Dominique Carlac’h « Grâce au sport, j’ai appris que la peur de l'échec ne l'emporte pas. Il faut y aller. »

Dominique Carlac’h : « Grâce au sport, j’ai appris que la peur de l'échec ne l'emporte pas. Il faut y aller. »
Elle aime se définir comme une femme d’engagement. La Bretonne Dominique Carlac'h co-préside, du haut de son 1,84m, aux destinés du Medef. Elle est aussi cheffe d’entreprise et ex-sportive de haut niveau, championne de France au 400m. Le sport l’a nourrie, construite, presque façonnée. Mais il l’a aussi fragilisée, bouleversée. Entretien XXL avec une drôle de dame qui n’a plus peur de rien.

Par Valérie Domain

Publié le 23 novembre 2021 à 12h31, mis à jour le 06 décembre 2021 à 16h23

Votre père était prof d’éducation physique, c’est lui qui vous a poussée à débuter la course ?

Mon papa avait un double boulot, il était prof de gym, mais il tenait également la ferme familiale avec mon grand-père donc, pendant les vacances et tous les week-ends, on était à la ferme ; le reste de la semaine, on était à la maison.

Le mercredi après-midi, c’est mon père qui nous gardait. Il m’emmenait au stade parce qu’il s’occupait de l’association du sport scolaire.

C’était une époque où, avant la 6e, on ne faisait pas beaucoup de sport, les garçons pratiquaient surtout le football et les filles, parfois, la danse. J’en ai d’ailleurs fait pendant un an, ça ne m’a pas plu. Donc, j’accompagnais juste mon papa, je regardais, je m’amusais.

Un jour, j’avais 9 ans, j’étais en CM1, il y avait une compétition de collégiens et, sur un relais, il manquait une participante. Mon père a alors dit : « Ce n’est pas grave, je vais prendre ma fille ! »

Il m’a demandé de faire la fin de la course et c’était assez marrant comme histoire parce que j’ai pris le bâton en dernier et j’ai remonté toutes les autres filles alors que j’avais trois ou quatre ans de moins qu’elles.

Il faut dire que j’avais un avantage physique, j’étais déjà très grande. Là, mon père s’est dit : « Elle a quelque chose ! »

©Coll. personnelle Dominique Carlac’h

Vous ne l’aviez pas remarqué avant ?

Si, à l’école. On faisait la navette entre le haut et le bas de la cour, on tournait autour d’un tilleul, on remontait et, là, à chaque fois, je battais tout le monde, y compris les garçons, quelle que soit la classe.

Je savais que j’avais un truc qui me différenciait. J’étais grande, fluette, agile, rapide et j’avais une grande amplitude de foulée. Entre vélocité et amplitude, tout ça donnait de la vitesse et j’adorais ça !

Comment réagissaient les garçons ?

Ce n’était pas bien grave pour eux parce qu’ils avaient le foot. En les battant à la course, je n’entrais pas directement en concurrence avec eux car ils existaient sur leur terrain de jeu.

Lors de ce relais, avec votre père, c’était la première fois que vous courriez ?

Pas tout à fait, je m’étais déjà fait remarquer à la fête du village, un ou deux ans auparavant. Entre les auto-tamponneuses et les manèges, une course était organisée.

Il y avait trois catégories, celle des enfants, celle des adultes et celle des anciens. Je me souviens avoir couru chez les enfants, mon père chez les adultes et mon grand-père chez les anciens.

On a gagné tous les trois ! C’était drôle de découvrir que la famille avait un don pour la course à pied, ça donne une petite musique quand on est gamin.

©Coll. personnelle Dominique Carlac’h

Par la suite, votre père vous a entraînée ?

Il m’a accompagnée pendant toute la période collège, mais il ne m’entraînait pas vraiment, tout se passait dans le cadre scolaire. Il m’inscrivait aux compétitions, je gagnais -j’ai été championne du Morbihan, de Bretagne- puis je rentrais à la maison.

À l’issue du collège, il s’est dit : « Ma fille a 14 ans, je sens qu’elle a un potentiel mais, ce talent-là, je ne sais pas le gérer. »

Il avait beau être prof de gym, passionné d’athlétisme, il a eu cette humilité de reconnaître qu’il fallait me faire rentrer dans un groupe d’entraînement pour travailler le talent qu’il avait détecté chez moi.

©Coll. personnelle Dominique Carlac’h

Il vous a alors inscrite en sport-études, à Rennes, une période difficile à vivre…

J’habitais en centre Bretagne, le lycée le plus près de mon domicile était à 40 km, soit une heure d’autocar le matin et une heure d’autocar le soir. Il s’est dit que ces deux heures-là, il valait mieux les passer sur un stade plutôt que sur la route.

Je suis donc partie en pension à Rennes. Ce lycée qui proposait une section sport-études était, qui plus est, un excellent lycée d’un point de vue scolaire. J’étais première de la classe depuis toujours et mon père s’est dit que j’aurais ainsi la possibilité, à la fois de travailler ma pratique sportive et de poursuivre de bonnes études.

Ça a été exceptionnel sur le plan des résultats sportifs et scolaires, mais ça a été une déchirure absolue.

Parce que vous quittiez le cocon familial ?

Oui, c’était un déchirement affectif. Je ressens encore une grande émotion en le racontant. J’étais dans une famille très aimante, nous étions très fusionnels avec mon frère de 12 ans et mes parents. Il a fallu quitter ce cocon, quitter la campagne, pour aller, seule, dans une ville.

C’était un lycée très loin de mon univers, dans un milieu très compétitif, j’ai été déracinée culturellement et affectivement. Je me sentais seule. La vie à la pension, c’était vraiment dur, j’ai eu horreur de cette vie.

©Medef

Avec le recul, est-ce que ça vous a forgée ?

Dans un premier temps, ça m’a fragilisée, comme si on me défaisait de mon armure. Il m’a fallu me reconstruire dans un monde qui me paraissait hostile.

Dans un deuxième temps, ça m’a beaucoup appris : appris à me débrouiller, à faire face à l’adversité, à l’incertitude, au risque, à la peur, à la différence surtout. Et ça, c’est le lot de tous les jeunes champions.

D’un seul coup, on est seul, on part à l’étranger, on doit vivre en équipe. Et, moi, après quelques semaines, j’étais déjà en équipe de France. Parce qu’ils ont travaillé mon talent : je suis passée d’une gamine qui est championne tout le temps avec zéro entraînement à une jeune athlète avec cinq ou six entraînements par semaine. Très rapidement, ça donne du résultat.

Et, là, vous entrez encore dans une autre dimension…

Oui, avec les matchs à l’international, les déplacements aux quatre coins du pays, les rassemblements en équipe de France, vous gagnez en maturité, en autonomie.

Vous êtes à peine tombé du nid que d’un seul coup, vous effectuez un raccourci d’expérience incroyable ! Vous étiez fragile et, là, vous vous reconstruisez extrêmement vite. C’est une vraie force.

Si je fais le parallèle avec ma vie de chef d’entreprise ensuite, je dirais que cette plongée dans le sport de haut niveau m’a appris à me lancer, sans couper les cheveux en quatre, en sachant qu’il y a autant de possibilités d’échouer que de réussir, que ça pèse pareil.

Car, en sport, la peur de l’échec ne l’emporte pas. Il faut y aller.

Dominique Carlac’h lors de sa première remise de médailles en tant que nouvelle vice-présidente de la FFA (Fédération française d’athlétisme) en juin 2021, pour le 400m féminin aux championnats de France Élite à Angers…©DR

C’est un peu ce que vous répétait votre entraîneur de l’époque…

Oui et il savait de quoi il parlait, c’était Francis Kerbiriou, double champion de France et médaillé aux Jeux Olympiques de 1972 à Munich au 4 X 400m.

