Megan Rapinoe,

la footballeuse qui fait marquer des points aux femmes et aux minorités.

Coupe-du-monde-Megan-Rapinoe-l-Americaine-insoumise
Élue l'une des sportives les plus influentes en 2020, elle est LA pépite du football féminin. Cette trentenaire américaine, sacrée Ballon d’Or 2019, dégomme tout sur le gazon comme dans la vie. Son terrain de jeu ? Celui de la défense des minorités, du droit des femmes et des LGBT. Un symbole sportif de la diversité.
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

Zinedine Zidane, Cristiano Ronaldo, Lionel Messi… Megan Rapinoe les vaut tous  !

Pourquoi ? Elle aussi a été sacrée Ballon d’Or, en 2019 – rappelons que la catégorie féminine n’a été ouverte qu’en… 2018. Et c’est lors de la dernière Coupe du Monde de foot féminine que sa côte de popularité a explosé !

Les journaux français parlent alors d’une « Purple reine » pour cette attaquante imparable aux cheveux colorés violets et au maillot blanc floqué du numéro 15.

La USNWT, l’équipe des États-Unis féminine de soccer, remporte alors son quatrième titre mondial avec Megan Rapinoe en co-capitaine et co-meilleure buteuse avec six réalisations.

Elle est désignée meilleure joueuse du tournoi, empoche le Ballon d’Or et le prix « The Best » de la FIFA de la meilleure joueuse de l’année. Rien que ça…

Megan Rapinoe

Une star du ballon rond

Tous sont unanimes. Elle est une footballeuse extraordinaire qui allie puissance et vision du jeu sur le gazon  :

« Ça a toujours été une combattante sur le terrain, quelqu’un d’unique, et en dehors, c’est aussi une guerrière. Elle m’inspire. Elle ne recule pas, elle n’est pas timide face aux plus hauts obstacles, elle devient même encore plus grande », la félicitait sa coéquipière Christen Press lors de la Coupe du Monde.

Son palmarès de superstar ? Championne olympique en 2012, Championne du Monde par deux fois, en 2015 et 2019. L’Américaine dégomme tout sur le gazon mais marque aussi des points sur un autre terrain : celui du militantisme !

Megan Rapinoe

Un rôle modèle badass

Se démarquer, voilà l’action qui décrit le mieux Megan Rapinoe. Que ce soit armée du ballon rond ou de sa seule voix et personnalité, la franc-tireuse ne mâche aucun de ses mots et enchaîne les prises de parole ou actions engagées.

«  C’est une sorte de ‘fuck you’ adressé au gouvernement », déclare-t-elle en 2019 avant le lancement de la compétition internationale.

En effet, depuis 2016, la joueuse boycotte l’hymne américain avant les matchs, en soutien au joueur de football américain Colin Kaepernick qui proteste ainsi contre les violences policières à l’égard des Afro-Américains.

Megan Rapinoe

Elle s’engage aussi pour plus d’équité pour le sport féminin. Avec ses consœurs américaines, elle a lancé une action en justice contre la fédération nationale au motif d’une « discrimination basée sur le genre  » soulignant l’énorme disparité de rémunération et de conditions entre elles et leurs homologues masculins.

Celle qui a fait son coming-out en 2012 se bat contre toutes formes de discriminations.

Durant la Coupe du Monde, elle affirme à plusieurs reprises son refus de se rendre à la Maison  Blanche – « Je ne vais pas à la f *** ing Maison Blanche  », avait-elle même prononcé –  en cas de victoire de l’équipe nationale.

Le principal visé  ? Le président des Etats-Unis himself, Donald Trump, qui lui avait d’ailleurs vertement répondu sur Twitter.

Megan Rapinoe ne compte pas «  faire des courbettes devant (Donald Trump) qui, clairement, est contre tout ce en quoi (elle croit) ».

« Je sais que cela peut me coûter cher », reconnaissait-elle auprès de l’AFP. « Au propre comme au figuré. Mais je me vois comme un porte-voix et c’est un rôle que j’assume complètement. »

Megan Rapinoe

Une voix qui porte

Quand son équipe rentre en héro(ïne) à New York, elle prononce un discours inspirant et fondateur, à la manière des grands leaders qui ont changé le monde ou des héros de films hollywoodiens  :

«  C’est de mon devoir de vous dire cela : nous devons être meilleurs… Nous devons aimer davantage, haïr moins. Nous devons écouter plus et moins parler. Nous devons savoir que c’est de la responsabilité de chacun. C’est de notre responsabilité de rendre ce monde meilleur.

Je pense que cette équipe fait un travail incroyable pour porter tout cela sur ses épaules. Oui, on fait du sport ; oui, on joue au football ; oui, on est des femmes athlètes, mais on est beaucoup plus que ça (…) Comment rendez-vous vos proches meilleurs au quotidien ? (…) Donnez plus, soyez plus grands, meilleurs que vous ne l’avez jamais été. »

Le mot de la fin  ? Celui de sa coéquipière et capitaine en sélection, Alex Morgan : «  Toutes les équipes ont besoin d’une Megan Rapinoe, sur le terrain et en dehors. »

Et pour nous, ça veut dire être… ÀBLOCK!

