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Mélissa Plaza « Je suis une camée du sport, comme toutes ces championnes pour qui je slame. »

Mélissa Plaza : « Le slam est très thérapeutique. Quand je répare ces femmes en mettant les mots justes aux bons endroits, je me répare moi-même. »
Après les pelouses, l’ex-internationale de football s'offre une autre scène, celle du slam. Et avec talent. Pour ÀBLOCK!, Mélissa Plaza, docteure en psychologie du sport, va manier les mots pour frapper fort et aller droit au but. Tous les mois, cette poète-athlète des temps modernes, nous offrira des slams inédits sur des parcours de sportives inspirantes. Et ça commence ce 30 janvier !

Par Claire Bonnot

Publié le 29 janvier 2024 à 8h45

Tu écris des slams sur l’histoire d’athlètes féminines inspirantes pour ÀBLOCK!, comment est venue cette idée et pourquoi avoir choisi ce média consacré à la place des femmes dans le sport ? 

Nous en avions parlé avec Valérie Domain, la fondatrice de ÀBLOCK!. Dès le départ, j’ai voulu que ces slams ne soient illustrés que par les sportives, ma voix se suffit à elle-même et c’est elles que nous voulons mettre en avant.

Le processus est toujours le même avec chacune d’entre elles : un entretien fleuve de près de deux heures sous la forme d’une conversation très libre où je me laisse porter par le feeling. J’invite mes interviewées à être le plus prolixe possible sur le pourquoi de leur pratique sportive et nous déroulons leur histoire ensemble.

J’ai l’impression que les femmes que j’interroge m’accorde une confiance incroyable : à chaque fois, j’arrive à recueillir un portrait très intime, et peut-être même des choses qu’elles n’ont pas confiées avant. C’est très étrange car je ne les ai jamais rencontrées. Je me sens comme une oreille précieuse. 

J’ai débuté avec Anaïs Quemener, championne de marathon touchée par le cancer et que vous découvrirez ce 30 janvier sur ÀBLOCK! et sur nos réseaux sociaux respectifs. Pour Anaïs, dès le départ je me suis dit « Il faut que je démarre par son cancer pour montrer que c’est la course à pied qui la sauve », même si c’est un peu dur de débuter comme ça. Mais ça fait totalement partie de son parcours et de sa personnalité.

Après avoir entendu mon texte, Anaïs Quemeneur m’a dit : « C’est fou parce que tu as mis les mots justes ». Ça veut dire que ça vient tout mettre à l’endroit, ça vient toucher quelque chose d’essentiel, donc forcément ça doit réparer. Pour moi, c’est ça la plus belle récompense. 

Puis, j’ai écrit sur Tifany Huot-Marchand, patineuse de vitesse accidentée. Là, je voulais mettre les sensations de son sport en avant – que ressent-elle sur la glace ? Qu’est-ce que ça fait de patiner à cette vitesse-là ? – avant de parler de son accident quand, tout à coup, elle ne sent plus rien. Je pars de sensations très belles et très fortes qu’elle vient chercher sur la glace et qui vont disparaître complètement quand elle se fracasse contre elle. 

Le slam, c’est venu comment dans ta palette de talents ? 

Comme tout le monde, je connaissais Grand Corps Malade même s’il fait plutôt du « spoken word » en réalité. Et puis, j’ai rencontré le slam par hasard. Je sortais dune énième relation amoureuse très compliquée et j’ai écrit un tout premier texte qui était pour moi une façon de donner des conseils aux femmes. Je ne savais pas que c’était du slam, quelqu’un me l’a dit.

Petit à petit, j’ai écrit de multiples slams, plutôt des coups de gueule sur l’actu, et c’est quand j’ai eu l’idée de slammer l’histoire dune amie qui avait vécu des violences conjugales qu’est né mon Instagram dédié : « La Taxe Écarlate »*.

J’ai ensuite découvert qu’il y avait des scènes ouvertes de slam où l’on ma dit de revenir pour les sélections. Je me suis qualifiée pour les finales du tournoi, puis pour les Championnats de France je me suis retrouvée en finale. C’était incroyable !

Je faisais un podium (Coupe de la Ligue Slam de France : Médaille de Bronze en finale individuelle 2022) quatre mois seulement après avoir découvert et débuté le slam. C’était en plus avec un texte personnel et pas facile sur linceste. Pour moi, ça a représenté bien plus qu’une médaille de bronze ! 

En 2016, ta carrière de footballeuse professionnelle s’arrête de façon abrupte. Tu as dit que le football t’avait sauvé la vie (d’un environnement familial toxique) dans la première partie de ta vie, est-ce que le slam a aussi été un élément salvateur pour toi ? 

Oui, totalement salvateur. Quand je monte sur scène, c’est une façon pour moi de lâcher ma colère mais de façon intelligente, avec des textes aiguisés, millimétrés et dont chaque mot a été pensé.

Dans un de mes textes intitulé J’écris, je dis d’ailleurs « Chez moi, le fond passe toujours avant la forme/Parce que je veux pas que le son vous désinforme ». C’est vraiment une règle que je m’applique.

Pour moi, il y a deux sortes de slammeurs : les techniciens purs qui vous canardent pendant trois minutes avec huit-cents mots dans la gueule et dont vous ne comprenez pas le message et les autres, comme moi, où l’objectif est d’avoir le bon ratio entre la technique et le message. Car la technique doit sublimer le message.

J’écris mes textes quasiment à l’oral, j’ajuste, je rétracte un mot, car je dois être à l’aise. C’est pour cela que mes textes sont assez musicaux. 

Quant à choisir ÀBLOCK ! pour ce projet de slams autour de sportives, je n’ai pas hésité une seconde. Je suis le site depuis longtemps, j’ai été moi-même interviewée par l’une de ses journalistes, Sophie Danger, et c’est un des plus beaux entretiens que j’ai lu de moi. Le site a de jolies plumes et les sportives y sont valorisées de la bonne manière.

J’ai du mal à trouver mon compte ailleurs où le regard sur les femmes sportives est stéréotypé. Avec ce projet, j’ai envie d’apporter une touche singulière, de laisser mon empreinte et de pouvoir contribuer à mettre en avant ces femmes lumineuses. Si je peux le faire grâce à ma plume et ma capacité à mettre en mots compréhensibles et sensibles, c’est mission accomplie ! 

Tu écris : « Ici, on soigne par les mots » ou encore « Opium littéraire ou quand les mots pansent les maux. ». Les mots slamés permettent donc de réparer : une médecine douce pour athlètes ou femmes blessées ?  

Ils viennent nommer des choses parfois indicibles ou des choses qui ont été tues pendant très longtemps. Ils aident la tête et le corps à mieux penser et à panser. Je suis dans une absolue rigueur et moralité intellectuelle dans le sens où je vais toujours au bout de mes questionnements autour d’un sujet qui m’anime et des mots que j’utilise.

J’ai un parcours scientifique donc je pars toujours de quelque chose de complexe pour aller vers quelque chose de simple. Ma mission est de rendre accessible à tout le monde certains concepts ou certaines situations via les mots et l’émotion qui en ressort. En quittant mes conférences, des gens ont retenu mes punchlines et les utilisent. C’est très fort pour moi ! 

Il y a une vraie recherche de justesse dans ton processus d’écriture, que l’on ressent jusque dans tes textes. Un lien avec le concept de « justice » qui t’anime aussi beaucoup depuis le début de ton aventure de slameuse ? 

Je veux arriver à faire quelque chose de beau de toute cette noirceur vécue par les femmes sur lesquelles j’écris, ainsi que pour moi-même. Remettre à l’endroit, arriver à dire ce qu’elles nont jamais réussi à dire ou de la façon dont elles auraient rêvé le dire.

Et le plus important reste la réaction des femmes sur qui j’écris. C’est incroyable de se dire que la plupart de ces femmes qui ont été victimes de violences travaillent dans le « care ». Malgré tout, on croit encore à l’humanité et c’est ce que j’ai envie de démontrer avec mes mots et mes slams : faire sortir la lumière de toute situation ! 

