
Julia : « J’aime cette idée de partir à la guerre avec les copines et puis d’aller faire la fête avec les adversaires… »
« Avant de tomber sur le Roller derby, je cherchais un sport de combat. En tant
Publié le 06 août 2024 à 13h05
Dans le sport de haut-niveau, l’incertitude est toujours présente. Mais certains et certaines rendent les pronostics plus simples, tant ils dominent avec régularité.
Depuis maintenant plusieurs années, les handballeuses françaises font clairement parties de cette catégorie de championne. Bien sûr, il y a eu des contre-performances, des filles qui prennent leur retraite, d’autres qui se blessent… Mais à la fin, miser contre les Françaises lors d’une compétition internationale, c’est très risqué ! Grâce au talent du groupe évidemment, et ses leadeuses…
Estelle Nze Minko fait partie des têtes d’affiche du groupe d’Olivier Krumbholz, et ce depuis plusieurs années désormais.
Née le 11 août 1991 à Saint-Sébastien-sur-Loire, près de Nantes, la jeune Estelle commence le handball à 12 ans. On pourrait croire que c’est un peu tard, mais bon… Seulement deux ans plus tard, son talent saute aux yeux des recruteurs, qui ne laissent pas passer ce diamant.
©️ Estelle Nze Minko/Instagram
Déjà chez les jeunes, le maillot bleu lui réussit. Notamment aux championnats d’Europe 2007, qu’elle remporte avec ses coéquipières. Et dès ses 18 ans, Estelle Nze Minko se lance dans la cour des grandes, en intégrant le club de Toulouse.
Pendant quelques années, la demi-centre tricolore découvre le haut-niveau et emmagasine de l’expérience… Ainsi que quelques trophées ! En 2011, avec son club de Mios-Biganos, elle remporte la Challenge Cup, le quatrième niveau des Coupes d’Europe.
Que ce soit à Toulouse, Mios-Biganos, Nîmes ou encore Nantes, Estelle Nze Minko ne s’arrête plus de monter en puissance. Une progression qui a découlé en toute logique sur l’appel du maillot bleu… En octobre 2013, à 22 ans, elle honore sa première sélection avec l’équipe de France.
Sacrée coïncidence, l’arrivée d’Estelle Nze Minko dans le groupe France marque la montée en puissance des Bleues dans les compétitions internationales ! Évidemment, le collectif explique cela avant tout, mais sans patronne sur le terrain et en dehors, on le sait, la mayonnaise est bien plus dure à faire prendre.
©️ Estelle Nze Minko/Instagram
Que ce soit avec les Bleues ou en club, Estelle Nze Minko gagne. C’est simple, aucun trophée collectif ne lui a échappé. En club, après avoir remporté la Coupe de la Ligue française avec Fleury-Loiret en 2016, elle décolle pour le club hongrois de Siofok. Un choix audacieux, duquel va découler une nouvelle Coupe d’Europe, cette fois du deuxième niveau européen.
Les succès s’enchaînent également avec l’équipe de France pour la joueuse. Après le bronze européen et l’argent olympique en 2016, Estelle Nze Minko et ses comparses tricolores signent un doublé historique : le titre mondial en 2017, suivi de la victoire aux championnats d’Europe 2018. Un Euro durant lequel la demi-centre française finit meilleure buteuse de son équipe.
L’année 2019 est un moment charnière pour Estelle Nze Minko. Dans un premier temps, elle change de club, signant avec Gyori, toujours dans le championnat hongrois. Par la suite, elle connaîtra le goût amer de la déception lors du Mondial 2019. Car oui, pour les Bleues, une compétition sans médaille, c’est une déception.
Enfin, cette année marque aussi le moment où Estelle Nze Minko a démontré qu’elle était ÀBLOCK!… Entrepreneuse dans l’âme, elle se lance en créant V-Box. Loin des stéréotypes des box proposées d’habitude aux femmes, l’handballeuse propose des créations d’entrepreneuses, produits en France et qui respectent l’environnement. Chapeau bas !
