
Mélissa Plaza
Ex-joueuse de l’OL, Mélissa Plaza est l’une de nos plus charismatiques et populaires joueuses de football.
Publié le 18 février 2021 à 10h07, mis à jour le 09 juin 2023 à 11h14
Fan de Roger Federer, elle a très tôt pris la raquette de tennis en main. Ultra sportive depuis son enfance – Karolina Muchova naît le 21 août 1996 -, elle a été initiée au tennis par son père, le footballeur tchèque Josef Mucha.
Et une fois le service lancé, rien n’a pu l’arrêter : « Je suis toujours très passionnée par ce que je fais, dit-elle. Alors, quand je me suis dit que ça allait être du tennis, je me suis dit que je ferai du tennis. Je n’ai jamais eu de plan B. Heureusement, mon plan A a fonctionné ! »
Miss Muchova a 17 ans losqu’elle débute comme professionnelle sur le circuit féminin de l’ITF (Fédération Internationale de Tennis). On est en 2013 et il ne lui faudra qu’un an pour remporter son premier titre.
©WTA
En 2018, Karolina Muchova a 22 ans et le cercle très prisé du WTA Tour à l’Open de Corée lui ouvre grand les bras. Elle poursuit sur sa belle lancée à l’US Open 2018 avec une première victoire dans le Top 20, allant jusqu’au troisième tour du tournoi en battant la 12e mondiale et double championne du Grand Chelem, Garbiñe Muguruza.
À partir de là, le moral remonte pour celle qui avait trop tendance à multiplier blessures et défaites dans un parcours chaotique : « J’ai senti que je pouvais le faire. Que je pouvais concourir. Je ne savais pas si j’étais en mesure de battre toutes ces championnes, mais je savais que j’étais capable de rivaliser avec elles. J’ai peut-être eu un peu de chance. En tout cas, en recevant de l’argent avec mon prix, j’ai investi en moi. J’ai pu me permettre un physio, de meilleurs entraîneurs, j’ai changé de club et je suis allée à Prague. »
©DR
2019 est l’année des exploits : Karolina Muchova devient la première joueuse à se hisser en quarts de finale à Wimbledon pour sa première participation depuis sa prédécesseur, Li Na, en 2006, et elle obtient son premier titre WTA à Séoul en battant – aisément, tranquillement, la Polonaise Magda Linette.
Sa meilleure performance en 2020 ? Avoir notamment battu Venus Williams à l’US Open. On a vu pire.
Aujourd’hui, avec cette place en demi-finale de l’Open d’Australie, la joueuse Tchèque dit réaliser un rêve d’enfant : « Pour moi, être en demi-finale, c’est un rêve et je suis vraiment heureuse. Quand j’étais enfant, quand j’ai eu mon premier ordinateur portable, j’ai mis la Rod Laver Arena en fond d’écran. Et je me disais « J’espère qu’un jour je jouerais là-bas… » Et maintenant je vais jouer une demi-finale sur ce court… ».
Le témoignage de Pauline, espoir du tennis : « Le plus dur à gérer, c’est la pression financière «
©DR
Imprévisible, elle a pris son monde par surprise en venant à bout de la N°1 mondiale, Ashleigh Barty, qui menait le match et ne semblait pas en danger. Karolina Muchova n’était pourtant pas au top, menée 5-0 en seulement 16 minutes : « Je me sentais perdue sur le court, je pense que la chaleur m’a affectée, j’avais la tête qui tournait. Les médecins ont pris ma tension et m’ont rafraîchie. Le break m’a aidée », a-t-elle expliqué ensuite en conférence de presse.
Mais la demoiselle a de la ressource et le retour fut impressionnant.
Alors qu’elle n’avait réussi qu’un coup gagnant dans la première manche, Karolina Muchova a retourné la situation face à une Barty qui multipliait les fautes directes (37 exactement), ne frappant quasiment que des balles sans réelle consistance.
Jeu, set et match ! La 27e mondiale coiffe au poteau la 1ère mondiale. Récente sur les hauts courts du tennis féminin, la tenniswoman Tchèque a déjà prouvé qu’il ne fallait pas l’enterrer trop vite. Et particulièrement à l’Open d’Australie. Contre Elise Mertens et contre Karolina Pliskova, elle débute mal ses rencontres avant de les remporter haut la main.
À elle donc le match pour une place en finale face à Jennifer Brady ! Et tant pis si, cette fois, le coup de théâtre ne fut pas au rendez-vous, Karolina Muchova n’est pas de celles qui abandonnent.
Jennifer Brady n’a-t-elle pas dit à la fin du match aujourd’hui : « La victoire a été plus difficile, ça a mis plus longtemps que je l’espérais, oui. J’espérais qu’elle fasse la faute, mais elle ne la faisait pas et elle était même plus agressive…»
Sa marque de fabrique, c’est en effet son jeu agressif, intelligent et varié, qui fait d’elle une adversaire de haut vol, difficilement prévisible. Un jeu gracieux et puissant, prisé et remarqué, comparé (et oui ! ) à celui de Roger Federer… son idole. Une joueuse de tennis qui n’a pas dit son dernier mot. Ni frappé sa dernière balle.
©DR
D'autres épisodes de "Tennis : femmes sur court"
Vous aimerez aussi…