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

Vous aimerez aussi…

diane mary hardy

Diane Marie-Hardy, l’athlétisme chevillé au cœur

Une tête bien faite dans un corps d’athlète. Diane Marie-Hardy, heptathlète de 24 ans, bientôt en possession d’un diplôme d’ingénieur, gravit, en parallèle, les marches du podium de l’athlétisme français et européen.

Une passion et une implication chevillées au corps (et au cœur) qu’elle a appris à gérer en se façonnant un mental d’acier. Rencontre inspirante.

Lire plus »

Noël en force : Le TOP 10 des livres de sport

S’entraîner, se dépasser, mais aussi s’informer, découvrir, apprendre et partager… les lectures autour du sport sont nombreuses et certaines peuvent aussi bien pousser à faire du sport qu’intéresser les réfractaires au moindre mouvement. Récits, témoignages, exercices, mais aussi livres illustrés comme ce très joli « Comment résoudre un problème » à destination des jeunes avec ce parallèle entre la pratique de l’escalade et la vie. Dix idées cadeaux de dernière minute autour du sport ? on y va !

Lire plus »
Alizée Baron

Alizée Baron : « Je fais du skicross pour me dépasser et j’aime ce risque-là. »

Une impétueuse, toujours en quête d’adrénaline. Après une saison blanche pour cause de blessure au dos et malgré les conditions particulières liées, entre autres, à la situation sanitaire, Alizée Baron reprend du service en Coupe du monde de skicross. La skieuse d’Orcières-Merlette aborde cet hiver avec une envie décuplée. Sereine et déterminée. Rencontre avec une fille qui ne laisse pas de glace.

Lire plus »
Kim Ng

Kim Ng, la nouvelle boss du baseball qui frappe fort

Elle a su s’imposer dans un monde d’hommes. À 51 ans, Kim Ng est devenue manager général de l’équipe de baseball Miami Marlins. Une vraie révolution dans l’univers, jusqu’alors uni-genré, des sports majeurs aux Etats-Unis. Portrait d’une infatigable battante.

Lire plus »
Mélissa Plaza

Mélissa Plaza : « Le foot a été l’échauffement de ma vie, mais j’étais promise à autre chose. »

Une survivante. Une battante pour le moins singulière. Mélissa Plaza avait un rêve, petite, celui de devenir footballeuse professionnelle. Un choix de vie auquel, malgré les obstacles, elle n’a jamais voulu renoncer. À présent retraitée, l’ex-joueuse de l’OL prête sa voix aux femmes et milite, sans s’économiser, pour une société plus égalitaire. Rencontre avec une fille percutante, forte et généreuse.

Lire plus »
Jessy Trémoulière

Jessy Trémoulière : « Le rugby m’a fait grandir. »

Elle a à peine 30 ans, mais déjà une riche carrière derrière elle. L’Auvergnate Jessy Trémoulière, devenue une figure incontournable du paysage rugbystique international, vient d’être sacrée meilleure joueuse de la décennie, deux ans après avoir été élue meilleure joueuse du monde, rien que ça ! Rencontre avec une fille qui sait merveilleusement transformer l’essai.

Lire plus »

Peterson Ceus : « La Gym Rhythmique masculine renvoie une image féminine de l’homme et ce n’est pas bien vu… »

Pour lui, c’est sa gym, sa bataille. Peterson Ceus se bat depuis sept ans pour que la gymnastique rythmique masculine soit reconnue par les instances sportives et devienne discipline olympique. Un combat contre les inégalités de genre qu’il espère mener à terme pour les générations à venir. Rencontre avec un athlète que rien ni personne n’est parvenu à mettre au tapis.

Lire plus »
Catherine Louveau

Catherine Louveau : « Le monde du sport a beaucoup de mal avec les filles performantes, efficaces, musclées… »

Elle n’a pas l’habitude de mâcher ses mots. Elle affirme, qu’aujourd’hui encore, c’est : « aux hommes la performance et aux femmes l’apparence. » Sociologue, professeure émérite à l’Université de Paris-Sud, son champ de recherches concerne le sport et, plus précisément, les problématiques sexuées dans la sphère sportive. Catherine Louveau, forte de plus de trente ans d’expérience dans le domaine, met à mal les représentations traditionnelles dans le sport et analyse les raisons d’un clivage qui a la vie dure. Rencontre éclairante.

Lire plus »
Angélique Chetaneau

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Surf, yoga, course, CrossFit, athlétisme, cyclisme ou encore natation, le sport a encore une fois fait les belles heures d’ÀBLOCK! la semaine dernière…Entre témoignages de pratiquantes acharnées, histoires de sportives du passé, entretiens avec une athlète green ou une candidate à la présidence du Comité national olympique, en passant par un petit questionnaire Proustien à une championne qui envoie du lourd, on s’active grave. Et c’est pour vous.

Lire plus »
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin