Gloria Agblemagnon L’athlète paralympique qui veut son poids en or

Gloria Agblemagnon, , l’athlète paralympique qui veut son poids en or
À 24 ans, cette fille-là est une force de la nature. Gloria Agblemagnon fait partie des six athlètes du sport adapté dans la délégation française sélectionnée pour les Jeux Paralympiques de Tokyo qui débutent le 24 août. La lanceuse de poids dégainera son plus beau lancer le 29 août, armée d’un acharnement passionné.

Par Claire Bonnot

Publié le 10 août 2021 à 20h15, mis à jour le 20 septembre 2021 à 17h44

« Mon objectif c’est le podium, et si possible l’or ! » Un challenge de rêve pour celle qui adore la compétition, truste les podiums des compétitions internationales et tente de nouveau celui des JO après un premier essai à Rio, en 2016.

Gloria Agblemagnon, dans sa jeune carrière sportive, a engrangé de sacrées médailles : deux d’argent puis six d’or dont la dernière, en 2021, pour le lancer de poids, marteau et disque. C’était lors des Championnats d’Europe et du Monde INAS (International federation for para athletes with an intellectual disability).

Sans aucun doute, elle est un adversaire de poids ! Sa spécialité au lancer ? La plus difficile techniquement : la rotation. Car Gloria assure aussi le spectacle… Aux Jeux Paralympiques de Tokyo 2021, elle défend les couleurs de la France au lancer de poids dans la catégorie F20.

Pourquoi cette passion du sport ? C’est de famille chez les Agblemagnon ! Gloria a grandi auprès d’un papa gardien de but international de l’équipe nationale du Togo et auprès de trois frères et deux sœurs dont une sœur basketteuse et un frère footballeur international.

Elle s’est, elle-même, essayé à une foule d’activités sportives : tennis, équitation, basket et… athlétisme.

L’athlétisme, découvert par (un heureux) hasard : le gymnase où elle jouait au basket était juste à côté de la piste. Très vite, c’est une évidence. À 16 ans, elle intègre le pôle France Sport Adapté, dédié aux personnes avec une déficience intellectuelle.

Même si Gloria connaissait son handicap enfant – une déficience mentale – elle n’y pensait pas. Pour autant, elle n’aurait jamais imaginé pouvoir intégrer cette fédération. Une opportunité magnifique, la promesse d’une vie sportive intense !

« Le lancer est une source de libération pour moi ! », dit-elle dans un reportage qui lui était consacré sur France 3. Et même, une sorte d’échappatoire.

La Bachelière Pro en mode, qui ambitionne de devenir styliste, a trouvé, avec ce sport, un moyen de s’affirmer dans la vie avec ou sans cette composante du handicap : « Le sport permet de montrer que, dans la vie, on peut réussir. Et il faut montrer cela aux personnes concernées par le handicap (…) qui pourraient pratiquer en sport adapté. Les médias ont leur rôle (de médiatisation) à jouer », aime-t-elle répéter

Dans son viseur ? Démontrer que ce n’est pas le handicap qui peut stopper les jeunes sportifs handicapés : « Mon objectif, c’est de montrer qu’il faut toujours se battre et ne rien lâcher. Et par le sport, je peux montrer que tout est possible », explique-t-elle sur le site sportclub-reims.fr.

Une ambassadrice de choc pour l’ensemble des athlètes handicapés, mais pas seulement. Tous ÀBLOCK! avec Gloria !

  • Gloria Agblemagnon a terminé 8e du concours aux Jeux Paralympiques, avec un meilleur jet à 12,62 mètres. À Rio, elle avait terminé 10e. De bon augure pour Paris 2024 ?

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