Le sport qui fait bouger les lignes

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

Mégane, 25 ans, créatrice d’une marque de sport, runneuse

« Je suis devenue tellement accro que j’ai perdu de vue l’idée de maigrir. »

«  J’ai longtemps été complexée par mon corps, trop grosse, pas assez sculptée.

Le déclic pour le sport est venu de là : maigrir ! Je voulais perdre du poids, je voulais ressembler aux filles parfaites des réseaux sociaux. Je me suis inscrite dans une salle de muscu, mais c’est terrible pour la confiance en soi ! Tu te retrouves confrontée à des nanas qui vouent un culte à leur corps. Moi, mon rapport au corps était douloureux. Du coup, j’étais oppressée, ça ne me convenait pas.

Puis, j’ai découvert la course à pied. Je me souviens, c’était en janvier 2016, il faisait froid. J’ai tenu 20 minutes, c’était difficile, mais je l’ai fait quand-même car l’envie de mincir était plus forte que l’envie de s’écouter.

Je me suis posé la question  : « Est-ce que j’aime vraiment ce que je fais ? », et finalement, je savais que oui, que ça m’apportait quelque chose. Très vite, je me suis fixé un objectif : courir un semi-marathon. J’ai suivi un programme d’entraînement, il fallait me préparer. Au début, je courrais le week-end mais quand on commence à s’intéresser au running, ça nécessite de la rigueur pour parvenir à apprivoiser l’effort.

Après le semi, j’ai eu en tête un objectif plus ambitieux, l’objectif ultime  : le marathon de Paris. Et je suis devenue tellement accro que j’ai perdu de vue l’idée de maigrir, j’avais du plaisir à enfiler mes baskets ! Aujourd’hui, je me demande même pourquoi je voulais perdre du poids ! D’autant que j’en ai même pris….

Quand on s’entraîne beaucoup, c’est vrai on finit par fondre, et c’était le cas en 2018 puisque j’ai enchaîné 4 séances par semaine pendant 3 mois pour me préparer au marathon de Paris. Mais lorsque tu ralentis la cadence, tu reprends des kilos.

J’en ai repris 15 après le marathon. Je fais 70 kilos, le même poids que celui que je faisais quand je me suis dit : « Il faut absolument que tu maigrisses ! » Depuis, j’ai appris à m’écouter, à prendre conscience de ce que mon corps est capable de faire, même s’il est en surpoids. Il n’est plus question de critères physiques mais d’amour de soi.

Tout est dans la tête finalement car je pense que je suis dans mon poids de forme. Si on arrive à s’accepter, on se voit déjà sur la ligne d’arrivée. On peut se projeter. L’archétype du coureur, fin, athlétique, qui va vite, tombe lorsqu’on s’y met, qu’on fait du sport avec ce qu’on a.

On me dit parfois  : grâce au sport, si tu te nourrissais mieux, tu mincirais. Ça me fait sourire. Je suis une sportive gourmande, et alors ? »

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

S’inscrire à la newsletter mensuelle :

(Nous ne sommes pas prêteurs, nous garderons vos coordonnées bien au chaud chez nous...)

Elles aussi sont inspirantes...

Manon : « J’ai longtemps cru que certains sports étaient réservés aux mecs ! »

Sportive tous azimuts depuis toujours – de l’équitation au tennis en passant par la course à pied, Manon n’aurait cependant jamais pensé soulever de la fonte un jour. Dans son esprit, c’était du « sport de mecs ! ». La passion communicative de son copain lui a fait pousser la porte d’une salle de CrossFit et, depuis, elle se sent plus forte. Un joli parcours d’ouverture d’esprit et d’émancipation par le sport.

Lire plus »
Cheerleading

Alexandrine : « Je suis une cheerleader, pas une pompom girl, et c’est du sport ! »

Elle a trouvé son sport, son club, et quand elle en parle, elle donnerait envie aux plus récalcitrantes d’enfiler la tenue pour aller goûter au “cheer spirit”. Alexandrine pratique le cheerleading à travers ses casquettes d’athlète et de coach, en parallèle de ses études. Mais ne vous y trompez pas, elle est une cheerleader et pas une pompom girl ! Pour elle, la nuance est d’importance. Témoignage d’une jeune femme à la passion communicative.

Lire plus »
Jolokia

Raphaëlle : « La voile m’a aidée à me reconstruire après mon AVC. »

Elle a su prendre la vague d’une nouvelle naissance grâce à la voile. Suite à un AVC, Raphaëlle avait quasiment perdu sa motricité. Mais il en fallait plus pour qu’elle lâche le sport. Et la voilà qui plonge dans une expérience sportive et humaine : la pratique de la voile avec la Team Jolokia, une asso qui prône l’inclusion par le sport. Une très belle leçon de vie.

Lire plus »
Lil'Viber

Lil’ Viber : « Je suis motarde, je me la joue girly et j’adore ça ! »

Elle s’appelle Aurélie Hoffmann alias Lil’Viber. Mais sur les circuits, on l’appelle aussi « Wonder Lili ». Elle, c’est une super héroïne de la bécane qui se déguise comme ça lui chante pourvu que ce soit haut en couleur. Cette nana qui affole les chronos casse les codes à toute berzingue. Ultra féminine, elle est une motarde jusqu’au bout des ongles. Faites de la place !

Lire plus »
Andrina la sirène

« Je nage en sirène… et c’est du sport ! »

Voisine de l’Océan Atlantique, l’apprentie comédienne et modèle s’est un jour réveillée dans un corps et un mental de… sirène. Fascinée par le monde magique de ces créatures ondulantes, elle a fait de son rêve une réalité en devenant sirène professionnelle. Une féérie qui se travaille !

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Eugénie Le Sommer

Dans les petits secrets des joueuses de l’OL

Cinquante ans. Voilà pile un demi-siècle que la pratique du foot par les filles a été reconnue officiellement par la fédé française. Parfaite occasion pour s’inviter sur le terrain d’une des meilleures équipes féminines au monde, celle de l’OL, star d’un documentaire qui tire en pleine lucarne !

Lire plus »