C’est mieux de faire son footing dehors ou sur un tapis de course ?

La question qui tue
Il y a celles et ceux qui préfèrent courir au grand air et puis il y a les autres, qui avalent les kilomètres sans quitter la salle de sport. Sur le papier, c’est la même discipline … Mais est-ce vraiment comparable ? On te dit tout !

Par Clotilde Boudet

Publié le 28 mai 2022 à 10h54

« Les vrais adeptes de la course foulent le bitume qu’il pleuve qu’il vente ou qu’il neige. Courir sur un tapis, c’est pas du vrai running ». Toi aussi tu as déjà entendu ce genre de remarque ?

Chez ÀBLOCK!, on est dans les starting-blocks pour casser les clichés et on te le dit : il n’y a pas de sport plus « noble » qu’un autre. Et puis, rien n’est soit tout noir soit tout blanc.

Tapis de course ou bitume… Souvent, la vie est une palette de gris ! 

Par exemple, quand on n’a pas les moyens de payer l’abonnement à la salle, on n’a pas d’autre choix que de faire quinze fois le tour du pâté de maison. Et c’est parfait ! Parfois, on doit aussi s’adapter à son environnement : si on habite dans une zone ultra polluée par exemple, on a plutôt intérêt à éviter le footing en extérieur.  

©Shutterstock

Et puis, au fond, on s’entraîne comme on veut, on choisit l’un, on choisit l’autre… On alterne ! Si tu n’aimes pas courir dehors parce que tu ne te sens pas en sécurité ou que ça caille trop pour toi, c’est ok. Si, en revanche, tu cours pour te vider la tête, logique que tu préfères sortir, prendre l’air, t’offrir des chouettes paysages à regarder… 

Maintenant, s’il faut parler des avantages et inconvénients de la course en extérieur versus la course sur tapis, commençons par l’a priori le plus connu : il paraît que le footing sur bitume est très traumatisant pour les articulations. Faux.

Certaines études affirment carrément que c’est l’inverse. Un sol plus dur est égal à une plus grande force de réaction et ça, ça renforce les os. En revanche, c’est vrai que c’est mieux d’opter pour le tapis de course quand on a déjà des problèmes d’articulations. 

On a raison, toutefois, de dire que le running en extérieur est plus difficile et « complet ». Sur un tapis, c’est le sol qui bouge, entraîné par un moteur. L’impulsion ne vient donc pas de tes jambes, mais de la bande roulante du tapis.

En plus, il n’y a pas les variations de sols, d’allure, les éléments naturels… Bref, le footing sur tapis c’est linéaire et ça sollicite moins certaines parties de ton corps, comme tes ischios-jambiers.  

©Shutterstock

Selon une étude menée par le Dr John Porcari, courir dehors permettrait de brûler entre 3 % et 7 % de plus, que courir sur untapis. Justement parce qu’on doit faire l’effort de se propulser en avant, foulée après foulée.

En fait, courir sur un tapis, c’est comme rouler au régulateur de vitesse sur l’autoroute. C’est plus confortable et si tu préfères ça, que ça te permet d’être plus régulier dans ta pratique, et bien t’aurais tort de t’en priver…  

Mais quitte à ne pas profiter des bénéfices du footing en plein air, autant faire usage de la machine au mieux. Quand on court sur un tapis, on règle toujours l’inclinaison à 1 % ou 2 % (pour se rapprocher au max des sensations de l’extérieur). On regarde droit devant et on prend le temps de trouver son rythme.

Enfin, on ne stoppe jamais brutalement sa course, au risque d’avoir la tête qui tourne, on pense à ralentir petit à petit. T’as tout compris ? Alors, cours Forrest, cours ! 

Ouverture ©Shutterstock

Soutenez ÀBLOCK!

Aidez-nous à faire bouger les lignes !

ÀBLOCK! est un média indépendant qui, depuis plus d’1 an, met les femmes dans les starting-blocks. Pour pouvoir continuer à produire un journalisme de qualité, inédit et généreux, il a besoin de soutien financier.

Pour nous laisser le temps de grandir, votre aide est précieuse. Un don, même petit, c’est faire partie du game, comme on dit.

