Julie Bresset« J’arrête au bon moment. Dans ma tête, c’est parti pour une autre vie ! »

Julie Bresset : « J’arrête au bon moment. Dans ma tête désormais, c’est parti pour une autre vie ! »
Elle a mis un terme à sa carrière le 16 octobre dernier. Gênée, depuis des années, par un dos douloureux, Julie Bresset, double championne du monde et championne olympique de VTT, a finalement décidé de raccrocher. À 32 ans, la gagnante de la Coupe du monde 2011, savoure le début de sa nouvelle vie. Rencontre avec une fille tout terrain.

Par Sophie Danger

Publié le 26 octobre 2021 à 17h36, mis à jour le 09 novembre 2021 à 11h54

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Mi-juin, tu as annoncé que cette saison serait ta dernière. Le 5 septembre, tu as disputé l’ultime étape de Coupe du monde de ta carrière à Lenzerheide en Suisse. Le 16 octobre, il y a eu ton jubilé organisé chez toi, en Bretagne, à Plœuc-L’Hermitage. C’est donc bel et bien terminé, tu as tourné définitivement la page du haut niveau ?

J’ai fait mes adieux le week-end dernier. Ça s’est super bien passé et, honnêtement, je ne m’en suis pas encore remise.

Je ne m’attendais pas à ce que cette journée se passe comme ça. Il y avait beaucoup de monde, de belles surprises, c’était vraiment émouvant, une journée « Whaou » du début à la fin.

Je n’aurais pas forcément pensé vivre ça, raccrocher de cette façon, ressentir autant d’émotions. C’était une belle fête, un condensé de tout ce qui m’a amenée au VTT, toutes les valeurs, l’ambiance. La boucle est très bien bouclée.

Pourquoi avoir annoncé ta décision en cours de saison et pas à l’issue de ta dernière course par exemple ? Est-ce que c’était une manière, pour toi, d’éviter de revenir sur ton choix, d’aborder la dernière ligne droite de manière plus décontractée ou tout simplement de prendre le temps de te faire à l’idée ?

Je ne voulais pas prendre cette décision à la fin d’une saison qui, peut-être, aurait pu mal se terminer et me rendre compte, par la suite, que je n’avais finalement pas la force de repartir dans la foulée. Je voulais savourer les derniers mois de ma carrière.

J’avais pensé arrêter, peut-être, en 2022 car le Championnat de France va se dérouler chez moi, en Bretagne, et le Championnat du monde aux Gets en Haute-Savoie.

Je partais dans cette optique là en sachant que, quoi qu’il arrive, je voulais faire part de ma décision avant le coup d’envoi de la saison.

C’était plus confortable pour moi, plus sympathique aussi pour partager, prendre du plaisir et attaquer à bloc.

C’est finalement ton dos qui va t’obliger à t’arrêter un peu plus tôt que prévu. Il est très douloureux et t’empêche d’être à 100 % à l’entraînement et en course. Entre ne pas pouvoir être à 100 % et être encore suffisamment bien pour pouvoir encore jouer la gagne, il y a une différence. Qu’est-ce qui fait que, à un moment, on se dit malgré tout qu’il est temps d’arrêter ?

J’ai connu des années de galère durant ma carrière, des saisons blanches et mentalement, c’était dur. Ces aventures-là ont contribué à ce que je revienne encore plus forte, pas forcément physiquement parce que ça prend du temps de revenir au top niveau mais dans ma tête.

Je suis hyper lucide en ce qui me concerne, en ce qui concerne ma santé, en ce qui concerne ce que je suis capable de faire. Je me connais par cœur et je savais que, si toutes les planètes étaient alignées, ça marcherait pour moi.

Mais mon fusible a toujours été mon dos. Ça fait des années que j’ai mal et, même si cet hiver j’ai fait une préparation physique spécifique, j’ai senti, au mois de mai, que ça avait lâché, que ça ne tenait pas.

Je me suis dit : « Julie, là, tu ne peux plus ». Je savais que, pour aller chercher un Top10, j’aurais été vraiment dans la souffrance et il était inconcevable pour moi, mentalement, de souffrir sur mon VTT.

