Marion Navarro : « Après Miss France et Pékin Express, je suis prête pour le marathon de Paris ! »23 ans, diplômée de l’École Internationale de Mode, adepte de course à pied

Marion Navarro FB9
Elle s’est longtemps rêvée danseuse. Jusqu’à la blessure. Et puis il y a eu l’aventure Miss France, et une victoire à Pékin Express. Pour ses 23 ans, Marion Navarro avait envie d’une nouvelle aventure qui lui permettrait de repousser encore un peu plus ses limites. La Team Running Intersport lui en a apporté une sur un plateau : le Marathon de Paris qui s’élancera ce 12 avril et que la néo-runneuse envisage de boucler en 5 heures.

Propos recueillis par Sophie Danger

Publié le 10 avril 2026 à 15h54

« Moi qui n’avais jamais couru un marathon il y a encore six mois, je m’apprête à prendre le départ du marathon de Paris. J’ai, malgré tout, un passif solide en matière de sport. J’ai pratiqué la danse classique à haut niveau pendant quinze ans. J’ai commencé à 4 ans et, lorsque je suis entrée au collège, j’ai suivi un cursus en emploi du temps aménagé. Mon but était de passer les sélections pour l’Opéra de Paris. C’était mon graal. Tout est tombé à l’eau parce que j’avais deux centimètres de trop ! Moi qui ai toujours été complexée par ma taille, ça a été un moment difficile : j’étais trop grande pour tout, même pour l’opéra.

J’ai quand même continué la danse. Au lycée — j’étais en LES (Lycée d’accueil d’excellence sportive) — j’en faisais six heures par jour : deux heures de danse de 10 h à 12 h, deux heures de 16 h à 18 h et deux heures le soir avec mon club ; c’était assez conséquent. Arrivée à la fin de mon année de terminale, j’ai dû faire un choix : soit je me lançais à fond dans une école de mode à Paris, soit je me lançais à fond dans la danse classique.

©Marion Navarro/Facebook

Il se trouve que je me suis blessée -surcharge-, le choix s’est donc imposé à moi : je suis partie à Paris pour mes études et, du jour au lendemain, j’ai complètement arrêté la danse, qui avait pourtant rythmé ma vie depuis toute petite. Je n’ai jamais eu de regrets. Peut-être parce que, parallèlement à la danse, j’avais un autre rêve : être miss. J’ai participé à mon premier concours de miss à 8 ans et, comme pour la danse, je suis allée au bout de mon rêve en devenant Miss Franche-Comté 2022 et deuxième dauphine de Miss France 2023. C’était une très belle histoire mais, malgré tout, elle avait un petit goût d’inachevé. Après Miss France, j’ai eu envie de participer à quelque chose qui me permettrait de me dépasser, de sortir de ma zone de confort et aussi… de gagner.

©Marion Navarro/Facebook

C’est comme ça que je me suis retrouvée à candidater pour Pékin Express. Mon passif en sport, et particulièrement en danse, m’a beaucoup aidée pour remporter l’aventure, notamment sur le plan mental : Pékin Express, c’est de la survie pendant deux mois et il faut de l’endurance, au moins à ce niveau-là. Je savais également que j’étais capable de pousser mon corps à l’extrême. Durant ces deux mois, je me suis surprise. Je ne m’étais jamais confrontée à la survie ; moi qui suis thalassophobe, j’ai dû faire de la plongée sous-marine… Un autre aspect lié au sport a été important pour moi : la sororité. Humainement, c’était une superbe expérience de vie. Plus tard, la team Asics Intersport m’a contactée pour courir le Marathon de Paris. Je me suis dit qu’après ma participation à Miss France à 19 ans et Pékin Express à 21 ans, j’avais envie d’un défi à la hauteur de ces deux-là. Alors, le Marathon de Paris, pourquoi pas ? C’était pas mal pour mes 23 ans !

©Marion Navarro/Facebook

C’est un défi complètement différent, malgré tout, et qui me pousse encore plus dans mes retranchements, car j’étais loin d’être la première en demi-fond au collège et au lycée. C’est aussi ce qui m’a poussée à dire oui : c’était l’occasion de montrer à ma communauté que le sport apporte beaucoup de choses positives et que tout le monde peut s’y retrouver, peu importe son passif ou son niveau. J’avais envie, à travers cette expérience, d’aider ceux qui n’ont pas l’habitude de courir mais qui ont envie de se lancer dans la course à pied, en leur montrant, à travers mon parcours, que tout est possible, qu’il suffit de s’entraîner ensemble, de courir ensemble, de partager du positif.

©Marion Navarro/Facebook

J’ai commencé ma préparation au mois de novembre dernier, avec entraînement tous les jours, préparation physique, préparation mentale, nutrition… J’ai beaucoup de chance car je suis accompagnée par une merveilleuse équipe qui croit en moi. Je n’ai pas d’objectif chronométrique. Je sais bien que je ne gagnerai pas le Marathon de Paris, mais si je passe la ligne en cinq heures, ce sera génial. Je sais déjà que cette expérience restera quelque chose d’important pour moi, car plein de gens m’ont dit que je les avais motivés, notamment des femmes. Il y en a même qui ont réussi à obtenir un dossard pour le marathon. On va pouvoir se retrouver sur la ligne de départ. Et ça, c’est une belle victoire. »

©Marion Navarro/Facebook

Ouverture ©Marion Navarro/Facebook

D'autres épisodes de "Running, après quoi courent les filles ?"

Elles aussi sont inspirantes...

Guila Clara Kessous : « En montant à la corde, j'ai osé faire ce qui me freinait depuis des années. »

Guila Clara Kessous : « En montant à la corde, j’ai osé faire ce qui me freinait depuis des années. »

Formée à Harvard et par le théâtre, elle a plusieurs cordes à son art. Guila Clara Kessous, entrepreneure diplomatique, s’engage depuis plus de quinze ans pour les droits des femmes. Et voilà que le sport entre dans la danse en un geste politico-artistique : grimper à la corde. Une ascension symbolique, une allégorie de la difficulté des femmes à s’élever dans la société. Prenons de la hauteur.

Lire plus »
Lison Bornot : « Je veux mettre en avant l’Ultimate. C’est lui qui m’anime. »

Lison Bornot : « Je veux mettre en avant l’Ultimate. C’est lui qui m’anime. »

Avec sa sœur Éva, elle truste les premières places depuis 2015 en Ultimate. Membre essentiel de l’équipe de France, Lison Bornot est Championne d’Europe outdoor 2023 et championne du monde d’Ultimate sur sable 2023. La voici maintenant en piste pour les World Games, l’antichambre des JO, qui se déroulent en Chine, du 7 au 17 août 2025. Témoignage d’une fille pétillante devenue l’une des ambassadrices françaises d’un sport trop peu connu.

Lire plus »
Diane Servettaz : « Avec le vélo, j’ai compris que même si ça flanche côté mental, t’en as encore sous la pédale. »

Diane Servettaz : « Avec le vélo, j’ai compris que même si ça flanche côté mental, t’en as encore sous la pédale. »

En à peine trois ans, cette passionnée de vélo a décroché un podium sur 500 kilomètres et bouclé sa première course d’ultra, la fameuse BikingMan, en tant que première féminine. Carburant aux défis, pédalant sans relâche, surmontant tous les obstacles grâce à un mental d’acier, la Savoyarde n’a pas fini d’enfiler les kilomètres dans ce sport de l’extrême. En piste !

Lire plus »
Emelyne Heluin: « Je sais pourquoi je cours, pourquoi je lutte. »

Emelyne Heluin : « Je sais pourquoi je cours, pourquoi je lutte. »

Gymnaste jusqu’à son adolescence, Emelyne Heluin a dû raccrocher le justaucorps après une prise de poids inexpliquée et d’autres symptômes invalidants. Diagnostiquée d’une maladie endocrinienne chronique et évolutive, le SOPK, à l’âge de 17 ans, elle erre pendant des années entre perte de confiance en elle et détresse psychologique avant de retrouver le chemin du sport comme outil de santé. Ce sera la marche, puis la course à pied jusqu’à se lancer sur des marathons.

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

La Traversée Marthe Robert 2021

À l’eau pour Marthe Robert !

En maillot ou en combinaison, le Lac de Neuchâtel, en Suisse, accueille ce week-end des nageurs prêts à se mouiller pour rendre hommage à la pionnière Marthe Robert. Organisée par la Société de Sauvetage et de Vigilance Nautique de Neuchâtel, la première édition de la Traversée Marthe Robert se jette à l’eau. À vos lunettes et bonnets !

Lire plus »
Élodie Clouvel : « Avant les Jeux de Paris, j’étais en train de mourir et puis je me suis choisie, ce fut une renaissance »

Élodie Clouvel : « Avant les Jeux de Paris, j’étais en train de mourir et puis j’ai vécu une renaissance. »

Elle a connu l’enfer avant de renaître de ses cendres. Élodie Clouvel, vice-championne olympique de pentathlon à Paris, a décidé, onze mois avant les JO, d’écouter son instinct pour être, enfin, seule maîtresse à bord de sa carrière. Un choix osé, courageux et payant sur le plan sportif et personnel. Rencontre avec un Phoenix qui lorgne désormais sur Los Angeles 2028.

Lire plus »
Quand tu fais l'Ironman, tu oublies la douleur, tu ne gardes que les bons moments. 

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une femme de fer, une experte du maillot de bain, une course spartiate, une autre pour la planète, une pionnière du rugby, une nouvelle question qui tue… découvrez le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner