Rechercher

Ada Hegerberg5 infos pour briller avec des crampons

Ada Hegerberg 5 infos pour briller avec des crampons
Footballeuse internationale norvégienne, l'attaquante de l'Olympique Lyonnais est la première à avoir remporté, en 2018, le Ballon d'Or féminin. Retour sur 5 éléments clés qui font d'Ada Hegerberg la joueuse la plus emblématique du foot féminin.

Par Manon Gimet

Publié le 08 septembre 2021 à 6h30, mis à jour le 20 octobre 2022 à 10h32

1. Naître dans le football

Parents norvégiens et amoureux du football, le destin d’Ada Hegerberg était déjà tout tracé.

Sa mère a joué dans le championnat féminin norvégien et son père en deuxième division. Dans sa ville natale, avec sa sœur, elle a débuté les entraînements dans le club local : Sunndal Fotball.

À 14 ans, ils déménagent et, dans son nouveau club, elle révèle un réel talent : 15 buts en 30 matchs. La voilà sélectionnée en équipe nationale.

Accompagnée de sa sœur, elle rejoint le club de Stabaek où elle découvre les compétitions européennes. À seulement 17 ans, elle signe un doublé en Ligue des Champions et un quintuplé en trente-cinq minutes dans le championnat norvégien.

Ses performances impressionnantes lui permettent d’être repérée par les plus grands clubs européens.

Ada Hegerberg se révèle en Allemagne puis poursuit son ascension à Lyon où elle explose.

2. Être un pilier de l’Olympique Lyonnais.

Ada Hegerberg s’est très vite imposée comme une pionnière de l’Olympique Lyonnais. Depuis son arrivée au club en 2014, au poste d’attaquante, elle enchaîne les performances, les records de buts et les victoires.

Avec le club de Lyon, elle remporte cinq Ligues des Champions et est élue meilleure buteuse de l’édition 2020, sept Championnats de France consécutifs, six Coupe de France.

 

3. Être une militante avant tout

Footballeuse certes, mais femme avant tout. Depuis 2017, la pionnière de la sélection norvégienne depuis l’âge de 15 ans boycotte l’équipe nationale. En désaccord avec la fédération norvégienne de football, elle préfère assister aux matchs de sa nation en tant que consultante.

Ada Hegerberg dénonce le manque de moyens attribués aux équipes féminines du pays contrairement aux masculines. En 2017, pourtant, c’est une petite révolution qui souffle sur le Pays du soleil de minuit : la Norvège devient le premier pays où les femmes de l’équipe nationale ont le même salaire que l’équipe masculine.

Mais Ada Hegerberg n’en démord pas : “Beaucoup de choses doivent encore être faites pour améliorer les conditions de travail des footballeuses”, dit-elle.

À 25 ans, elle rêve d’égalité et n’abandonne pas ses engagements. “Un Ballon d’or vous donne une voix plus forte. Mais je me suis toujours considérée comme quelqu’un qui représente mon sport. J’ai toujours porté des responsabilités. Mais on doit être plusieurs à le faire. Moi, je ne parle pas souvent d’argent. La base de la base, ce sont dans les attitudes, le respect pour les filles qui jouent au foot. Si cette base de respect existe, il y aura plus de moyens, d’installations, d’investissements. Tout est lié. Il y a une évolution et c’est tant mieux. Mais il y a encore beaucoup trop de beaux discours ”, explique-t-elle dans Le Parisien.

4. Être la première joueuse de l’histoire à recevoir le Ballon d’Or

En 2018 et à seulement 23 ans, Ada Hegerberg obtient la plus belle récompense du football. Avec une saison affolante : meilleure buteuse de la première division française (D1) avec 31 buts au compteur et de la ligue des champions (15 buts) ; elle a su convaincre le jury composé de 45 journalistes du monde entier.

Son rêve s’est réalisé, elle fait partie des légendes du football. Avec plus de 50 buts en une saison, elle rejoint ses modèles : Cristiano Ronaldo et Lionel Messi.

