Angely Bouillot « Je suis juste une nana qui est allée au bout de son rêve. »

Angely Bouillot : « Je suis juste une nana qui est allée au bout de son rêve »
Elle a posé, temporairement, kitesurf et bagages en Afrique du Sud. Angely Bouillot a la bougeotte et ce n’est pas nouveau. La rideuse lyonnaise, qui a débuté par le ski, fonctionne, depuis toujours, à l’instinct, à l’envie, et ça lui réussit. Première femme invitée à participer au Red Bull King of the Air, elle pourrait, sous peu, reprendre la route et mettre le cap plus au Nord, sur l’Alaska et le Groenland pour d’autres aventures. Rencontre avec une kitesurfeuse qui manque de tout, sauf d’air !

Par Sophie Danger

Publié le 13 décembre 2021 à 6h00, mis à jour le 13 janvier 2022 à 10h46

La glisse a toujours été quelque chose de familier pour toi. Petite, tu as commencé par expérimenter ces sensations sur du dur, la neige. Qu’est-ce qui te plaisait dans ce genre de sport ?

Ma mère est une grande sportive et elle nous a transmis sa passion, à mon frère et moi, dès notre enfance, ce qui est génial.

Quand on était tout gamins, on habitait Lyon et on montait à Val d’Isère les week-ends. J’ai attaqué le ski alpin à 3 ans et, très vite, à 10 ans je crois, j’ai commencé la compétition.

À cette époque, on n’était pas Avalins mais nos résultats nous ont quand même permis d’accéder au club de sport de Val d’Isère.

Par la suite, je suis allée en ski-études et j’ai fait mon collège à Bourg Saint-Maurice.

Tu vas pourtant tout arrêter à l’adolescence…

J’ai arrêté la compétition à l’âge de 14 ans. J’en avais fait toute mon enfance et je n’étais plus intéressée.

J’avais des bons résultats mais, je ne sais pas si c’est l’internat ou le fait de découvrir la vie, j’ai arrêté de me focaliser sur les entraînements.

J’avais envie de croquer la vie à pleines dents et la compétition me freinait.

Tu te sentais à l’étroit dans ce monde ?

Oui. Le monde de la compétition, c’est vraiment une bulle. Si tu n’es pas à fond dedans, à un moment donné tu en sors.

Il faut vraiment s’entraîner tous les jours, ne faire que ça et moi, ça, je n’en avais plus envie.

©Giel Vlugt

Tu n’avais jamais eu envie de passer au stade supérieur, de rentrer en équipe de France par exemple ?

Quand j’étais plus jeune si, et puis je me suis rendue compte que je n’avais pas envie de faire ça toute ma vie.

À cette époque je peignais beaucoup et, par la suite, je me suis engagée dans une voie artistique.

Tu as coupé avec la compétition et le sport ou tu as continué, malgré tout, à avoir une activité sportive ?

Le sport a toujours fait partie de ma vie, j’ai toujours fait de la glisse à droite, à gauche, mais à 16 ans, j’étais toujours à l’école et j’ai découvert la vie en camion.

J’ai tout arrêté et je suis partie barouder avec des copains que j’avais rencontrés. Durant ces vacances, j’ai découvert le milieu du spectacle, le théâtre de rue… et j’ai adoré.

À 19 ans, j’ai décidé de suivre une formation pour devenir costumière et j’ai mis la glisse de côté.

©Jimmy Phan photographie

Le kitesurf va pourtant se rappeler à toi quelques années plus tard…

C’était quand j’avais 25-26 ans. À ce moment-là, j’en faisais toujours un peu, mais c’était assez rare, une semaine par an environ.

Je pratiquais souvent sur le même spot, à Leucate. Ce sont des copains, qui étaient profs là-bas, qui m’ont dit un jour que ce serait bien que j’essaie de me focaliser un peu plus sur cette discipline parce que j’avais un bon niveau.

Et je les ai écoutés.

Tu as débuté quand dans cette discipline ?

Lorsque j’avais 15-16 ans. J’étais encore dans le ski, mais moins à fond.

À cet âge-là, pendant les vacances d’été, on partait deux semaines à Hyères faire de la planche à voile avec mon frère et ma mère. J’aimais beaucoup ce sport.

C’est mon prof qui nous a parlés du kite. Il nous a proposés d’essayer, alors on a testé.

Je me souviens qu’il nous a vite repris le cerf volant des mains parce que je crois que l’on faisait n’importe quoi avec et qu’il avait peur que l’on se fasse mal mais, après ça, les étés qui ont suivi, on n’a plus fait que du kite !

©Ryan Eosmond

C’était aussi puissant que les sensations que tu pouvais ressentir à ski ?

Ça reste de la glisse, on a une planche et on ride sur l’eau, mais on est accroché à un cerf volant, on suit la voile.

Le kite, c’est un moyen de traction par le vent. C’est un sport assez incroyable par rapport à ça.

En kite, on peut se déplacer grâce au vent et je trouve ça génial.

