Ada Hegerberg5 infos pour briller avec des crampons

Ada Hegerberg 5 infos pour briller avec des crampons
Footballeuse internationale norvégienne, l'attaquante de l'Olympique Lyonnais est la première à avoir remporté, en 2018, le Ballon d'Or féminin. Retour sur 5 éléments clés qui font d'Ada Hegerberg la joueuse la plus emblématique du foot féminin.

Par Manon Gimet

Publié le 08 septembre 2021 à 6h30, mis à jour le 13 septembre 2021 à 17h37

1. Naître dans le football

Parents norvégiens et amoureux du football, le destin d’Ada Hegerberg était déjà tout tracé.

Sa mère a joué dans le championnat féminin norvégien et son père en deuxième division. Dans sa ville natale, avec sa sœur, elle a débuté les entraînements dans le club local : Sunndal Fotball.

À 14 ans, ils déménagent et, dans son nouveau club, elle révèle un réel talent : 15 buts en 30 matchs. La voilà sélectionnée en équipe nationale.

Accompagnée de sa sœur, elle rejoint le club de Stabaek où elle découvre les compétitions européennes. À seulement 17 ans, elle signe un doublé en Ligue des Champions et un quintuplé en trente-cinq minutes dans le championnat norvégien.

Ses performances impressionnantes lui permettent d’être repérée par les plus grands clubs européens.

Ada Hegerberg se révèle en Allemagne puis poursuit son ascension à Lyon où elle explose.

2. Être un pilier de l’Olympique Lyonnais.

Ada Hegerberg s’est très vite imposée comme une pionnière de l’Olympique Lyonnais. Depuis son arrivée au club en 2014, au poste d’attaquante, elle enchaîne les performances, les records de buts et les victoires.

Avec le club de Lyon, elle remporte cinq Ligues des Champions et est élue meilleure buteuse de l’édition 2020, sept Championnats de France consécutifs, six Coupe de France.

 

3. Être une militante avant tout

Footballeuse certes, mais femme avant tout. Depuis 2017, la pionnière de la sélection norvégienne depuis l’âge de 15 ans boycott l’équipe nationale. En désaccord avec la fédération norvégienne de football, elle préfère assister aux matchs de sa nation en tant que consultante.

Elle dénonce le manque de moyens attribués aux équipes féminines du pays contrairement aux masculines. En 2017, pourtant, c’est une petite révolution qui souffle sur le Pays du soleil de minuit : la Norvège devient le premier pays où les femmes de l’équipe nationale ont le même salaire que l’équipe masculine.

Mais Ada Hegerberg n’en démord pas : “Beaucoup de choses doivent encore être faites pour améliorer les conditions de travail des footballeuses”, dit-elle.

À 25 ans, elle rêve d’égalité et n’abandonne pas ses engagements. “Un Ballon d’or vous donne une voix plus forte. Mais je me suis toujours considérée comme quelqu’un qui représente mon sport. J’ai toujours porté des responsabilités. Mais on doit être plusieurs à le faire. Moi, je ne parle pas souvent d’argent. La base de la base, ce sont dans les attitudes, le respect pour les filles qui jouent au foot. Si cette base de respect existe, il y aura plus de moyens, d’installations, d’investissements. Tout est lié. Il y a une évolution et c’est tant mieux. Mais il y a encore beaucoup trop de beaux discours ”, explique-t-elle dans Le Parisien.

4. Être la première joueuse de l’histoire à recevoir le Ballon d’Or

En 2018 et à seulement 23 ans, Ada Hegerberg obtient la plus belle récompense du football. Avec une saison affolante : meilleure buteuse de la première division française (D1) avec 31 buts au compteur et de la ligue des champions (15 buts) ; elle a su convaincre le jury composé de 45 journalistes du monde entier.

Son rêve s’est réalisé, elle fait partie des légendes du football. Avec plus de 50 buts en une saison, elle rejoint ses modèles : Cristiano Ronaldo et Lionel Messi.

Ada Hegerberg, incontestable meilleure joueuse du monde, devient ainsi la première femme de l’histoire du foot à remporter un Ballon d’Or.

© Ivar Waage Johansen / Facebook Ada Hegerberg

5. Avoir un mental d’acier

Crise sanitaire oblige, Ada Hegerberg est absente des terrains depuis janvier 2020, victime qui plus d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit puis d’une fracture au tibia gauche qui n’en finit pas de se réveiller. À l’aube d’un retour sur les pelouses prévu en avril dernier, après rééducation et réathlétisation, elle fait une rechute.

Mais rien ne peut entamer la ferveur d’une attaquante, surtout quand on s’appelle Ada Hegerberg. Nouveau programme de rééducation en place, elle annonce son retour probable avant la fin de l’année 2021.

D'autres épisodes de "Football : ces sportives qui vont droit au but"

Soutenez ÀBLOCK!

Aidez-nous à faire bouger les lignes !

ÀBLOCK! est un média indépendant qui, depuis plus d’1 an, met les femmes dans les starting-blocks. Pour pouvoir continuer à produire un journalisme de qualité, inédit et généreux, il a besoin de soutien financier.

Pour nous laisser le temps de grandir, votre aide est précieuse. Un don, même petit, c’est faire partie du game, comme on dit.

