
Marie Robert : « L’activité physique est un tremplin pour poser son esprit. »
Le corps travaille, se dépense, s’engage, mais en parallèle, le cerveau s’offre la plus belle des odyssées, celle d’une conscience qui s’apaise…
Publié le 05 février 2024 à 16h36
On vous l’avait pronostiqué… « L’avalanche bleue » pour cette quatrième édition des Jeux Olympiques de la Jeunesse d’Hiver 2024 de Gangwon a tout emporté sur son passage !
Ce jeudi 1er février, ce rendez-vous pour les futurs champions et championnes s’est conclu après deux semaines de compétition. Plus de mille-huit-cents athlètes ont tout donné sur la peuf, mais il n’y avait pas de médailles pour tout le monde…
La concurrence était rude, et à ce jeu-là, la délégation française a performé au-delà des attentes ! Alors certes, les Italiens avec leurs onze titres et les Américains avec leurs vingt-et-une médailles font la course en tête du classement des nations. Mais, pour la première fois, la France se positionne à la quatrième position avec pas moins de dix-huit médailles ! Les douze breloques des JOJ de Lausanne en 2020 sont désormais dans le rétro.
Le bilan est bon, très bon même : sept titres, cinq médailles d’argent et six de bronze, le climat sud-coréen a définitivement souri à nos Bleuets et Bleuettes.
Porte-drapeau lors de la cérémonie d’ouverture, Léa Casta fait partie des belles satisfactions de la délégation française.
Comme attendu, la snowboardeuse de 16 ans Léa Casta a tracé. Le bronze en individuel (un peu de frustration) et l’or avec son coéquipier Jonas Chollet, la porte-drapeau tricolore a tenu son rang !
Et on peut dire que le snow cross français a de beaux jours devant lui, Maja-Li lafrate Danielsson réalise un doublé argenté en individuel et en équipe. La biathlète Alice Dusserre ramène aussi deux médailles dont l’argent en relais mixte avec notamment Léna Moretti comme coéquipière. Les fondeuses Agathe Margreither et Anette Coupet les ont imités dans leur discipline.
Et n’oublions pas les porte-drapeaux français pour la cérémonie de clôture, Ambre Perrier-Gianesini et Samuel Blanc-Klaperman, qui sont allés chercher le titre en patinage artistique.
Les messieurs s’en sont donnés à cœur joie également, notamment le biathlète Antonin Guy, qui ramène quatre breloques dont trois dorées. Les relais et épreuves par équipes témoignent également d’un savoir-faire tricolore en la matière. Cinq médailles sont issues de ces courses, les jeunes pousses françaises se hissent ensemble vers les sommets !
Ambre Perrier-Gianesini et son coéquipier Samuel Blanc-Klaperman ont conquis les juges avec leur programme.
Si les médailles sont prestigieuses, n’oublions tout de même pas que ces JOJ sont également le moment d’apprendre. En combiné nordique, Romane Baud n’est peut-être pas allée chercher une médaille, mais que ce soit en individuel ou par équipe, la tricolore est plus que satisfaite de sa quinzaine coréenne. Lola Bugeaud est certes quelque peu déçue de ses classements en individuel, mais après une qualification rendue difficile par une préparation perturbée, la biathlète se satisfait de cette expérience unique.
Les soixante-cinq représentants français lors de ces JOJ ont gagné un vécu qui leur servira à coup sûr dans leurs carrières. Et c’est sûrement ça le plus important, ajouté à l’esprit de cette compétition.
Ces JOJ promettent donc des Jeux Olympiques d’Hiver 2026 et 2030 de très haut niveau, la jeune garde montre déjà les dents. Outre nos tricolores, d’autres espoirs ont pris date pour les échéances internationales seniors à venir…
Romane Baud a brillé dans le ciel coréen.
La Néerlandaise Angel Daleman repart de Corée avec quatre médailles dont trois en or en patinage de vitesse, la Japonaise Mao Shimada a dominé outrageusement le patinage artistique en individuel et l’Italienne Flora Tabanelli semble déjà prête à concurrencer Eileen Gu et Tess Ledeux après ses deux titres en slopestyle et big air.
Les plus de deux-cent-soixante-dix-mille spectateurs présents lors de cette quinzaine olympique en ont eu pour leur grade ! Et notre délégation française revient avec des étoiles plein les yeux, et l’envie de revivre cette fête…
Pour ça, il va falloir s’imposer dans la cour des grands… Mais on ne se fait pas trop de soucis. Une telle moisson de médailles annonce de belles choses, en 2026, mais sans doute également à la maison en 2030…
L’avenir s’annonce radieux pour cette génération ÀBLOCK!.
Les relais français ont dominé durant ces JOJ.
Toutes nos enquêtes
Mary-Ambre Moluh, l’ambitieuse petite sirène tricolore
Alice Finot : « Les jalousies, la prise de risque ...
Blandine L’Hirondel : Elle ne court pas, elle vole.
Dominique Carlac’h : « Grâce au sport, j’ai appris que ...
Monique Éwanjé-Épée : « J’aurais voulu être danseuse comme dans « Fame », et ...
Vous aimerez aussi…

