Nicole Abar « Pour moi, le football est un destin. »

Nicole Abar : « Pour moi, le football est un destin. »
Elle a marqué de son empreinte le football moderne. Tout au long de sa riche carrière, Nicole Abar n’a cessé de collectionner les titres et les récompenses. L’ancienne internationale, désormais âgée de 63 ans, consacre désormais la majeure partie de son temps à militer pour un sport plus juste et plus ouvert. Rencontre avec une fille qui n'était qu'une "joueuse alibi" devenue une femme engagée.

Par Sophie Danger

Publié le 31 mars 2022 à 11h05, mis à jour le 04 mai 2022 à 8h17

Vos premiers pas sur un terrain de football sont la conséquence d’un malentendu. Vous avez 9-10 ans, vous regardez des garçons jouer quand leur coach décide de faire appel à vous pour compléter l’équipe. Vous aimiez déjà le football lorsque vous étiez petite fille ?  

Pas du tout. J’ai appris, par la suite, que mon père avait été footballeur de niveau régional mais je ne l’avais jamais vu jouer, je n’étais même jamais allée sur un terrain de football.

Ce sont les circonstances de la vie qui m’ont amenée au football et c’est pour cela que je dis que, pour moi, le football est un destin.  

Comment s’est passée cette première alors, qu’est-ce qui a fait que cet entraîneur a décidé de vous enrôler dans cette équipe ? 

Petite, j’habitais le quartier Saint-Cyprien à Toulouse, un quartier du centre ville goudron-béton. Ma mère nous empêchait de sortir pour jouer car nous étions dans une rue à sens unique et elle avait trop peur que nous nous fassions écraser.

Plus tard, nous avons déménagé dans le quartier de la Faourette situé à la périphérie, un quartier dit « difficile » mais où l’on trouvait des espaces verts, un gymnase, un terrain de football… Ma mère me laissait alors sortir plus facilement.

C’est comme cela qu’un jour, je m’assieds sur le bord du terrain de football et l’entraîneur, à qui il manquait une licence pour compléter son équipe, vient me chercher pensant que je suis un garçon. Je lui réponds que je ne sais pas jouer mais il balaie mon objection d’un revers de main en me disant que ce n’est pas grave.

Je lui explique donc que je suis une fille et, à cette époque, une fille ne joue pas au football, il me rétorque encore une fois que ce n’est pas grave, que l’on va me faire une licence et que l’on m’appellera Nicolas. Alors, par politesse et non par goût ou par envie, j’ai dit oui à cet adulte qui, pour moi, est une référence.  

©Coll.personnelle Nicole Abar

Lorsque vous évoquez ces débuts, on a la sensation que, malgré ce malentendu, il va y avoir une sorte d’osmose immédiate entre vous et le football. 

Je suis rentrée sur le terrain, j’ai regardé comment les garçons faisaient et la magie a opéré. Par la suite, je leur ai tout piqué. Je captais tout, je courais vite, je marquais tous les buts, j’étais hyper technique et je suis devenue « la-le » meilleur.e joueur de l’équipe.

Moi, la petite fille qui, dans la vie de tous les jours était très sage, très isolée car algérienne et italienne d’origine avec les cheveux frisés et le teint mat, la petite fille qui ne parlait à personne, je suis devenue celle qui est choisie en premier quand on faisait les équipes. C’était énorme ce qui se passait pour moi, le football me donnait de la valeur

©Coll.personnelle Nicole Abar

Le football vous donnait de la valeur, mais en tant que « Nicolas ». Est-ce que ce n’est pas violent d’être acceptée à condition d’être une autre, ou plutôt un autre ? 

Oui, mais ce n’était ni la faute de l’entraîneur, ni des copains, mais plutôt du règlement. Et puis moi, j’étais tellement heureuse !

Quand j’étais sur le terrain, j’étais moi et peu importait le prénom, peu importait la façon dont les gens me voyaient : fille ou fille transformée en garçon pour la bonne cause.

J’existais par l’activité et la petite chose qui était sur le terrain était à 1000 % ce que j’étais.   

Comment vos parents ont-ils accepté cette situation  

Mes parents ne l’ont pas su au début, je ne leur avais pas dit. Le bénévole qui est venu vers moi avait bien compris que nos moyens financiers étaient très limités et c’est lui qui m’avait acheté des crampons et payé ma licence.

Ils ont fini par le savoir parce que, d’abord, j’étais devenue très forte et ça leur est revenu aux oreilles et puis, un jour, je suis rentrée avec la cheville cassée. L’un et l’autre ont eu l’intelligence de ne pas m’empêcher de continuer.

Il faut dire que j’ai eu la chance d’être la cinquième de la fratrie et mes frères et sœurs avaient réussi, avant moi, à casser le verrou de l’éducation. Grâce à eux, j’ai pu bénéficier de cette liberté d’être dehors, de cette liberté de pouvoir jouer au foot.  

©Coll.personnelle Nicole Abar

Quels regards portait-on sur vous ? Vos coéquipiers ? Vos adversaires ? Les parents de footballeurs ?  

J’étais tellement forte que, pour mes copains, il n’y avait aucun problème. En ce qui concerne les parents, j’ai l’impression, qu’à l’époque, ils ne suivaient pas les enfants tant que ça. On allait à l’entraînement, au match sans qu’ils soient forcément là.

Cette tension concernant le fait que je sois une fille et que je puisse battre les garçons, je ne l’ai pas vécue. J’étais peut-être aussi tellement dans ma bulle de bonheur que je n’entendais pas, mais je ne crois pas. J’ai plutôt été regardée avec plaisir, admiration et respect.

Ceci étant, dans le regard des autres, j’étais un garçon manqué et, si je voulais exister dans ce monde là, il fallait que j’accepte leurs codes, que je sois un garçon en somme. J’ai dû me masculiniser pour pouvoir exister avec eux et j’ai accepté beaucoup de choses sauf la violence et leur langage.

Aujourd’hui, les jeunes filles ne sont pas dans cette contrainte parce qu’on les accueille plus facilement.   

©Coll.personnelle Nicole Abar

Cette double vie va durer jusqu’à vos 14 ans, date de votre arrivée à Colomiers dans une équipe de filles, cette fois. 

Quand j’ai eu 14 ans, je ne pouvais plus jouer avec les garçons parce que le règlement l’interdisait. J’avais décidé d’arrêter le football parce que je ne savais pas quoi faire d’autre et puis, un jour, je rentre de l’école et ma mère m’explique qu’il y a une dame qui est venue à la maison pour moi.

Cette dame m’explique qu’à Colomiers il y a un club avec une équipe féminine et qu’elle aimerait que je vienne jouer avec elles. Ma première intention était de dire non. J’étais dans les stéréotypes comme tout le monde : pour moi, les filles ne savaient pas jouer au football, la preuve c’était que je n’en avais jamais vues et ce que l’on ne voit pas n’existe pas. 

Qu’est-ce qui vous a poussée à accepter ?  

C’est ma mère qui, par politesse une fois encore, m’a encouragée à aller voir avant de refuser. Je suis donc partie avec cette jeune femme, je me suis retrouvée à Colomiers et là, j’en suis restée baba. Il y avait des filles top et qui jouaient super bien. J’ai donc continué à jouer au football.

À l’époque, il y avait très peu d’équipes de filles – on était peut-être dix formations au niveau national – et il fallait faire des centaines de kilomètres pour trouver un adversaire et disputer un match amical.  

©Coll.personnelle Nicole Abar

Nous sommes alors au tout début des années 70 et peu de temps après votre arrivée à Colomiers, la Fédération Française de Football, qui a reconnu le football féminin en mars 1970, met sur pied un Championnat de France dédié. Vous allez y prendre part, pour la première fois, lors de la saison 1975-76. Fondamentalement, qu’est-ce que ça a changé pour vous ?   

Avant cela, quand on trouvait un adversaire, on jouait de façon très aléatoire. La grande révolution quand la « 3F » reconnaît le football féminin jusqu’à créer ce championnat, c’est que l’on commence à jouer tous les week-ends.

Il y a désormais une vraie compétition, les entraînements ne sont plus axés que sur le plaisir et l’envie de jouer mais sur la compétition, l’envie de gagner des matches et de s’imposer au classement.  

Est-ce que vous sentiez que les choses étaient en train de bouger, que l’histoire se mettait en marche ? 

C’était un très gros événement pour moi et mes copines, mais je ne sais pas si j’avais cette conscience de sentir qu’il se passait vraiment quelque chose.

Je me disais que c’était peut-être le début, pour le football féminin, de quelque chose de moins anormal, de moins anecdotique puisqu’une fédération le reconnaissait et qu’il allait y avoir un championnat, une équipe de France. 

©Coll.personnelle Nicole Abar

Malgré ces avancées, le quotidien d’une footballeuse reste difficile et, financièrement, il est impossible d’en vivre. 

À l’époque, on prenait les frais en charge, on se débrouillait. On payait notre licence, on avait deux entraînements par semaine, ce qui est minime et je vous passe la qualité des entraîneurs : des gens de bonne volonté mais qui étaient là parce que, généralement, ils n’avaient pas réussi à s’exprimer avec les garçons.

Il n’y avait pas d’argent du tout, pas de professionnalisme, il était même difficile d’avoir une tenue commune mais on ne se révoltait même pas, on était tellement contentes de jouer, c’était tellement important pour nous !      

Ce championnat de France, vous allez le remporter huit fois, trois fois avec Reims (1977, 1980, 1982) et cinq fois avec Saint-Maur (1983, 1985, 1986, 1987, 1988). Vous dites du football qu’il vous a permis de prendre conscience que vous aviez de la valeur, ces titres en étaient la preuve concrète ?  

Un titre, c’est la consécration à l’instant T. Quand je regarde le cumul, je me dis : « Quel dommage que je sois née si tôt ! ».

Moi, je voudrais être une joueuse de maintenant, une joueuse qui prend son sac, qui va à l’entraînement tous les jours, une joueuse qui a un contrat de travail, des kinés et des médecins à sa disposition, des équipements et ses chaussures posées dans les vestiaires.

Nous, à l’époque, nous étions fortes mais je ne peux m’empêcher de me demander quelles joueuses nous aurions été si nous avions pu bénéficier de tout cela. Jusqu’où est-ce que j’aurais pu aller en terme de performances ? Si j’ai un regret, c’est celui-là !  

©Coll.personnelle Nicole Abar

Parallèlement à ce parcours en club, vous allez rejoindre les rangs de l’équipe de France. On est en 1977 et votre premier match sera face à l’Angleterre. Comment s’est passée cette arrivée chez les Bleues ? 

Dans la foulée du Championnat, la Fédération Française de Football a créé une équipe de France et recruté un sélectionneur. Comme tous les sélectionneurs, il est allé sur tous les terrains et il est venu voir un match de Colomiers. C’est là que j’ai été sélectionnée pour un stage en équipe de France.

Pour moi, c’était extrêmement impressionnant, il fallait que je prenne le train et je n’avais jamais pris le train, je n’étais jamais sortie de chez moi ! Cétait un vrai challenge humain. Après ce stage, j’ai été sélectionnée et j’ai joué mon premier match à Longjumeau face à l’Angleterre.

Je me souviens de la Marseillaise, c’était énorme, une énorme fierté. J’ai pensé à mon père et à ma mère qui étaient des étrangers, qui avaient vécu des moments difficiles. Défendre les couleurs de mon pays avait énormément de sens pour moi.  

©Coll.personnelle Nicole Abar

Avec les Bleues, vous allez notamment prendre part au premier Championnat d’Europe féminin des nations. Vous êtes au sommet de votre carrière mais, comme vous n’êtes pas professionnelle, il vous faut faire des choix. Vous décidez de renoncer à vos études pour le football et vous allez jongler entre entraînements-match et un travail à La Poste. Est-ce que vous viviez ces renoncements comme des sacrifices ? 

J’ai d’abord fait le sacrifice de quitter ma famille à 17 ans. Et puis, dès que je suis arrivée en équipe de France, je me suis faite repérer par le Stade de Reims. Je suis partie là-bas et j’y ai passé mon bac.

J’ai été hébergée chez l’entraîneur pendant quelques temps. Quand j’ai repris ma scolarité, j’avais des bourses et je devais vivre avec 150 francs pour le trimestre. Je n’ai pas toujours mangé à ma faim mais le foot était le foot.

Par la suite, je suis allée en fac mais je me suis rendue compte que je ne pouvais pas tout cumuler. J’ai arrêté mes études et je suis rentrée à La Poste pour gagner un peu d’argent. Quand on a faim, il faut faire des choix. Je ne regrette pas, mais j’aurais adoré faire des études même si j’y suis retourné à 50 ans faire un master 2 de droit du sport…

©Coll.personnelle Nicole Abar

Vous, la pionnière du football moderne, vous aller également devenir militante. Votre premier engagement en faveur des filles dans le football date de 1996. Vous terminez votre carrière au Plessis-Robinson, un club contre lequel vous allez engager des poursuites pour discrimination. Comment ça s’est passé ? 

À  cette période, je savais qu’il fallait que je quitte le très haut niveau parce que je vieillissais. Je voulais jouer au foot pour le plaisir et mon objectif était à présent de réussir ma carrière professionnelle et de devenir cadre.

Je signe au Plessis-Robinson, un club qui est à côté de chez moi, et je rencontre des filles qui évoluent en DH et me demandent de les entraîner pour monter en D2. J’accepte, mais le président du club et son bureau sont totalement réfractaires à ce projet.

Au Plessis, il y a une équipe de garçons qui jouent deux niveaux en-dessous de nous, et touchent de l’argent tous les week-end, ont des équipements… Nous, nous n’avons pas de moyens financiers, nous prenons nos voitures pour les déplacements mais, encore une fois, on ne se plaint pas car, dans ma carrière, j’avais vu deux ou trois fois des clubs féminins torpillés car les filles avaient osé demander plus que ce qui leur était concédé.

Je décide alors de présenter notre projet avec un budget au président mais lui, de son côté, veut faire monter les garçons et il est hors de question que les filles prennent les ressources du club pour leur accession.  

©INA

C’est une assemblée générale qui a tout déclenché… 

Le président et son bureau ont en effet décidé de faire une AG et ils ont fait voter une résolution qui stipulait que toutes les équipes féminines étaient exclues du club.

Moi, j’avais compris ce qui allait se passer et j’avais fait venir un avocat et un huissier. Pour moi, il n’était pas possible de laisser les petites filles du club croire qu’elles ne méritaient pas que l’on s’intéresse à elles, croire qu’elles ne méritaient pas d’avoir de l’ambition.

J’ai vécu ce genre de choses, non à cause du sexisme, mais du racisme et la cicatrice est encore là car on se construit sur cette dévalorisation, on l’intègre d’une manière ou d’une autre.

Je ne voulais pas que ces petites filles puissent croire que ce qui se passait était normal alors je me suis mise en colère, j’en ai parlé aux parents. On a décidé de se battre et on a porté plainte pour discrimination. 

Ce combat va durer sept ans, jusqu’en 2003. 