Estelle Nze Minko s’exprime également sur le tabou des menstruations pour les sportives de haut niveau, appelant à des études sur le sujet afin de protéger le mieux possible toutes les championnes.
©️ Estelle Nze Minko/Instagram
Vous l’aurez compris, la championne n’hésite pas à secouer tout le monde hors du terrain. Et sur le terrain, ça n’est pas différent ! Son explosivité liée à sa science du jeu fait des ravages, à tel point qu’elle est considérée (à juste titre) comme une des meilleures handballeuses de la planète, tout simplement.
Estelle Nze Minko va se hisser jusqu’en finale de l’Euro 2020 avec l’équipe de France, avant de chuter face à la Norvège. L’handballeuse tricolore sera tout de même désignée comme la meilleure joueuse de la compétition.
Plus d’un an après cette défaite, viennent les Jeux Olympiques de Tokyo. Face à la Russie, les Françaises vont chercher le premier titre olympique de leur histoire. Ce groupe écrit une magnifique histoire, dont Estelle Nze Minko tient un des rôles principaux.
Quelques mois plus tard, le Mondial 2021 échappera malgré tout à l’équipe de France. Comme lors de l’Euro 2020, les Norvégiennes font chuter les tricolores en finale. Une déception, mais également une nouvelle médaille pour les Bleues et Estelle Nze Minko !
Avec son club de Gyori, les trophées s’accumulent également. La Coupe de Hongrie 2021, ainsi que les championnats de Hongrie 2022 et 2023 tombent dans la besace de la tricolore. Une seule compétition lui résiste encore : la Ligue des Champions.
Et puisque l’on parle de résistance, la Norvège continue de mener la vie dure aux Bleues. Lors de l’Euro 2022, en demi-finale, c’est par un écart de huit buts que les tricolores chutent. Une claque dont Estelle Nze Minko et ses coéquipières ne parviendront pas à se relever, laissant filer la médaille de bronze quelques jours plus tard.
Après la déception, la victoire est revenue pour Estelle Nze Minko (de dos) et ses coéquipières !…©️ Estelle Nze Minko / Instagram
Mais la nouvelle capitaine de l’équipe de France ne l’entend pas de cette oreille… Lors du Mondial 2023, les Françaises viennent pour une médaille, une seule ! L’or.
Irréprochables tout au long de la compétition, elles retrouvent leurs meilleures ennemies norvégiennes en finale. Et cette fois, la France a le dessus. Elles sont championnes du monde, la capitaine Estelle Nze Minko a le privilège de soulever le trophée ! Un succès de très bon augure à quelques mois des Jeux Olympiques de Paris 2024.
Une dynamique qu’Estelle Nze Minko a entretenu de la plus belle des manières avec son club, allant chercher le seul trophée majeur qui lui manquait : la Ligue des Champions.
La capitaine des Bleues arrive dans une forme olympique pour Paris 2024. Dans son sillage, on sait que les Bleues sont capables du meilleur. En tout cas, elles ne visent pas moins !
On espère bien voir Estelle Nze Minko et les tricolores avec le plus beau collier dont des sportives puissent rêver le 10 août prochain…
Avec la Ligue des Champions 2024, l’armoire à trophées d’Estelle Nze Minko est pleine à craquer ! Mais il reste de la place pour une 2e médaille d’or olympique…©️Instagram
D'autres épisodes de "Handball, des filles au taquet !"
Alexandra Lacrabère : 5 infos pour briller sur le parquet
Allison Pineau : « Savoir que l’on va laisser une empreinte dans le hand, c’est magnifique. »
Pauletta Foppa : « Quand on atteint le haut niveau, on doit rester humble et déterminée. »
Siraba Dembélé-Pavlović : « J’arrête ma carrière et c’est sans regret. »
Voir tous les épisodesTous nos portraits
Jasmin Paris : « Mes performances exceptionnelles dans l’ultra-trail ont ...
JujuFitcats : « Le sport a été ma porte de ...
Océane Michelon : La danseuse devenue reine du biathlon
Nouchka Simic : « La première fois que j’ai passé ...
Marielle Goitschel : « À 7 ans, j’écrivais déjà sur des papiers ...
Vous aimerez aussi…

« Avant de tomber sur le Roller derby, je cherchais un sport de combat. En tant

Une crack qui nage à très grande vitesse, une fille qui prend son envol, une danseuse qui rêve de JO, les pionnières du baseball, une championne qui grimpe, une autre qui nous booste avec ses tutos (Jess Vetter sur notre photo) et un nouveau mercredi où les KIDS ont pris le MIC, c’est le meilleur d’ÀBLOCK!

Tout au long de l’année 2023, nous sommes partis à la découverte de parcours hors du commun, de ces parcours qui nous inspirent, le maître-mot d’ÀBLOCK! Si on en (re)découvrait quelques-uns comme celui, sur notre photo, de l’escrimeuse sulfureuse Hélène Mayer ?

En ce moment, je m’entraîne pour un cross. La vitesse, ce n’est pas ce que je préfère, mais peu importe, j‘exécute à la lettre le programme de mon père. C’est la clé. Parce qu’on est d’accord : si on ne fait que ce que l’on aime, on ne progresse pas.

Elle a marqué l’Histoire du ski. En à peine dix ans de carrière, Marielle Goitschel (au centre sur notre photo) a tout raflé. Multiple championne du monde et olympique, l’Avaline continue d’espérer qu’une skieuse française lui succède sur la plus haute marche du podium de géant et de slalom à l’heure où les meilleures de la planète dévalent les pistes de ces JO de Pékin. Conversation avec une légende.

Elle n’aimait pas qu’on lui impose des limites. Et l’a prouvé. Après une tentative avortée, Gertrude Ederle devient, en 1926, la première femme à réussir la traversée de la Manche à la nage. L’Américaine, tout juste 20 ans, va aussitôt devenir la coqueluche de son pays. Avant de sombrer dans l’anonymat le plus total.

2022, année des good news du côté de l’évolution du sport féminin ? Minute papillon, on a aussi connu du moins bien ! Mais, nous, ici on cultive le positivisme, on pointe ce qui va dans le bon sens, on met en lumière nos avancées et, en ce début 2023, on en a trouvé quelques-unes. Jugez plutôt !

Delphine Cascarino marque les esprits ballons aux pieds. Adversaires, coéquipières, sélectionneurs… Tout le monde voit en elle une grande joueuse. Et ça n’impressionne pas la demoiselle, bien au contraire…

Elle a mis un terme à sa carrière le 16 octobre dernier. Gênée, depuis des années, par un dos douloureux, Julie Bresset, double championne du monde et championne olympique de VTT, a finalement décidé de raccrocher. À 32 ans, la gagnante de la Coupe du monde 2011, savoure le début de sa nouvelle vie. Rencontre avec une fille tout terrain.

Elle était considérée comme l’un des plus grands espoirs de windsurf, la Guadeloupéenne Jamaïne Carlotti, championne de France Espoir, vient de perdre la vie lors d’un accident de la route.

Cet été, à Paris, les premiers Jeux paritaires de l’histoire vont s’ouvrir. Mais le sport français fait-il pour autant la part belle aux jeunettes ? Le podcast le plus déjanté de la parentalité, Papas Poules, met le sujet sur la table dans ce nouvel opus dont ÀBLOCK! est partie prenante.

Jasmin Paris a tiré son lait entre deux points de contrôle d’une course de plusieurs jours. Son bébé avait 14 mois. Elle a établi un record. Ce jour-là, personne n’a parlé de conciliation vie-sport. On a parlé d’exploit. C’était la bonne réponse.
Abonnez-vous à la newsletter