Romy : « Dans le sport, quand tu parviens à connecter corps et esprit, c’est un truc de fou ! »Sophrologue et coach sportif, 41 ans

Romy Sublet
Une passionnée, une battante. Romy s’est donné pour mission de booster les moins sportifs d’entre nous, de transmettre son savoir et sa vision de la vie : en se dépassant, on peut obtenir le meilleur de nous-mêmes. Témoignage d’une coach entière et généreuse.

Propos recueillis par Valérie Domain

Publié le 25 août 2020 à 15h23, mis à jour le 29 juillet 2021 à 15h05

« J’ai été élevée à la montagne, un terrain de jeu immense, je bougeais sans arrêt. Je pratiquais beaucoup de danse, modern jazz, classique ; de la gymnastique aussi, à haut-niveau, je faisais pas mal de compétitions.

Adolescente, je faisais aussi du surf en montagne, du patin à glace. Quand tu commences le sport petit, c’est ancré en toi. À jamais.

Vers l’âge de 18 ans, j’ai abandonné les compétitions de gymnastique car je sentais que ce n’était pas le top pour mon corps. Je me suis mise au cardio : de la course, du vélo, de la danse. En privilégiant tout ce qui est ludique. Parce que le sport doit rester un plaisir, un jeu.

Romy Sublet
©redisgoodmusic

Avant de choisir d’en faire mon métier, j’ai voulu passer un diplôme de sophrologie. Je méditais beaucoup, j’ai très vite relié sport et méditation.

La sophrologie, ça me semblait encore plus complet, c’est savoir gérer les émotions et écouter son corps. Je voulais aider les autres à travailler à la fois le mental et le physique.

Tout de suite derrière, j’ai passé mon diplôme de coach sportif. La formation englobait Pilates, renforcement musculaire, yoga, musculation, haltérophilie, cardio… J’aime l’idée d’avoir un maximum d’outils, de connaissances, pour enseigner.

Romy Sublet
©redisgoodmusic

Je ne travaille pas seulement avec des sportifs, mais quand c’est le cas, on se sert de la préparation mentale pour booster les performances. Comment gérer le stress, les émotions, comment aller choper un maximum d’énergie pour pouvoir se dépasser…c’est ce qui me passionne et c’est que je souhaite transmettre.

Je suis d’ailleurs mon propre cobaye. Ce que je communique aux autres, j’aime l’expérimenter. Parfois, on ne met pas son énergie au bon endroit, on se fatigue pour rien. Le mix sport/sophrologie aide à trouver la bonne recette.

Romy Sublet
©redisgoodmusic

Je faisais du triathlon quand j’étais gamine, je m’y suis remise il y a cinq ou six ans parce que le triathlon est une formidable école : tu repousses tes limites, et pour cela, tu sais que tu as besoin à la fois de force physique, mais aussi de force mentale. Si j’ai pu terminer l’half Ironman soit 2 km de nage, 90 km de vélo et 20 km de course, c’est autant grâce à mon entrainement que grâce à la sophrologie.

Aujourd’hui, je vis dans le Jura, c’est ici que j’ai mon plus grand souvenir de triathlon, celui de Vouglans. Je m’étais préparée un mois avant pour avoir un corps de guerrière. Un mois, c’était juste, mais le faire à domicile, dans les montagnes, nager dans ce lac de Vouglans que j’aime le plus au monde, c’était magique ! J’ai été finisher, une excellente expérience en tant que coach.

Romy Sublet
©redisgoodmusic

Les exploits sportifs, ça t’aide à apprendre, à t’améliorer. Le corps est une machine de guerre, le mental aussi. Lorsqu’on parvient à connecter les deux, c’est un truc de fou !

J’écris un livre sur cette complémentarité qui devrait sortir en décembre, je crée aussi ma propre méthode entre mouvements et méditation, j’aimerais développer une appli… Tout ça parce que j’ai envie de faire passer le message qu’on peut tous se mettre au sport. Mais il est souvent plus facile de se faire aider.

