Six. C’est le nombre de demi-finales que Diane Parry avait perdues, une à une, avant Monterrey, sans jamais réussir à passer ce cap. Le genre de statistique qui pourrait ronger une carrière, installer le doute à chaque nouveau dernier carré.
Elle est arrivée au Mexique « presque sans rien » attendre, comme elle l’a raconté elle-même après coup. Elle en repart avec cinq joueuses du Top 50 battues dans la même semaine, une victoire en finale arrachée après un trou d’air à 0-6 dans le deuxième set, et un premier trophée du circuit principal enfin décroché.
Ce genre d’histoire mérite qu’on s’y arrête, pas seulement pour le résultat, mais pour ce qu’il dit du chemin. Six échecs au même stade d’un tournoi, ce n’est pas rien à encaisser mentalement, match après match, saison après saison. Ce n’est pas un coup de chance qui a fini par tomber du bon côté : c’est une joueuse qui a continué à se présenter sur le court après chaque désillusion, jusqu’à ce que la mécanique se débloque.
Et le timing ajoute encore à l’histoire : ce sacre tombe la veille du début de l’US Open, où Diane Parry, seule Française du Top 100, jouera avec l’élan d’une semaine parfaite dans les jambes plutôt que le poids d’un énième rendez-vous manqué.
Un trophée WTA 500, cinq top 50 éliminées, six désillusions effacées d’un coup : Diane Parry n’a pas eu besoin d’un plus grand tournoi de tennis pour écrire une plus grande histoire, quelques heures avant son entrée en lice à l’US Open.