Satou Sabally La basketteuse de Dallas aux shoots impitoyables

Satou Sabally
Elle a tout juste 21 ans et elle crève déjà l’écran. La joueuse de basket allemande a débarqué sur les parquets le couteau entre les dents ! Elle est l’une des nouvelles attractions du Championnat américain WNBA. Retour sur le parcours d’une surdouée du basket.

Par Djeinaba Kante

Publié le 18 août 2020 à 17h04, mis à jour le 13 avril 2023 à 15h59

Lorsque Satou Sabally se déclare à la dernière draft, cette cérémonie américaine où les franchises de WNBA sélectionnent des jeunes joueuses dans le but de les intégrer à leur équipe, les médias américains s’intéressent immédiatement à son cas.

Celle qui évolue au poste d’ailière reçoit une attention toute particulière depuis le match d’exhibition contre les Team USA en novembre dernier où elle a éclipsé sa coéquipière et future superstar de la WNBA, Sabrina Ionescu.

Satou Sabally
©Dallas Wings

Ce soir-là, elle inscrit 25 points et impressionne du beau monde, des experts jusqu’aux stars de la ligue de basket. Elle intègre donc aisément la WNBA après avoir été sélectionnée en deuxième position de la draft par les Wings de Dallas.

Une joueuse de nationalité allemande au Texas ? Rien de très incongru : la ville du Texas connaît très bien l’Allemagne, l’un de ses héros est Allemand et s’appelle Dirk Nowitzki. Il a joué toute sa carrière, soit vingt-et-une saisons, au sein des Mavericks de Dallas. Et il y est devenu une légende.

À l’annonce de sa sélection, Sabally a d’ailleurs été félicitée par ce nouveau mentor. Un passage de flambeau pour lui, mais un très lourd héritage pour elle ! 

Un profil international 

Fille d’un père gambien et d’une mère allemande, Satou Sabally est née à New-York. Elle passe les premières années de sa vie en Gambie avant que sa famille s’installe à Berlin au début de sa scolarité. 

C’est là-bas que son histoire avec le basket commence. Elle évolue assez vite au point de devenir joueuse professionnelle en Allemagne, à seulement 17 ans !

Satou Sabally
©Dallas Wings

Dans la carrière de Satou Sabally, tout va vite. Pour mieux intégrer la culture américaine elle décide de s’envoler pour les États-Unis et d’intégrer l’Université d’Oregon. Elle y fait trois années sur quatre avant de se présenter à la draft.

Un fait assez rare dans le basket féminin où les joueuses ont l’habitude de finir leur cursus universitaire avant de s’essayer à la WNBA, alors qu’elle se sentent prêtes physiquement et mentalement à affronter le haut-niveau.

Mais Sabally n’est pas une sportive comme les autres. Elle connaît le milieu professionnel depuis ses 17 ans et a eu le temps de s’imprégner du jeu américain pendant ses trois années aux States. Tout cela suffit largement à la Berlinoise pour faire la différence.

Satou Sabally
©Dallas Wings

Son côté très international attire, mais il ne faut pas se le cacher, son entrée aussi précoce en ligue pro est surtout liée à son parcours américain. C’est ce qui a pesé dans la balance : « Satou Sabally est un cas particulier car elle a été formée aux États-Unis. Elle parlait donc déjà couramment l’anglais en arrivant et a fait son cursus universitaire à l’Université d’Oregon », confirme Shaï Mamou, journaliste chez Reverse Magazine et Swish Swish.

Une joueuse ultra polyvalente 

Physiquement, Satou Sabally est plutôt gâtée par la nature avec ses 1m93.  Elle possède des qualités physiques propres au poste d’ailière mais son adresse au shoot et son côté hyper mobile lui permettent aussi de pouvoir évoluer dans d’autres postes quand son équipe en a besoin.

Mais au-delà des qualités physiques, elle possède un réel QI basket, à savoir qu’elle lit très bien le jeu sur le parquet. Elle mélange les qualités physiques types d’une joueuse américaine, mais avec des caractéristiques européennes qui séduisent, le All-package !

Le 28 juillet dernier, Sabally donnait un échantillon de son talent lors de son premier match contre le Dream d’Atlanta. Et plus les matchs passent plus la joueuse se montre à l’aise sur le parquet.

En clair, une graine de championne s’est installée à Dallas qui tient très certainement sa star pour les années à venir. 

Vous aimerez aussi…

Cet été, si on courait pour la bonne cause ?

Depuis le 7 août et jusqu’au 7 septembre, la fondation Alice Milliat qui œuvre à la médiatisation du sport féminin, – lance la 5e édition de son Challenge Alice Milliat, une course connectée solidaire et gratuite pour valoriser le sport au féminin, sa médiatisation, sa pratique et l’égalité dans le milieu sportif. On y va ?

Lire plus »
Mia Hamm

Mia Hamm, la footballeuse la plus célèbre des nineties

Première grande légende du foot féminin, l’Américaine Mia Hamm est une attaquante de choc avec des pieds (et un cœur) en or. Doublement championne du monde et doublement médaillée d’or olympique, cette pionnière a suscité l’engouement mondial pour le ballon rond au féminin dès le début des années 90. Hola pour Mia !

Lire plus »
Charlotte Bonnet

Charlotte Bonnet : « Quand on fait de la compétition, il faut savoir revenir plus forte, rebondir, apprendre à se faire battre. »

Elle en a fait du chemin ! Championne de natation précoce, Charlotte Bonnet, médaillée olympique alors qu’elle n’avait que 17 ans, a traversé, malgré elle, une longue et douloureuse période de doute. Presque dix ans plus tard, la Brestoise a radicalement changé. Plus mûre, plus forte, elle est parvenue à retrouver le goût de la compétition. Confessions touchantes d’une fille pour qui la natation n’est pas un long fleuve tranquille.

Lire plus »
Le Q&A de la badiste Léa Palermo

Le Q&A de la badiste Léa Palermo

Elle vient de décrocher la médaille de bronze en double aux championnats d’Europe de badminton à Horsen, au Danemark, avec son partenaire de raquette Julien Maio. Léa Palermo, joueuse du Badminton Associatif Choletais, signe ainsi sa revanche après des moments de doutes et des blessures à répétition. Elle a répondu à notre Q&A express en vidéo.

Lire plus »
Justine Wong-Orantes

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une volleyeuse de haut-vol (Justine Wong-Orantes sur notre photo), une ex-infirmière crossfiteuse devenue coach mentale pour cause de burn-out sportif ou une reine du disque qui va entrer en piste pour ses 7e Jeux Olympiques, c’est le best de la semaine !

Lire plus »
Guillaume Dietsch : « L'un des paramètres qui fait que les filles n’osent pas se lancer, c’est parce qu’elles ressentent un sentiment d'insécurité. » Kids

Guillaume Dietsch : « L’un des paramètres qui fait que les filles n’osent pas se lancer, c’est parce qu’elles ressentent un sentiment d’insécurité. »

Professeur agrégé d’EPS à l’UFR STAPS de l’Université Paris-Est Créteil, Guillaume Dietsch s’est penché sur la manière d’envisager pratique sportive chez les garçons et les filles. Résultat de ses travaux ? Peu de choses sont mises en place pour faciliter l’accès au sport de ces dernières.

Lire plus »
Kasey Badger, l'héroïne au sifflet

Kasey Badger, l’héroïne au sifflet

Le 24 octobre dernier, lors d’un match de la Coupe du monde masculine de rugby à XIII, la star n’était pas ballon en main, mais sifflet en bouche. L’Australienne Kasey Badger est devenue la première de l’histoire de la discipline à avoir arbitré un match d’un tel niveau.

Lire plus »
8 aout pekin

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Hey, Psssst, Les JO commencent, non ? Retrouvez une semaine complète sur les Jeux Olympiques avec ÀBLOCK!. À la clé, une demi-fondeuse qui veut sa revanche à Tokyo, de nouveaux sports qui vont twister les Jeux, la petite histoire des symboles olympiques en sept chapitres. Mais aussi, la désormais célèbre question qui tue et une initiative féminine aussi sportive que dilettante. De la (bonne) lecture, messieurs dames !

Lire plus »
Cap Optimist, ou comment faire du paddle un acte de solidarité

Cap Optimist, ou comment faire du paddle un acte de solidarité

Elle est sauveteuse en mer et au-delà. Stéphanie Barneix accompagnée de cinq autres waterwomen rallient actuellement Monaco et Athènes en paddleboard. Un échauffement avant le défi Cap Optimist, qui se déroulera entre le Pérou et la Polynésie Française en janvier 2023. Un défi à la seule force des bras pour soutenir les personnes atteintes de cancer.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner