Romy : « Dans le sport, quand tu parviens à connecter corps et esprit, c’est un truc de fou ! »

Sophrologue et coach sportif, 41 ans

Romy Sublet
Une passionnée, une battante. Romy s’est donné pour mission de booster les moins sportifs d’entre nous, de transmettre son savoir et sa vision de la vie : en se dépassant, on peut obtenir le meilleur de nous-mêmes. Témoignage d’une coach entière et généreuse.

Propos recueillis par Valérie Domain

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

« J’ai été élevée à la montagne, un terrain de jeu immense, je bougeais sans arrêt. Je pratiquais beaucoup de danse, modern jazz, classique ; de la gymnastique aussi, à haut-niveau, je faisais pas mal de compétitions.

Adolescente, je faisais aussi du surf en montagne, du patin à glace. Quand tu commences le sport petit, c’est ancré en toi. À jamais.

Vers l’âge de 18 ans, j’ai abandonné les compétitions de gymnastique car je sentais que ce n’était pas le top pour mon corps. Je me suis mise au cardio : de la course, du vélo, de la danse. En privilégiant tout ce qui est ludique. Parce que le sport doit rester un plaisir, un jeu.

Romy Sublet
©redisgoodmusic

Avant de choisir d’en faire mon métier, j’ai voulu passer un diplôme de sophrologie. Je méditais beaucoup, j’ai très vite relié sport et méditation.

La sophrologie, ça me semblait encore plus complet, c’est savoir gérer les émotions et écouter son corps. Je voulais aider les autres à travailler à la fois le mental et le physique.

Tout de suite derrière, j’ai passé mon diplôme de coach sportif. La formation englobait Pilates, renforcement musculaire, yoga, musculation, haltérophilie, cardio… J’aime l’idée d’avoir un maximum d’outils, de connaissances, pour enseigner.

Romy Sublet
©redisgoodmusic

Je ne travaille pas seulement avec des sportifs, mais quand c’est le cas, on se sert de la préparation mentale pour booster les performances. Comment gérer le stress, les émotions, comment aller choper un maximum d’énergie pour pouvoir se dépasser…c’est ce qui me passionne et c’est que je souhaite transmettre.

Je suis d’ailleurs mon propre cobaye. Ce que je communique aux autres, j’aime l’expérimenter. Parfois, on ne met pas son énergie au bon endroit, on se fatigue pour rien. Le mix sport/sophrologie aide à trouver la bonne recette.

Romy Sublet
©redisgoodmusic

Je faisais du triathlon quand j’étais gamine, je m’y suis remise il y a cinq ou six ans parce que le triathlon est une formidable école : tu repousses tes limites, et pour cela, tu sais que tu as besoin à la fois de force physique, mais aussi de force mentale. Si j’ai pu terminer l’half Ironman soit 2 km de nage, 90 km de vélo et 20 km de course, c’est autant grâce à mon entrainement que grâce à la sophrologie.

Aujourd’hui, je vis dans le Jura, c’est ici que j’ai mon plus grand souvenir de triathlon, celui de Vouglans. Je m’étais préparée un mois avant pour avoir un corps de guerrière. Un mois, c’était juste, mais le faire à domicile, dans les montagnes, nager dans ce lac de Vouglans que j’aime le plus au monde, c’était magique ! J’ai été finisher, une excellente expérience en tant que coach.

Romy Sublet
©redisgoodmusic

Les exploits sportifs, ça t’aide à apprendre, à t’améliorer. Le corps est une machine de guerre, le mental aussi. Lorsqu’on parvient à connecter les deux, c’est un truc de fou !

J’écris un livre sur cette complémentarité qui devrait sortir en décembre, je crée aussi ma propre méthode entre mouvements et méditation, j’aimerais développer une appli… Tout ça parce que j’ai envie de faire passer le message qu’on peut tous se mettre au sport. Mais il est souvent plus facile de se faire aider.

J’ai de la chance, j’arrive à me motiver toute seule, je suis capable de me lever un dimanche matin et d’aller faire un petit triathlon. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Il faut un starter, cela peut passer par quelques séances de coaching avec un pro, pour rester motivé, ne pas lâcher son objectif de départ.

Un coach, c’est une allumette grâce auquel le feu prendra et perdurera.

Romy Sublet
©redisgoodmusic

Ensuite, il faut garder en tête son objectif, comme un mantra, se lever et s’en rappeler. Quand on n’a pas envie d’y aller, on pose son cerveau et on y va.

Prendre l’habitude de faire du sport régulièrement permet d’avoir un vrai contrôle sur soi, sur son corps, son mental. Le sport te prouve que tu peux toujours aller plus loin. »

Le compte Insta de Romy : @mot_ivation_

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

Elles aussi sont inspirantes...

Pink Power Team

Stéphanie : « Le permis moto, ça a été le début de mon émancipation. »

Rien ne prédestinait Stéphanie à devenir une motarde semi-pro rugissante. Pourtant, même une grave blessure n’aura pas abîmé sa passion de la vitesse. Cheveux roses, motos qui dépotent, elle ne lâche pas son rêve et le transmet à d’autres filles qui, comme elle, roulent des mécaniques sur les circuits amateurs mais, cette fois, en karting. La Pink Power Team est de sortie, faites place !

Lire plus »
Leonie Brodmann

Léonie : « Le parkour m’a libérée de certains diktats. »

Basket, équitation, danse moderne… Léonie a toujours eu la bougeotte. Lorsqu’elle a découvert le parkour, c’est devenu son sport de prédilection. À Lausanne, avec les traceurs (comme on nomme les pratiquants de cette discipline) de son association, Léonie Brodmann se réapproprie l’espace public à grand renfort de bonds et de roulades.

Lire plus »
Angélique Chetaneau

Angélique : « En entrant à l’armée, je suis devenue accro au sport. »

Une warrior, une Amazone, Wonder Woman en chair et en os. Angélique Chetaneau est infirmière militaire et championne de courses d’obstacles, les Spartan Race, qui sont un peu les douze travaux d’Hercule à l’ère moderne. Sa puissance, elle se la forge à coup d’entraînements solides et surtout d’un mental d’acier. Angélique a trouvé comment être invincible.

Lire plus »
Vanessa Guerreiro

Vanessa : « Au début, le yoga, j’ai détesté ! »

Elle a travaillé dans le marketing et dans la restauration, mais c’était dans une autre vie. Vanessa Guerreiro a trouvé douceur et sérénité dans la pratique du yoga, une discipline qui l’a aidée à traverser des périodes difficiles. Elle a tout lâché pour l’enseigner. Récit d’un voyage intérieur.

Lire plus »
Yvonnette Hoareau

Yvonnette : « Le hip hop est mon oxygène, il m’a ouverte au monde. »

Son nom nous donnerait presque des envies de bouger. Yvonnette Hoareau Vela Lopez a le hip hop qui lui colle aux basques depuis ses débuts quasi révolutionnaires dans son quartier strasbourgeois. Danseuse, chorégraphe, précurseure du hip hop en Alsace, celle qui se nourrit de tout pour faire progresser sa pratique, n’oublie jamais d’où elle vient et a fait de la transmission son plus beau mouvement. Dénicheuse de nouveaux talents, elle mise tout sur les filles, « la nouvelle génération du hip hop » !

Lire plus »

Pauline : « Au sommet d’une montagne, je me sens à ma place. »

Ado, elle pratiquait déjà le ski de randonnée. Et, depuis, elle n’a jamais cessé de grimper les sommets. Le plus souvent, dans sa région d’adoption, Grenoble.
La montagne, Pauline s’y sent bien, loin de tout esprit de compétition ou de performance. Elle nous partage sa passion. Celle qui la fait vibrer, celle qui l’aide à respirer.

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Marion Joffle

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une nageuse faite de glace (Marion Joffle sur notre photo), un légendaire dénicheur de sprinteuses au temps de la ségrégation, une super-granny du tennis, une étude sur le sport féminin et, en prime, une question qui tue et deux initiatives à pied et à la voile, c’est le programme de la semaine sur ÀBLOCK!

Lire plus »
Laetitia Blot

Laetitia Blot : « Je veux que les femmes puissent se dire : elle, elle fait un sport de combat et elle est féminine. »

Elle est montée sur ressorts, elle déborde d’énergie. Laetitia Blot est un phénomène. Après avoir collectionné les titres en judo, en lutte et en sambo, la Française de 37 ans s’est lancée dans le MMA (Mixed Martial Arts). Victorieuse de son premier combat en octobre dernier, elle s’apprête désormais à affronter Marie Loiseau, ce 8 avril, dans le cadre du MMA Grand Prix. Rencontre avec une fille qui s’amuse à mettre « les poings » sur les « i ».

Lire plus »
Camille Prigent

Camille Prigent : « Le kayak, ça t’apprend la résilience… »

Tombée dans la marmite tourbillonnante du kayak quand elle était petite, la kayakiste de 22 ans semble voler sur l’eau depuis son titre aux JO de la Jeunesse et ses victoires en championnats nationaux, européens et mondiaux. La tête sur les épaules et armée d’une motivation sans faille, Camille Prigent trace avec détermination son sillon pour Paris 2024.

Lire plus »

Foot au féminin : le Real Madrid donne le coup d’envoi !

Il était temps ! Après plus d’un siècle d’existence le Real crée sa première équipe féminine professionnelle. Ce mercredi 1er juillet, le club madrilène a officialisé la nouvelle. Les joueuses fouleront pour la première fois les pelouses à la prochaine saison, lors du championnat espagnol.

Lire plus »
i'm sorry majolie mccann

« I’m sorry » ou le sarcastique cri des sportives

C’est l’histoire d’un clip engagé, créé par un couple de jeunes cinéastes au fin fond du Québec et qui devient viral. L’histoire d’une vidéo tournée à la demande d’un coach de soccer qui milite pour l’égalité des sexes dans le sport. C’est l’histoire d’une vidéo qui claque.

Lire plus »
Claire la sirène

Sport de sirène : enquête sur une vague déferlante

Dans la famille natation, je demande le dernier-né palmé : le “mermaiding“ ou comment nager comme une sirène. Désormais reconnu comme une activité sportive, à l’enseignement encadré, il prend dans ses filets de plus en plus d’adeptes heureux de plonger dans leurs rêves d’enfant. Immersion toute !

Lire plus »
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Retour en haut de page