Mélissa Plaza

« Le foot a été l’échauffement de ma vie, mais j’étais promise à autre chose. »

Mélissa Plaza
Une survivante. Une battante pour le moins singulière. Mélissa Plaza avait un rêve, petite, celui de devenir footballeuse professionnelle. Un choix de vie auquel, malgré les obstacles, elle n’a jamais voulu renoncer. À présent retraitée, l’ex-joueuse de l’OL prête sa voix aux femmes et milite, sans s’économiser, pour une société plus égalitaire. Rencontre avec une fille percutante, forte et généreuse.

Par Sophie Danger

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Tu as découvert le football très jeune, vers l’âge de 8 ans. Qu’est-ce qui t’a séduit dans ce sport ?

La réponse à cette question est, très souvent, qu’il y a un papa, un grand-frère ou un cousin qui jouait au foot. C’est généralement un vecteur social qui amène la passion, mais, pour moi, en l’occurrence, ça a été plutôt une rencontre fortuite. J’ai toujours joué au football sans avoir d’exemples autour de moi.

Ce sport était, pour moi, un exutoire, une passion fondatrice, mais aussi et surtout, salvatrice. Il m’a sauvée d’un contexte familial toxique et, lorsqu’à 8 ans, pleine de certitudes, j’avance que je veux devenir footballeuse professionnelle, il n’y a pas une seconde où je n’envisage pas sérieusement cette option.

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À cette époque, pourtant, ton entourage te rabâche que le football n’est pas un sport pour les femmes. Tu cites l’exemple de ta grand-mère qui t’achetait des robes à chaque Noël pour te faire rentrer dans le rang…

L’horreur ! Des robes à boutons, en plus ! La pauvre, elle s’est vite résignée parce que je déchirais ses robes, ce n’était pas du tout pratique pour jouer au foot. Moi, je portais des bermudas et des tee-shirts très amples dans lesquels je pouvais me mouvoir et mettre de belles frappes en lucarne !

C’était une époque où, pour une fille, pratiquer le football restait une passion incongrue. J’étais une espèce d’immondice dans ce milieu-là car il n’y avait jamais de petites filles autour de moi, j’étais toujours la seule à jouer au foot avec les garçons.

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Tu emploies des termes très forts comme « immondice ». Comment est-ce que tu es parvenue, si jeune, à passer outre ces injonctions à te conformer à la norme pour continuer à jouer au football ?

À travers le foot, j’ai entraperçu l’espoir de pouvoir fuir ce climat familial toxique et sclérosant dans lequel je ne m’épanouissais pas du tout. Cet espoir a été mon moteur. Le football m’a sauvé la vie et je le dis sans crainte, sans honte, sans culpabilité et sans scrupule vis-à-vis de mes parents.

Il y a, dans notre société, ce sacro-saint mythe de la famille bienveillante, mais il ne faut pas se leurrer, parfois c’est chaotique et le mieux est alors de partir.

Moi, je suis partie très jeune, j’avais 13 ans. Mais, de mes 8 ans, quand je commence à crier à qui veut bien l’entendre, que je serai footballeuse professionnelle malgré les réticences, les injures, le fait que l’on me certifie que ça n’existe pas, que ce n’est pas possible, jusqu’à mes 12 ans, ma décision a été réfléchie et je l’ai mise en application dès lors que j’ai eu l’opportunité de me barrer.

Le livre de Mélissa Plaza, “Pas pour les filles ?” aux éditions Robert Laffont, est paru en 2019

Qu’est-ce qui, en toi, te faisait croire que c’était possible ? Est-ce que tu avais un modèle, des références ?

Il n’y avait pas de modèle, mais peut-être que, inconsciemment, je me disais que j’allais pouvoir écrire l’Histoire, l’inventer et devenir une des premières. Il s’est avéré que je n’ai pas été la première, mais j’appartiens quand même à la deuxième génération de pionnières, je fais partie de celles qui ont largement essuyé les plâtres de ce monde ultra misogyne et qui l’est encore malheureusement.

On peut dire que j’ai contribué à inventer ce métier car j’ai connu la transition entre le moment où on n’en vivait pas du tout et le moment où on a commencé à en vivre.

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Est-ce que, à cet âge-là, tu comprenais pourquoi on ne voulait pas que tu joues au football ?

Je ne sais pas si je le comprenais bien. Par contre, ce que je réalisais, c’était l’impact que ça avait sur moi intérieurement parce que ça me mettait dans une colère noire.

Dès petite, j’étais une fervente défenseuse de la liberté. J’avais horreur que l’on entrave mes libertés et que l’on puisse entraver celle des autres petites filles autour de moi.

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Se lancer dans le football quand on est une fille, c’est contrevenir aux normes. Contrevenir aux normes, c’est s’exposer à des retours de bâton souvent douloureux. Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi ? Tu évoques notamment les remarques vis-à-vis de ton corps de sportive…

Je pense que le plus dur, pour moi, ce n’était pas que l’on essaie de m’empêcher de jouer au foot à l’école par exemple, le plus dur, c’était d’être dans une famille ultra violente. C’est hyper difficile de grandir dans un contexte d’humiliation permanente et de mépris de soi.

Il y avait les remarques sur mon corps, mais aussi beaucoup d’humiliation quant à mon être, à ce que j’étais profondément et ça, ça altère l’estime de soi durablement.

Longtemps, on a cette petite voix dans la tête, extrêmement désagréable, extrêmement destructrice, qui tue dans l’œuf toutes les velléités que tu peux avoir concernant tes ambitions, tes projets. Ça, je le comprends aujourd’hui.

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Qu’est-ce qui fait que la passion l’a emporté sur tout le reste ?

Je n’ai pas eu le choix. Quand on a envie de vivre, malgré ce que l’on traverse d’horreurs et d’atrocités dans son quotidien, on n’a pas d’autre choix que celui d’être forte, courageuse. C’est ça ou la mort.

Il y a sans doute aussi une part d’individualité très forte, une question de personnalité, mais je pense également que j’ai eu de la chance. J’ai eu des mains tendues, je n’étais pas complètement seule et c’est ça qui m’a sauvée. J’ai une bonne étoile qui me suit et me porte.

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Ce rêve que tu portes depuis l’enfance commence à prendre véritablement forme en 2003 lorsque tu signes avec l’ESOFV La Roche-sur-Yon. C’est une étape importante dans ton parcours ?

C’était une vie compliquée, très loin de la vie de sportive de haut-niveau rêvée, mais ça a eu le mérite de me mettre le pied à l’étrier. Ça a été le tremplin vers le haut-niveau.

J’ai commencé à faire mes premières apparitions en D1 et, pour moi, c’était précieux : on m’envoyait des signes très forts que c’était possible, que j’avais les capacités et que j’avais tout l’avenir devant moi pour devenir une grande joueuse.

C’est aussi à cette époque que tu vas porter, pour la première fois, le maillot de l’équipe de France…

Les sélections en équipe de France sont arrivées sur le tard parce que je n’ai pas fait Clairefontaine. J’ai échoué deux fois aux portes d’entrée. Sur le moment, ça a été les échecs les plus cruels de ma vie mais, avec le recul, ça m’a permis de comprendre, d’une part, que j’avais très très envie de devenir footballeuse professionnelle, que ce n’étais pas une passade, et d’autre part que je ne faisais pas ce qu’il fallait pour le devenir. Cet échec est venu éprouver mon désir.

Je me suis accrochée, j’ai bossé dur et, lors de ma dernière année à la Roche, j’ai été sélectionnée avec les moins de 20 ans pour le Mondial au Chili et là, c’était absolument dingue ! Je partais jouer à l’autre bout du monde, dans des stades avec 20 000 personnes, j’avais 19 ans, je chantais mes premières Marseillaises, c’était incroyable !

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Tu avais réussi, non seulement, à devenir professionnelle mais, qui plus est, à porter le maillot bleu, ce qui est une consécration dans une carrière professionnelle…

Oui et c’est ce qui m’a ouvert les portes du haut-niveau. À la Roche, au bout de six ans, je ne progressais plus. Malika Bousseau, la coach, m’a dit : « il faut que tu partes parce qu’on ne pourra plus rien t’apporter ici ». C’était très bienveillant, elle savait que j’avais envie de percer.

Tu mets alors le cap sur Montpellier. Tu y découvres un autre football ?

Oui, je n’avais plus une heure de route à faire pour me rendre au club, on avait des équipements d’entraînement alors qu’à la Roche, c’était le carnaval, chacune venait avec sa propre tenue, il y en avait de toutes les couleurs… A Montpellier, il y avait un peu plus de confort et un niveau beaucoup plus exigeant.

Après le Mondial au Chili, j’ai également eu mes premières sélections avec l’équipe de France A. Tout s’éclaircissait pour moi. C’était comme si, d’un coup d’un seul, le ciel devenait bleu. J’évoluais en équipe de France, je devenais footballeuse professionnelle – même si, à l’époque, je gagnais 400 balles brut par mois, ce qui était ridicule mais je pouvais dire que j’en vivais – je commençais à avoir mes premiers contrats sponsoring…

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Ce métier de footballeuse professionnelle, il était conforme à l’idée que tu t’en faisais petite fille ?

