
Dominique Petit : Vie associative… cherchez la femme !
Pour que toute société fonctionne correctement, il est indispensable que les femmes et les hommes soient
Publié le 09 juillet 2025 à 7h34, mis à jour le 10 juillet 2025 à 9h13
Il y a des joueuses dont on parle peu. Et puis il y a celles dont on ne parle pas encore assez. L’attaquante Kessya Bussy appartient à la deuxième catégorie. Pas besoin de faire du bruit quand on avance vite. Et loin. Sur le terrain, elle déborde, elle provoque, elle marque. En dehors, elle écoute, observe, construit. À seulement 24 ans, Kessya Bussy a déjà tout d’une grande : la lucidité, la maîtrise, et ce feu intérieur qu’on appelle l’ambition tranquille.
Elle vient de loin. De Saint-Jean-de-Braye, petite ville de la métropole orléanaise, où elle tape ses premiers ballons. Où elle apprend à faire sa place sans jamais hausser le ton. Le football est pour elle une évidence : « Je ne parlais pas beaucoup, je jouais. » Et elle jouait bien. Suffisamment bien pour qu’on la repère, pour qu’elle grimpe les échelons, de l’US Orléans au Pôle Espoirs, jusqu’à l’équipe de France U19, avec laquelle elle décroche l’Euro en 2019. Un premier titre. Une première Marseillaise. Mais ce n’est que le début.
©Kessya Bussy/Facebook
Kessya Bussy, c’est l’exemple parfait de la montée en puissance à la française. Pas de strass, pas de coups d’éclat inutiles. À Reims, elle s’impose. Au Paris FC, elle explose. Élue joueuse du mois, autrice d’un triplé remarqué, elle signe une saison 2024-2025 exemplaire. Jusqu’au titre en Coupe de France. Et au bout du chemin, un nouveau défi : Wolfsburg, l’un des plus grands clubs européens. Elle vient d’y signer pour trois ans. Parce qu’elle veut se frotter aux meilleures, pare qu’elle aime se bousculer aussi, s’adapter, progresser. Parce qu’elle sait que son histoire est encore en train de s’écrire. Mais ce qui frappe chez elle, au-delà des stats, c’est sa force intérieure. Après une blessure au pied en 2023, l’internationale revient plus forte, plus mature. Elle a connu le doute, l’attente, l’absence. Elle s’est construite dans les silences autant que dans les exploits. Et aujourd’hui, elle est là, bien là.
©PFC
Pour l’heure, elle est pleinement avec les Bleues, à l’Euro 2025, même si elle n’a finalement pas été choisie pour intégrer les 23, mais c’était à un cheveu. Elle aurait pu faire parler ses jambes plus que ses mots. Prête à montrer que les joueuses discrètes peuvent aussi faire du bruit. Le plus beau bruit de tous : celui du ballon qui tape le fond des filets. Ce sera pour le prochain, on n’en doute pas.
Kessya Bussy, c’est la preuve que le football féminin français n’a pas fini de surprendre. Et que derrière chaque grande équipe, il y a toujours une joueuse qu’on n’a pas encore vue venir.
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Le récap’ historique du mois d’août, une cycliste pleine d’espoir, une championne dans les nuages, un Euro dans l’eau, une Coupe du Monde sur la vague, neuf championnats d’Europe en un, le retour sur les femmes et la natation et un trail pour transpirer, c’est sur ÀBLOCK! cette semaine. À lire on the rocks.

Affaiblie par la maladie de Lyme et à deux doigts de ranger ses clubs à jamais, elle a finalement gagné son tout premier Grand Chelem cet été. La golfeuse américano-allemande est un exemple de persévérance. Son conte de fées ou plutôt de « tees » (puisqu’on parle de golf…) entre illico dans la belle histoire du sport !

Elle a été membre de l’équipe de France de trail, vice-championne du monde, classée dans le Top 10 de la Mecque du trail mondial, le Golden Trail World Series. Et puis, le burn-out, les doutes, de ceux qui viennent tout chambouler. Amandine Ferrato, 44 ans, n’a pourtant jamais arrêté le sport, mais elle carbure désormais au plaisir. Et au partage.

Si les Jeux Olympiques de cet été arrivent à grands pas, les tireurs ciblent encore leur billet pour Tokyo. La Fédération Française de Tir à l’Arc organise un tout dernier tournoi de qualification pour les Jeux, suivi d’une étape de la Coupe du Monde. Armez vos arcs !

Elle s’appelle Aurélie Hoffmann alias Lil’Viber. Mais sur les circuits, on l’appelle aussi « Wonder Lili ». Elle, c’est une super héroïne de la bécane qui se déguise comme ça lui chante pourvu que ce soit haut en couleur. Cette nana qui affole les chronos casse les codes à toute berzingue. Ultra féminine, elle est une motarde jusqu’au bout des ongles. Faites de la place !

Elle affiche des mensurations sociales impressionnantes. Au total, plus de 10 millions d’ados suivent les aventures de Justine alias JujuFitcats. Tout à la fois admirée, méprisée, jugée, cette girl next door fait la promo du sport à sa façon. Conversation avec un « p’tit chat » pas si « fit » que ça et qui, désormais, le revendique haut et fort.

Le retour sur le terrain de nos handballeuses tricolores, le questionnaire sportif d’une discobole, les confidences d’une nouvelle ambassadrice ÀBLOCK!, une navigatrice qui n’a pas froid aux yeux et notre dernier spécial Kids de l’année, c’est le meilleur de la semaine. Enjoy !

Il y a des départs qui ressemblent à des trahisons. Celui-là ressemble à un cadeau. La capitaine des Dragonnes, Sarah Bouktit, 23 ans, vient d’offrir la Ligue des champions à son club de Metz. Avant d’aller rejoindre, cet été, celui qu’elle vient juste d’éliminer… Györ. Le plus beau des adieux.

C’est une jeune femme pressée. À 16 ans, Prithika Pavade a déjà un palmarès long comme le bras. La Francilienne, phénomène du tennis de table, attendue à Paris en 2024, est également du voyage à Tokyo. Les Jeux Olympiques, pour elle, ça commence aujourd’hui !

Une athlète d’exception et maman épanouie qui se confie sans langue de bois (Manon Genest sur notre photo), une cycliste qui se lance dans un défi fou, notre marathonienne préférée qui se frotte à la piste et notre rubrique Kids, c’est le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!. Bon rattrapage !
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