Oui, on a perdu en première instance – la juge était une femme – et on a fait appel. Finalement, la cour d’appel de Versailles nous a donnés raison.

Désormais, il y a une décision de justice qui existe et qui est une jurisprudence. Le juge n’est pas allé jusqu’au bout car il n’invoque pas la discrimination, mais il évoque le refus de prestation au sein du club.

Nous qui passions jusqu’alors pour des méchantes, des anti-masculines parce que l’on osait se plaindre, nous avons été reconnues comme victimes. 

Depuis lors, vous n’avez plus cessé de vous engager. En 2000, vous montez un programme « passe la balle », pour l’égalité des filles et des garçons dans le sport ; en 2002, vous êtes conseillère technique à la Fédération Française de football. Par la suite, le ministère de l’Éducation Nationale va vous confier la mise en en place de l’ABCD de l’égalité, un programme qui a pour but de sensibiliser le personnel enseignant aux stéréotypes de genre. L’accès au sport, c’est à l’école qu’il se joue ? Est-ce que l’école diminue ou accentue les inégalités ? 

Avec l’ABCD, j’ai compris que l’estime de soi et la confiance en soi sont des valeurs premières qui devraient être enseignées dès le plus jeune âge et tout au long de la scolarité, mais ce n’est malheureusement pas ce qui se passe.

Je me bats pour que la motricité, l’espace, les activités physiques et sportives soient premières dans les enseignements que l’on met en place du début à la fin de la scolarité. C’est grâce à cela que l’on peut comprendre qui on est, trouver les capacités de mobiliser autre chose que sa seule part cérébrale. Être une personne est un tout.

J’ai décidé de faire aussi un focus sur les cours de récréation. Ce sont des lieux de socialisation énormes que l’on ne prend pas assez en compte dans l’aspect pédagogique. On a tendance à les considérer comme des lieux de défoulement mais, non, les cours de récréation sont des lieux tellement genrés que l’on continue à reproduire un système. Pourquoi, à partir de 3 ans, les filles vont-elles dans les coins, pourquoi ne courent-elles plus ?

Moi je rêve de bébés à bosses, de petites filles à bosses, ça voudrait dire que les enfants prennent des risques, se challengent, osent aller plus loin que ce qu’ils se sentent capables de faire. C’est cette qualité que l’on devrait développer chez les tous petits, à fortiori jusqu’au CM2. Remettons la priorité sur le corps, la motricité et l’espace.  

Nicole Abar a inventé le babyfoot avec des figurines féminines, en association avec la marque Bonzini. Un babyfoot mixte avec 11 figurines femmes et 11 figurines hommes…

Est-ce que ces initiatives, entre autres, ont permis, selon vous, de faire évoluer la pratique féminine ? 

Par rapport à mon époque, il y a plein de disciplines qui sont ouvertes aux filles et qui ne l’étaient pas. Le CIO a également enfin décidé de créer des compétitions mixtes pour dynamiser les Fédération et développer plus encore le sport féminin.

Il y a aussi une loi qui vient de sortir concernant les instances dirigeantes. En 2000, quand j’étais avec Marie-George Buffet, cette proposition avait été retoquée par le Conseil d’État.

Et puis il y a les médias qui mettent davantage les femmes en avant et notamment dans ce domaine. Désormais, une petite fille de 10 ans peut rêver d’être footballeuse. Moi je ne pouvais pas, ça n’existait pas. C’est le football qui m’a choisie et, au début, j’ai été une joueuse alibi.  

Quand vous regardez votre parcours, de quoi êtes-vous la plus fière ?  

Ce dont je suis le plus fière, c’est de ma colère que j’ai réussi à transformer en challenge et de ma parole de sportive car je sais à quel point c’est un bonheur de pouvoir se servir de son corps, à quel point c’est un outil indispensable à la construction de la personnalité. Et à la confiance en soi.  

Ouverture ©Sébastien Le Clézio/CCAS

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