Soyons ÀBLOCK! ensemble ! 🙏

Abonnez-vous à la newsletter mensuelle

D’autres actus en brèves…

Le questionnaire sportif de… Manon Houette

Le questionnaire sportif de… Manon Houette

En novembre dernier, elle jouait les consultantes pour TF1 lors de l’Euro de hand féminin, avant de revenir sur les parquets pour sa nouvelle saison avec le club de Chambray. La handballeuse Manon Houette, très en forme, répond à notre petit questionnaire de sport entre deux matches de la Ligue Butagaz Énergie…

Lire plus »
Laura Georges : « Je ne me suis jamais dit que le football n’était pas fait pour moi. »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une footeuse engagée (Laura Georges sur notre photo), une Question Qui Tue essentielle, une histoire du breakdance conjugué au féminin, des femmes musclées et fières de l’être ou encore un zoom sur du handball écolo, c’est le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK! Enjoy !

Lire plus »
Le handball brestois se met au vert !

Le handball brestois se met au vert !

Quand le sport joue la carte de l’environnement, il rejoint les rangs d’une asso au nom qui claque : Fair Play For Planet. Une asso qui va pouvoir compter sur le soutien du Brest Bretagne Handball et de la salle Brest Arena. Le but ? Que le sport soit plus propre.

Lire plus »
Il était une fois le breakdance… féminin

Il était une fois le breakdance… féminin

Née dans les rues du Bronx dans les seventies, cette danse acrobatique voit s’affronter des « crew » sur le bitume et sur les pistes à coups de mouvements saccadés. Et les Bgirls y font bonne figure. Petite histoire du breaking conjugué au féminin.

Lire plus »
Capucine : « Être entre filles nous permet d’oser nous lancer. »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une pionnière de la planche, une fille de la glisse qui n’a peur de rien (Capucine avec ses copines les Shreddeuses sur notre photo), un récap’ de l’Euro de hand, une runneuse toujours ÀBLOCK! (même en diagonale) ou une Question qui tue spécial insomniaques… C’est le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!

Lire plus »
Isabelle : « Continuer le sport fait partie de ma lutte contre le cancer du sein. »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une étude sur les corps féminins musclés à l’extrême, une crossfiteuse qui combat la maladie par le sport (Isabelle sur notre photo), une nouvelle chronique philo signée Marie Robert, un récap’ de la dernière compet de ballon ovale, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! Bonne (re)découverte !

Lire plus »
 Lilou Ruel : "Il faut donner confiance aux filles, leur dire qu'elles peuvent devenir hyper forte en parkour." 

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Des filles qui partent à l’assaut du désert péruvien, une jeune gardienne qui connaît sa première compétition internationale, une championne qui vise les sommets (Lilou Ruel sur notre photo) et une pionnière sifflet en bouche ? C’est le meilleur d’ÀBLOCK! pour la semaine, bonne lecture !

Lire plus »
Tour de France Femmes 2023, la route sera longue !

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Le parcours 2023 du plus fameux road trip français à vélo et un zoom sur le handball avec l’Euro qui débute. Une Bleue du hand toujours en activité qui répond à notre questionnaire sportif et une autre qui retrace son parcours avec l’équipe de France, c’est le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!. Enjoy !

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Il était une fois le rugby…féminin

Il était une fois le rugby… féminin

La fédé anglaise de rugby vient (enfin) de retrouver le trophée originel de la Coupe du monde de rugby féminin, égaré depuis quinze ans. Un trophée découvert par un ancien administrateur dans le grenier de la maison de ses parents. L’anecdote valait bien un petit rappel historique. C’est ce qui s’appelle prendre la balle au bond. Ou transformer l’essai.

Lire plus »
Greta Andersen

Greta Andersen, la nageuse qui a failli se noyer aux JO

Elle a appris à nager sur le tard, ce qui ne l’a pas empêchée de marquer de son empreinte l’histoire de la natation mondiale. Greta Marie Andersen, bientôt 94 ans, a porté haut les couleurs du Danemark en bassins et en eau vive. Un parcours extraordinaire qui aurait pu connaître une issue dramatique lorsqu’elle manqua, de peu, se noyer lors des Jeux Olympiques de Londres, en 1948. Portrait d’une nageuse « à la coule ».

Lire plus »
Rose Nathike Lokonyen

Rose Nathike Lokonyen, le sport pour refuge

Elle n’est pas une athlète comme les autres. En 2016, Rose Nathike Lokonyen participait aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro au sein de la première équipe de réfugiés de l’Histoire. Depuis, la jeune sud-soudanaise continue de tracer sa route, utilisant le sport pour mettre en lumière le sort de ceux qui, comme elle, ont dû fuir leur pays. Portrait d’une sportive qui (re)vient de loin.

Lire plus »
Retour en haut de page

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

WordPress Cookie Notice by Real Cookie Banner