Le corps travaille, se dépense, s’engage, mais en parallèle, le cerveau s’offre la plus belle des odyssées, celle d’une conscience qui s’apaise…

Elle n’a pas l’habitude de mâcher ses mots. Elle affirme, qu’aujourd’hui encore, c’est : « aux hommes la performance et aux femmes l’apparence. » Sociologue, professeure émérite à l’Université de Paris-Sud, son champ de recherches concerne le sport et, plus précisément, les problématiques sexuées dans la sphère sportive. Catherine Louveau, forte de plus de trente ans d’expérience dans le domaine, met à mal les représentations traditionnelles dans le sport et analyse les raisons d’un clivage qui a la vie dure. Rencontre éclairante.

Durant cette année, la deuxième depuis le lancement d’ÀBLOCK!, nos journalistes se sont penchées sur des sportives d’exception. Dans des portraits en profondeur (comme celui de la tenniswoman Bethanie Mattek-Sands sur notre photo), les parcours de ces championnes se révèlent et impressionnent. Retour sur les enquêtes ÀBLOCK! de l’année 2021.

Après un parcours de joueur du côté d’Angoulême, François Ratier met le cap sur le Canada pour y fourbir ses armes en tant que coach des Arrows de Toronto et prendra notamment en main la destinée du XV féminin. Aujourd’hui, revenu en France, il entraîne l’équipe des Lionnes de Bordeaux avec lesquelles il vient de remporter un deuxième Championnat de France. Des Lionnes qu’il espère voir briller, à partir du 22 août, lors de la Coupe du monde féminine de rugby.

Il a été champion de France de culturisme en 1993, avant de lancer l’une des enseignes de salles de sport les plus connues, Fitness Park. De ces salles encore considérées comme des temples de la masculinité, certaines femmes n’osent toujours pas pousser les portes. Pourquoi ? Tentative d’explication au micro d’ÀBLOCK! avec Philippe Herbette, grand patron et grand sportif.

Une histoire de raquettes et volants, une femme engagée qui donne de la voix pour réparer les corps, le retour des Kids (avec la pilote moto de 16 ans, Justine Pedemonte) et une double journée de grimpe en salle, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! pour la semaine. Bonne lecture !

Une étude sur les corps féminins musclés à l’extrême, une crossfiteuse qui combat la maladie par le sport (Isabelle sur notre photo), une nouvelle chronique philo signée Marie Robert, un récap’ de la dernière compet de ballon ovale, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! Bonne (re)découverte !

Matelot de l’équipe de France olympique en 470, dériveur en duo, médaillée de bronze aux JO, championne d’Europe et médaille de bronze aux Championnats du monde 2019, désignée Marin de l’année 2019 par la fédé de voile avec sa coéquipière Aloïse Retornaz, Camille Lecointre navigue avec sagesse et précision…sur l’eau, mais aussi dans la vie. Comme le vent l’emporte.

Une touche à tout. Musicienne, paludière et joueuse de para badminton, elle occupe tous les terrains et son corps suit. En à peine trois ans, celle qui se bat contre une maladie neurologique progresse dans son sport à un rythme endiablé, tant et si bien qu’elle vient jouer du volant aux Jeux de Paris 2024 !

Cinq maillots jaunes différents, une championne du monde en titre repartie en larmes avant même d’avoir pu se battre, et une petite Ardéchoise de 20 ans qui a électrisé son public : ce Tour de France Femmes 2026 restera comme l’un des plus indécis de l’histoire de l’épreuve. Au bout du suspense, c’est Demi Vollering qui décroche, à Nice, son deuxième sacre. Et Katarzyna Niewiadoma qui nous offre les plus belles émotions. Retour sur neuf jours de course à couper le souffle.

Alexia Cerenys est la première joueuse de rugby transgenre à évoluer dans l’élite féminine et elle n’a plus peur de l’assumer. Le 14 octobre 2023, à Marcoussis,elle arbitrait le match de clôture de la Pride Rugby Cup, tournoi LGBTQIA+ friendly. Et nous étions là.

Elle a mis un terme à sa carrière le 16 octobre dernier. Gênée, depuis des années, par un dos douloureux, Julie Bresset, double championne du monde et championne olympique de VTT, a finalement décidé de raccrocher. À 32 ans, la gagnante de la Coupe du monde 2011, savoure le début de sa nouvelle vie. Rencontre avec une fille tout terrain.
Abonnez-vous à la newsletter