On sent que ces textes ont infusé en toi et que l’arrêt de ta carrière footballistique a été le déclencheur. Le slam est un peu comme un aboutissement de toutes tes expériences et le commencement d’une nouvelle vie aussi ? 

J’ai l’impression de m’être enfin trouvée ! J’ai toujours eu ce profil atypique, aux multiples casquettes. Être aujourd’hui conférencièreslameuse sur le sujet de l’égalité, c’est extraordinaire pour moi. J’ai l’impression d’avoir une plus-value, d’avoir une véritable proposition artistique et intellectuelle. 

Tu as, en plus, la satisfaction de voir que tu fais changer les choses ?  

Si, à chaque moment de mon parcours, je me suis sentie impactantedans le football et en tant que conférencière c’est vraiment aujourd’hui que j‘ai limpression d’être au maximum de mon potentiel impact.

Je vais chercher les gens dans leurs cordes d’humanité, je vais gratter les trucs inconfortables, et en même temps, comme c’est très beau, ça chante et c’est en rime, ils sortent de là autant déboussolés qu’émus. Ils sen prennent plein la gueule, mais c’est sublimé ! 

Tu as toujours été et tu veux être actrice d’un monde qui se met en mouvement vers plus d’égalité et notamment pour les femmes : après des conférences, un livre « Pas pour les filles » (Robert Laffont, 2019), des témoignages, le slam vient donc couronner le tout. Comment choisis-tu tes « muses » ? Tu dis écrire sur des « héroïnes ».  

Ce qui m’intéresse, cest de mettre en lumière des femmes qui sont toutes très résilientes et qui ont une force incroyable. C’est leur rendre justice dans ce quelles sont et dans ce quelles font d’extraordinaire. Et c’est aussi donner de l’espoir aux autres.

Pour les femmes victimes de violence, ça leur permet de se sentir moins seules. On est plusieurs à vivre ça, même si c’est chacune dans la singularité de nos histoires, mais il y a une égalité face aux conséquences psycho-traumatiques des violences dans nos vies. Le slam, c’est être dans le partage et ça me permet aussi de me réparer moi-même quelque part. Quand je répare ces femmes en mettant les mots justes aux bons endroits, je me répare moi-même.

Le slam est très thérapeutique. Pendant un temps, j’ai fait beaucoup de témoignages avec « La Taxe Écarlate » et, aujourd’hui, je monte sur scène avec des textes tirés de mon histoire. 

La scène, être sous les feux de la rampe, ça te rappelle l’exposition sur les terrains ?  

Oui, ça me rappelle un peu l’adrénaline des terrains, mais je dirais qu’avec le slam, c’est carrément un vrai shoot. Vous avez seulement 3 minutes et 9 secondes sur scène. Donc c’est aussi une sacrée performance !

En très peu de temps, vous n’avez pas le droit de trébucher sur un mot, votre texte doit être parfaitement calibré, il faut trouver le bon débit, placer les bons silences et chaque seconde est précieuse… Le rapport à la compétition est donc encore, oui, mais aussi l’envie de bousculer les codes.

Moi, j’ai une façon de slamer qui, pour beaucoup, se rapprochent sans doute d’attitudes masculines : je parle fort, je prends de la place, j’interpelle avec des textes très engagés, très forts. Les gens sont généralement secoués. 

Au-delà de déclamer, tu vas même jusqu’à concourir avec le slam. Quel est ton rapport à la compétition après avoir raccroché en tant que sportive de haut niveau ?  

Quand j’étais joueuse de foot et cest normal j’étais dans la compétition par rapport aux autres, il fallait être meilleure que l’équipe adverse mais aussi que sa coéquipière à son poste. J’étais donc dans une logique de comparaison permanente.

Aujourd’hui, j’essaye de changer mon rapport à la compétition et la performance : l’idée est d’améliorer mon temps, de voir jusqu’où je peux aller et de me faire plaisir (Mélissa s’est mise à la course à pied et au vélo, Ndlr).  

Dans une interview, tu parles d’ailleurs de « la culture du dolorisme » dans le sport de haut niveau, est-ce que tu t’engages aussi dans une nouvelle manière de coacher les sportifs ? 

Oui, il ne faut pas se leurrer, ce sont les hommes qui ont occupé ce milieu et qui lont créé de toutes pièces donc on y fonctionne avec les codes de la virilité. Et c’est très délétère.

Dans beaucoup dautres contextes, on a réussi à montrer quil fallait de la bienveillance, des encouragements et de la motivation, mais cest comme si le sport était imperméable à ça. La plupart des sportives sont dégoutées du haut niveau. Anaïs Quemener y échappe car elle est entraînée par son père, mais Tifany Huot-Marchand a eu des coachs malades, un entraîneur qui la harcelée…

On ne se rend pas compte qu’on laisse un paquet de sportifs sur le carreau et on fait croire que c’est comme ça qu’on performe, mais en fait on a jamais essayé autrement.

Je m’engage sur ce plan à deux niveaux, à travers mes textes, je sensibilise sur deux volets d’intervention : l’égalité femme-homme et la partie motivation, engagement, audace, performance ; et à travers le coaching de sportives au travers du slam entre autres.

Le slam offre de poser des mots sur ce qu’elles ont vécu car elles ont pas mal de bagages traumatiques, malheureusement. Je les accompagne en amont de leur accompagnement sportif, avec mes outils, mon analyse, mon décryptage et ma compréhension. C’est d’ailleurs elles qui viennent me trouver.

Ce qui est difficile, c’est qu’elles évoluent tout de même toujours dans un environnement de « gros mascu ».  On peut changer les choses à l’échelle individuelle mais il y a cette partie non maîtrisée. Je leur demande toujours si le jeu en vaut la chandelle. Ma question ? « Si tu gagnais au loto demain, tu ferais quoi ? » Si elles me répondent qu’elles feraient le tour du monde, c’est qu’elles doivent arrêter. Il faut se poser les bonnes questions. 

Et si tu devais te poser cette question à toi-même sur l’ensemble de ton parcours ?

Le football m’a beaucoup aidée dans ma vie, donc j’aurais probablement continué mais je ne regrette pas mon arrêt après ma blessure même si j’ai eu beaucoup de mal à l’accepter. J’étais encore très passionnée.

Mais je pense que tout arrive pour une raison car, il y a peu, j’ai eu un trop-plein du football, j’y jouais encore avec une équipe masculine. Il y a eu une espèce de coupure de courant, je ne supporte plus le foot, je n’ai plus envie de jouer. Maintenant, je fais du vélo, c’est pas prise de tête, je découvre des paysages, je rencontre des gens sympas, je voyage à vélo.

J’ai compris qu’on pouvait faire du sport véritablement pour le plaisir.

Comment vois-tu la suite du parcours sportif et artistique pour toi ? 

J’ai créé La Taxe Écarlate car des femmes avaient besoin de me confier leurs histoires et sont venues à moi, je slame sur des parcours de sportives grâce à Valérie Domain pour ÀBLOCK!, tout semble se mettre en place.

Et je dirais que l’année des Jeux Olympiques est décisive pour moi, j’espère pouvoir faire le plus de conférences possibles, et peut-être y aura-t-il un spectacle autour de ces textes de championnes, qui sait ?

Je me prépare aussi pour les compétitions de slams dont la sélection se fait ce mois-ci et je rêve grand. Mon âme compétitrice me titille toujours autant ! Je réalise des défis sportifs avec un 10km, un objectif cycliste en duo en Espagne – 560 km à faire le plus vite possible.

Je suis définitivement une camée du sport, comme toutes celles que j’interroge. Quand j’ai écrit mon texte « Le sport, c’est la santé », j’ai montré qu’on a du mal à se libérer des injonctions, des diktats et je l’assume pleinement.

Au départ, ça devait être un éloge du sport et, finalement, ça se trouve être une vraie satire ! 

  • *Survivre.Panser.Retentir @lataxeecarlate 
  • Pour s’offrir un shoot de bons mots bien pensés et bien envoyés, on suit Mélissa Plaza sur son compte Facebook et Instagram et sur ÀBLOCK! pour ses slams de championnes une fois par mois. À vos écoutes. 

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