
Boxe : « Ce qui fait le plus mal, c’est la peur. » (Premier Crochet. Épisode 1)
ÀBLOCK! accueille le podcast d’Audrey qui nous propose d’entrer dans l’univers et la tête des boxeuses. Du pur documentaire audio. Montez sur le ring avec elle.
Publié le 09 juin 2025 à 18h20, mis à jour le 16 septembre 2025 à 14h58
Le monde de la petite balle en jaune en a fini avec son passage annuel à Paris. Comme tous les ans, la fête fût grandiose. Peut-être même un peu plus avec cette édition 2025 que lors des dernières… Pourquoi ? Deux finales monumentales entre Aryna Sabalenka et Coco Gauff chez les femmes et entre Jannik Sinner et Carlos Alcaraz chez les messieurs. Des duels monstrueux entre ce qui se fait de mieux dans le tennis actuel… Mais pour nous, supporters français, ce Roland-Garros 2025 va longtemps faire écho à un nom, une révélation : Loïs Boisson.
©Wikipedia
Et oui, personne ne l’attendait, mais au bout de quelques matchs, tout le monde l’a adoptée. D’anonyme, la joueuse de 22 ans est passée au statut de star du sport français, se retrouvant en Une des médias. Pourtant, si on remonte le temps d’une quinzaine de jours, excepté le clan de la tenniswoman tricolore, personne n’aurait parié sur une telle explosion. 361e mondiale bénéficiant d’une invitation (la fameuse Wildcard), Loïs Boisson semblait promise à une élimination rapide, dès le premier tour face à la Belge Elise Mertens, tête de série numéro 24 de ce Roland-Garros.
Dès ce premier match, on a commencé à comprendre que la Française avait quelque chose de spécial… Elle accroche avec brio son adversaire, la poussant en trois sets et la surprenant dans l’ultime manche. Pour son premier match en carrière au tournoi de la Porte d’Auteuil, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est réussi ! Mais ce n’était que le début… Le second tour est géré en patronne par la Dijonnaise, face à une adversaire dépassée par le talent de la Française.
©FFT
Le troisième tour ne sera pas simple : Loïs Boisson va devoir se battre pour sa place en haut lieu contre une autre tricolore, Elsa Jacquemot. Voilà un thriller qui mérite de rester dans nos mémoires. Alors que le tennis français féminin était annoncé perdant d’avance pour ce Roland-Garros 2025, ces deux jeunes joueuses brillent, embarquant le public dans leur odyssée respective. Et quand elles se retrouvent face à face pour une qualification en deuxième semaine d’un tournoi du Grand Chelem, les filles, si peu attendues sur la terre battue parisienne, produisent des étincelles. Dramaturgie, talent, rebondissements… Tout y est !
Loïs Boisson a même donné des sueurs froides à ses supporters lorsque son genou a manqué de la lâcher. Mais la Dijonnaise a serré les dents, bien décidée à aller jusqu’au bout du combat. Un duel d’anthologie qui voit Elsa Jacquemot s’incliner au bout de la troisième manche face à une adversaire impressionnante, même en étant diminuée.
Après ce match, le changement de sphère de Loïs Boisson s’accélère. On se demande désormais qui est cette joueuse qui s’apprête à défier Jessica Pegula, la troisième mondiale. Une 361e mondiale en huitième de finale d’un tournoi du Grand Chelem, c’est un événement on ne peut plus rare ! A-t-elle réellement une chance ? Les réponses à toutes ces interrogations, Loïs Boisson les apportera sur le court. Efficace face aux caméras et micros en interview, la Française reste concentrée sur le défi qui l’attend alors.
©FFT
Face à une adversaire habituée à ce genre de rendez-vous, la Dijonnaise met un peu de temps à rentrer dans son match. Jessica Pegula est, comme à son habitude, très propre et régulière, laissant peu de chances à Loïs Boisson d’exister dans le premier set. Mais la roue se met à tourner au début de la seconde manche…
Le public monte en pression, les coups droits de la Française mettent de plus en plus à mal l’Américaine… Les signes ne trompent pas, Loïs Boisson a le mojo ! Et le score suit cette dynamique, l’exploit rêvé devient réalité ! La numéro 3 mondiale s’incline face à l’outsider tricolore au terme d’un combat titanesque. Malgré la grandeur de sa performance, très vite, dès l’interview d’après-match, tout le monde sent que Loïs Boisson en a encore sous la raquette… Elle en veut plus !
Une mentalité de gagnante qui impressionne. Et qui va payer ! Son quart de finale l’oppose à l’étoile montante du tennis féminin, la Russe de 18 ans Mirra Andreeva. Un choc entre jeunes espoirs qui promet. Et là encore, Loïs Boisson répond présente. Gérant à merveille temps forts et faibles, la Française prend petit à petit le dessus sur la jeune Mirra. Le public s’emballe, faisant monter subitement la température sur le court Philippe Chatrier. Ça fait beaucoup à gérer pour Mirra Andreeva qui sort de son match, s’agaçant un peu plus au fur et à mesure des jeux de la seconde manche. Il n’en fallait pas plus pour Loïs Boisson : la Dijonnaise s’impose en deux manches, accédant au dernier carré pour son premier tournoi du Grand Chelem.
©FFT
Le phénomène Boisson est total, son nom est sur toutes les lèvres des amateurs et amatrices, non seulement du tennis, mais du sport en général. La nation est à l’unisson. Nous voulons tous y croire. Mais peut-elle le faire ? Peut-elle aller au bout ? Le plus dur est encore à venir pour la Française…
Coco Gauff à Roland-Garros, c’est quelque chose. Particulièrement lors de cette édition 2025 qui plus est. Malgré toute sa détermination, le soutien du public et son talent, Loïs Boisson se retrouve sans réponse face au niveau de jeu astronomique de la numéro 2 mondiale. La défaite paraît sèche, en deux sets. La Française est déçue, mais réalise le chemin parcouru. Adoubée par Coco Gauff, qui voit en elle une des toutes meilleures joueuses sur terre battue du circuit mondiale, Loïs Boisson sait que l’avenir lui appartient.
La marche était trop haute pour Loïs Boisson face à Coco Gauff. Mais le rendez-vous est pris pour la revanche…
Son histoire avait commencé bien avant ce Roland-Garros 2025, avec son lot d’épreuves qui l’ont menée jusqu’à cet exploit. Mais désormais, Loïs Boisson n’est plus une inconnue. Le tennis féminin français et ses supporters ont trouvé en elle une raison de rêver grand, pour la première fois depuis de longues années. Et ce changement de statut a eu lieu lors du tournoi parisien. Un tournoi qui marquera durablement les esprits, grâce (notamment) au phénomène Boisson.
Beaucoup de choses ont déjà changé pour Loïs Boisson…
D'autres épisodes de "Tennis : femmes sur court"
Serena Williams, this is the end…
David Rochefort : « Monica Seles ne voulait qu’une chose, être la meilleure. »
Elizabeth Ryan, sa Majesté de Wimbledon
Bethanie Mattek-Sands, le tennis (tatoué) dans la peau
Voir tous les épisodesToutes nos enquêtes
Vous aimerez aussi…

ÀBLOCK! accueille le podcast d’Audrey qui nous propose d’entrer dans l’univers et la tête des boxeuses. Du pur documentaire audio. Montez sur le ring avec elle.

Une touche à tout. Musicienne, paludière et joueuse de para badminton, elle occupe tous les terrains et son corps suit. En à peine trois ans, celle qui se bat contre une maladie neurologique progresse dans son sport à un rythme endiablé, tant et si bien qu’elle vient jouer du volant aux Jeux de Paris 2024 !

Elle a été gymnaste de haut-niveau, elle est aujourd’hui chercheuse épidémiologiste à l’INSEP. Juliana Antero est en charge du projet Empow’her qui suit les athlètes femmes afin, notamment, d’établir leur profil hormonal pour maximiser leurs performances. Un sujet d’étude de moins en moins tabou et qui fait bouger les lignes… de la science.

Elle est sans doute la sensation de ce Tour de France. Lotte Kopecky porte le jaune à merveille depuis son succès à Clermont-Ferrand. La Belge met son pays sur le devant de la scène du cyclisme féminin. Retour sur une carrière remplie de succès aussi bien sur route que sur piste.

Il fait partie du protocole de la cérémonie d’ouverture. Ce 23 juillet, il sera, comme le veut la coutume, prononcé par un athlète du pays hôte des Jeux Olympiques. Mais quelle est l’histoire de ce moment si solennel ? Main sur le drapeau, à vos cordes vocales !

Une Pamela Anderson made in France (la sauveteuse en mer Oïana Trillo sur notre photo), une handballeuse militante, une skieuse qui a une bonne descente, une philosophe qui parle de sport comme personne… C’est le meilleur d’ÀBLOCK! cette semaine !

Affaiblie par la maladie de Lyme et à deux doigts de ranger ses clubs à jamais, elle a finalement gagné son tout premier Grand Chelem cet été. La golfeuse américano-allemande est un exemple de persévérance. Son conte de fées ou plutôt de « tees » (puisqu’on parle de golf…) entre illico dans la belle histoire du sport !

Triple médaillée en athlétisme aux Jeux de Londres, Micheline Ostermeyer ne pratiquait le sport que pour la divertir de ses cours de piano… À la fois sportive et virtuose, elle est l’une des figures françaises les plus atypiques des JO.

La première édition de la E-Sport Factory a eu lieu du 8 au 12 avril. Une jolie colonie de vacances pour les kids, avec au programme du sport… et de l’e-Sport ! Et si les filles étaient absentes pour le lancement, elles sont attendues ÀBLOCK! les prochaines fois !

Grande blonde explosive au sourire franc, l’athlète et coach sportif Anouk Garnier, double championne du monde de course à obstacles, est une adepte des parcours du combattant. Son nouveau défi : battre le record du monde de grimper de corde où, à la force de ses bras, elle se hissera jusqu’au deuxième étage de la Tour Eiffel.

Apporter un vent nouveau dans la narration, écouter, lire, s’intéresser à d’autres types d’histoires, découvrir des vécus différents des hommes, le monde du sport en a besoin pour faire évoluer l’image stéréotypée de la sportive et, plus largement, de la femme.

Ça ne date pas d’hier, mais c’est toujours d’actualité. Cent ans plus tôt, les femmes se sont battues pour leurs droits en retournant la violence contre ceux qui les muselaient. La ruse ? Le sport de self-défense qu’est le jujitsu. Un formidable enseignement de l’Histoire qui a bousculé les mentalités sur les aptitudes féminines. La femme est son propre bodyguard, qu’on se le dise !
Abonnez-vous à la newsletter