Sports de combat, bien plus qu'un exutoire

sport de combat
Sur ring ou sur tatamis, on les confond souvent. Pourtant, entre la boxe anglaise, le judo, l’escrime en passant par la lutte ou le krav maga, il en existe de très différents. Et si certains les disent violents, ils peuvent aussi et surtout apporter des bénéfices inattendus. Décryptage.

Par Valérie Domain

Publié le 03 mars 2020 à 9h10, mis à jour le 06 mars 2022 à 18h36

Recevoir un crochet du droit ou un uppercut n’est pas forcément très attractif de prime abord.

Les sports de combat sont souvent associés à la violence, aux excès, au déchainement de brutalité… Pourtant, derrière le coup, il y a une logique, une méthode, une stratégie quasi insoupçonnée pour les non-initiés. Les sports de combat ne sont pas qu’un exutoire, leur portée dépasse de loin le cadre de l’exécution et de l’entrainement.

« Grâce à la boxe, aujourd’hui, je suis devenu plus calme, toujours attentif, à l’écoute. La boxe m’a apporté la sérénité. Avant la pratique de ce sport, j’étais de nature impulsive, cela m’a permis de canaliser mon énergie », confie Jean-Marc Mormeck, six fois champion du monde de boxe anglaise des poids lourds-légers.

Mental, philosophie de vie, respect d’autrui, renforcement musculaire, les bienfaits des sports de combat ne sont plus à démontrer. « Ils permettent de développer un 6e sens. Il faut être tout le temps aux aguets pour parer les coups, cela permet de développer la vision, d’être réactif. La perspective du coup peut pétrifier, terrifier, savoir l’aborder permet de gagner en assurance », explique l’ancien champion.

Les femmes entrent en scène

karate

Aujourd’hui, les sports de combat font de plus en en plus d’émules, notamment parmi les femmes, attirées par ces activités qui mixent plaisir et efficacité.

Elles permettent de se défouler, de travailler sa condition physique, tout en apportant du sens  : recherche du dépassement de soi et de la confiance en soi. Face à cet engouement, le choix se fait de plus en plus vaste.

Dans la catégorie boxe, la plus connue est la boxe anglaise avec les poings (gantés), la savate (ou boxe française) avec les poings et les pieds mais pas les tibias, à l’inverse du kick boxing ou de la boxe thaï.

Dans les salles de dojo, il y a bien sûr judo, karaté mais aussi taekwondo, kung fu, aïkido ou encore le krav maga (issu de l’entrainement des soldats de l’armée israélienne) basé sur les techniques de self défense.

Des « dérivés » commencent à voir le jour, comme l’adi boxing ou le body combat qui permettent de tonifier le corps en associant des exercices de fitness à des mouvements issus des arts martiaux.

Lâcher les mauvaises énergies

boxe femme

Activités physiques intenses, ces pratiques sollicitent tous les muscles, font travailler la souplesse, la rapidité, la coordination des mouvements.

Elles permettent aussi de travailler le gainage et la gestion du souffle. Idéal pour sculpter son corps et perdre du poids. « Tous les sports de combat permettent de développer une assurance naturelle, un équilibre. On gagne en aisance, on peut échanger, s’exprimer plus facilement. C’est très utile au bureau, pour s’imposer en réunion, donner son point de vue face aux collègues  ! » s’exclame Jean-Marc Mormeck. « Et quand vous frappez dans un sac, vous lâchez les mauvaises énergies accumulées de la journée, vous aiguisez vos sens, apprenez à gérer vos émotions, vous travaillez sur vous », ajoute-t-il.

La conjugaison du travail de la force physique et de la force mentale est excellente pour évacuer les tensions et se sentir bien dans sa peau grâce à une bonne maîtrise de soi. Un atout pour affronter n’importe quelle situation au quotidien. Bref, pour avoir la pêche, montez sur le ring  !

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