J’ai de la chance, j’arrive à me motiver toute seule, je suis capable de me lever un dimanche matin et d’aller faire un petit triathlon. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Il faut un starter, cela peut passer par quelques séances de coaching avec un pro, pour rester motivé, ne pas lâcher son objectif de départ.

Un coach, c’est une allumette grâce auquel le feu prendra et perdurera.

Romy Sublet
©redisgoodmusic

Ensuite, il faut garder en tête son objectif, comme un mantra, se lever et s’en rappeler. Quand on n’a pas envie d’y aller, on pose son cerveau et on y va.

Prendre l’habitude de faire du sport régulièrement permet d’avoir un vrai contrôle sur soi, sur son corps, son mental. Le sport te prouve que tu peux toujours aller plus loin. »

Le compte Insta de Romy : @mot_ivation_

Elles aussi sont inspirantes...

Guila Clara Kessous : « En montant à la corde, j'ai osé faire ce qui me freinait depuis des années. »

Guila Clara Kessous : « En montant à la corde, j’ai osé faire ce qui me freinait depuis des années. »

Formée à Harvard et par le théâtre, elle a plusieurs cordes à son art. Guila Clara Kessous, entrepreneure diplomatique, s’engage depuis plus de quinze ans pour les droits des femmes. Et voilà que le sport entre dans la danse en un geste politico-artistique : grimper à la corde. Une ascension symbolique, une allégorie de la difficulté des femmes à s’élever dans la société. Prenons de la hauteur.

Lire plus »
Lison Bornot : « Je veux mettre en avant l’Ultimate. C’est lui qui m’anime. »

Lison Bornot : « Je veux mettre en avant l’Ultimate. C’est lui qui m’anime. »

Avec sa sœur Éva, elle truste les premières places depuis 2015 en Ultimate. Membre essentiel de l’équipe de France, Lison Bornot est Championne d’Europe outdoor 2023 et championne du monde d’Ultimate sur sable 2023. La voici maintenant en piste pour les World Games, l’antichambre des JO, qui se déroulent en Chine, du 7 au 17 août 2025. Témoignage d’une fille pétillante devenue l’une des ambassadrices françaises d’un sport trop peu connu.

Lire plus »
Diane Servettaz : « Avec le vélo, j’ai compris que même si ça flanche côté mental, t’en as encore sous la pédale. »

Diane Servettaz : « Avec le vélo, j’ai compris que même si ça flanche côté mental, t’en as encore sous la pédale. »

En à peine trois ans, cette passionnée de vélo a décroché un podium sur 500 kilomètres et bouclé sa première course d’ultra, la fameuse BikingMan, en tant que première féminine. Carburant aux défis, pédalant sans relâche, surmontant tous les obstacles grâce à un mental d’acier, la Savoyarde n’a pas fini d’enfiler les kilomètres dans ce sport de l’extrême. En piste !

Lire plus »
Emelyne Heluin: « Je sais pourquoi je cours, pourquoi je lutte. »

Emelyne Heluin : « Je sais pourquoi je cours, pourquoi je lutte. »

Gymnaste jusqu’à son adolescence, Emelyne Heluin a dû raccrocher le justaucorps après une prise de poids inexpliquée et d’autres symptômes invalidants. Diagnostiquée d’une maladie endocrinienne chronique et évolutive, le SOPK, à l’âge de 17 ans, elle erre pendant des années entre perte de confiance en elle et détresse psychologique avant de retrouver le chemin du sport comme outil de santé. Ce sera la marche, puis la course à pied jusqu’à se lancer sur des marathons.

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Celia Martinez : « Dès que je suis sur mes skis, j’ai l’impression de vivre vraiment. »

Célia Martinez : « Quand je suis sur des skis, j’ai l’impression de vivre vraiment. »

Elle aurait dû participer aux Championnats du monde de Kilomètre Lancé (KL) qui débutent à Vars dans les Hautes-Alpes. Mais, enceinte, Célia Martinez passera son tour cette saison. Avant de revenir en force dès 2023 avec, pour ambition, de battre le record de France de ski de vitesse et, pourquoi pas, le record du monde. Conversation avec l’une des filles les plus rapides de la planète qui, pour une fois, a décidé de prendre son temps.

Lire plus »
Florence Arthaud Cette insatiable louve des mers

Florence Arthaud, cette insatiable louve des mers

Le 9 mars 2015, il y a tout juste six ans, l’aventurière perdait la vie dans un crash d’hélico. Avec elle, le mot marin s’était conjugué au féminin. À 33 ans, en 1990, l’intrépide à la crinière bouclée et au teint halé devenait la première femme à remporter la mythique Route du Rhum. Une entrée fracassante au sein du milieu testostéroné des « vieux » loups de mer. Une grande dame qui tracera la voie pour les autres navigatrices. Portrait-hommage d’une fille qui avait tant besoin de prendre le large…

Lire plus »
Margot Boch et Carla Sénéchal : « Nous n’avons plus le droit à l’erreur. Ces Jeux d’hiver, c’est un mélange de stress et d’excitation. »

Margot Boch et Carla Sénéchal : « Nous n’avons plus le droit à l’erreur. Ces Jeux d’hiver, c’est un mélange de stress et d’excitation. »

Deux filles on the rocks, sinon rien. Margot Boch, la pilote, et sa partenaire de glisse Carla Sénéchal, la pousseuse, forme le premier binôme de bobsleigh féminin depuis dix ans. Ce n’est pas pour rien qu’on les surnomme « Les sœurs jumelles » dans cet univers de glace qui, pourtant, leur réchauffe le cœur. Rencontre avec des filles pas si givrées que ça et qui s’entraînent dur pour prendre le bon virage aux JO d’hiver 2022.

Lire plus »
Héloïse Courvoisier, la para-triathlète guidée par l’amour

Héloïse Courvoisier, la para-triathlète guidée par l’amour

C’est une histoire digne d’une comédie romantique. Déficiente visuelle et championne d’aviron, Héloïse Courvoisier se lançait, il y a quatre ans, dans le para-triathlon en rencontrant son compagnon Thibaut Rigaudeau, lui aussi malvoyant, adepte de la discipline. Le scénario fait rêver, surtout lorsqu’on apprend que c’est également un couple qui les guide… L’aventure de ces Jeux Paralympiques de Paris se vit doublement pour ces duos en miroir. Moteur… action !

Lire plus »
Lucienne Velu, « la reine du stade » des années 30, mais pas que…

Lucienne Velu, « la reine du stade » des années 30, mais pas seulement…

Le sport féminin n’en était qu’à ses prémices lorsque Lucienne Velu s’est invitée au stade. Douée pour l’athlétisme, la Parisienne, recordwoman du disque en 1924, ne s’est pas contentée de briller sur les pistes. Footballeuse reconnue, elle excelle également en basket et deviendra championne du monde de la discipline à l’issue des Jeux Mondiaux Féminins de 1934. Retour sur le parcours d’une pionnière qui a su saisir la balle au bond.

Lire plus »
Su-Wei Hsieh

Su-Wei Hsieh, l’esprit libre du tennis qui n’a rien à perdre

Elle inaugure son 16e Roland-Garros. En double, c’est la magicienne des courts. En simple, elle aime jouer les coupeuses de têtes du circuit féminin, même si elle n’a pas encore trouvé la recette pour gravir les marches des podiums. Mais, à 35 ans, la Taïwanaise Sue-Wei Hseih est l’une des joueuses de tennis les plus attachantes. Polyvalence, jeu atypique et force mentale, la numéro 1 mondiale en double, 64e en simple, séduit le monde de la raquette. Portrait d’une fille aux nombreux rebonds.

Lire plus »
Pourquoi quand je cours, je suis essoufflée ? La question qui tue

Pourquoi quand je cours, je suis essoufflée ?

Courir, t’adore ça ! Ou plutôt… tu aimerais adorer ça. Le problème, c’est que t’as tout de suite le cardio en PLS. Les poumons brûlent, le souffle est saccadé… Au secours ! Si tu t’es déjà demandé pourquoi t’as l’impression que t’es au bout de ta vie quand tu fais un petit footing, cette mise au point est faite pour toi.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner