut-niveau.

Aujourd’hui, l’Américaine veut aider la communauté LGBT+ à investir les terrains. Tous les terrains. Être fier de qui l’on est, malgré les préjugés, voilà ce que défend miss Anderson.

Portrait d’une fille pas comme les autres.

  • Pauline Déroulède : « Après ma première opération, j’ai dit : « Je veux faire les JO paralympiques. » Ça ne m’a jamais quittée. » 

Une guerrière, une winneuse. Sur une seule jambe. Il y a un an, percutée par une voiture, Pauline Déroulède a été amputée de la jambe gauche. Depuis, cette droguée au sport s’entraîne dans le but de se qualifier pour les Jeux Paralympiques de Paris 2024.

Sa discipline : le tennis fauteuil. Mais ne vous y fiez pas, ce qu’elle aime avant tout, c’est taper dans la balle…comme avant. Rencontre bouleversante avec une femme toujours debout.

©Cedric Lecocq/fft

  • Annette Kellermann, la sirène qui a mouillé le maillot pour les droits des femmes

Née avec un handicap, elle en a fait une force. Championne de natation, inspiration féministe, Annette Kellermann a délivré le corps des femmes. Comment ? En popularisant le maillot de bain moderne.

Plongeons dans un destin littéralement hollywoodien !

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