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Publié le 07 juillet 2022 à 15h20
Mylène Chavas n’a pas traîné pour s’essayer au sport devenu sa profession. Poussée par son grand frère, elle découvre les crampons à l’âge de 7 ans. Son aventure de footballeuse commence alors au sein d’équipes de garçons.
Tout aussi naturellement, elle est tentée de défendre les cages. Trop souvent dénigré comme le vilain petit canard des pelouses, le poste de gardienne n’attire pas beaucoup de volontaires. Mais la jeune Mylène se dévoue… et y découvre une vocation.
Une révélation qui sonne comme une évidence : « Je me suis tout de suite lancée à ce poste là, tout de suite spécialisée, et ça m’a tout de suite plu. »
Garder les buts c’est accepter de sacrées responsabilités – et l’habituée des terrains girondins n’a pas peur de les assumer. Mylène Chavas apporte de la force à son équipe et peut compter sur le support de ses coéquipières. La solidarité et le plaisir du sport, c’est la recette du succès des Girondins – et de Mylène Chavas.
Dévouée et passionnée, elle se fait très vite repérer et intègre une équipe nationale dès ses 15 ans.
Si, en cette année 2012, elle rejoint l’AS Saint-Etienne, c’est en 2016 que la Colomboise fait son apparition sous les feux de la rampe, en remportant le championnat d’Europe des moins de 19 ans (U19). Une victoire collective qui marque le début de son ascension personnelle.
Gardienne titulaire lors des dix-neuf matchs joués par l’équipe de France en U19, son équipe encaissera seulement seize buts. Lors du championnat U20, Mylène Chavas reproduit l’exploit.
Alors titulaire pour dix-huit des dix-neuf matchs, seulement quatorze ballons réussissent à se faufiler dans les cages françaises. Une prestation sensationnelle qui lui vaudra…le fameux Gant d’Or et la voilà meilleure gardienne du tournoi des moins de 20 ans.
Cette récompense remarquée va renforcer une évidence : elle vit au rythme du ballon.
Pauline Peyraud-Magnin, bleue sera sa cage
Pourtant, l’étoile montante qui intègre le Dijon FCO en 2014 puis, en juillet 2021, les Girondins de Bordeaux, garde la tête froide. Si beaucoup la considèrent déjà comme l’avenir des Bleues, Mylène Chavas ne prend pas la grosse tête.
Elle l’a bien compris, pour atteindre ses objectifs, mieux vaut ne pas brûler les étapes. Sa philosophie de vie pourrait bien être son atout phare. En redoublant de patience et de détermination, elle avance sûrement (et pas si doucement).
Cette vision à long terme lui réussit. Consciente des attentes qui reposent sur ses épaules, la jeune gardienne assume ses responsabilités comme un nouveau challenge à relever !
Armée d’un mental de fer et d’une détermination à toutes épreuves, son succès n’étonne personne. Certainement pas son ancien entraîneur qui l’évoquait déjà trois ans auparavant au micro de France 3: « Elle a le potentiel pour être vraiment une très bonne joueuse dans les airs mais elle a encore cette marge qu’il va falloir combler pour être peut-être un jour la gardienne de l’équipe de France. »
Aujourd’hui, Mylène Chavas a la confiance de la sélectionneuse Corinne Diacre qui a pensé à elle pour le poste de deuxième gardienne, remplaçante de la native de Lyon, aujourd’hui à Turin, Pauline Peyraud-Magnin.
Alors, remplaçante, certes, mais la miss a déjà un sacré parcours et poursuit sa montée en puissance dans le foot français. Avec, à 24 ans, un (grand) espoir : devenir bientôt la prem’s à défendre les cages de l’équipe de France. Ça va venir.
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