Ex-joueuse de l’OL, Mélissa Plaza est l’une de nos plus charismatiques et populaires joueuses de football.

Capitaine des Bleues au palmarès impressionnant, la joueuse de l’OL a su conquérir tous les terrains et est devenue avec les années une figure du football mondial. Retour sur 5 dates clés de sa bluffante carrière.

Cet été, à Paris, les premiers Jeux paritaires de l’histoire vont s’ouvrir. Mais le sport français fait-il pour autant la part belle aux jeunettes ? Le podcast le plus déjanté de la parentalité, Papas Poules, met le sujet sur la table dans ce nouvel opus dont ÀBLOCK! est partie prenante.

Ils ont quitté la piste. Le 17 juillet, les athlètes handisport ont bouclé, à Paris, leurs Championnats du monde de para athlétisme. Dernière grosse échéance avant le rendez-vous des Jeux Paralympiques de Paris 2024, ces Mondiaux faisaient office de test avant le grand bain. Petit résumé de la compet’.

La route vers les Jeux Olympiques peut être semée d’embûches, surtout pour les athlètes qui doivent faire face à des défis financiers pour atteindre leur rêve olympique. La reine britannique du BMX, Bethany Shriever, y est confrontée lors des Jeux de Tokyo. Nous sommes le 30 juillet 2021.

Un show urbain au parfum olympique, des pense-bêtes de sport avec des tenniswomen qui veulent tout casser à Roland-Garros (dont Iga Swiatek sur notre photo), une nouvelle chroniqueuse qui nous conte ses joies et déboires de sportive, une Question qui tue pour ne pas prendre une ride, c’est le meilleur d’ÀBLOCK!. Enjoy !

Elle a été la première femme entraîneur de rugby en France. Elle a également été la première coach des Bleues à une époque où le rugby féminin évoluait hors giron fédéral. À bientôt 80 ans, Marie-Céline Bernard a gardé la passion intacte. Toujours sur les terrains, cette ancienne professeure de sport a été l’une de ces pionnières qui ont défriché la voie pour les autres. Rencontre avec une dame qui a su transformer l’essai.

Le 25 juin, la rencontre de rugby Portugal-Italie sera dirigée par un corps arbitral 100% féminin. Et, à sa tête, Hollie Davidson. L’arbitre écossaise s’est imposée comme l’une des meilleures officielles actuelles. Portrait d’une rouquine dure à cuire.

Du 2 au 27 juillet, l’Euro féminin se déroulera sur les terrains suisses. Les Bleues, en peine lors des dernières compétitions internationales, seront outsiders. Mais un nouveau sélectionneur et un groupe rajeuni, pourraient leur permettre de jouer les premiers rôles.

Cette fois, on y est ! Les JO ont débuté. Après vous avoir présenté les qualifiées françaises en sports Co, athlétisme et dans les sports additionnels, on boucle notre tour d’horizon des 282 femmes ÀBLOCK! de la délégation tricolore. Let’s go !

Notre coach de Limoges, Claire Pola, continue de nous faire partager ses journées, entre séances de sport, tutos et cours en live pour ses fidèles sportifs et sportives connectés, mais aussi moments de pauses bienfaitrices, quand le corps recharge ses batteries. Mais à quoi ressemble une de ces journées dans la vie d’une coach ?

Diagnostiquée d’une maladie génétique neurodégénérative à l’adolescence, Pauline Sauvignet n’a jamais flanché. Son remède ? Le rugby fauteuil… et son équipe féminine ! Une force de la nature qui démontre que tout est possible à qui n’abandonne pas.
Abonnez-vous à la newsletter