Maud Fontenoy5 infos pour briller en mer

Maud Fontenoy
L’eau, c’est son élément ! Navigatrice aux multiples exploits, Maud Fontenoy est presque née en mer. Battante dans l’âme, elle est l’une des « premières ». Première femme à traverser l’Atlantique Nord et le Pacifique à la rame. Première Française à réaliser le tour du monde à contre-courant. À travers sa fondation, elle se bat désormais pour la protection des eaux : sauver l’océan, c’est sauver l’homme.

Publié le 10 août 2020 à 11h02, mis à jour le 29 juillet 2021 à 15h08

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  1. Naître pratiquement sur la mer !

L’histoire d’amour entre la navigatrice et la mer ne date pas d’hier !

Maud avait à peine sept jours quand elle a embarqué sur le voilier familial. Elle a vécu les quinze premières années de sa vie sur une goélette de 17 mètres, fabriquée par son père. Petite, elle suivait des cours par correspondance et a appris à vivre simplement.

Maud Fontenoy
©Jean-Christophe L'Espagnol

  2. Traverser l’Atlantique Nord et le Pacifique à la rame

Les challenges ? Un mode de vie ! En 2003, elle est la première femme à traverser l’Atlantique Nord à la rame.

Une traversée qui a marqué la navigatrice « Depuis qu’en mer, pendant ma traversée à la rame de l’Atlantique Nord, j’ai dû boire mon urine pour survivre, je peux vous dire que je ne vois plus un robinet qui coule de la même manière ! L’eau est une ressource si précieuse. »  

En 2005, rebelote ! Admiratrice des exploits du rameur Gérard d’Aboville, elle est la première femme à réaliser la même performance : traverser le Pacifique à la rame :  « Aucune femme ne l’avait fait, pourquoi est-ce qu’une femme ne pouvait pas prouver que c’est d’abord une question de volonté, de détermination ? »

Maud Fontenoy
©DR

  3. Être la première française à réaliser le tour du monde à contre-courant

En 2007, elle se lance en solitaire dans un Tour du monde à la voile à contre-courant.

Une aventure qui n’est pas sans risque : « J’ai fait des stages de survie. J’avais appris à m’arracher des dents, à me recoudre, à être abandonnée dans un canot de sauvetage en pleine mer », explique-t-elle.

Après quatre mois et demi en mer, une tempête fait céder le mât à quelques jours de l’arrivée ! Maud se retrouve sur une épave à la dérive.

Créative et déterminée, elle se fabrique une mini-voile et un mât pour repartir. Et la navigatrice boucle courageusement ce Tour du monde…

  4. S’engager pour l’éducation et l’écologie

En 2008, elle crée la « Fondation Maud Fontenoy » pour éduquer les plus jeunes et le grand public à la nécessité de préserver les océans.

Ces actions sont menées dans plus de 60 000 classes de France et d’Outre-mer : « Quand on connaît mieux les choses, on apprend à les aimer et ensuite à les protéger. »

Maud Fontenoy
©Jean-Christophe L'Espagnol

  5. Devenir « Madame classe de mer »

En 2019, elle est chargée par le ministre de l’Éducation nationale de relancer les classes de mer. C’est une action bénévole hors parti politique.

Pour la navigatrice, on n’est jamais plus sensible au sort de l’océan que quand on l’a vu !  

Maud Fontenoy
©Maud Fontenoy Fondation

+ d’infos sur la Fondation de Maud Fontenoy 

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