©Caroline Andrivon

Dix ans environ après tes premiers pas en kite, tu vas écouter des amis qui te suggèrent de t’investir davantage dans la discipline. Qu’est-ce qui a résonné en toi dans leur discours pour te convaincre de tout quitter et te lancer dans cette nouvelle aventure ?

J’avais envie de voir quel niveau je pouvais atteindre dans le kite, si je pouvais y arriver.

J’adorais ma vie artistique, mais c’est quelque chose que je savais pouvoir faire à n’importe quel âge. Je n’avais pas besoin, pour ça, de mon corps et, qui plus est, d’un corps jeune.

Le kite, en revanche, si je voulais m’y mettre, c’était maintenant. Il fallait, pour cela, que j’arrête tout ce que je faisais, que je dise adieu à tout ce que je connaissais et que je prenne un virage à 90° pour commencer une nouvelle vie.

J’avais une petite étincelle dans la tête, une intuition qui me poussait à aller voir ce monde-là, à voir ce que je pourrais y faire tout en sachant que, si ça ne fonctionnait pas, je pourrais retourner à ma vie d’avant.

J’ai décidé de suivre cette intuition.

©Alex Flacon

Renouer avec la compétition ne te dérangeait pas ?

Ça faisait dix ans que je ne faisais plus du tout de compétition, que je n’étais plus du tout dans ce monde-là.

Entre 15 et 25 ans, j’avais pris une énorme pause ce qui fait que ça ne m’a pas du tout dérangée de m’y remettre. Au contraire même, ça m’a poussée.

Pendant une compétition on se donne à 100 % alors que pendant les entraînements, on a plus de réserve.

Ce qui m’animait à l’idée de reprendre la compétition, c’était la possibilité de repousser mes limites, d’aller encore plus loin.

Tu t’étais fixé une date limite ?

Non, ça a vraiment été dans le flux, c’est monté crescendo. J’ai commencé par la vitesse.

J’ai fait un stage pour apprendre la race – c’est-à-dire aller le plus vite sur 500 mètres – et je me suis prise au jeu.

J’ai commencé à participer à mes premières compétitions jusqu’à en gagner une au bout de six mois.

Par la suite, j’ai réussi à décrocher un titre de championne du monde.

Il représentait quoi pour toi ce titre ?

J’ai découvert la discipline et, dans le même temps, le Red Bull King of the Air, une compétition dédiée qui se déroule à Cape Town.

J’ai vu qu’il n’y avait pas de nanas engagées, je n’ai pas compris pourquoi alors je me suis dit que j’allais essayer d’y participer et de là, je suis arrivée en Afrique du Sud.

Comment est-ce que tu es passée du speed au Big Air ? Qu’est-ce qui a motivé ce changement ?

Ce n’était pas grand chose car, à l’époque, nous n’étions que trois rideuses, trois Françaises, en lice. Ça reste un titre mais il n’y avait pas beaucoup de concurrence.

Quoi qu’il en soi, pour moi, il symbolisait la fin, la finalisation d’un projet. Mon but était atteint alors j’ai voulu en viser un autre, le Big Air.

©Katia Cognault

Ça t’apportait quoi de plus le Big Air par rapport au speed ?

Ce que j’aime d’un point de vue sensations, c’est me retrouver face à des éléments violents et pouvoir jouer avec.

Je ne sais pas comment l’expliquer, mais c’est comme une forme de méditation, je suis vraiment dans le moment présent et j’essaie de ressentir tout ce qu’il y autour de moi.

C’est vraiment incroyable cette connexion, parfois, qu’il peut y avoir avec les éléments !

Comment expliques-tu qu’il n’y ait pas de femmes engagées dans ce contest ? Est-ce qu’elles sont sous-représentées dans le kite ?

Non, les filles ont un sacré niveau en kite mais, moi, je suis plus spécialisée dans le Big Air et, à l’époque, elles étaient moins nombreuses à le pratiquer.

En Big Air, les conditions sont très dures. Le but est d’y aller quand il y a du vent très très fort. Il faut réussir à tenir son kite pour monter le plus haut possible et réaliser les figures les plus engagées qui soit.

À ce moment-là, les nanas faisaient plus du freestyle. Dans cette discipline, il y a aussi des figures très compliquées à réaliser mais dans du vent plus léger.

Aujourd’hui, les filles sont beaucoup plus nombreuses en Big Air et j’en suis très contente.

©Ryan Eosmond

Cette envie de participer au Red Bull King of the Air, tu la présentes également comme une démarche militante, tu voulais absolument y participer pour ouvrir une brèche. C’était important pour toi que les filles puissent y avoir accès ?

Oui, je pense qu’il y a de ça, un côté militant. Moi, j’avais vraiment envie de faire cette compétition et je ne comprenais pas pourquoi il n’y avait pas de femmes engagées.

Pour moi, ce n’était pas une question de sexe, mais d’entraînement, ce n’était donc pas parce que j’étais une femme que je ne pouvais pas réussir à y participer.

Je suis contente d’avoir réussi à ouvrir cette brèche pour montrer qu’il y a aussi de la place pour les femmes dans ce genre d’événement.

