Le sport qui fait bouger les lignes

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email
Pauline Courcoux

Pauline, 23 ans, joueuse de tennis semi-professionnelle, étudiante en école de Management

« Le plus dur à gérer dans le tennis féminin, c’est la pression financière. On se finance de A à Z. »

«  J’ai commencé le tennis assez tard finalement, vers l’âge de 8 ans. Ça a été totalement par hasard, personne n’en faisait dans ma famille, mais mes parents m’avaient demandé de choisir un sport.

Quand on commence jeune, il n’y a pas beaucoup de filles, donc si on se débrouille bien – et ça a été mon cas – on évolue assez vite !

Je crois que j’aime le tennis pour le plaisir du jeu, son côté ludique et la compétition. J’ai toujours préféré les sports individuels car je n’aime pas compter sur quelqu’un d’autre que moi-même.

« ll faudrait pouvoir être sponsorisée, mais des filles comme moi il y en a plein… »

Je suis une joueuse de tennis professionnelle si l’on considère le temps que je passe à le pratiquer, mais je n’en vis pas du tout.

Je fais donc des études à côté – à distance pour pouvoir m’entraîner et partir en tournoi – parce que ça ne durera pas.

Le plus dur à gérer, c’est vraiment la pression financière. On se finance seul de A à Z. Quand je participe à un tournoi à l’étranger, je dois payer l’avion, l’hôtel, la nourriture et parfois… pour perdre au premier tour !

Pauline Courcoux

ll faudrait pouvoir être sponsorisée, mais des filles comme moi il y en a plein…

Je suis aidée par mes parents, mais sinon il faut se trouver un petit boulot à côté, ce qui veut dire être fatiguée et avoir des horaires hyper adaptables pour les entraînements et les tournois !

Après, on est payées par les clubs pour les matchs par équipe. Mais c’est seulement cinq weekends dans l’année.

Pauline Courcoux

« À m’entrainer seule, j’ai fini par ressentir une forme de lassitude, j’avais comme perdu le bonheur de jouer.  »

L’an dernier, j’ai eu une saison compliquée : je progressais moins en m’investissant toujours autant.

J’avais besoin de faire bouger un peu le seul environnement que je connaissais depuis quinze ans. Je m’entraînais seule avec mon coach de toujours, et je ressentais une forme de lassitude, j’avais comme perdu le bonheur de jouer.

Aujourd’hui, j’ai deux types d’entraînement  : avec l’entraîneur qui me coache depuis que j’ai commencé enfant, mais aussi au sein d’un groupe de joueurs avec qui je joue deux à trois fois par semaine.

Ce renouveau m’a permis de regagner contre des filles du Top 60 français.

Pauline Courcoux

Je m’entraîne tous les jours, minimum trois à quatre heures, et je joue quatre-vingt matchs par an en moyenne !

Parfois, le weekend il m’arrive d’avoir d’autres envies que celle de jouer au tennis. Mais je ne lâche pas, je ne doute plus. Je pense que ces questions viennent quand on se construit, à l’âge de 15, 16 ans. Une fois que c’est décidé, on fonce !

Mon projet dans l’idéal est d’être en « 1ère série »  c’est à dire classée dans les vingt meilleures joueuses françaises. C’est l’élite du tennis.

Au niveau mondial, ce serait d’être dans les trois cents meilleures car tu peux alors tenter les qualifications des Grands Chelems.

« On a moins de sponsors, le tennis féminin est encore considéré comme moins attractif…  »

Pauline Courcoux

Sur les courts du circuit pro/semi-pro, les femmes sont moins nombreuses, donc ça pourrait sembler plus facile de percer que si l’on est un homme.

Sauf qu’on a moins de sponsors, le tennis féminin est encore considéré comme moins attractif…

Mais je vis des choses extraordinaires : voyager, participer à des tournois à travers le monde. Ça apporte beaucoup de maturité et d’autonomie, une grande force de travail et le courage d’entreprendre  !

En tant que femme, ça permet de s’affirmer, surtout dans un sport individuel où on a commencé jeune face à des garçons. »

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

S’inscrire à la newsletter mensuelle :

(Nous ne sommes pas prêteurs, nous garderons vos coordonnées bien au chaud chez nous...)

