Il y a dix ans, l’équipe de France féminine de volley ne participait même pas à la compétition, absente des éditions 2015 et 2017. Portée depuis par un ambitieux projet de développement fédéral, elle dispute désormais son quatrième Euro d’affilée, et sort de deux quarts de finale consécutifs. L’an dernier, elle a même atteint les quarts d’un Championnat du monde pour la première fois de son histoire, avec une victoire marquante face à la Chine et deux matchs disputés les yeux dans les yeux contre le Brésil.
Nouvelle donne pour cette édition 2026 : Amandine Giardino, libero de 31 ans et dix ans de sélection, porte le brassard de capitaine, en l’absence d’Héléna Cazaute, blessée au dos. L’objectif qu’elle avait fixé avant le début de la compétition — sortir de la poule, puis viser la deuxième place du groupe pour espérer un adversaire plus abordable en huitièmes — est déjà en grande partie atteint.
Slovaquie, Croatie, Monténégro : les Bleues ont breveté leurs trois premières adversaires sans perdre le moindre set, portées notamment par une Cyrielle Depie étincelante (19 points face à la Croatie). Une qualification en huitièmes validée avec deux journées de poule d’avance. L’objectif de César Hernandez, le sélectionneur de l’équipe de France, n’est pas démesuré mais il est clair : « Le rêve serait d’atteindre le dernier carré évidemment, mais déjà si nous arrivons jusqu’en quarts de finale, le contrat sera honoré. »
Un rêve qui pourrait devenir réalité : trois matchs, trois victoires nettes. Les Bleues n’ont plus rien à prouver pour être là. Elles veulent désormais y rester plus longtemps.