Je me suis dit que ma situation n’était pas viable, qu’il n’y avait pas de plaisir à vivre ça. La décision d’arrêter a, finalement, été assez facile à prendre : j’avais fait tout ce qu’il fallait, mais je n’avais pas envie de continuer pour faire des Top20.

Ta dernière course a eu lieu début septembre à Lenzerheide. Comment l’as-tu abordée ?

Se dire que c’était la dernière course de ma carrière, mon dernier dossard, c’était spécial. Ce qui m’a marquée c’est que, durant toute la semaine qui a précédé, tout était dernier : le dernier sac de voyage, le dernier déplacement, la dernière reconnaissance…

C’était assez bizarre de vivre ça, mais j’étais à fond dedans et je ne me suis pas relâchée. J’ai savouré le moment tout en ayant dans l’idée de me faire plaisir en compétition alors je me suis entraînée pour, j’ai fait le job jusqu’au bout.

Julie Bresset avec Loana Lecomte à l’arrivée de sa dernière course, en septembre à Lenzerheide.

Le sport de haut niveau, c’est beaucoup de plaisir mais aussi beaucoup de contraintes. Quand on referme ce chapitre de notre vie, comment on se sent le jour d’après ? Soulagée, nostalgique ou excitée à l’idée de se lancer dans une nouvelle aventure ?

C’est un mélange de tout. Le lundi après Lenzerheide, je me retrouvée chez moi et j’étais perdue. D’ordinaire, ma semaine est programmée. J’ouvre mon ordinateur, tout est planifié, mes entraînements, mes courses… et là, tout d’un coup, c’est un changement de rythme.

Je pense que, pour un athlète de haut niveau, c’est ça le plus difficile et c’est ce qui va, moi aussi, me prendre le plus de temps à apprivoiser. Je le vois et je le ressens.

Après Lenzerheide, pendant une semaine, j’ai été à plat. C’était un gros coup de fatigue, ça a complètement lâché mais j’en avais besoin. Il y aussi eu du soulagement. Je me suis levée, j’étais plus légère.

Maintenant, j’ai envie de faire plein de choses, c’est cool. Je sais aussi que j’ai encore envie de faire plein de VTT, plein de sport et que ça, ça va animer ma vie pour toujours.

J’arrête au bon moment et j’ai déjà des belles opportunités pour l’avenir. Dans ma tête désormais, c’est une autre vie, c’est parti !

Cette liberté qui s’offre désormais à toi, comment tu l’appréhendes ? C’est assez vertigineux après des années entièrement consacrées au VTT ?

Je me laisse le temps de l’apprivoiser. Je peux désormais me dire que, même si je mange plus tard qu’avant ou si je me couche plus tard, ce n’est pas grave puisque tout va dépendre de ce que je vais faire dans ma journée.

Pour réussir dans le haut niveau c’est 50/50 : 50 % entraînement et 50 % hygiène de vie. Le bon côté de cette autre vie, c’est que je peux faire ce que je veux même si, en soi, je ne vais pas changer beaucoup de choses dans ma façon de faire.

Tu as 32 ans et tu pratiques le VTT depuis vingt-trois ans. Tu as découvert cette discipline grâce à un ami de ton frère qui faisait du trial. Qu’est-ce qui t’a séduite dans ce sport ?

C’est avant tout le fait d’être dehors, j’aime être dans la nature. Il me fallait aussi un sport tonique pour me dépenser.

Quand j’ai vu cet ami de mon frère franchir des palettes, j’étais éblouie. Je me suis dit que c’était incroyable de faire ça avec un vélo et j’ai eu envie de faire pareil.

Il m’a invitée à venir à l’entraînement avec lui dans son club et j’ai tout de suite accroché avec le côté ludique du VTT, le fait de faire des petits sauts, de passer des racines…

Au début, tu pratiques un peu toutes les disciplines. Ce n’est qu’à 16 ans que tu vas te spécialiser en cross country, seule spécialité olympique de la discipline. Est-ce que la perspective d’un jour, peut-être, prendre part aux Jeux a pesé dans ton choix ?

Pas du tout. Les Jeux, je n’y pensais pas. Le cross country était d’ailleurs la discipline dans laquelle j’étais la moins forte.

Moi, ce que j’adorais dans le VTT, c’était la technique. J’étais très forte en trial et en descente. Ceci étant, j’adorais aussi me retrouver sur une ligne de départ avec une cinquantaine de jeunes filles comme moi lors des Championnats de France. On était toutes ensemble et hop, c’était parti !

Je me suis rendu compte très vite que j’aimais la compétition et, quitte à avoir de moins bons résultats, j’ai préféré courir avec les autres que contre un temps, par exemple.

L’autre facteur qui a joué est que mon VTT était plus adapté pour le cross country et que mes parents n’auraient pas eu les moyens de m’offrir un vélo de trial ou de descente.

Tout va s’enchaîner très vite pour toi. En 2009, tu es médaillée de bronze aux Europe et aux Monde en catégorie – de 23 ans et tu t’apprêtes à vivre quatre saisons totalement folles marquées par une victoire au Général de la Coupe du monde en 2011, deux titres de championne du monde (2012, 2013), et le titre suprême, celui de championne olympique à Londres en 2012. Tu t’attendais à dominer à ce point la scène mondiale en si peu de temps et surtout si jeune ? 

Non, je ne m’y attendais pas. J’ai progressé très vite. Sur ces années-là, ces quatre ans, j’ai tout gagné. Je ne me suis pas posé de questions, j’y suis allée à fond et c’était juste énorme.

Que ce soit le Général de la Coupe du monde, les Mondiaux ou les Jeux Olympiques, est-ce que cela faisait partie de tes ambitions de départ ou est-ce que c’est venu sans que tu y réfléchisses ?

Honnêtement, je n’avais jamais pensé à tout ça. C’est arrivé naturellement, si je peux dire. Plus j’avançais, plus je voyais que j’étais capable de faire de belles choses.

En 2010, je monte sur mon premier podium de Coupe du monde, la saison d’après je gagne le Général. À partir de là, ça a commencé à mûrir mais, pour moi, tout n’était pas acquis.

L’année des Jeux, par exemple, j’attendais le coup de fil de la DTN pour me dire que j’étais retenue alors que, l’année d’avant, j’avais tout gagné.

J’étais dans cette passion de la compétition, je ne calculais pas et cette façon de voir les choses m’a réussi, il n’y a jamais eu de pression.

C’est aussi comme ça que l’on a abordé les Jeux avec mon entraîneur et c’est ce qui m’a permis d’être sereine.

Tu évoques les Jeux Olympiques, est-ce que c’est le titre le plus important de ta carrière ou est-ce que c’est ta victoire au Général de la Coupe du monde ?

Il y a eu plein de bons moments mais les Jeux Olympiques, c’est au-dessus de tout. Même si on court avec les mêmes concurrentes, la course est différente, l’enjeu et l’impact de la médaille aussi.

Ce que j’ai vécu à Londres, je ne l’ai jamais vécu sur une autre course. Le jour de l’épreuve, j’étais totalement dans ma bulle, un peu comme en état d’hypnose, et c’était fou. C’était mon jour et cette sensation-là, je ne l’ai eue que là-bas.

Il y avait 30 000 personnes dans le public, je ne savais pas où était mon entraîneur mais je le sentais. Je ne l’ai entendu qu’une fois, quand il m’a dit : « C’est maintenant ! ». C’était au milieu de la course, j’ai accéléré en danseuse et je suis partie vers mon titre olympique.

Tu évoques l’impact de cette médaille olympique. Être titrée aux Jeux, ça change la vie ?

L’impact est énorme. Après les Jeux Olympiques, c’était la folie. J’avais beaucoup de sollicitations de la part des médias par exemple et, chez moi je n’en parle même pas, les gens dans la rue… Je ne m’attendais pas à ça, c’était hallucinant !

J’ai adoré, j’en ai profité à fond mais on peut vite partir en live. Je suis restée moi-même sans me prendre la tête même si, à un moment, c’est devenu difficile. Il faut réussir à gérer tout ça, c’est un métier.

L’après 2013 va se révéler plus difficile pour toi. Il s’est creusé un monde entre ce que tu as envie de faire – du VTT – et l’univers dans lequel tes résultats te propulsent. Tu peines à gérer les sollicitations, tu dois te professionnaliser mais tu as du mal à accepter l’idée. Qu’est-ce qui te pesait le plus dans cette nouvelle vie ?

Le regard des gens avait changé et ça, il faut s’y préparer, ce n’est pas évident, il y a aussi les réseaux sociaux… J’ai découvert pas mal de choses sur le tas et je n’étais peut-être pas préparée à ça.

J’étais contente de recevoir plein de sollicitations mais il m’était impossible de tout faire et j’avais du mal à définir mes priorité, à savoir ce qui était important et ce qui ne l’était pas.

Je pensais, qu’au bout d’un temps, j’allais pouvoir reprendre le cours normal de ma petite vie mais en fait, non. Tout avait changé.

Moi, j’avais besoin de refaire du VTT, de m’entraîner et je n’y arrivais plus. À un moment, il y a eu craquage total.

Cet épisode de ta vie, ce burn out, c’est un sujet dont on parle de plus en plus. il reste pourtant difficile de faire comprendre que cette vie de rêve que l’on mène, du moins dans le regard des autres, ne nous convient plus. Est-ce que ce n’est finalement pas ce décalage qui ajoute au malaise, qui est le plus difficile à gérer ?

C’est sûr. On se dit qu’il y a plein de gens qui préféreraient être à notre place plutôt qu’à l’usine, par exemple.

Vivre de notre passion, du sport, c’est un choix que l’on a fait et on accepte les contraintes qui vont avec, mais les gens ne se rendent pas compte de ce qui se passe derrière la façade, ils ne se rendent pas compte que ce n’est pas facile tous les jours.

Les voyages, par exemple, les gens pensent que c’est cool mais là, aujourd’hui, moi je n’ai pas du tout envie de voyager, de prendre l’avion, j’en ai marre.

Quand on va en Afrique du Sud ou en Australie, il faut gérer le déplacement, le décalage horaire, les valises, les vélos, arriver dans un hôtel sans savoir si on va pouvoir bien manger, arriver à la course la moins fatiguée possible… On ne fait pas de tourisme.

Quand les gens s’amusent le week-end, font la fête, nous on doit se coucher tôt, faire attention à notre alimentation. Il faut aller s’entraîner tous les jours, même si il fait moche, et on met notre corps à rude épreuve.

Ce n’est pas simple de changer le regard des autres sur ces aspects de notre métier.

Qu’est qui t’as permis de t’accrocher ?

Il y a des jours où je pleurais à l’entraînement tellement c’était difficile pour moi, mais j’avais tellement l’envie d’être au top le dimanche en compétition que ça, ça me donnait de la force mentalement.

C’est la compétition qui me motivait, qui me poussait à me lever tous les matins, à m’entraîner. Je voulais être là, présente, afin de pouvoir m’exprimer à fond, de piloter comme j’adore.

Tu vas malheureusement contracter une mononucléose qui va venir compliquer plus encore la situation qui est la tienne. Tu vas rater de grands rendez-vous, notamment les Jeux de Rio et, fin 2016, tu choisis de faire une pause, pause qui va durer un an. Cette mise en retrait, c’était une question de survie pour toi ?

Je me suis demandé si j’allais pouvoir m’en sortir un jour. J’étais en fin de contrat avec mon équipe alors je me suis dit qu’il fallait que je me pose, que je me refasse une santé.

Une saison de sportif passe très vite. Quand vous êtes malade ou qu’il y a de la casse, on perd vite une année. Quand je regarde dans le rétroviseur je me dis que, pendant trois ans, je n’ai rien fait, quasi trois saisons blanches.

Il me fallait du temps pour me régénérer, il ne fallait pas être pressée. Cette coupure devait forcément arriver, j’étais dans la gestion, mais on n’est pas des machines et quand ça a lâché, ça a lâché.

Quand tu as choisi de tout arrêter pendant cette année, tu pensais que tu reviendrais à la compétition après ou tu n’en étais pas sûre ?

J’étais dans une impasse et je me suis lancée dans l’inconnu. Je me suis juste dit qu’il fallait que je me soigne et que l’on verrait après.

L’envie de refaire de la compétition est revenue à l’été 2017. Je n’avais plus la mononucléose, j’avais retrouvé de l’énergie, je regardais les Coupe du monde et j’ai eu envie d’en refaire. Je ne voulais pas arrêter comme ça.

J’ai créé ma propre structure ce qui m’a permis de repartir à mes conditions, suivant mes envies. J’ai recommencé sans avoir d’objectifs, sans rien et, par la suite, j’ai été sollicitée par des équipes, ce à quoi je ne m’attendais pas.

Tu reviens aux affaires, mais tu vas devoir refaire tes preuves. C’est un challenge excitant mais difficile. Tu n’avais pas peur de sombrer de nouveau face à ce qui t’attendait ?

Je ne me suis pas affolée. Je me suis dit que l’on verrait bien ce qui allait se passer. Je sentais que j’avais toujours le moteur et, quand on a la petite flamme, il faut y aller, c’est ça qui m’a poussée à refaire de la course.

Ce qui a été difficile, c’est que j’étais redescendue loin dans le classement mondial. De fait, je partais loin sur la ligne de départ alors, qu’avant, je partais en première ligne. C’était ça le plus dur : se retrouver avec des filles qui n’ont pas le même niveau et poser le pied. Quand on est habitué à être devant…

Il faut accepter qu’il y ait des hauts et des bas, se dire qu’on est là, c’est pour soi, que le reste, on s’en fout.

C’était à la fois frustrant, pas confortable, mais j’aurais culpabilisé de partir, de quitter ce milieu comme ça.

Je voulais aller au bout, coûte que coûte, et ces dernières saisons ont été enrichissantes, j’ai pu faire le tour.

La pandémie de Covid va venir complexifier plus encore tes plans. Il y avait Tokyo en ligne de mire, ça ne se fera finalement pas. Est-ce que tous ces efforts pour, au bout du compte, ne pas être qualifiée pour le Japon, ça a aussi pesé dans ton choix de mettre un terme à ta carrière ? 

C’est un ensemble. Le scénario aurait pu être différent mais je l’ai très bien accepté et je suis contente. Ce n’est pas un choix facile à faire mais je me dis que c’est cool, que j’ai pris la bonne décision.

Je me suis respectée, je ne fais pas l’année de trop, je ne me dégoûte pas de mon sport et je profite, je savoure tout ce que j’ai fait.

©Raid VTT Les Chemins du Soleil

Le VTT va, quoi qu’il en soit, continuer à faire partie de ta vie. Tu as passé ton diplôme d’état, tu envisages également de mettre à profit ton expérience pour monter une structure, un parcours, proposer des stages… Pour le moment, tu en es où ? C’est encore à l’état de projet ou ça avance ?

C’est toujours dans ma tête. J’ai été sollicitée cet été par une marque qui veut se développer, monter une équipe et faire de moi leur ambassadrice.

C’est une belle opportunité à laquelle je ne m’attendais pas. Pour le moment, c’est en cours.

Il y aussi des discussions avec Yvan Clolus, le manager de l’équipe de France, pour intégrer la team France…

De ce côté-là, concrètement, il n’y a rien pour le moment. Nous avons échangé avec Yvan, je lui ai fait comprendre que j’avais envie de partager mon expérience au sein de l’équipe de France de VTT – notamment l’équipe féminine – et que, pour ça, il pouvait compter sur moi.

Moi, j’aime partager, si je peux apporter quelque chose, ce sera avec plaisir.

©Horst Brozy

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