Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

Pauletta Foppa :

« Quand on atteint le haut niveau, on doit rester humble et déterminée. »

Pauletta Foppa
À tout juste 17 ans, elle décroche le titre suprême au Championnat d’Europe avec l’équipe de France. À 19, elle est élue Meilleure Espoir de la saison du Championnat de France féminin.
Précoce, pugnace et réfléchie, la jeune handballeuse pro Pauletta Foppa a appris à surmonter les difficultés pour mieux travailler son mental de championne. Une future grande !

Par Claire Bonnot

Tu as été élue Meilleure Espoir du Championnat de France de la saison, à tout juste 19 ans. Il se passe quoi dans sa tête à ce moment là ? 

J’étais déjà tellement contente d’être dans les trois nommées  ! En plus, je ne pensais pas que les Trophées All-Star LFH auraient lieu car on a terminé la saison dans la précipitation avec la crise sanitaire.

Ensuite, quand j’ai gagné, j’ai été très heureuse surtout quand on sait que les votes des internautes ne représentent que 30% par rapport au vote des professionnels. Et aussi étonnée parce que j’avais l’impression d’avoir fait de meilleurs matchs en Ligue des Champions qu’en Championnat de France.

Je me dis que je n’ai pas fait tout ce chemin pour rien et que le travail paye  !

Pauletta Foppa

L’envie de jouer au handball, ça t’est venu comment ?

Enfant, je faisais du foot et du basket, comme mon frère. J’ai arrêté le foot quand j’en ai eu marre d’être constamment dans les buts, ça ne m’intéressait plus. Et ma mère trouvait que le basket ne me fatiguait pas assez  !

Alors, j’ai tenté le handball à l’âge de neuf ans et demi en rejoignant ma meilleure amie. Ça a été extra ! Toutes mes copines étaient là-bas.

Lire aussi : l’interview de la handballeuse Bruna de Paula, « Le sport m’a tout appris. »

Qu’est ce que tu aimes le plus dans ce sport ?

J’aime piéger les adversaires, réfléchir aux stratégies de jeu et aux objectifs que l’on doit se fixer, la manière dont on prépare les matchs, l’engouement du public…

Et puis, le bonheur, c’est que chaque match est différent !

«  J’essaye de ne pas être qu’un pivot, avec une seule qualité. »

Pauletta Foppa

Selon toi, quel est ton point fort dans un match ?

J’aime bien marquer ! J’essaye de ne pas être qu’un pivot, avec une seule qualité, d’être autant dans le glissement que dans le bloc.

Un souvenir d’une victoire qui t’a boostée ?

Ce n’est pas quand j’étais professionnelle, mais lorsque j’étais en Équipe de France jeune.

On perdait un match contre la Suède en Championnat d’Europe en 2017. Mais à cinq secondes de la fin, ça s’est joué sur un penalty et on a gagné. On a poursuivi l’aventure pour se placer 4e. C’était déjà ça !

«  Il ne faut pas s’apitoyer sur son sort sinon tu ne progresses pas.»

Pauletta Foppa

Une défaite qui t’a rendue plus forte ?

C’est plutôt une difficulté  : le fait qu’à Brest, au début, je ne jouais pas (Pauletta Foppa fait partie du club Brest Bretagne Handball, ndlr) parce que j’arrivais en cours de saison et qu’il faut trouver sa place.

Et puis, je n’avais même pas encore 17 ans, j’étais à sept heures de route de chez mes parents, c’était la première fois que je vivais seule.

Ces difficultés m’ont permis d’avancer : il ne faut pas s’apitoyer sur son sort sinon tu ne progresses pas. Il faut juste se mettre au travail, beaucoup communiquer avec les joueuses d’expérience.

Ça a été un mal pour un bien. C’est peut-être pour ça que je suis dans les Espoirs maintenant…

«  Il y a des sacrifices, il ne faut pas se mentir… »

C’est vraiment cette année que tout s’est joué : j’ai eu un tremplin et la confiance du coach. J’ai eu beaucoup plus de temps de jeu car je comprenais mieux, je savais quoi faire.

Je n’étais plus dans l’observation. Je comprenais et j’agissais !

Pauletta Foppa

En 2018, tu participes au Championnat d’Europe et la France gagne, un grand moment pour toi ?

Je ne m’attendais pas du tout à être appelée en Équipe de France, je pensais que c’était une erreur !

Tu as l’impression de vivre un rêve éveillé. Tu acquiers un tas d’expériences : sur le plan du jeu en côtoyant les joueuses, mais pas que, aussi sur la façon de gérer ton image, par exemple.

Comment on se sent quand on atteint le haut niveau ?

Il faut rester déterminée, humble et sans cesse travailler  !

Le sport de haut niveau, c’est beaucoup de sacrifices ou que du bonheur ?

Il y a des sacrifices, il ne faut pas se mentir… Pour moi, le plus difficile est surtout le fait de ne voir mes parents et ma famille que trois fois par an…

Pauletta Foppa

La suite de ta carrière, tu la vois comment ?

Je me souhaite une belle et longue carrière  : je ne me fixe pas d’âge de départ à la retraite. Mais ma reconversion est toute trouvée : je serai agent immobilier.

Que dirais-tu aux jeunes femmes pour les inciter à faire du sport ?

Je sais que, personnellement, le sport m’aide beaucoup à décompresser.

Quand je suis énervée ou que je ne vais pas bien, j’aime aller courir ou m’entraîner. En se fixant d’autres objectifs, tu te coupes de tes soucis  !

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

S’inscrire à la newsletter mensuelle :

(Nous ne sommes pas prêteurs, nous garderons vos coordonnées bien au chaud chez nous…)

Vous aimerez aussi…

Rallye des Gazelles : Anne et Sandra attendront encore un peu…

Elles se sont lancées un défi un peu fou : participer au Rallye Aïcha des Gazelles au Maroc, le seul Rallye-Raid hors-piste 100% féminin au monde. Elles, ce sont Anne et Sandra. Elles devaient nous faire partager leur préparation jusqu’au départ, en 2021, mais le COVID-19 est passé par là et décision a été prise de reporter d’un an. Mais ce n’est que partie remise.

Lire plus »
Ingrid Graziani

Ingrid Graziani : « Le ring, ça apprend l’égalité, on est deux et le meilleur gagne. »

L’ex-championne du monde de savate boxe française n’a jamais eu peur de prendre des coups. La gagne, elle connaît. Du ring qu’elle a tâté dès l’âge de ses 16 ans au podium de Miss France qu’elle a foulé à 22. Son carburant ? Aller au bout de soi-même… quitte à sortir de son périmètre de sécurité et s’afficher dans une autre arène où la compétitivité est reine : les planches et le septième art. Échange punchy avec une jeune femme qui dégomme les préjugés.

Lire plus »

Le top 7 des Podcasts sur le sport féminin

Histoire de se cultiver, de se motiver et, pourquoi pas, à quelques heures du déconfinement, de réfléchir à un nouveau monde sportif, on poursuit les recommandations culturelles en vous demandant d’ouvrir grands vos oreilles. Place à la parole des sportives avec des podcasts 100% ÀBLOCK!

Lire plus »
Cyclisme

La Grande Boucle fait un pied de nez au Covid-19

Le Tour de France aura finalement lieu en août. Il est le seul événement sportif à être maintenu en 2020. Ni reporté ni annulé, la plus célèbre course cycliste prendra la route avec plus d’un mois de retard sur le calendrier, mais ça va rouler malgré tout. Les coureuses, elles, vont (encore) devoir patienter. Autant dire que le Tour féminin n’est plus envisagé.

Lire plus »
Marie-Amélie Le Fur

Marie-Amélie Le Fur, en 2024…

Espoir de l’athlétisme français, victime d’un accident de scooter en 2004, Marie-Amélie Le Fur est devenue une figure du handisport français, huit fois médaillée aux jeux Paralympiques, dont trois titres olympiques. À 32 ans, ancienne co-présidente avec Teddy Riner du comité des athlètes pour la candidature de Paris à l’organisation des JO 2024, elle est aujourd’hui à la tête du Comité paralympique et sportif français (CPSF).

Lire plus »