Il avait une formule qui était : « Fais ta course, ne regarde pas tes adversaires, ne regarde pas s’ils sont loin devant ou pas, fais ta course. » Et, ça, c’est un conseil qu’on garde toute sa vie.

Il y a une autre phrase qui m’a marquée, une citation qu’aimait reprendre mon second coach, lorsque je suis arrivée à Grenoble, un coach qui a énormément compté dans ma vie, c’est celle de René Char : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront. »

Et, là, vous levez beaucoup de freins. Parce que vous suscitez de la jalousie, ou du moins, de l’incompréhension, quand vous commencez à avoir de la réussite, que ce soit dans le sport ou dans l’entrepreneuriat, d’ailleurs.

Il y aura toujours quelqu’un pour vous faire douter. Il faut alors se souvenir qu’il est important de faire sa course, de tracer sa route.

C’est avec cet esprit-là que vous participez aux Championnats de France d’athlétisme en 1984 ?

En fait, quand vous êtes sportif, vous allez courir dix fois, quinze fois, trente fois dans la saison, vous êtes assuré de ne pas gagner toutes les courses, sauf phénomènes extravagants comme Usain Bolt. Vous allez gagner puis vous allez perdre et c’est normal.

Le sportif est câblé sur le « J’y vais », il est dans l’engagement, mais il sait qu’en y allant, il peut perdre. Il développe une grande résilience.

Je pense que la fragilité des organisations, des entreprises, des êtres humains, c’est toujours la peur de l’échec, mais si t’es là, t’es pas là par hasard.

Donc, pour en revenir à ces Championnats de France, j’avais alors 15 ans, j’arrive au Stade Charléty. Je passe les séries, j’ai le meilleur temps et donc le meilleur couloir pour la finale, le couloir 4 en l’occurrence, et je gagne. Et, là, ça fait vraiment tout drôle !

©Coll. personnelle Dominique Carlac’h

Vous ne vous y attendiez pas du tout ?

Vous savez, vous arrivez de nulle part, vous ne faites pas partie d’une écurie très connue, les grandes équipes de champions étaient parisiennes, martiniquaises et guadeloupéennes.

Moi j’arrivais d’un tout petit club, pas connu, en centre Bretagne et je gagne. J’ai sans doute ressenti ce qu’on appelle aujourd’hui « le syndrome d’imposture », je me disais : « Pourquoi moi ? ».

Et vous brandissez le drapeau breton !

Je monte sur le podium, j’étais tellement contente de mes racines, de ma ferme, de mon appartenance bretonne, je dis à mon club : « Donnez-moi le Gwen ha du ! », le drapeau de Bretagne blanc et noir avec les hermines. Je représentais aussi ma région sur la première marche du podium national.

Dans la foulée, je récupère une sélection pour aller en équipe de France, on repart tout de suite en stage et je ne rentre à la maison que quinze jours plus tard, particulièrement fière, avec le survêt tricolore sous le bras, le pin’s équipe de France, tout le kit de la victoire.

Et, là… les larmes de toute la famille !

©Coll. personnelle de Dominique Carlac’h

Ça aurait dû être le début d’une grande histoire de sportive, pourquoi ça ne l’a pas été ?

J’ai tout simplement pris conscience de mon niveau. Le Graal pour moi, c’était la sélection aux Jeux Olympiques. Année après année, mes chronos n’étaient pas suffisamment bons. Je plafonnais et j’ai compris assez tôt que n’avais pas le rang olympique.

Donc, autant cultiver d’autres talents tout de suite que de tout miser sur le sport.

Lorsque vous entrez en hypokhâgne puis à Sciences Po, vous poursuivez quand-même la pratique du sport à haut niveau dans le cadre d’une espèce de sport-études aménagé…

C’était inédit, ils ont accepté que je puisse avoir des horaires aménagés. J’étais sur les listes de haut niveau mais l’international s’éloignait.

Dans le haut-niveau, il y a deux catégories : les listes ministérielles – j’étais donc encore sur les listes  – et puis au sein de cette liste, il y a l’élite.

Pour moi, les minimas olympiques étaient inatteignables, j’ai alors changé de trajectoire, le sport est devenu un deuxième objectif. Ce n’était plus ma priorité.

Suffisamment, quand-même, pour aller vous entraîner dès que vous aviez du temps de libre…

Oui, c’est pourquoi j’étais toujours en survêtement. Ma bande était mes amis du club d’athlétisme.

Je passais assez peu de temps avec mes condisciples de Sciences Po ; d’ailleurs, on ne me prenait pas trop au sérieux. Lorsque je suis sortie major de ma promotion, personne ne m’a vue arriver !

©Medef

Concilier sport et Sciences Po, ce ne devait pas être si facile, c’était un sacré changement de rythme, non ?

En fait, à ce moment-là, j’ai énormément travaillé sur l’aspect mental. Ce fut un changement radical car, malgré tout ce que m’avait dit mon premier coach, j’avais encore du mal à m’affranchir de la peur.

Mon deuxième coach était un pionnier en la matière. Il disait : « On allège la charge d’entraînement physique, l’entraînement, la musculation, et on renforce le programme avec de la préparation psychologique et mental. »

Qu’est-ce qui l’avait amené à utiliser cette méthode ?

Il était allé faire un stage à UCLA, au début des années 1990. À cette époque, il va voir John Smith qui entraîne de grands champions olympiques et qui a, par la suite, accueilli Marie-Jo Pérec.

Il observe leur entraînement et se dit : « C’est incroyable, ils ne font rien ! Ils s’échauffent un peu, ils courent un peu, tout est axé sur le bien-être psychologique, la préparation mentale. »

Là, il revient en France, en réalisant qu’on avait oublié que la performance était nourrie par le mental, par la maîtrise de soi.

Grâce à lui, devenue étudiante à Sciences Po, avec une charge d’étude plus lourde qu’avant, j’ai réussi à faire les mêmes performances tout en m’entraînant moins.

John Smith…©DR

Ce fut ensuite l’abandon progressif du sport ?

En tout cas, du sport de compétition. Je suis rentrée dans le conseil à l’âge de 23 ans ; j’ai très vite volé de mes propres ailes en créant mon entreprise. Le sport était un héritage. Je n’en ai plus parlé pendant des années.

Pour deux raisons : le sport de haut niveau n’est pas le sport loisir et, le sport loisir, je ne savais pas faire. Sans compétition, sans plan d’entraînement pour progresser, je ne voyais pas l’intérêt.

Et je préférais construire des relations sociales, celles que j’avais délaissées pour mes entraînements dans une vie volontairement monacale !

©Medef

Et vous avez changé d’avis…

J’ai pris vingt-cinq kilos, petit à petit, lentement mais sûrement. J’ai alors dit « stop ». Je me suis reprise en main. J’ai d’abord commencé par maigrir puis j’ai fait du sport pour consolider.

C’était donc clairement dans une optique de santé. J’avais presque 30 ans et j’avais complètement éradiqué la pratique sportive de ma vie.

Je suis revenue à mes anciennes amours, la course à pied, parce que vous pouvez en faire n’importe quand, n’importe où, avec n’importe qui, il vous faut juste une paire de baskets. Vous laissez une tenue au bureau et vous foutez le camp !

Aujourd’hui, je pratique la marche nordique, je boucle tous les ans un trail de 100 kilomètres. Et, c’est vrai, j’ai changé d’avis par rapport au sport loisir, ça me permet de m’aérer, de débrancher du quotidien et prendre de la hauteur.

Ce qui fait le lien avec le sport en entreprise, votre cheval de bataille au Medef…

C’est un retour d’expérience, fruit d’une histoire personnelle qui est que le sport ce n’est pas que du sport, c’est la santé, mais aussi la cohésion, la compétition lorsque vous allez vous frotter aux autres et à vous-même, un outil de performance aussi, d’équilibre et d’aération. C’est, enfin, faire effort pour des choses positives.

Comme je l’ai expérimenté lorsque je suis revenue au sport après des années de haut niveau, c’est un bon facteur d’équilibre. Ça sert la compétitivité des entreprises, économiquement c’est un atout.

Les entreprises commencent à comprendre qu’on peut stimuler, inciter, motiver, en proposant des moments de partage, de cohésion, de plaisir, grâce au sport.

Dominique Carlac’h avec, notamment, Pierre Gattaz, ancien président du Medef (Mouvement des entreprises de France) et Geoffroy Roux de Bézieux, son nouveau président (à sa droite).

Vous êtes aussi impliquée dans l’organisation de Paris 2024. Les Jeux Olympiques, vous n’avez pas pu entrer par la porte, vous entrez par la fenêtre, en quelque sorte…

Avant le 17 septembre 2017, à Lima, où nous avons décroché les Jeux pour Paris, il a fallu convaincre le monde économique que c’était une bonne chose pour la France, un monde économique qui ne savait pas comment se positionner, qui craignait que ça coûte cher, que ce soit quinze jours de compétition et peu de retombées.

Mon rôle lorsque je suis arrivée au Medef en 2013 fut de convaincre le nouveau président Pierre Gattaz que les Jeux étaient porteurs. Il s’est laissé persuader assez finalement surtout, qu’à Londres, on avait constaté que 96 % des marchés avaient été attribués à des entreprises du Royaume-Uni, ce qui était bon pour le business, mais cela avait aussi été structurant pour le pays.

C’est un moment où on rénove le pays, on lui donne une image positive, moderne, ce qui ne peut pas nuire aux affaires.

En plus, une grande partie du budget des JO est pris en charge par le CIO. Bref, c’est un bel héritage.

Dominique Carlac’h avec David Douillet et Sylvie Tellier

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je m’emploie à réussir le pari que les Jeux auront un rayonnement pour la France. En mettant en lumière l’équipe de France, en faisant de notre pays une vitrine pour nos technologies, nos fleurons, nos talents.

Il faut que ces Jeux Olympiques profitent aussi au monde socio-économique.

Dominique Carlac’h au côté de la ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu et le président de la Fondation du Sport Français, Thierry Braillard…©DR

Ce monde économique semble donc aujourd’hui convaincu du bienfait des JO sur notre sol, pourtant, certain.e.s athlètes ne savent pas encore si ils ou elles pourront participer aux JO de Paris 2024, faute de sponsors, n’y a-t-il pas là un paradoxe ?

Un champion olympique ne se fabrique pas sur une seule saison, mais sur plusieurs années. Le champion ne l’est pas tout de suite. Il faut donc qu’il soit accompagné sur du long-terme. J’ai la responsabilité de mettre en lumière des champions olympiques, mais aussi des jeunes pousses médaillables. Au Medef, on est capable de faire ça.

Nous montons une initiative, « Je Soutiens un Athlète», sur le principe d’accompagner via un projet de formation, d’insertion ou de reconversion, un athlète sur plusieurs années. Par exemple, jusqu’à Paris 2024.

En décembre, nous organisons une soirée des champions qui permettra la rencontre de champions matures ou en herbe – ceux qui ne savent pas où s’adresser, qui n’ont pas encore de médailles, qui pratiquent des sports plus confidentiels, que l’on considère comme trop jeunes ou trop vieux – avec la communauté des entreprises. Notre mission est de faire le lien entre ces deux mondes.

Dominique Carlac’h entourée de la boxeuse Sarah Ourahmoune et du judoka Teddy Riner.

Ce qui fait partie de vos engagements, vous qui aimez dire que vous êtes une femme engagée. Lorsqu’on regarde votre parcours, on s’aperçoit que vous êtes depuis toujours dans l’action. Vous êtes de celles qui vont droit devant ?

Complètement. D’ailleurs, la chanson du groupe québécois Les Cowboys Fringants, « Droit devant », est une de mes chansons préférées ! Ça résumera tout ce qu’on vient de se dire.

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