Elles aussi sont inspirantes...

Manon : « J’ai longtemps cru que certains sports étaient réservés aux mecs ! »

Sportive tous azimuts depuis toujours – de l’équitation au tennis en passant par la course à pied, Manon n’aurait cependant jamais pensé soulever de la fonte un jour. Dans son esprit, c’était du « sport de mecs ! ». La passion communicative de son copain lui a fait pousser la porte d’une salle de CrossFit et, depuis, elle se sent plus forte. Un joli parcours d’ouverture d’esprit et d’émancipation par le sport.

Lire plus »
Cheerleading

Alexandrine : « Je suis une cheerleader, pas une pompom girl, et c’est du sport ! »

Elle a trouvé son sport, son club, et quand elle en parle, elle donnerait envie aux plus récalcitrantes d’enfiler la tenue pour aller goûter au “cheer spirit”. Alexandrine pratique le cheerleading à travers ses casquettes d’athlète et de coach, en parallèle de ses études. Mais ne vous y trompez pas, elle est une cheerleader et pas une pompom girl ! Pour elle, la nuance est d’importance. Témoignage d’une jeune femme à la passion communicative.

Lire plus »
Jolokia

Raphaëlle : « La voile m’a aidée à me reconstruire après mon AVC. »

Elle a su prendre la vague d’une nouvelle naissance grâce à la voile. Suite à un AVC, Raphaëlle avait quasiment perdu sa motricité. Mais il en fallait plus pour qu’elle lâche le sport. Et la voilà qui plonge dans une expérience sportive et humaine : la pratique de la voile avec la Team Jolokia, une asso qui prône l’inclusion par le sport. Une très belle leçon de vie.

Lire plus »
Lil'Viber

Lil’ Viber : « Je suis motarde, je me la joue girly et j’adore ça ! »

Elle s’appelle Aurélie Hoffmann alias Lil’Viber. Mais sur les circuits, on l’appelle aussi « Wonder Lili ». Elle, c’est une super héroïne de la bécane qui se déguise comme ça lui chante pourvu que ce soit haut en couleur. Cette nana qui affole les chronos casse les codes à toute berzingue. Ultra féminine, elle est une motarde jusqu’au bout des ongles. Faites de la place !

Lire plus »
Andrina la sirène

« Je nage en sirène… et c’est du sport ! »

Voisine de l’Océan Atlantique, l’apprentie comédienne et modèle s’est un jour réveillée dans un corps et un mental de… sirène. Fascinée par le monde magique de ces créatures ondulantes, elle a fait de son rêve une réalité en devenant sirène professionnelle. Une féérie qui se travaille !

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Y a-t-il une vie après le sport ?

Elles ont été des championnes, elles ont gagné, ont tout donné. Puis vint le temps de raccrocher. Comment alors se reconstruire, envisager une autre sorte de victoire : le retour à une vie ordinaire ?

Lire plus »
Claire la sirène

Sport de sirène : enquête sur une vague déferlante

Dans la famille natation, je demande le dernier-né palmé : le “mermaiding“ ou comment nager comme une sirène. Désormais reconnu comme une activité sportive, à l’enseignement encadré, il prend dans ses filets de plus en plus d’adeptes heureux de plonger dans leurs rêves d’enfant. Immersion toute !

Lire plus »
Bruna de Paula

Qui sont les meilleures joueuses de Handball ?

Toujours ÀBLOCK! malgré l’arrêt de la saison du Championnat de France féminin alias la Ligue Butagaz Énergie dû au Covid-19, la Ligue Féminine de Handball (LFH) avait décidé de maintenir les Trophées All-Star LFH récompensant les meilleures joueuses de la saison écourtée 2019-2020. En voici le riche palmarès. Une belle vitrine pour le sport au féminin !

Lire plus »
Leena Gade

Leena Gade, première femme ingénieure de course victorieuse, so what ?

Pour le monde du sport automobile, elle est « une main de velours dans un gant de carbone ». Celle qui fut la première ingénieure de course à remporter les 24 heures du Mans en 2011, mais aussi le titre de… l’« Homme de l’année » du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA un an plus tard, ne freine devant aucun obstacle. Elle est aujourd’hui présidente de la Commission GT de la fédé automobile.

Lire plus »