Faustine Noël L’envol d’une pionnière du para badminton français

Faustine Noël, l’envol d’une pionnière du parabadminton français
Prodige du para badminton en France, médaillée d'argent à Tokyo, Faustine Noël mijote son meilleur lancer de volants pour les Jeux Paralympiques de Paris avec pour ambition de faire mieux qu'il y a quatre ans... l'or en ligne de mire.

Par Claire Bonnot

Publié le 01 septembre 2021 à 15h35, mis à jour le 29 août 2024 à 9h54

Le badminton, Faustine Noël est tombée dedans toute petite. Ses parents étaient, eux-mêmes, de grands amateurs de ce sport. Atteinte de naissance d’une paraplégie à la jambe droite due à un handicap neuromoteur léger, la petite fille qui a pointé le bout de son nez le jour de Noël (ça ne s’invente pas !) tape dans ses premiers volants à l’âge de 10 ans. Le para badminton n’est alors pas encore très développé.

Le miracle se produit pour elle, en 2015, lorsqu’elle est repérée lors d’une compétition départementale. Elle participe ainsi, en handisport, aux compétitions nationales et internationales. Et performe !

Faustine Noël rafle deux médailles d’or en simple et double dames pour sa première participation aux championnats de France 2015.  Autre exploit ? La même année, pour sa toute première compétition internationale, elle décroche un titre de vice-championne du monde.

La suite ? Deux titres de vice-championne d’Europe en simple femmes et deux médailles d’or en double mixte avec son partenaire de toujours, Lucas Mazur, en 2016 puis 2018. Ce qui lui manque ? Le domaine des dieux, l’Olympe…

Lorsque le para badminton devient un sport paralympique (le badminton est entré au programme des Jeux Olympiques en 1992), Faustine Noël est donc dans les starting-blocks pour le jeu de piste tokyoïte.

Lucide et déterminée, elle est prête à se battre pour conserver sa place : « A ce moment, le para bad n’était pas encore très développé, le niveau était bien moins élevé qu’actuellement. Depuis l’annonce de l’adhésion au Jeux Paralympiques, il y a eu une réelle progression, avec l’apparition de nouveaux joueurs très performants. J’ai donc dû rentrer dans une démarche de haut niveau, sans quoi je n’aurais pas pu rester parmi les meilleures joueuses mondiales. » explique-t-elle sur futursport.org.

Son cap pour Tokyo ? « Une médaille aux Jeux, ce serait énorme. Comme c’est les premiers, on ne sait pas comment on va réagir. Être présent, c’est déjà quelque chose d’extraordinaire, gagner une médaille, ce serait magique. »

Faustine Noël visait surtout des médailles en doubles dames et mixtes, elle sera exaucée en décrochant la médaille d’argent aux Jeux Paralympiques de Tokyo 2021 en mixte avec Lucas Mazur.

Cette année, engagée en simple et en mixte, celle qui s’entraîne au quotidien à Rennes où elle suit des études de kiné, médaillée d’or aux derniers championnats d’Europe en mixte à Rotterdam, fera tout pour revivre ces émotions olympiques à domicile aux Jeux de Paris 2024.

Depuis quelques années, Faustine Noël en est l’une des meilleures ambassadrices françaises. Reste à s’envoler aussi haut que ses volants !

Vous aimerez aussi…

Gwendoline Matos, le goalball pour mieux rebondir

Gwendoline Matos, le goalball pour mieux rebondir

À 7 ans, à la suite d’une maladie génétique rare, elle perdait partiellement la vue. Vingt-trois ans plus tard, la joueuse de l’équipe de France de goalball, Gwendoline Matos, participe à ses premiers Jeux Paralympiques. Une histoire de résilience grâce au sport comme on les aime.

Lire plus »
Maame Biney, la black short-track attitude

Maame Biney, la black short-track attitude

Elle est la première femme noire à faire partie de l’équipe olympique américaine de patinage de vitesse sur piste courte et le revendique haut et fort. Cette reine du 500 m, sa discipline préférée dans le short-track, est une étoile de ce sport fascinant, toujours le sourire aux lèvres et la foulée explosive. Maame Biney sait comme personne briser la glace.

Lire plus »
Rose Nathike Lokonyen

Rose Nathike Lokonyen, le sport pour refuge

Elle n’est pas une athlète comme les autres. En 2016, Rose Nathike Lokonyen participait aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro au sein de la première équipe de réfugiés de l’Histoire. Depuis, la jeune sud-soudanaise continue de tracer sa route, utilisant le sport pour mettre en lumière le sort de ceux qui, comme elle, ont dû fuir leur pays. Portrait d’une sportive qui (re)vient de loin.

Lire plus »
Eileen Gu

Eileen Gu, la crack de la glisse acrobatique

Retour aux sources. Celle qui fut triple médaillée de l’édition 2020 des Jeux Olympiques de la Jeunesse en sera l’ambassadrice, à Gangwon, le 19 janvier. La skieuse acrobatique, Eileen Gu, devenue, depuis, championne du monde et championne olympique 2022, est l’une des stars du ski freestyle.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner