Le sport qui fait bouger les lignes

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

Satou Sabally

La basketteuse de Dallas aux shoots impitoyables

Satou Sabally
Elle a tout juste 21 ans et elle crève déjà l’écran. La joueuse de basket allemande a débarqué sur les parquets le couteau entre les dents ! Elle est l’une des nouvelles attractions du Championnat américain WNBA. Retour sur le parcours d’une surdouée du basket.

Par Djeinaba Kante

Lorsque Satou Sabally se déclare à la dernière draft, cette cérémonie américaine où les franchises de WNBA sélectionnent des jeunes joueuses dans le but de les intégrer à leur équipe, les médias américains s’intéressent immédiatement à son cas.

Celle qui évolue au poste d’ailière reçoit une attention toute particulière depuis le match d’exhibition contre les Team USA en novembre dernier où elle a éclipsé sa coéquipière et future superstar de la WNBA, Sabrina Ionescu.

Satou Sabally
©Dallas Wings

Ce soir-là, elle inscrit 25 points et impressionne du beau monde, des experts jusqu’aux stars de la ligue de basket. Elle intègre donc aisément la WNBA après avoir été sélectionnée en deuxième position de la draft par les Wings de Dallas.

Une joueuse de nationalité allemande au Texas ? Rien de très incongru : la ville du Texas connaît très bien l’Allemagne, l’un de ses héros est Allemand et s’appelle Dirk Nowitzki. Il a joué toute sa carrière, soit vingt-et-une saisons, au sein des Mavericks de Dallas. Et il y est devenu une légende.

À l’annonce de sa sélection, Sabally a d’ailleurs été félicitée par ce nouveau mentor. Un passage de flambeau pour lui, mais un très lourd héritage pour elle ! 

Un profil international 

Fille d’un père gambien et d’une mère allemande, Satou Sabally est née à New-York. Elle passe les premières années de sa vie en Gambie avant que sa famille s’installe à Berlin au début de sa scolarité. 

C’est là-bas que son histoire avec le basket commence. Elle évolue assez vite au point de devenir joueuse professionnelle en Allemagne, à seulement 17 ans !

Satou Sabally
©Dallas Wings

Dans la carrière de Satou Sabally, tout va vite. Pour mieux intégrer la culture américaine elle décide de s’envoler pour les États-Unis et d’intégrer l’Université d’Oregon. Elle y fait trois années sur quatre avant de se présenter à la draft.

Un fait assez rare dans le basket féminin où les joueuses ont l’habitude de finir leur cursus universitaire avant de s’essayer à la WNBA, alors qu’elle se sentent prêtes physiquement et mentalement à affronter le haut-niveau.

Mais Sabally n’est pas une sportive comme les autres. Elle connaît le milieu professionnel depuis ses 17 ans et a eu le temps de s’imprégner du jeu américain pendant ses trois années aux States. Tout cela suffit largement à la Berlinoise pour faire la différence.

Satou Sabally
©Dallas Wings

Son côté très international attire, mais il ne faut pas se le cacher, son entrée aussi précoce en ligue pro est surtout liée à son parcours américain. C’est ce qui a pesé dans la balance : « Satou Sabally est un cas particulier car elle a été formée aux États-Unis. Elle parlait donc déjà couramment l’anglais en arrivant et a fait son cursus universitaire à l’Université d’Oregon », confirme Shaï Mamou, journaliste chez Reverse Magazine et Swish Swish.

Une joueuse ultra polyvalente 

Physiquement, Satou Sabally est plutôt gâtée par la nature avec ses 1m93.  Elle possède des qualités physiques propres au poste d’ailière mais son adresse au shoot et son côté hyper mobile lui permettent aussi de pouvoir évoluer dans d’autres postes quand son équipe en a besoin.

Mais au-delà des qualités physiques, elle possède un réel QI basket, à savoir qu’elle lit très bien le jeu sur le parquet. Elle mélange les qualités physiques types d’une joueuse américaine, mais avec des caractéristiques européennes qui séduisent, le All-package !

Le 28 juillet dernier, Sabally donnait un échantillon de son talent lors de son premier match contre le Dream d’Atlanta. Et plus les matchs passent plus la joueuse se montre à l’aise sur le parquet.

En clair, une graine de championne s’est installée à Dallas qui tient très certainement sa star pour les années à venir. 

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

S’inscrire à la newsletter mensuelle :

(Nous ne sommes pas prêteurs, nous garderons vos coordonnées bien au chaud chez nous…)

Vous aimerez aussi…

Du yoga pour mieux vivre le confinement

Si le temps est à l’enfermement, si l’on se prive des autres, que l’on se coupe de l’extérieur, l’ouverture peut être intérieure. C’est ce que propose ce nouveau podcast via des séances guidées de yoga et réalisé par la yogi Isabelle Morin-Larbey. Un cadeau précieux.

Lire plus »
Margaux Hubeny

Margaux Hubeny : « Sur ma moto, je n’ai pas peur, je me sens vivre ! »

Équipements et moto rose, comme un étendard, elle tient à démontrer que, sur la piste, les femmes aussi font surchauffer le moteur ! En 2019, cette douanière de 23 ans rafle le titre de Championne de France 600cc lors de la Women’s Cup. Surnommée « l’extraterrestre », Margaux Hubeny est une autodidacte du deux roues. Cette victoire est le premier titre d’une longue série pour une prodige de la piste qui n’est pas prête d’en sortir. Accrochez-vous, ça va secouer !

Lire plus »