Soyons ÀBLOCK! ensemble ! 🙏

Abonnez-vous à la newsletter mensuelle

D’autres actus en brèves…

Hélène Pietrenko

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine…

De l’arc et des flèches en mode féminin, un triathlon XXL (avec la toujours motivée championne Hélène Pietrenko sur notre photo), une pratiquante qui a trouvé confiance en elle grâce au sport et qui se raconte avec passion, une sportive qui a porté trois maillots de l’équipe de France dans trois sports différents ou encore une arbitre qui révolutionne le monde du rugby, c’est sur ÀBLOCK! et c’est tout. Bonne lecture !

Lire plus »
Il était une fois le tir à l’arc… féminin

Il était une fois le tir à l’arc… féminin

Les femmes ont manié l’arc dès la Grèce Antique… De cette époque à la naissance des premières championnes, l’archerie s’est toujours composée au féminin. À l’occasion de la Coupe du Monde organisée du 21 au 26 juin à Paris, retour sur ces archères qui ont tiré en plein dans le mille.

Lire plus »
Hazal Nehir, folle de toits

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une acrobate de la street (Hazal Nehir sur notre photo), une batteuse d’exception, du paddle pour la bonne cause, une marathonienne aux souliers d’or ou encore une arbitre qui ouvre la voie, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! pour cette semaine. Enjoy !

Lire plus »
La question qui tue : pourquoi, quand je cours, j'ai un point de côté ?

Pourquoi, quand je cours, j’ai un point de côté ?

Ce sentiment désagréable d’avoir un doigt coincé dans la poitrine, on le connaît tous… On commence son footing, tranquillement, et tout à coup PAF, un point de côté ! Minute, prend une grande respiration, ÀBLOCK! te dit d’où ils viennent et comment s’en débarrasser.

Lire plus »
Cap Optimist, ou comment faire du paddle un acte de solidarité

Cap Optimist, ou comment faire du paddle un acte de solidarité

Elle est sauveteuse en mer et au-delà. Stéphanie Barneix accompagnée de cinq autres waterwomen rallient actuellement Monaco et Athènes en paddleboard. Un échauffement avant le défi Cap Optimist, qui se déroulera entre le Pérou et la Polynésie Française en janvier 2023. Un défi à la seule force des bras pour soutenir les personnes atteintes de cancer.

Lire plus »
Camille : « Le sport outdoor me permet de revenir à l'essentiel.»

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une Question qui tue pour la fin de séance, le parfait alliage entre sport et bronzage, une fan du sport outdoor (Camille sur notre photo) et une gymnaste qui a l’Europe dans la peau, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! de la semaine. Bon récap !

Lire plus »
Le Beach Handball : sea, sport and sun...

Le Beach Handball : sea, sport and sun…

Sous le soleil, exactement… Du 1er au 3 juillet, la ville de Lacanau accueille le tournoi international de Beach Handball. Entre exploits sportifs et spectacle à ciel ouvert, c’est la deuxième édition de ce Lacanau Beach Handball Xperience qui se tient en bord de mer. De quoi découvrir un sport méconnu et pour le moins original.

Lire plus »
Iga Swiatek, un air de déjà vu…

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une acrobate de rue, un événement vert et sportif, l’histoire des filles de l’aviron et les portraits des deux jeunes joueuses, finalistes de Roland-Garros (dont Iga Swiatek, deuxième fois victorieuse du tournoi), c’est le meilleur d’ÀBLOCK! cette semaine.

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

sport feminin

Le sport féminin ? En pleine lucarne !

L’été dernier, les records d’audience de la Coupe du monde féminine de foot et quelques mois plus tôt du Championnat d’Europe de handball féminin à la télévision ont prouvé que le public se passionnait de plus en plus pour les compétitions féminines. Et les dernières études ne font que réaffirmer cette réelle tendance. Pour autant, les jeux ne sont pas faits. Décryptage.

Lire plus »

La Covid, ennemi des sportives ?

30 minutes. Le dernier baromètre établi par la Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire (FFEPGV) démontre que, depuis la crise sanitaire, les femmes ont perdu une demi-heure de pratique en un an, se laissant distancer par les hommes qui bougent 48 minutes de plus qu’elles. Une mauvaise nouvelle alors qu’elles étaient en passe d’exploser les scores…

Lire plus »
Margaret Abbott JO 1900

JO 1900 : Margaret Abbott…la prem’s !

Quelques gourmandises historiques à picorer ? Pour patienter jusqu’aux prochains Jeux Olympiques de Tokyo, à partir du 23 juillet, ÀBLOCK! vous propose de revisiter l’Histoire de cette compétition prestigieuse via des anecdotes savoureuses à lire ici même deux fois par semaine. Place pour commencer à cette chère Margaret, glorieuse golfeuse sans le savoir.

Lire plus »
Isabelle : « La danse, c’est une pulsion de vie ! »

Isabelle : « La danse, c’est une pulsion de vie ! »

Avec la danse dans le sang et dans la peau, Isabelle Boileau ne pouvait que traverser sa vie en entrechats. C’est ce qu’elle a fait en pratiquant, très jeune, en semi-pro, avant d’opérer un petit saut de ballerine pour aller enseigner la danse. La danse comme une douce thérapie entre sport et création. En piste !

Lire plus »
Retour en haut de page

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

WordPress Cookie Notice by Real Cookie Banner