Il va falloir que tu t’y reprennes par deux fois pour, finalement, être invitée à y participer…

Je me suis faite recaler deux ou trois fois ! Les sélections se font sur vidéo. Elles sont envoyées par des rideurs du monde entier et seuls 25 rideurs son retenus, hommes ou femmes.

Beaucoup de gens se sont mis à me suivre à ce moment-là et ils n’étaient pas très contents de voir que je n’étais pas prise, ils voulaient absolument qu’il y ait une femme dans cette compétition.

Je me suis acharnée et, à ma quatrième tentative, c’est passé.

Est-ce que tu as été retenue pour tes performances sportives ou est-ce que tu penses que le fait d’être une femme et de bénéficier de cette campagne de soutien a aussi pesé dans la décision des organisateurs ?

Je ne sais pas. Eux m’ont dit qu’ils m’avaient retenue par rapport à mon niveau, mais je pense aussi que Red Bull a bien aimé la publicité sur les réseaux sociaux.

©Danulis

Cette première participation c’était en 2020, comment as-tu vécu ce moment ?

J’ai un peu paniqué. Je ne pensais pas être autant stressée pour une compétition. Mentalement, j’étais un peu confuse.

Je pense que les gens attendaient beaucoup de moi et ça m’a mis une pression énorme. Je n’étais pas préparé à en ressentir autant et je n’ai pas bien réussi à la canaliser.

Heureusement, j’ai fait un beau saut qui a marqué des points et montré que les femmes avaient leur place dans ce monde-là.

©Jimmy Phan photographie

Quel regard a-t-on porté sur toi après ?

Je ne sais pas comment l’expliquer. C’est comme quand tu atteins un but que tu t’es fixé, quand tu y parviens, après c’est un peu le flou.

J’ai eu beaucoup de sollicitations avant l’event et après, c’était un peu plus calme. C’était une sorte de trou noir. J’étais un peu perdue, je ne savais plus vraiment ce que j’avais envie de faire.

Il y a eu un bon moment de latence durant lequel je me suis demandé quel serait mon but prochain.

Tu vas, malgré tout, retenter ta chance cette année et, pour la deuxième fois d’affilée, tu es sélectionnée. Est-ce que, cette fois, tu as été davantage actrice de ta performance ?

La deuxième fois, j’ai eu une année pour m’entraîner, mais je me suis blessée. Ça m’a bloquée quatre mois et, le temps de me remettre dedans, je n’ai pas connu de bonnes conditions.

Au final, j’ai manqué cruellement d’entraînement, mais j’ai malgré tout réussi à refaire l’event et, cette fois, de manière beaucoup plus relax.

©Ryan Eosmond

 Tu disais que, lors de ta première participation, tu avais ressenti de la bienveillance à ton égard. Cette année, en revanche, c’était plutôt de la jalousie. Elle émanait de qui et pourquoi ?

Je ne sais pas si c’est vraiment de la jalousie mais, quand j’ai appris que j’étais sélectionnée, beaucoup de personnes se sont demandé pourquoi j’étais retenue.

Pour elles, je manquais de niveau par rapport à d’autres riders qui auraient pu être sélectionnés mais ne l’ont pas été.

Est-ce que tu envisages une troisième participation ?

Je commence de nouveau à en avoir un peu marre de la compétition. Ça arrive tous les dix ans environ et là, ça revient !

Je préfère laisser ma place à des jeunes qui donnent tout, qui se donnent à fond et qui en rêve.

Moi, ce rêve, je l’ai déjà réalisé. Je ne sais pas si j’ai envie de recommencer, j’ai plutôt envie de passer à autre chose.

J’ai d’autres rêves et je vais faire en sorte de les réaliser.

©Jimmy Phan photographie

Quels rêves ?

Le kite, pour moi, est un moyen de me déplacer, de voyager et j’aimerais lancer des expéditions.

Un de mes rêves serait de partir à la montagne, visiter la Norvège, l’Alaska, le Groenland, un traîneau accroché à mon harnais avec ma tente, un petit réchaud.

Pouvoir voyager en Alaska juste grâce au vent, ce serait extraordinaire !

Je me laisse encore deux ans pour me donner à fond en Big Air et après, je vais commencer à travailler à fond sur ces projets.

©Johanne Shohls

On lit souvent le qualificatif de « pionnière » quand on parle de toi. À ta suite, d’autres femmes qui se sont inscrites pour participer, elles aussi, au Red Bull King of the Air. Tu as pu échanger avec elles ? C’est grâce à toi qu’elles ont décidé de tenter leur chance ?

Non, je pense simplement qu’elles sont poussées par la même envie. Ce se sont des rideuses très fortes, qui prennent du niveau dans le Big Air et je trouve ça génial.

Elles sont toutes jeunes, pleines de vie. Je suis certaine qu’elles vont bien envoyer et qu’elles vont réussir à être sélectionnées, du moins je l’espère pour elles.

©Thomas Burblies

Est-ce, malgré tout, un terme dans lequel tu te reconnais, quelque chose dont tu es fière ?

Je suis assez fière mais, malgré tout, je ne me vois pas comme une pionnière, je me vois juste comme une nana toute simple qui est allée au bout de son rêve.

Ouverture ©Thomas Burblies

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