
Camille : « J’ai beaucoup couru pour perdre du poids. C’était une obsession malsaine. »
« J’ai toujours fait du sport. Ça fait partie de mon équilibre, je m’y sens à
Publié le 25 juin 2026 à 11h49, mis à jour le 06 juillet 2026 à 7h59
Il y a des victoires qui font du bruit et des victoires qui font l’histoire. Le 31 mai 2026, dans les Hautes-Pyrénées, Vali Höll a fait les deux. En avalant la piste de Loudenvielle en 3’ 51 chrono, l’Autrichienne est devenue la première pilote féminine de VTT à s’y imposer deux fois en Coupe du monde.
Une statistique de plus dans un palmarès déjà dingue : quatre titres mondiaux consécutifs (2022-2025), quatre classements généraux de Coupe du monde (2021, 2023, 2024, 2025). Huit titres majeurs, une banale journée au bureau. Car demandez-lui ce que ça lui fait : « Je pensais qu’en gagnant des titres, j’aurais ce moment rockstar. Mais je me sens pareille chaque jour, chaque année », confie-t-elle dans Red Bull Bulletin autrichien. C’est peut-être là le vrai secret de la domination Höll : une incapacité structurelle à se sentir arrivée. Une exigence limite psychorigide.
©Philip Platzer/Red Bull Content Pool
Née en 2001 à Salzbourg, en Autriche, fille du tenancier du Spielberghaus, un refuge de montagne au-dessus de Saalbach, et d’une mère passionnée de vélo, elle a grandi au rythme des trails sur des sentiers escarpés autour de chez elle. Première course à 3 ans, premier contrat de sponsoring à 13, première saison élite en Coupe du monde à 16 : le cv est vertigineux. Mais le personnage, lui, déjoue tous les codes de la star.
En parallèle de ses titres, Vali Höll étudie le business administration à Innsbruck. Elle rentre parfois une journée entre deux manches, le temps de lancer une lessive. Elle dénonce publiquement des primes qu’elle juge « honteuses » — 3 750 € pour une victoire en Coupe du monde, 5 000 € pour un titre mondial — et l’absence de femmes dans les instances du cyclisme. Hors piste, elle avoue que son défi de l’année a été d’oser négocier le loyer de son appartement avec son propriétaire.
©Philip Platzer/Red Bull Content Pool
Pour tenir sous la pression, Vali Höll s’est construit une bulle soigneusement choisie : la plupart de ses amis n’ont rien à voir avec le sport de haut niveau. Et à ses côtés, depuis fin 2024, une autre championne mais de sports d’hiver : la freeskieuse suisse Mathilde Gremaud, double championne olympique de slopestyle. Deux athlètes de disciplines extrêmes qui ont appris l’une de l’autre à poser les armes. « Avec Mathilde, on peut parler ouvertement quand ça ne va pas. Normalement, tu ne peux pas te confier à tes concurrentes quand tu doutes. »
En 2026, miss Höll a aussi changé d’équipe : après la dissolution du team YT Mob, elle a rejoint Commencal Schwalbe by Les Orres, structure française basée dans les Hautes-Alpes. Un nouveau départ qu’elle a qualifié de « chapitre inédit » sur son compte Insta. Loudenvielle, quelques semaines plus tard, donnait la réponse : la machine est relancée.
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