
Des vacances sportives ? On y va !
Ça s’appelle S-Camp, ce sont des séjours sportifs pour adultes, tous niveaux, avec pour seule ambition de vous faire bouger. Un concept de vacances qui déménagent, imaginée par trois fous de sport.
Publié le 03 septembre 2021 à 14h07, mis à jour le 07 juillet 2023 à 16h06
Son combat ? Être considérée comme une sportive, une performeuse, avant d’être perçue comme une handicapée. Car la reine du tour de piste est née avec une particularité génétique qui lui a donné la peau blanche et l’a rendue malvoyante, un albinisme.
Elle la tient de son père, Salif Keïta, musicien malien de renom, qui en a souffert et a voulu préserver sa fille : « Il a subi des moqueries, on le dénigrait, on le traitait comme un animal, confie-t-elle avec affection sur leparisien.fr. Il s’est découvert avec la musique. Moi, c’est le sport. »
Née au Mali, Nantenin Keïta vivra en France dès l’âge de deux ans : « Mon père ayant grandi au Mali, il n’a pas voulu que j’aie les mêmes difficultés que lui, que ce soit sur le plan de la société ou de l’éducation. Avec une déficience visuelle, on n’apprend pas de la même façon », explique-t-elle dans Le Monde.
Sportive, elle débute par le handball et le basket, mais c’est l’athlétisme qui lui permettra de s’épanouir. Elle le découvre grâce à une compétition pour déficients visuels.
Si Nantenin Keïta considère ce sport comme un « divertissement » à ses débuts, la gagne prend le dessus lorsqu’elle termine 5e d’une compétition de 100m. « L’athlétisme est devenu une passion, même si je pense aimer plus la victoire que le sport en lui-même », dit-elle au Parisien. Et la machine s’enclenche…
Aux Championnats du monde d’athlétisme, en 2002, à l’âge de 18 ans, la Franco-Malienne se classe vice-championne du monde du 400m, décroche l’or au 200 et 400m en 2006 puis à nouveau sur le 400m en 2015.
Côté olympisme, Nantenin Keïta est championne paralympique du 400m à Rio, en 2016.
Avant cet exploit, elle décrochait, en 2008, le bronze au 400m et l’argent au 200m puis, en 2012, le bronze au 100m.
Nantenin Keïta à Rio, en 2016, lors de la finale du 400m T13
Si Nantenin Keïta a subi des railleries dans son enfance, aujourd’hui, son handicap ne la freine en aucun point, sur la piste comme dans la vie, puisqu’elle est aujourd’hui assistante en ressources humaines.
Là, elle favorise l’insertion des personnes handicapées et leur évolution tout au long de leur carrière professionnelle : « Quand j’allais à l’école, personne n’avait la même couleur de peau, donc ça ne m’étonnait pas d’en avoir une différente. J’avais mon blanc à moi. Donc je demandais pourquoi on me traitait, me regardait différemment. Pareil pour la vue. Je pensais que tout le monde voyait comme moi et parfois se prenait des murs ! », raconte-t-elle au Monde.
Résultat : Nantenin Keïta veut transmettre son mental d’acier aux autres enfants albinos. Avec son père, elle a créé une association, la Fondation Salif Keita Pour Les Albinos (FSK), basée à Bamako, qui agit sur le plan de l’éducation et de la santé. Elle n’a qu’une volonté et y travaille dur : faire reconnaitre les albinos comme des personnes comme les autres.
Et c’est, en quelque sorte, ce que l’athlète élancée aux nattes blondes nous prouvera en prenant son départ tant attendu pour la finale du 400m, ce samedi 4 septembre. On lui souhaite d’être ÀBLOCK!
Vous aimerez aussi…

Ça s’appelle S-Camp, ce sont des séjours sportifs pour adultes, tous niveaux, avec pour seule ambition de vous faire bouger. Un concept de vacances qui déménagent, imaginée par trois fous de sport.

Un photographe aux clichés détonants, une athlète aux rebonds imprévisibles, l’histoire des wonderwomen du MMA (dont Ronda Rousey sur notre photo) et la Question Qui Tue, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! cette semaine.

Courir en haute altitude pour la bonne cause ? Un combo qui vaut le détour et ce sera le 15 mai, lors de la première édition du Marathon des Alpes qui s’engage pour la recherche contre la sclérose en plaques. On vous explique tout.

Une fille qui danse au rythme du break, une course solidaire comme on les adore, notre rendez-vous Kids et un 8 mars un peu spécial, c’est le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!. Enjoy !

Elle entame la compétition du Pacifique en sirène. Dès la première journée des Championnats pan-pacifiques, la nageuse australienne Jessicah Schipper fait des vagues en s’offrant un record mondial du 200m papillon. Récit d’une course contre la montre.

Ils sont le sel de cet événement sportif planétaire. Les valeurs olympiques, l’hymne, la devise, la flamme, le serment, les anneaux, la langue, 7 emblèmes qui régissent les Jeux Olympiques, certains depuis l’Antiquité, d’autres depuis les JO modernes. Petite leçon d’histoire pour bien comprendre l’esprit olympique.

Quand on a des objectifs précis, de prise de masse ou de perte de poids par exemple, il n’y a pas que le sport qui compte. Ce qu’on mange conditionne tout autant notre réussite ! Du coup, le petit carré de chocolat qui motive… Ami ou ennemi ?

Pour se sortir de son chemin de croix, Silvia Vasquez-Lavado a visé les plus hauts sommets. Maltraitée dans son enfance, meurtrie par la vie, cette Péruvienne qui ne croyait plus en rien est devenue alpiniste. Aujourd’hui, elle gravit des montagnes pour aider les victimes d’abus sexuels à se reconstruire.

Je me suis beaucoup documenté sur le sport et la grossesse, et c’est vrai que poursuivre une activité physique pendant cette période ne pose généralement aucun problème. Mon père a adapté mon programme de façon à ce que je ne force pas, que je fasse confiance à mes sensations.

Une fille exigeante, un palmarès en or massif. Fraîchement médaillée olympique pour la deuxième fois, Sandrine Gruda est un monument du basket français. Un monument compétitif, qui ne se satisfait de rien et cherche éternellement à se dépasser. La capitaine mythique de l’Equipe de France revient sur une vie qui a valeur d’exemple.

Après un bel été chargé en émotions olympiques, retour du Best-of sur ÀBLOCK! Le meilleur de la semaine compilé pour une séance de rattrapage (comme le petit questionnaire sportif de la motarde Lil’Viber, ici en photo), c’est à grignoter le week-end et c’est tout benef !

À tout juste 18 ans, Meije Lerondel s’est déjà construit un palmarès qui en impose. Chez les jeunes, la grimpeuse a atteint le sommet. Désormais, place aux murs des grandes ! L’espoir de l’escalade française se lance dès aujourd’hui dans la course aux Jeux de Los Angeles…
Abonnez-vous à la newsletter