Confinement ou non, pas de repos pour le sportif !

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Alors que la France a pris le top départ du déconfinement le 11 mai dernier, troquant l’enfermement obligatoire pour des échappées belles bien méritées, quid de l’évolution du comportement sportif des Français ? On vous dit tout...

Par Claire Bonnot

Publié le 28 mai 2020 à 11h38, mis à jour le 28 mai 2020 à 14h04

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Le coronavirus a multiplié le nombre de sportifs dans les rues, soudain privés de leur liberté de souffler et de se dépenser à leur aise et limités par une réglementation en temps et en kilomètres. Adieu la tête vide, le dépassement, la performance  !

Le quotidien  ? Rester entre quatre murs, pour ceux qui pouvaient télé-travailler. Qu’à cela ne tienne, la pratique sportive a tenu bon et s’est mise, elle aussi, à l’heure digitale.

Les Français confinés, bien que chamboulés, n’ont en effet pas stoppés leur activité physique et ont fait dans la régularité : depuis la mise en place du confinement, 59 % des Français pratiquent une activité physique ou sportive chaque semaine contre 61 % des Français à la même période, en juin 2019. C’est ce qu’on appelle garder le cap !

La crise sanitaire, prétexte pour se dépenser…

24 % des Français confient avoir utilisé le sport comme prétexte pour sortir de chez eux durant le confinement, selon une enquête Ifop/Fitness Magazine de ce mois de mai 2020 sur « La pratique sportive des Français à l’ère du COVID-19 ».*

Si cet aveu ressemble peu à une motivation sans pareille pour l’effort physique, il s’accompagne d’une donnée intéressante quant aux effets de cette assignation à résidence forcée : depuis le déconfinement du 11 Mai, 12 % des Français affirment que leur pratique sportive a augmenté par rapport à leur pratique pré-confinement.

En sortant prendre l’air (prétexte évoqué pour 18 % des sondés quant à la question du sport comme prétexte pour prendre l’air en période de confinement), pourquoi ne pas faire ce petit footing parfois repoussé ou tout simplement marcher vivement pour un besoin évident de se dégourdir les pattes  ?

Surtout pour les confinés dans un logement de moins de 50 m2 (30 % des sondés) et les jeunes de moins de 25 ans (32 %), boules d’énergie à revendre !

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Toujours la et les mêmes motivations pour le sport

«  La pandémie n’a pas entamé les attentes des Français en matière de sport : avec ou sans COVID-19, on se dépense pour rester en bonne santé, se défouler… et séduire ! », explique Jean-Philippe Dubrulle, Directeur d’études au pôle Opinion de l’Ifop.

Le sport reste ainsi une base essentielle dans la vie et le rythme des Français, tels que boire, dormir ou manger puisque 75 % d’entre eux répondent, très sainement, avoir pratiqué une activité physique depuis la mise en confinement, pour rester en bonne santé. 42 % – dont une majorité chez les 25-35 ans et les confinés dans moins de 50 m2 ou moins – plaident le soutien du sport pour se défouler et 25 % pour mincir, en particulier chez les femmes ou les personnes en surpoids.

Mais la ruée vers le sport annoncée n’a pas eu lieu malgré ce chamboulement de quotidien soudain… «  Ni le confinement dans un espace réduit, ni le temps libéré pour certains… ni même la prise de poids d’une majorité de la population n’ont poussé les Français à augmenter significativement leur activité sportive », résume le Directeur d’études de l’Ifop.

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Objectifs de la période estivale ?

Cependant, la saison estivale approchant, la motivation reprend… Les principaux objectifs  ? Afficher une silhouette avantageuse, pour soi-même et pour les autres, sans oublier l’importance de garder la forme !

54 % des sondés sur une nouvelle routine post-confinement expriment le souhait d’être bien dans leur peau dans les endroits où l’on montre son corps, tandis que 29 % énoncent clairement la volonté d’être le plus séduisant possible en vue de l’été, jeunes de moins de 25 ans en tête (64 %) ! 53 % expliquent tout simplement vouloir être en forme pour les activités physiques des vacances d’été. 

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Une nouvelle tendance indéniable : le suivi de cours en ligne !

Salles de sport fermées, temps de sorties limités, le confinement avait de quoi décourager les plus motivés. Et pourtant, l’offre sportive a muté à toute vitesse, élaborant des vidéos de cours en ligne sur YouTube, en Instagram Live, en Zoom…

Les plannings quotidiens des télé-travailleurs étaient soudainement rythmés par ce cours de yoga à 18h ou à l’heure du dej, ou encore ce live de « Booty Burn » de Sissy Mua, influenceuse star sur Instagram.

À chacun son rendez-vous sportif concocté sur mesure – et le plus souvent gratuit – pour le confinement par les influenceurs sportifs, les coachs professionnels, les sportifs de haut niveau, les marques et les salles de sport.

De quoi faire grimper leur notoriété (et leur nombre d’abonnés) et participer à l’atmosphère de soutien collectif !

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À l’ère du déconfinement, comment se dessine la pratique sportive des Français  ? Selon l’étude Ifop pour Fitness Magazine : «  Dans les prochaines semaines, 14 % des Français ont l’intention de suivre des cours de sport, fitness ou musculation en ligne, 11 % de s’inscrire dans une salle de sport et 5 % de prendre un coach sportif. »

Le numérique a fait des adeptes, surtout avec les salles de sport fermées, mais l’envie de revenir aux cours collectifs est toujours là, malgré la distanciation sociale imposée et nécessaire.

Cette période de restrictions, sans révolutionner la pratique sportive des Français, a ouvert de nouvelles voies, comme suivre des cours en ligne mais aussi de nouvelles envies : prendre un coach en est une.

Le sport a de l’endurance  !

* L’enquête « La pratique sportive des Français à l’ère du COVID-19 » a été menée pour Fitness Magazine par l’Ifop auprès d’un échantillon de  1 012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, par questionnaire auto-administré en ligne du 15 au 18 Mai 2020.

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