Ada Hegerberg, incontestable meilleure joueuse du monde, devient ainsi la première femme de l’histoire du foot à remporter un Ballon d’Or.

© Ivar Waage Johansen / Facebook Ada Hegerberg

5. Avoir un mental d’acier

Malgré plusieurs blessures, dont une ancienne rupture du ligament croisé antérieur du genou droit suivie d’une fracture au tibia gauche qui n’en finit pas de se réveiller, rien ne peut entamer la ferveur d’une attaquante, surtout quand on s’appelle Ada Hegerberg. De programmes de rééducation en repos forcés, elle parvient toujours à faire un come-back gagnant. Ada Hegerberg ne lâche rien.

D'autres épisodes de "Football : ces sportives qui vont droit au but"

Soutenez ÀBLOCK!

Aidez-nous à faire bouger les lignes !

ÀBLOCK! est un média indépendant qui, depuis plus d’1 an, met les femmes dans les starting-blocks. Pour pouvoir continuer à produire un journalisme de qualité, inédit et généreux, il a besoin de soutien financier.

Pour nous laisser le temps de grandir, votre aide est précieuse. Un don, même petit, c’est faire partie du game, comme on dit.

Soyons ÀBLOCK! ensemble ! 🙏

Abonnez-vous à la newsletter mensuelle

D’autres actus en brèves…

Manon Genest

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une athlète d’exception et maman épanouie qui se confie sans langue de bois (Manon Genest sur notre photo), une cycliste qui se lance dans un défi fou, notre marathonienne préférée qui se frotte à la piste et notre rubrique Kids, c’est le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!. Bon rattrapage !

Lire plus »
Hermine Bonvallet : « Dans le monde du surf, la première technique pour performer : savoir s’adapter »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une rideuse de l’extrême, une folle histoire olympique du passé, une nouvelle chronique de notre marathonienne préférée et une championne qui sort la raquette du placard, c’est le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!. Enjoy !

Lire plus »
Le sport et les mangas, un mariage heureux ? Kids

Le sport et les mangas, un mariage heureux ?

Les raisons de se mettre au sport sont on ne peut plus variées. Et si parmi les plus efficaces, on retrouvait les mangas et animés ? Ça vous paraît peut-être étrange, mais force est de constater que ces étendards de la culture japonaise ne craignent pas de se frotter à l’univers sportif.

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Émilie le Fur

Émilie Le Fur : « Les sports mécaniques font partie du monde d’avant, il faut les repenser…»

Après plus de dix ans à évoluer en F1, moto et rallye, Émilie Le Fur a choisi d’emprunter une voie plus verte. La triple Championne d’Europe Xterra, ancienne ingénieure piste et essais des pilotes Sébastien Loeb ou encore Sébastien Ogier, s’est reconvertie dans l’alimentation durable et milite pour une pratique sportive plus écologique. Rencontre avec une fille nature.

Lire plus »
Margot Boch et Carla Sénéchal

Margot Boch et Carla Sénéchal : « Le bobsleigh féminin n’est pas médiatisé, on a bien l’intention de le mettre en lumière ! »

Surnommées les « sœurs jumelles » du bobsleigh féminin français, Margot Boch et Carla Sénéchal glissent à pleine vitesse vers leurs rêves de qualification aux JO de Pékin, en 2022. La vingtaine mature, la passion embarquée dans leur engin, la pilote et la pousseuse ravivent enfin une discipline féminine glacée depuis dix ans. Un beau virage pour la visibilité du sport féminin !

Lire plus »
Elisa Savalle

Sportives, faites du bruit !

Elles en ont des choses à dire, des émotions à partager ! Ça tombe bien, ÀBLOCK! adore recueillir leurs confidences de sportive, mais aussi de femme bien dans ses baskets. À l’occasion de l’opération « Sport Féminin Toujours » lancée par le ministère des Sports et le CSA, nous mettons en avant ces pratiquantes qui ont appris à se dépasser pour mieux s’imposer et qui en parlent avec exaltation. Des témoignages bruts qui donnent des Elles.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner