Lou : « Depuis l'annonce de mon cancer, courir est un refuge. »22 ans, en master d’événementiel sportif, course à pied

Lou : « Depuis l'annonce de mon cancer, courir est un refuge. »
L'été dernier, elle avait des kilomètres plein la tête. Puis le diagnostic. Le cancer, les chimios, le monde qui vacille. Mais Lou, 22 ans, a continué de courir. Objectif : passer la ligne d’arrivée du Schneider Electric Marathon de Paris, le 12 avril prochain. Comme une victoire sur la maladie.

Propos recueillis par Claire Bonnot

Publié le 06 avril 2026 à 17h55, mis à jour le 07 avril 2026 à 10h03

« Enfant, j’ai toujours plus ou moins fait du sport, marche, vélo, roller. Mais c’est vraiment à l’âge de 9 ans que j’ai trouvé celui qui me convenait le plus : l’athlétisme. Honnêtement, je n’étais pas très forte. Mes parents voulaient que je m’engage dans une activité physique donc j’ai persévéré. Je faisais des cross, mais je n’aimais pas trop ça. Aller courir un dimanche matin dans la boue et le froid pour arriver dernière, on a vu plus sympa… Mais j’avais des amies là-bas, on s’était inscrites en même temps, ça nous permettait de passer de bons moments ensemble. C’était notre truc à nous. J’en garde de bons souvenirs.

À 15 ans, j’ai commencé à courir seule. Je voulais être libre et pouvoir faire mon sport quand je voulais. La course à pied, c’était parfait. Ça m’est venu parce que ma maman court. D’ailleurs, j’ai commencé avec elle. C’est à partir du confinement, en 2020, qu’il y a eu un tournant pour moi avec le running. Parce que c’était le seul moment où je pouvais sortir. Du coup, je m’étais donné le défi d’aller courir tous les deux jours sur 4-5 kilomètres. Et j’ai tenu ! La période a été horrible pour beaucoup de gens alors que, pour moi, grâce à la course à pied, ça a été très cool. Il faisait super beau, j’étais au Mans, chez mes parents, à la campagne.

©DR

Fin 2021, j’ai un déclic : je m’inscris à une course, le « 10 km Le Maine Libre » au Mans. Je ne sais pas trop pourquoi, mais j’en avais envie. J’y suis allée tranquille et j’ai bouclé la course en moins d’une heure, un trop bon souvenir ! Je l’ai tentée à nouveau l’année d’après. Je l’avais un peu plus préparée et j’avais prévu de la faire en 57 minutes et c’est ce que j’ai fait. Mais je m’étais mis un peu plus la pression et je n’ai pas eu d’aussi bonnes sensations que la première fois. Ça ne m’a pas dégoutée pour autant des courses, je me suis dit que ça arrivait, qu’il y a des jours comme ça où ça ne marche pas toujours comme on veut…

À ce moment-là, j’étais en licence langues étrangères appliquées anglais et espagnol, au Mans. En deuxième année. J’allais courir trois fois par semaine. La course à pied, c’était vraiment mon échappatoire… même si j’adorais mes études. J’aimais bien suivre les conseils et les contenus de runneuses sur les réseaux sociaux comme @Courspetitetomate et @runromane.

©DR

Depuis septembre 2024, j’habite à Nice pour mes études – un master d’événementiel sportif – et je suis en alternance dans un magasin de sport outdoor. Comme mes collègues courent beaucoup et enchaînent les trails et les marathons, ça m’a motivée à m’inscrire à mon premier semi. Et c’est sur cette belle lancée que je me suis inscrite au Schneider Electric Marathon de Paris en avril 2025. Mais en juillet 2025, j’ai reçu un diagnostic qui a tout fait basculer : j’avais un lymphome de Hodgkin. En fait, après m’être découvert des ganglions en novembre 2024, j’ai enchaîné les examens. Ça a été une période très stressante. J’ai vécu huit mois d’errance de diagnostic. Ce qui est fou, c’est que j’étais hyper en forme à cette période. Je me souviens que, quelques jours avant, j’avais envoyé des messages à tous mes amis en disant que j’allais hyper bien et que le trail de plus de 10 kilomètres que je venais de faire, pour lequel ma boite était partenaire, m’avait procuré de super sensations.

©DR

Donc, si le médecin m’annonçait que j’avais un cancer, c’était n’importe quoi ! Je savais que les médecins cherchaient quelque chose de grave, mais tu ne peux pas imaginer un truc pareil. Dès que j’ai appris la nouvelle, j’ai été mise en arrêt de travail et mon dossier a été transféré au Mans pour que je rejoigne mes parents. Je ne pouvais pas rester faire mes traitements toute seule. Ma vie a changé d’un coup. Pour autant, les médecins ne m’ont pas dit d’arrêter le sport, au contraire. Je devais en profiter tant que j’étais encore en forme. Avant d’être trop fatiguée à cause des chimios. Dans tout ça, mon inscription au marathon de Paris, quelques mois avant le diagnostic, apparaissait comme la lumière au bout du tunnel, un refuge, un défi symbolique. J’avais prévu de faire une préparation béton sur six mois mais j’ai dû revoir mes plans, évidemment.

©DR

J’ai débuté les chimios en août. La première semaine de traitement, ce n’était pas possible de courir. J’étais KO. Marcher, c’était déjà énorme. Je reprenais la course seulement dix jours après chaque chimio. Je sentais que c’était dur. S’arrêter dix jours et reprendre, ce n’est pas idéal. Et avec tous les traitements, mon cardio s’emballait à chaque fois. C’était hyper frustrant parce que j’étais obligée de beaucoup ralentir pour parvenir à courir… Mais en même temps, je me disais : « En fait, j’arrive toujours à courir ». De savoir ça, ça changeait les choses. C’était trop bien de pouvoir continuer malgré tout. Et puis, après avoir passé dix jours à plat avec la chimio, c’était une libération. À côté, pour accompagner doucement mon corps, je me suis mise au Pilates.

©DR

Côté marathon, très vite, je me suis dit que j’allais continuer, ne pas lâcher l’objectif. Avec la durée de traitement qu’on m’avait annoncée au début, ça pouvait le faire. Mais quand j’ai commencé mes premières chimios et que j’ai vu l’état dans lequel ça me mettait, je me suis dit que ce serait peut-être compliqué d’aller au bout. Mais je répondais bien au traitement et j’ai pu le terminer en novembre. J’ai donc eu un peu de temps pour m’en remettre avant de commencer ma prépa. Dès le moment où j’ai su que j’étais en rémission, je me suis dit que ce serait possible de courir le marathon. Et je suis rentrée à Nice en février pour reprendre ma vie, entre boulot et course à pied. En ce moment, c’est donc le marathon qui occupe toute ma tête. Je m’imagine franchir la ligne d’arrivée… Mais je crois aussi que courir, c’est une manière de m’évader.

©DR

J’ai commencé ma prépa le 22 décembre et, au bout de cinq semaines, j’ai eu une douleur à l’ischio. J’ai dû arrêter de courir une semaine. Je reste avant tout à l’écoute de mon corps et beaucoup plus qu’avant, j’y suis obligée. Mais j’ai repris. J’étais prête. Avec ma préparation assidue, j’ai vraiment vu la différence au fur et à mesure des mois. Je n’ai pas encore retrouvé mon niveau d’avant mais je me dis que ça va revenir, je suis jeune, j’ai tout le temps pour progresser et battre des records à nouveau. Il y a des jours où tout va bien et il y a des jours où je me sens hyper fatiguée. Ces jours-là, je me dis que c’est pas grave. Je ne force pas, je ne vais pas courir. J’adapte parce que si je m’épuise, ce sera contre-productif. Ce qui m’aide à tenir aussi, c’est que mes parents me soutiennent à 100 % dans ce projet.

©DR

C’est après ma première chimio que j’ai commencé à publier sur Instagram des posts sur ma maladie, au moment où je me suis rasé les cheveux. J’ai eu l’idée d’en parler quasiment dès que j’ai eu mon diagnostic, parce que je me suis dit que c’était fou que ça soit arrivé à quelqu’un comme moi, qui est sportif, qui a toujours bien mangé, qui ne boit pas, qui ne fume pas. Ça peut arriver même quand on a un mode de vie sain, en fait. C’est important de ne pas mettre de tabou sur le cancer. Il faut en parler parce que, malheureusement, il y en a de plus en plus. Mais, au départ, j’avais des craintes. Très vite, pourtant, j’ai reçu plein de messages de soutien de gens que je ne côtoyais plus depuis longtemps. Et ça m’a énormément aidée. Ça m’a confortée dans l’idée qu’il fallait que j’en parle. J’avais aussi besoin d’extérioriser tout ça : ça prenait une trop grosse place dans ma vie.

©DR

La première chose que j’ai faite après avoir eu mon diagnostic, c’est de chercher sur Instagram des personnes qui avaient la même maladie ou d’autres cancers. Elles se sont abonnées à moi aussi et on a pu échanger sur tout ce qu’on vivait. On se comprenait. Ça aide énormément. Je sais que, moi, quand j’étais en chimio, voir d’autres filles reprendre le sport, voir leurs cheveux qui repoussent, retrouver la forme, c’était très fort. Je me disais que c’était possible pour moi aussi. C’est pour ça que j’avais envie de partager. Je veux montrer à toutes ces personnes qui souffrent, qui sont au fond du trou pendant les chimios et qui se disent que ça ne va jamais s’arrêter, que c’est possible de reprendre le sport et de retrouver des sensations. On ne va pas rester dans cet état de post-chimio toute notre vie. Même si, bien sûr, la vie ne sera plus jamais comme avant.

©DR

Ce que j’aimerais dire aux jeunes filles qui, comme moi, ont un cancer ou une maladie grave, c’est que c’est normal que ce soit difficile et que l’avenir soit compliqué à imaginer. Même pour moi, c’est compliqué de se projeter après tout ça. Car il y a aussi la peur de la rechute. On vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Et puis, on ne peut pas tout le temps être en mode guerrière. Il y a des moments où on en a marre et où on aimerait juste avoir une vie normale. Donc il faut aussi accepter ces moments-là, ceux où l’on craque, quand on n’arrive plus à se battre, il faut se laisser le temps. Si on n’est pas bien, on a le droit de craquer. Moi, au début, je ne voulais pas. Je me disais : « Si je pleure, c’est le cancer qui va gagner. » C’était terrible d’avoir cette pensée. Mais non, ce n’est pas vrai, il faut relâcher. Même si ça ne sera pas toujours facile après, on peut revivre des moments cool, on peut refaire des choses incroyables. Et peut-être même que… c’est sûr, même… que cette épreuve nous apportera plein de belles choses aussi.

©DR

Pendant ma chimio, j’ai lu le livre d’Anaïs Quemener. On n’a pas du tout le même niveau mais ça m’a redonné espoir. Elle a été championne de France de marathon juste après ses chimios, il me semble. Et quand je vois ses cheveux longs. Elle les a super longs maintenant. Alors qu’elle était chauve comme moi je l’ai été. Et elle a eu son bébé… Des trucs comme ça… ça aide tellement ! Depuis mon diagnostic, j’ai une sorte de mantra pour me booster, m’aider à ne rien lâcher. Ce sont mes collègues qui ont lancé ça : le hashtag Fuck Hodgkin. Je dis fuck à Hodgkin, quoi. J’ai même fait floquer un tee-shirt pour le Schneider Electric Marathon de Paris !

Après le marathon du 12 avril, d’autres marathons me font envie. Celui de Séville, j’aimerais trop le faire. Et puis, je veux à nouveau préparer une distance type semi ou 20 km. Parce que j’ai fait le semi de Cannes en février dernier. Et augmenter un peu les distances en trail. Mais, là, déjà, le focus c’est le marathon de Paris et le but, c’est de le finir. Le sport, c’est tellement puissant, ça m’a sauvée tellement de fois depuis l’annonce de mon cancer… »

  • Pour suivre Lou dans son rêve de marathonienne et dans sa vie quotidienne de battante @lou_rgt

Elles aussi sont inspirantes...

Marion Navarro : « Après Miss France et Pékin Express, je suis prête pour le Marathon de Paris ! »

Elle s’est longtemps rêvée danseuse. Jusqu’à la blessure. Et puis il y a eu l’aventure Miss France, et une victoire à Pékin Express. Pour ses 23 ans, Marion Navarro avait envie d’une nouvelle aventure qui lui permettrait de repousser encore un peu plus ses limites. La Team Running Intersport lui en a apporté une sur un plateau : le Marathon de Paris qui s’élancera ce 12 avril et que la néo-runneuse envisage de boucler en 5 heures.

Lire plus »
Guila Clara Kessous : « En montant à la corde, j'ai osé faire ce qui me freinait depuis des années. »

Guila Clara Kessous : « En montant à la corde, j’ai osé faire ce qui me freinait depuis des années. »

Formée à Harvard et par le théâtre, elle a plusieurs cordes à son art. Guila Clara Kessous, entrepreneure diplomatique, s’engage depuis plus de quinze ans pour les droits des femmes. Et voilà que le sport entre dans la danse en un geste politico-artistique : grimper à la corde. Une ascension symbolique, une allégorie de la difficulté des femmes à s’élever dans la société. Prenons de la hauteur.

Lire plus »
Lison Bornot : « Je veux mettre en avant l’Ultimate. C’est lui qui m’anime. »

Lison Bornot : « Je veux mettre en avant l’Ultimate. C’est lui qui m’anime. »

Avec sa sœur Éva, elle truste les premières places depuis 2015 en Ultimate. Membre essentiel de l’équipe de France, Lison Bornot est Championne d’Europe outdoor 2023 et championne du monde d’Ultimate sur sable 2023. La voici maintenant en piste pour les World Games, l’antichambre des JO, qui se déroulent en Chine, du 7 au 17 août 2025. Témoignage d’une fille pétillante devenue l’une des ambassadrices françaises d’un sport trop peu connu.

Lire plus »
Diane Servettaz : « Avec le vélo, j’ai compris que même si ça flanche côté mental, t’en as encore sous la pédale. »

Diane Servettaz : « Avec le vélo, j’ai compris que même si ça flanche côté mental, t’en as encore sous la pédale. »

En à peine trois ans, cette passionnée de vélo a décroché un podium sur 500 kilomètres et bouclé sa première course d’ultra, la fameuse BikingMan, en tant que première féminine. Carburant aux défis, pédalant sans relâche, surmontant tous les obstacles grâce à un mental d’acier, la Savoyarde n’a pas fini d’enfiler les kilomètres dans ce sport de l’extrême. En piste !

Lire plus »
Emelyne Heluin: « Je sais pourquoi je cours, pourquoi je lutte. »

Emelyne Heluin : « Je sais pourquoi je cours, pourquoi je lutte. »

Gymnaste jusqu’à son adolescence, Emelyne Heluin a dû raccrocher le justaucorps après une prise de poids inexpliquée et d’autres symptômes invalidants. Diagnostiquée d’une maladie endocrinienne chronique et évolutive, le SOPK, à l’âge de 17 ans, elle erre pendant des années entre perte de confiance en elle et détresse psychologique avant de retrouver le chemin du sport comme outil de santé. Ce sera la marche, puis la course à pied jusqu’à se lancer sur des marathons.

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Fanny Caspar

Fanny : « Quelques minutes sur des skis et c’est le bonheur infini… »

Le ski pour passion, la montagne comme inspiration, les femmes par conviction. Championne du monde junior et multi-championne de France de ski de bosses, membre de l’équipe de France de freestyle dès ses 15 ans, coach de l’équipe d’Australie, Fanny Caspar a eu plusieurs vies sur ses skis. Résiliente après deux genoux cassés et un arrêt brutal de sa carrière, la montagnarde partage désormais son expérience avec les autres femmes en les poussant à croire en elles via les sports de glisse. Témoignage survitaminé.

Lire plus »
Il était une fois le ski… féminin

Il était une fois le ski… féminin

À l’heure où les meilleures skieuses de la planète jouent des bâtons pour remporter une médaille aux JO de Pékin, faisons un petit saut dans le passé, histoire de saluer les premières dames à pouvoir fouler les pistes enneigées et les podiums olympiques.

Lire plus »
Quand tu fais l'Ironman, tu oublies la douleur, tu ne gardes que les bons moments. 

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une femme de fer, une experte du maillot de bain, une course spartiate, une autre pour la planète, une pionnière du rugby, une nouvelle question qui tue… découvrez le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!

Lire plus »
Élodie Clouvel : « Avant les Jeux de Paris, j’étais en train de mourir et puis je me suis choisie, ce fut une renaissance »

Élodie Clouvel : « Avant les Jeux de Paris, j’étais en train de mourir et puis j’ai vécu une renaissance. »

Elle a connu l’enfer avant de renaître de ses cendres. Élodie Clouvel, vice-championne olympique de pentathlon à Paris, a décidé, onze mois avant les JO, d’écouter son instinct pour être, enfin, seule maîtresse à bord de sa carrière. Un choix osé, courageux et payant sur le plan sportif et personnel. Rencontre avec un Phoenix qui lorgne désormais sur Los Angeles 2028.

Lire plus »
Gaétan Alibert : « Les femmes dans le baseball… ça a été compliqué, mais elles ont toujours été là. »

Gaétan Alibert : « Les femmes et le baseball… ça a été compliqué, mais elles ont toujours été là. »

L’open de France de baseball féminin se jouait à Valenciennes la semaine dernière. Mais si on prolongeait le plaisir avec Gaétan Alibert ? Auteur passionné et passionnant d’une « Histoire populaire du baseball », il nous éclaire sur ce sport encore trop peu (re)connu en France, mais également sur quelques-unes de ses pionnières audacieuses. Et c’est de la balle !

Lire plus »
Claire Bannwarth : l’inépuisable aventurière du trail

Claire Bannwarth : l’inépuisable aventurière du trail

Elle court comme d’autres respirent. Claire Bannwarth, 36 ans, surnommée le « Lapin DuDuracell », est l’ultra-traileuse française qui défie les lois de l’endurance. Entre records, solitude choisie et défis hors norme, cette ingénieure alsacienne incarne une philosophie : courir pour le plaisir, sans jamais s’arrêter.

Lire plus »
Océane Michelon : La danseuse devenue reine du biathlon

Océane Michelon : La danseuse devenue reine du biathlon

Le jour de la Saint-Valentin 2026, elle n’a pas fêté l’amour mais elle a écrit une page d’histoire. À 23 ans, pour sa toute première course aux Jeux Olympiques de Milano Cortina, la biathlète savoyarde Océane Michelon a décroché la médaille d’argent du sprint. Derrière la performance, se cache une athlète méthodique, façonnée par la rigueur de la danse et portée par une ambition silencieuse. Retour sur le parcours de celle qui incarne la relève du biathlon tricolore.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner