
Le surf féminin au sommet de la vague ?
Les filles et le surf, ça ne fait que commencer ! L’heure est venu de plancher.
Publié le 24 août 2021 à 20h15, mis à jour le 15 décembre 2021 à 18h49
Enfant, elle est une foudre de guerre, une fille avec l’énergie du désespoir pourraient dire certains. Le sport est sa religion.
Elle pratique le cross de l’école, la natation, le tennis, le ski, le surf, le hand. « J’adorais le sport, dit-elle à qui veut l’entendre dans les médias, y compris comme spectatrice ».
Mais la course à pied devient, à sa vingtaine, impossible à pratiquer, l’arthrose étant très installée.
Marie Patouillet est née avec une malformation au pied et à la cheville ainsi qu’avec une différence de longueur entre les deux jambes.
Quel sport pratiquer alors ? « Tout sport impliquant la course à pied m’est contre indiqué, explique-t-elle. J’avais donc le choix entre la natation et le cyclisme. Certaines expériences sportives dont l’étape du tour en 2017 m’ont fait pencher vers le cyclisme. Je me suis, par la suit,e spécialisée dans le cyclisme sur piste par affinité (les épreuves chronométrées dont le 500m TT me correspondent). »
C’est en effet lorsqu’une amie lui obtient un dossard pour l’Étape du Tour de France, en 2017, qu’elle s’engage à fond dans le vélo. Elle en ressort mordue malgré l’épreuve ! Et décide de s’adresser à la FFH (Fédération Française Handisport), tentant le cyclisme sur piste en 2018.
Marie Patouillet a trouvé le sport qu’elle attendait : « J’ai tout de suite accroché. Outre la sensation de vitesse, j’apprécie de pouvoir mesurer ma performance, et surtout, le fait d’être à moi-même ma principale adversaire. Il y a une dimension introspective dans ce type d’effort. »
Elle devient licenciée de l’US Créteil, « une véritable pépinière de pistards de haut niveau » comme l’écrit L’Équipe.
En 2019, c’est un sacré départ de compétition internationale pour la jeune cycliste de haut niveau : une médaille de bronze aux mondiaux d’Apeldoorn, aux Pays-Bas.
« Aux championnats du monde 2019, j’étais outsider, sans connaître vraiment mon niveau, mais en sachant juste que je prenais du plaisir sur cette épreuve du 500 m arrêté. J’ai aussi assez rapidement senti que le sport de haut niveau demande beaucoup d’exigences et de sacrifices. Pour pouvoir faire des sacrifices de manière assez radicale, il fallait absolument une discipline qui me plaise énormément. Le 500 m me plaît plus que la poursuite », confie Marie Patouillet à handisport.org.
En 2020, elle devient vice-championne du monde sur 500 mètres et, grâce à son score, se qualifie par la même occasion pour les Jeux Paralympiques de Tokyo.
En 2021, elle est double championne de France. Ses objectifs ? « Aller décrocher une médaille aux Jeux Paralympiques de Tokyo 2021 sur l’épreuve du 500m départ arrêté, et d’aller jusqu’à Paris 2024. »
Sur cette piste aux étoiles, Marie Patouillet s’élancera avec détermination, un mot qui la définit bien, selon elle.
Et elle en a à revendre : car cette sportive trentenaire est aussi médecin généraliste et alterne « entraînements et consultations dans un cabinet de médecine générale en tant que remplaçante ».
Des entraînements qui demandent une force mentale à toute épreuve : « D’un point de vue matériel je suis obligée d’avoir des chaussures moulées (à mon pied gauche). D’un point de vue entraînement, tous les exercices de musculation doivent être adaptés car je n’ai pas la même force entre les deux jambes. », explique-t-elle sur incept-sport.fr.
On souhaite le meilleur à celle qui a débuté tardivement – mais sûrement – dans le cyclisme de haut niveau !
Sois ÀBLOCK! Marie !
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Un slam sur une championne en deuil de son sport, un nouveau chapitre du carnet de route de notre ambassadrice marathonienne, l’histoire à la loupe d’une triple sauteuse d’exception ou encore une coureuse qui crée l’exploit (Méline Rollin sur notre photo), c’est le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!

La montagne est inspirante et les femmes qui s’y frottent n’ont rien à lui envier. Le festival de films “Femmes en Montagne“ qui aura lieu en Haute-Savoie et en version digitale, s’apprête à mettre en avant, pour sa deuxième édition, des sommets conquis et filmés par des grimpeuses, des réalisatrices ou même des spectatrices.

On y est presque. À quelques jours du début des Jeux Olympiques de Paris 2024, les fans de sports urbains attendent avec impatience que leurs disciplines illuminent la Place de la Concorde. Mais avant ça, ce fut un beau plat de résistance à Montpellier. Du 8 au 12 mai dernier se tenait la 27e édition du Festival International des Sports Extrêmes avec à l’honneur BMX, Skate ou encore Breaking. Et les tricolores ont brillé.

Malgré un été des plus sportifs, JO de Paris obligent, les chiffres sur l’activité physique des enfants et ados restent moroses. L’Académie Nationale de Médecine, via un rapport détaillant des recommandations à mettre en place d’urgence contre la sédentarité, met clairement l’école au coeur du processus.

Elle a bien failli ne pas voir Tokyo. Handicapée par une sévère blessure au dos, la triple championne de France de lutte a finalement décroché son billet, début mai, en Bulgarie, pour les Jeux Olympiques japonais. Une joie immense pour Mathilde Rivière qui nourrit désormais un seul et unique objectif : la médaille. Rencontre avec une fille qui ne se laisse pas facilement mettre au tapis.

De l’histoire de la gym féminine à celle d’une plongeuse de haut vol qui a pris la tangente pour ne pas se noyer (Laura Marino sur notre photo), en passant par une sportive écolo, une marathonienne hors-norme et une course parisienne, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! de la semaine. Bonne lecture !

Les raisons de se mettre au sport sont on ne peut plus variées. Et si parmi les plus efficaces, on retrouvait les mangas et animés ? Ça vous paraît peut-être étrange, mais force est de constater que ces étendards de la culture japonaise ne craignent pas de se frotter à l’univers sportif.

Pour la première fois, la Fédération Internationale d’Athlétisme lance ses championnats du monde. Du 7 août au 14 août 1983 à Helsinki, en Finlande, les athlètes entrent en piste pour se challenger. Un rendez-vous rien que pour eux !

Une course d’orientation nouvelle génération, un triathlon en capitale (celui de Paris, le retour, sur notre photo), une pro de la ride, une volleyeuse qui nous bluffe et une question qui tue, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! pour cette semaine. Enjoy !

Pour élargir toujours plus l’horizon du sport via le sport au féminin, une initiative a retenu l’attention d’ÀBLOCK ! : un classement annuel des femmes les plus influentes dans le monde du sport, délivré par ISportconnect, un réseau privé d’entreprises sportives internationales. Qui, selon eux, sont les nouvelles leaders à suivre en 2020 ?

Des conseils littéraires pour l’été (dont le livre de Juliana Buhring sur notre photo), une rencontre familiale et à cheval, deux festivals ÀBLOCK! comme on les aime, un questionnaire sportif en vidéo avec une triathlète, mais aussi du basket, c’est le meilleur de la semaine. Enjoy !
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