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Marine Boyer  « Mon parcours est la preuve que, quand on a l’envie, on peut y arriver. »

Marine Boyer : « Mon parcours est la preuve que, quand on a l’envie, on peut y arriver.  »
Elle pourrait disputer son 3e rendez-vous olympique. Marine Boyer, 23 ans, espère mettre un terme à sa riche carrière après une ultime virée parisienne. Le point final d’un parcours fait de très hauts et de très bas qu’elle a tenté d’apprivoiser malgré les embuches et la dépression.

Par Sophie Danger

Publié le 09 avril 2024 à 19h16

Tu pourrais, d’ici l’été, prendre part aux 3e Jeux olympiques de ta carrière, ce qui serait inédit pour une gymnaste française. Comment gères-tu l’attente, est-ce que l’expérience la rend plus simple ?

Ce qui est le plus dur à gérer, c’est le fait que l’on ne connaitra le nom des sélectionnées qu’au dernier moment. Nous avons qualifié l’équipe en octobre dernier mais, d’ici là, toute la période qui court jusqu’aux Jeux va être qualificative pour rentrer dans le groupe.

Tous les jours, nous nous entraînons avec nos coéquipières, nous sommes tout le temps en concurrence, heureusement, nous sommes une grande famille. Chacune de nous sait que les meilleures seront retenues pour Paris et que tout le monde peut gagner sa place.

Par rapport à Rio et Tokyo, l’attente a malgré tout été moins longue puisque le Covid a tout décalé. Au départ, j’avais d’ailleurs prévu d’arrêter ma carrière après le Japon mais la pandémie a remis beaucoup de choses en question. Les trois années qui se sont écoulées depuis ont passé hyper vite.

Paris 2024 devrait être le dernier rendez-vous de ta riche carrière, carrière qui a débuté lorsque tu avais 5 ans à La Réunion, ton île natale. C’est ton père qui t’a inscrite à la gym pour tenter de canaliser ton énergie débordante

Oui, ça a commencé comme ça. Je suis née à la Réunion mais je suis arrivée en Métropole lorsque j’avais 2-3 ans et j’ai réellement commencé la gym ici, plus précisément à Melun. J’ai passé deux ou trois ans dans ce club et j’ai été détectée assez rapidement.

La gymnastique étant un sport précoce, je suis rentrée en sport-étude à Meaux lorsque j’avais 8 ans. 

En quoi la gym était-elle un bon défouloir pour toi ?

La gym m’a calmée. À l’époque, mes parents habitaient dans l’Yonne où ils avaient fait construire une maison. Lorsque je rentrais chez moi, soit j’étais dans ma chambre, soit je faisais de la gym dans le jardin, j’enchainais les saltos, les rondades, les flips sans jamais être fatiguée.

Maintenant, mon moment défouloir c’est la sieste ! Mais, plus jeune, j’avais beaucoup d’énergie à canaliser. Je suis également quelqu’un de très compétiteur et je me suis rendu compte que, lorsqu’il y avait des compétitions, j’arrivais à prendre la bonne énergie et le bon stress pour rester zen.

C’est ça finalement le plus dur à gérer, notamment lors des compétitions à enjeux, or, moi, j’ai toujours pris ça comme un jeu sans vraiment avoir d’objectif précis et un jour, je me suis retrouvée à participer aux Jeux Olympiques

Entre le moment où tu as été détectée à l’âge de 8 ans et cette première participation aux Jeux Olympiques de Rio, en 2016, lorsque tu en as 16, tu n’as rien vu venir ?

Pas vraiment. Il y a tellement de mouvements dans une carrière de sportif de haut niveau ! Pour ma part, j’ai toujours espéré participer aux Jeux Olympiques mais ce n’était là que des paroles, rien n’était acté.

L’année olympique est une année tellement dure que la moitié des filles se blessent en cours de route, arriver jusqu’à la période des Jeux est de fait déjà très compliqué. Ce qui m’a coupée un peu, c’est ma blessure. Je me suis blessée à l’épaule lorsque j’étais en 5e et ça a tout changé.

En quoi ça a tout changé ?

Lorsque je me blesse, pendant presque un an, je fais du trampoline. Par la suite, je dois rentrer en sport-étude de trampoline mais je reprends finalement la gym trois mois avant les France, ça devait être ma dernière compétition or, à cette occasion, je me qualifie pour les Europe, ce qui a finalement relancé ma carrière et m’a permis de venir à l’INSEP, là où tout a commencé.

C’est assez atypique parce que je n’ai jamais espéré arriver là où j’en suis, je pense que c’est le mental qui a fait que je n’ai jamais rien lâché. J’ai toujours poussé, j’ai beaucoup dépassé mes limites.

On dit qu’en gym, le talent fait beaucoup, mais je pense pour ma part que le mental, c’est 50 % du travail. Le mental, c’est ce qui nous fait rester à l’entraînement, c’est grâce à lui que l’on s’entraîne six heures par jour, c’est ce qui nous fait accepter de ne pas avoir d’autre hobbies en dehors du sport.

On passe toute notre vie ici, à l’INSEP, pour un seul objectif, les Jeux, auxquels seules cinq filles pourront prendre part alors qu’on est une cinquantaine de gymnastes de haut niveau. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir faire les Jeux, c’est unique, on ne sera que cinq et on va devoir se battre pour les couleurs de la France, qui plus est chez nous.   

©Wikipedia

Tu entres à l’INSEP en 2014 et l’année suivante, tu remportes l’or du saut au Festival olympique de la jeunesse européenne de Tbilissi, tu deviens également championne de France élite à la poutre, vice-championne de France aux barres asymétriques, mais la véritable explosion a lieu en 2016 avec, pour commencer, les Europe à Berne. Tu y décroches l’argent à la poutre et le bronze par équipe, deux médailles auxquelles tu ne t’attendais pas. Pour quelles raisons ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les résultats ne m’arrivent pas comme ça, j’ai beaucoup travaillé pour. Quand je suis arrivée à l’INSEP, avec mes entraîneurs, on faisait cent répétitions quand j’en faisais dix dans mon club de Meaux, ce n’est donc pas au hasard, j’ai fait en sorte de pouvoir rester à l’INSEP et d’avoir ma place en équipe de France.

Ma philosophie, c’était de tout donner pour être là, on verrait les résultats par la suite. Lors de cette première année en sénior, je suis tellement compétitrice que je n’ai pas vécu le stress. Jétais stressée bien entendu mais c’était du bon stress.

Je me souviens de ces Championnats d’Europe à Berne, les premiers, je rentre en finale et là, il y a deux championnes olympiques. Je pense que c’est mon innocence et ma naïveté qui m’ont permis de devenir vice-championne d’Europe, encadrée par ces deux championnes olympiques. Aujourd’hui, cette naïveté a un peu disparu et elle me manque un peu, mais c’est l’expérience désormais qui m’aide à gérer mes émotions.   

©FFGym

Dans la foulée, tu es retenue pour participer à tes premiers Jeux Olympiques, ceux de Rio. Elle signifie quoi pour toi cette qualification ?

Quand tu es gymnaste et que l’on te demande ce que tu veux devenir, tu dis championne olympique sans trop savoir pourquoi. À force de travail, tu comprends que c’est l’entraînement, la ténacité, le mental qui font que tu t’acharnes pour atteindre cet objectif mais il est concret cette fois.

Quand tu apprends que tu vas participer aux Jeux, tu rentres dans la cour des grandes. Moi, j’étais encore toute petite à l’époque et, généralement, il y a toujours beaucoup de filles à pouvoir y prétendre avant toi mais, cette année-là, il y en avait moins. 

Cette première tentative est une réussite, toi qui disais viser une qualification en finale, tu boucles ces Jeux à la 4e place à la poutre, juste derrière l’Américaine Simone Biles. Qu’est-ce qui se passe dans ta tête quand tu prends conscience de ce résultat ?

Honnêtement, j’étais au bout de ma vie. Moi je suis une compétitrice, je veux une médaille sinon je ne suis pas contente. Quand on m’annonce que je suis quatrième, je me demande ce que j’ai fait de mal mais, quand on me dit que Simone Biles a posé les mains sur la poutre, ça fait tilt, je me dis : « Pourquoi elle et pourquoi pas moi ? ».

À ce moment-là, tu remets pas mal de choses en question en ce qui concerne la gymnastique, mais ça donne malgré tout envie de refaire un cycle olympique et de se donner à fond pour qu’il n’y ait pas ce dixième qui fait tout basculer lors des Jeux suivants.

C’est quelque chose qui est facile à dire mais plus difficile à faire. 

©FFGym/Thomas Schreyer

La Fédération va porter réclamation, estimant que Biles avait été protégée, tu l’as vécu comment cette polémique ?

J’étais dégoutée. D’un côté, c’était trop bien, j’avais fait les Jeux, mais je n’ai réalisé que j’étais quatrième qu’après, quand j’ai vu l’ampleur de ce qui se passait autour de moi.

Ceci dit, moi, je voulais ma médaille olympique tout en sachant que, si je l’avais eue, j’aurais arrêté la gym et que je n’aurais pas eu toute cette carrière ensuite.

Pourquoi ?

Parce que la gym, on ne sen pas rend pas compte, mais c’est tellement dur ! J’aurais pu arrêter, j’avais 16 ans et c’est ça qui est cool, tu es tellement jeune que tu peux embrayer sur une nouvelle vie, faire d’autres choses, rentrer dans la vie active.

Faire les Jeux m’a coupée dans ma scolarité, j’ai raté deux ans mais ça reste un choix et ne pas avoir cette médaille m’a encore plus motivée à continuer pour en décrocher une lors des Jeux suivants.   

©FFGym/Thomas Schreyer

Deux ans plus tard, en 2018, nouveaux coups d’éclat avec le titre à la poutre et l’argent par équipe aux Jeux Méditerranéens de Tarragone, il y aura également deux autres médailles, continentales celles-ci : le bronze à la poutre et l’argent par équipe aux Europe de Glasgow. C’était quoi ton sentiment, toujours aussi fort qu’à Berne ou alors ça relevait plus du soulagement après être passée tout prêt à Rio et être revenue bredouille des Monde et des Europe 2017 ?

Après les Jeux, ce qui a été le plus compliqué pour moi, c’est le fait d’être vue et d’être connue. À partir de ce moment-là, tu n’as plus la même attente de toi-même, tu dois réussir, ce qui est compliqué lorsque tu es sur une poutre de dix centimètres.

Le fait d’être attendue est ce qui a été le plus dur à gérer pour moi. Je n’en ai pas perdu le goût de la gym, ça, je l’ai toujours eu, mais lorsque tu arrives en compétition, tu te rends compte qu’il est plus difficile de rentrer dans ta bulle. Je sais qu’il y a des compétitions que j’ai raté à cause de ça, je pouvais avoir l’or aux Europe par exemple et j’ai complètement déconné, mentalement c’était trop difficile.

J’ai essayé de prendre du positif de mes échecs pour avancer mais ce n’est pas si facile à faire. Gérer mes émotions a été très dur. 

C’est un paradoxe difficile à appréhender : un sportif de haut niveau cherche la reconnaissance mais lorsqu’elle arrive, ce n’est pas si simple à appréhender

Oui, c’est ça. C’est une contradiction difficile à gérer. Entre les deux il y a un fil ténu et il faut rester dessus, sinon tu peux te perdre.   

En 2019, tu fais partie du groupe qui qualifie l’équipe de France pour les Jeux de Tokyo, ce sera ta deuxième sélection olympique mais ça ne va pas se passer comme d’habitude. En premier lieu, il y a la pandémie de Covid qui rebat les cartes du calendrier sportif. C’est une période que tu sembles avoir très mal vécue, pourquoi ? 

Une année olympique c’est cool, mais c’est à faire une fois tellement c’est difficile. Repartir à zéro pour en entamer une autre, c’était beaucoup de changements, même dans la tête et puis il y a eu le confinement. Moi, j’ai tout arrêté, je n’ai pas fait d’activité physique parce que, sinon, j’allais exploser et quand j’ai repris, j’ai repris à fond.

Cette année m’a un peu tuée, physiquement c’était très dur, mentalement ça l’était encore plus et je ne faisais pas partie des meilleures ce qui fait que pour me qualifier, je devais faire toutes les qualifs. Je suis arrivée aux Jeux épuisée, sans fraîcheur.

On venait chercher la médaille par équipe mais il y avait trop de stress autour de ça, on a trop pensé à la médaille avant de penser au reste et la déception a été à la hauteur. Il y a eu beaucoup trop de stress et trop de pression sur moi.  

©FFGym/Michael Motz

Tu termines 6e du concours général par équipes, en individuel ça se passe moins bien, tant et si bien que tu envisages de mettre un terme à ta carrière. Qu’est-ce qui t’a fait tout remettre en cause ?  

J’étais en dépression, vraiment pas bien. Je n’arrivais plus à manger, je ne prenais plus aucun plaisir. Moi, quand je suis à l’entraînement, je me donne à 100 % sinon, ça ne sert à rien. C’est pour ça que je me suis dit que j’allais arrêter. J’ai fait une pause de six mois pendant lesquels je me suis posé beaucoup de questions.

Pendant cette parenthèse, j’ai passé des castings pour intégrer le cirque du soleil, ça restait dans le domaine de la gymnastique, je pouvais voyager, parler anglais, faire des rencontres. Le reste du temps, j’étais avec les gens que j’aimais, ce qui m’a permis de me retrouver. C’est de ça dont j’avais besoin à ce moment-là : retrouver le sourire avec les gens que j’aimais, ne pas me prendre la tête, ne pas me dire que j’avais gym le matin, que j’allais me lever et souffrir.

On ne se rend pas compte à quel point c’est dur la gymnastique !

Mentalement ou physiquement également ?

Les deux. Moi, je me levais le matin, je boitais, j’avais mal au dos, physiquement c’est tellement dur que, lors de ma pause, la première chose à laquelle je pensais le matin, c’était au fait que je n’avais rien à faire, que j’allais être avec ma famille, mon petit frère.

Peu à peu, en côtoyant d’autres sportifs qui vivaient la même chose que moi, jai compris qu’il fallait accepter la dépression, accepter le fait qu’à un moment, j’ai eu du mal avec la nourriture parce que j’avais peur du regard des autres.

Cette prise de conscience n’a pas été facile mais je ne pouvais pas finir ma carrière sur cet épisode et puis, j’avais envie de partager, de passer un message en disant que ce n’est pas parce qu’on est passé une fois à côté que tout est terminé, en expliquant qu’on n’est pas des robots programmés pour tout faire parfaitement.

Il est difficile d’avoir la lumière sur soi mais, quand on y parvient, c’est encore pire parce qu’il faut réussir à gérer tout ça.

©FFGym/Thomas Schreyer

Tu as changé ta façon d’appréhender la gym après ça ?

Quand j’ai repris la gym, je me suis dit qu’il fallait que je prenne un préparateur mental, je me rendais également chez le kiné tous les soirs parce que mon corps était fatigué.

Je ne voulais pas reprendre uniquement pour le plaisir, j’avais envie de revenir à mon meilleur niveau mais je voulais néanmoins me laisser le temps pour y parvenir. C’est arrivé plus tôt que je ne le pensais puisque, trois mois plus tard, j’étais sélectionnée pour les Championnats d’Europe.

Tu avais retrouvé un peu d’envie au moment de ta sélection ?

C’était un peu dur parce que je ne m’attendais pas à cette sélection, mais j’avais fait mes quotas et donc j’étais pratiquement obligée de rentrer dans l’équipe. C’est vrai que, dès que j’ai su que j’étais qualifiée pour les Europe, j’ai pleuré parce que je craignais de ne jamais être prête à temps.

Tout cela m’a néanmoins aidée à me refaire confiance et ça a été efficace puisque derrière, j’ai gagné Bercy et je fais 4e aux Championnats du monde. 

©FFGym/Thomas Schreyer

Ces Monde, c’était en 2022 à Liverpool, tu termines 4e à la poutre alors que tu as mal au dos

Ah oui, je me suis bloqué le dos, et je ne pouvais quasi rien faire, ce qui a rendu la compétition très difficile. Ceci étant, quand je fais de la gym, je ne pense à rien d’autre et c’était le cas. Sur l’instant, il n’y avait que ma gym et ma poutre, mais trois mois plus tard, j’avais encore mal.

Quoi qu’il en soit, je fais 4e, je suis dégoutée, au bout de ma vie et en même temps, j’étais fière parce que je savais que j’avais encore ma place en équipe de France et ça, c’était gratifiant.

Pour le résultat, je me suis dit que c’était encore trop tôt, qu’il y avait encore du travail même s’il avait déjà commencé à payer. C’était le signe qu’il fallait que je continue à me faire confiance pour la suite, le signe aussi que personne n’avait rien le droit de me dire parce que j’étais là et que je donnais tout ce que j’avais.  

©FFGym/Thomas Schreyer

Tu prends ta revanche l’année suivante à Anvers avec le bronze par équipe – 70 ans qu’une équipe de France n’avait pas obtenu pareil résultat – et un quota pour les Jeux de Paris, Paris qui sera le dernier rendez-vous de ta carrière. Comment tu vis le fait de raccrocher ? 

Je le vis très bien. Je suis heureuse parce que je pense que je suis allée jusqu’au bout, pour ce qui est de la suite, je verrai après. Je sais que je vais arrêter mais comment, pourquoi, à quel moment et ce que je ferai alors, ce ne sont pas des questions que je me pose actuellement même si j’ai déjà quelques idées.

Pour le moment, mon objectif ce sont les Jeux de Paris et rien d’autre. Je vis l’instant, c’est ma dernière année et je veux en profiter parce que, malgré les galères, les moments difficiles, tout ce que j’ai vécu avec la gym fait partie de ma vie.

Je suis contente d’arrêter, je ferai peut-être un autre sport, on verra bien.  

©FFGym/Thomas Schreyer

Tu disais dans une itw qu’au début de ta carrière, personne n’aurait parié sur toi parce que, je te cite « tu n’étais pas la meilleure, ni la plus belle physiquement ». Qu’est-ce que tu auras laissé comme emprunte sur ta discipline ?

Je pense que mon parcours est la preuve que, quand on a l’envie, on peut y arriver.

Certes, il y a des difficultés sur notre chemin mais il faut toujours se faire confiance et faire confiance à son entourage car je pense que l’on n’est pas seuls dans notre histoire.

Il est très important de se faire confiance mais aussi de se faire plaisir, que ce soit en gym ou dans n’importe quel sport. Le plaisir est la priorité et ça se répercute sur nos performances. 

Ouverture ©FFGym/Thomas Schreyer

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