
Le rugby, sexiste ? Pas son genre !
Un univers machiste, le rugby ? En tout cas, pas du côté de la fédé.
Publié le 15 janvier 2021 à 17h22, mis à jour le 02 février 2026 à 14h37
Un garçon pas comme les autres, une fille tout simplement. C’est dans la peau d’un gars, que Mara Gómez a commencé à jouer au ballon rond. Elle a 15 ans et découvre dans ce sport, tout à la fois une thérapie, un dérivatif et un moyen pour sortir de la dépression qui va bien au-delà de la crise d’ado. « Le sport m’a sauvée du suicide », dit-elle.
La jeune argentine est alors victime de discriminations liées à son identité de genre. Un chemin de vie difficile qui a commencé « quand elle avait 13 ans, et que sa maman a compris que ce n’était pas un fils qu’elle avait, mais une fille… », raconte le journal La Nación.
©Mara Gomez/Facebook
Cependant, dès 2012, l’Argentine adopte une loi sur l’identité sexuelle, ce qui offre une double émancipation à Mara Gómez : en plus du foot, sa vocation, elle peut faire modifier, à ses dix-huit ans, les informations sur sa carte d’identité. Le footballeur devenu footballeuse se félicite aujourd’hui : « l’Argentine a un État volontaire et une loi sur l’identité de genre qui permettent aux trans de s’intégrer. »
Très vite, Mara Gómez fait des merveilles sur les terrains du football féminin amateur. Elle se distingue ainsi comme meilleure buteuse des deux dernières saisons de la ligue féminine de La Plata.
Le talent paye, la jeune étoile du foot est repérée par Villa San Carlos, une équipe de football professionnel féminin…avec laquelle elle signe un contrat en février 2020.
©Mara Gomez/Facebook
« Jamais je n’avais osé rêver jouer en première division, pourtant me voici. » À l’aube de ses 23 ans, Mara Gómez vit ainsi un moment « émouvant » et « historique » dans son pays.
Le 7 décembre 2020, après une longue attente au cœur de la crise sanitaire liée au Coronavirus, elle devient la première joueuse transgenre à disputer un match dans l’élite féminine argentine, après avoir obtenu, quelques jours plus tôt, l’autorisation de jouer en Première Division féminine. Un long combat pour le match d’une vie.
©Mara Gomez/Facebook
Pour cela, Mara Gómez a dû signer un accord avec la Fédération Argentine de Football (AFA) concernant le suivi d’un traitement hormonal. Elle doit aussi se soumettre à des mesures de testostérone, en début et en milieu de Championnat.
La raison ? Écarter le soupçon d’avantages sportif et physique sur les autres joueuses de la compétition.
©Mara Gomez/Facebook
Et de raconter en mots et en photos, sur son compte Instagram, le long combat qui l’a menée jusqu’au stade de ses rêves…
« Ce n’était pas magique, ce n’était pas donné, ce n’était pas facile. Il y avait une vie de lutte, de souffrance, de tristesse ; il y avait une vie au bord de la mort, un cœur brisé. Il y avait de nombreux obstacles. Je suis reconnaissante envers le club dont je défends les couleurs aujourd’hui, envers ma famille et envers toutes les personnes qui soutiennent ce changement, ce rêve, ce souhait, cette conquête. NOUS L’AVONS FAIT et je n’ai pas d’autres mots que la gratitude. Cela ne fait que commencer et aujourd’hui je respire, aujourd’hui mon âme revient dans mon corps. C’est le sport que nous voulons tous, QUE CE SOIT POUR TOUS. »
©Mara Gomez/Facebook
Dans une vidéo, elle martèle, désormais activiste : « Ce n’est pas une conquête individuelle, c’est une bataille collective, une bataille sociale pour lutter pour l’inclusion. Maintenant, nous ne parlons pas seulement de football féminin, mais de football inclusif. Je n’ai pas changé le monde, mais peut-être ai-je fait quelque chose d’un peu mieux pour les autres. »
Ainsi, Mara Gómez ouvre un nouvel horizon, un tout nouveau terrain en Argentine… Elle s’est vu remettre un maillot floqué du numéro 10 en guise de cadeau de bienvenue à son arrivée en division 1. Un clin d’œil émouvant à une légende du football argentin, Diego Maradona, décédé le 25 novembre dernier.
Le quotidien argentin Página 12 résume très bien l’ascension identitaire et footballistique de miss Gómez : « Personne ne sort perdant de la réussite remarquable de Mara, car le grand vainqueur, c’est le football populaire, celui de tou.te.s, celui qui lui a sauvé la vie. »
©Mara Gomez/Facebook
D'autres épisodes de "Football : ces sportives qui vont droit au but"
Vous aimerez aussi…

Un univers machiste, le rugby ? En tout cas, pas du côté de la fédé.

Je suis allée chercher mon dossard de cet Ironman d’Hawaï deux jours avant le coup d’envoi, c’est la première étape qui te met dans la course. La seconde étape a été de déposer mon vélo et mes sacs. Le jour J, j’ai mis mon réveil à 4h30. J’étais en forme, j’avais envie d’y aller…

Elle raccroche définitivement les skis. Et jure qu’elle s’en va le cœur léger. Tessa Worley, l’un des plus beaux palmarès du sport français glisse vers une nouvelle vie. Sans médailles, sans titres, sans pression de performance. De nouveau insouciante. Rencontre chaleureuse avec une reine des neiges.

Consultante sur les Night session de Roland-Garros pour Amazon Prime, animatrice radio pour RMC, elle a marqué l’histoire du tennis français en remportant Wimbledon en 2013. Retour en 5 infos sur la carrière de Marion Bartoli.

Qui a dit que les jeunes étaient fâchés avec la discipline ? Les courses Spartan sont là pour prouver le contraire avec des parcours quasi-militaires. Et ils kiffent, les mômes !

Sea, windsurf and sun. C’est un peu la philosophie de vie sportive d’Alizée qui n’a jamais eu peur de se jeter à l’eau. On peut dire qu’elle est tombée dedans petite et en est ressortie avec une planche à voile dans les mains. De quoi s’envoler dans son quotidien et dans son sport !

Elle a bien l’intention de prendre son envol sur l’épreuve du papillon lors des Jeux Olympiques de Paris, cet été. La vice-championne du monde Marie Wattel est déterminée à décrocher la médaille d’or. Retour en 5 points sur la carrière d’une pépite française qui ne lâche rien malgré les coups durs.

Elle permet à tous d’accéder à une activité sportive. Angélique est éducatrice sportive en collectivité territoriale dans un milieu rural où les installations sportives peuvent venir à manquer. Elle apporte son savoir-faire, son matériel et son naturel généreux aux enfants qui découvrent alors une activité amusante et enrichissante en-dehors des heures d’école. Une belle école de la vie… sur des rollers ou dans une sacrée partie de hockey !

En été, utiliser le froid pour accélérer le processus de récupération sportive a tout d’une super idée. Hé oui, il parait que l’eau glacée stimule la reconstruction musculaire. Mais avant de plonger dans une baignoire pleine de glaçons, on démêle le « frais » du faux…

Sur les tapis depuis ses 6 ans, Célia Serber est l’une des meilleures gymnastes françaises de sa génération. Championne de France junior 2017, médaillée d’argent au saut et de bronze au sol sur ces mêmes championnats de France élite ou encore médaillée de bronze la saison précédente au FOJE… À 18 ans, la gamine en a encore sous les chaussons ! Elle a répondu au petit questionnaire ÀBLOCK!

Le spectacle promet d’être grandiose. Du 26 novembre au 14 décembre, le handball féminin prend ses quartiers en Allemagne et aux Pays-Bas pour la 27ᵉ édition du Championnat du monde. Deux nations hôtes, 32 équipes, un titre mondial et un ticket olympique en jeu : la compétition s’annonce explosive. La France, tenante du titre, compte bien réitérer l’exploit.

Une vététiste que rien n’arrête, une cinéaste qui n’a pas peur de filmer des catcheuses en terrain dangereux (notre photo), une snowboardeuse qui ne lâche rien et quelques petites infos à grignoter pour se cultiver avec la suite de notre lexique Coach Vocab’, demandez le programme sur ÀBLOCK!
Abonnez-vous à la newsletter