Non, moi je l’imaginais comme celui des footballeurs professionnels. Le foot m’a sauvée des violences que j’essayais de fuir, mais il m’a ramenée aux violences que je fuyais. J’ai revécu le sexisme, l’injustice et là, ça a été la désillusion parce qu’on s’aperçoit, quand on est à Montpellier, qu’être une femme n’implique pas du tout le même traitement que quand on est un homme.

On voyage en bus, on se tape des sandwiches sur l’aire d’autoroute, les équipements sont trop grands. Je me souviens, lors de ma première saison, de la taille des maillots ! C’était les maillots des garçons, au format S certes, mais j’étais obligée de prendre des tailles enfant pour que ça corresponde à mon gabarit. On jouait dans des stades tout pourris, il n’y avait même pas de tribunes, les gens s’accrochaient au grillage pour nous entrapercevoir.

C’est dans tous ces petits détails du quotidien, ultra récurrents, que l’on s’aperçoit que l’on n’est pas légitimes dans ce milieu, qu’on ne l’a jamais été, que notre place est précaire, que l’on nous invite à nous contenter de ce que l’on a et à fermer nos gueules parce que cela peut nous être retiré à tout instant.

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C’était la même chose quand tu es arrivée à Lyon ?

Quand je suis arrivée à Lyon, j’ai vraiment vu la différence. Les femmes avaient la reconnaissance qu’elles méritaient. Bien sûr, il y a des écarts salariaux énormes mais c’est quand même le club où, je pense, les femmes sont le mieux traitées au monde. Jean-Michel Aulas n’a jamais feint son engouement. Il venait nous voir, il nous supportait, il venait nous chercher avec son jet privé à la fin des matchs.

Il y avait aussi une différence en terme d’intensité. À Lyon, je n’ai pas vu le jour alors qu’à Montpellier, j’étais plutôt à l’aise. À l’OL, je jouais avec les meilleures, non pas de France, mais du monde parce que toutes les Internationales étrangères étaient là. Le niveau était très élevé et c’était très professionnel. Les filles étaient là pour gagner et ne s’en lassaient jamais.

Je me souviens de Camille Abily qui, lors d’un match, alors qu’il y avait 8-0 à la mi-temps, nous disait : « On en met encore autant dans la deuxième ! » Il n’y avait jamais la possibilité de lâcher un peu de lest, il fallait toujours donner le maximum.

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Est-ce qu’il y avait des passerelles entre hommes et femmes à Montpellier et à Lyon ?

À Montpellier, pas du tout, à Lyon, peu au début. Je me souviens même qu’une fois, ils avaient été obligés de venir nous voir en Ligue des Champions et j’avais trouvé ça fou que l’on soit obligé de les contraindre pour qu’ils viennent.

En revanche, j’ai vraiment le sentiment qu’aujourd’hui, il y a des joueurs qui sont des soutiens de l’équipe parce qu’ils publient des tweet, ils viennent voir les filles, prennent des photos avec elles. Il semble y avoir beaucoup plus de connexions, mais c’est peut-être dû aussi au fait que, maintenant, tout le monde s’entraîne au même endroit. Ça met tout le monde sur un pied d’égalité et ça aide à créer du lien.

Ta carrière va prendre fin prématurément, en 2016, en raison de blessures au genou. Le foot, qui t’avait sauvée, va finalement te trahir…

Lorsque j’ai arrêté ma carrière, j’ai eu de nouveau ce sentiment d’injustice et pire, d’inachevé. À chaque fois qu’une liste de l’équipe de France sortait, je me disais : « Comment est-ce possible, alors que j’étais promis à un si bel avenir, que je sois dans mon canapé en train de regarder les filles jouer ? »

Et puis, un beau jour, il y a eu une bascule. J’ai compris que, dans la vie, il ne sert à rien de se dire que ce qui nous arrive est juste ou injuste, la question est plutôt de savoir ce que l’on fait de ce qui nous arrive. Comprendre ça a été un vrai soulagement.

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Dans quel sens ?

Je disais, à l’époque, que, si je n’avais pas eu le foot, je serais passée à côté des meilleurs moments de ma vie, ce qui était d’une tristesse infinie. Aujourd’hui, je peux dire que j’en ai vécu d’autres, et que je vais certainement en vivre, plein d’autres. J’ai compris que je m’étais enlisée dans cette carrière de sportive de haut-niveau.

Le fait d’en sortir me permettait de devenir beaucoup plus puissante et de changer les choses véritablement, de les changer de l’extérieur certes, mais d’être actrice de ce mouvement qui va vers un monde plus juste, plus égalitaire.

Cet arrêt de carrière, je le considère désormais comme un tournant. Le foot a été l’échauffement de ma vie, mais j’étais promise à autre chose.

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Tu dis que cet arrêt de carrière prématuré t’a permis de prendre, enfin, la parole, chose qui n’était pas forcément envisageable avant. Il existe une omerta dans le football ?

Complètement, et ça l’est encore ! À cette époque, on ne pouvait pas dire tout ça, notre situation était trop précaire et elle l’est encore. De plus, j’étais une des seules à avoir ce sentiment d’injustice. D’autres le ressentaient, mais c’était plutôt des étrangères comme Lotta Schelin, Lara Dickenmann.

Aujourd’hui encore, nous ne sommes que quelques-unes à prendre position véritablement, à nous offusquer des violences faites aux femmes, à nous indigner des féminicides je pense, par exemple, à Laura Georges, à Candice Prévost. Ça me fait tellement chaud au coeur.

À l’époque, j’avais déjà des soeurs de lutte ! Elles ne pouvaient pas se révéler, mais aujourd’hui, on se serre les coudes, on dénonce ensemble les discriminations et les violences et ça fait un bien fou de les savoir à mes côtés.

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On a l’impression, malgré tout, d’un changement progressif du regard porté sur le football féminin ces dernières années. La récente Coupe du monde a été un succès par exemple. Est-ce, pour toi, le signe d’une évolution et, qui plus est, d’une évolution durable ?

C’est une évolution, mais je pense que c’est un peu de la poudre aux yeux. L’important, c’est aussi ce qui se passe dans les clubs, comment les filles y sont traitées et pas juste à l’OL et au PSG… On envisage enfin un congé maternité par exemple, il est temps !

Par ailleurs, le regard porté sur le football pratiqué par les femmes a changé, les gens commencent à le regarder mais, ce qui m’intéresse, c’est comment ils le perçoivent. On retombe souvent dans les mêmes stéréotypes, les mêmes visions essentialistes du style : « J’adore regarder le foot “féminin“ parce que les joueuses sont plus techniques, plus tactiques, moins truqueuses. »

Mélissa Plaza…sans langue de bois

Il y a une polémique sur cette question de sport “au féminin”, mais il existe, pour autant, de vraies différences physiologiques entre homme et femme dans le sport en général et dans le football en particulier…

Oui, mais on s’attache encore à ce qui nous différencie plutôt qu’à ce qui nous lie. Pourtant, un « une-deux » chez les filles ou les garçons, c’est la même chose. Un passement de jambe reste un passement de jambe. C’est pour ça que, quand on parle de foot féminin, c’est une erreur, ça veut dire qu’on catégorise : le football est pour les hommes et le football féminin, ce petit truc de niche, c’est pour les femmes.

La première chose que l’on me dit lorsqu’on parle de football pratiqué par les femmes, c’est que les joueuses sont très féminines. Il y a toujours cette injonction permanente qui, parfois, prend la forme d’un ordre. Si on regarde les filles de l’équipe de France, la plupart des joueuses ont les ongles peinturlurés, elles sont maquillées, j’ai même entendu dire qu’on avait demandé à ce que celles qui ont les cheveux longs soient privilégiées…

Mais, on s’en fout qu’elles soient féminines, on veut qu’elles jouent bien au foot ! Tant que nous ne serons pas sortis de ça, nous n’aurons pas avancé sur la question.

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Cette question, elle est au centre de ta reconversion et elle dépasse désormais, le seul cadre du sport. Tu milites pour l’égalité entre les sexes à travers ton engagement au sein de Peace and Sport mais aussi à travers des conférences, des livres…

Je mène, depuis quelques temps, une quête d’égalité entre les femmes et les hommes. Je le fais par le prisme du sport, mais mes engagements sont beaucoup plus larges. Je suis ambassadrice Peace and Sport, je donne des conférences, j’organise des stages de foot à visée éducative pour travailler l’empowerment des jeunes filles et leur donner des outils concrets pour leur vie de femme et de footballeuse.

J’essaie de changer les choses par différents moyens. Aujourd’hui, je me sens impactante, j’ai l’impression d’avoir une voix qui compte et qui porte. J’ai l’impression de me faire enfin un nom, ce nom que je n’ai pas pu me faire en étant footballeuse professionnelle.

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