Le sport qui fait bouger les lignes

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Tiffany, 29 ans, vendeuse dans la mode, inscrite au Rallye des Gazelles 2021

« Pour mes 30 ans, je veux réaliser quelque chose de grand, me prouver que je suis une battante. »

«  J’ai été une grande sportive. Un espoir du sport même. À l’adolescence, je pratiquais l’athlétisme à haut niveau ; mes spécialités étaient le sprint, le saut en longueur et le lancer de poids.

L’année de mes 15 ans, j’étais favorite pour les qualifications du Championnat de France. Le jour des qualif’, je me suis blessée  : une subluxation de la rotule gauche. Résultat : atèle et béquilles pendant un mois, interdiction de pratiquer le moindre sport pendant un an.

Je n’ai eu le courage de m’y remettre que dix ans plus tard…  J’ai recommencé à courir au sein d’un groupe de runners à Paris. Deux fois par semaine pendant trois ans. C’était pas grand-chose par rapport à ce que j’enchaînais avant, mais j’avais perdu l’élan.

Qu’un seul projet en tête : le Rallye des Gazelles  !

Je n’avais qu’un seul projet en tête : courir le Rallye des Gazelles. Avant, il partait de Nice et à l’époque je vivais à Cannes. Tous les ans, depuis toute petite, j’assistais au départ et tous les ans, je me disais : « Un jour, moi aussi je serai sur la ligne de départ. »

Depuis quelques années, j’ai des soucis de santé qui touchent à ma féminité. Je ne sais pas pourquoi, mais pour mes 30 ans, j’avais besoin de réaliser quelque chose de grand, pour me prouver que je suis battante, que je suis forte. C’est venu comme un éclair : le Rallye des Gazelles  !

J’ai proposé à ma copine Marie de le faire avec moi, elle m’a répondu : « Où tu  vas, je te suis ! »

Neuf jours au milieu du désert, il faut être avec quelqu’un que tu connais parfaitement

Marie fait de la danse, de l’équitation, de la boxe, de la course avec moi. Mais, honnêtement, notre association est davantage humaine que sportive.

Neuf jours au milieu du désert, il faut être avec quelqu’un que tu connais parfaitement, se faire confiance et avoir conscience qu’avec l’autre on est susceptible de se prendre la tête.

Toutes les deux, on n’a pas peur de se dire les choses, on prend de la distance quand on s’embrouille, on laisse parler nos états d’âme et nos hormones ! Puis, on se retrouve.

Avant de s’engager sur le rallye, on s’est tout dit, ce qu’on aimait ou pas chez l’autre. On a passé notre amitié à la moulinette.

On devrait donc tenir la distance sur le rallye malgré les moments d’énervement, le manque de sommeil, tout ce qui va jouer sur nos nerfs.

Pendant le confinement, on continue comme on peut…

On a créé une association «  Néroli  ». On a tout mis en place : réseaux sociaux, adresses mail, comptes bancaires… on a commencé l’administratif et ensuite démarché des sponsors.

On fera des stages de navigation et de pilotage. Un pompier de Marseille nous donnera des cours d’orientation et on va commencer un programme sportif. On va conduire dans les dunes ou la roche douze heures par jour, on a donc besoin d’être en forme.

Pendant le confinement, on continue comme on peut. Chaque semaine, on s’appelle pour faire ensemble des séances d’exercices par Skype et de mon côté, je fais du renforcement musculaire et du yoga avec mon compagnon accro au sport.

On organise aussi des circuits training en famille autour de la maison, dans le jardin, je suis actuellement à la campagne, une chance  !

Faut trouver des alternatives, ne pas se laisser aller, rester motivé. Et cette fois, je compte bien rester dans cet élan salvateur. »

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