MMA

Dans la cage aux lionnes

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Ça s’appelle le MMA et c’est l’assurance…d’un spectacle explosif. Acronyme de Mixed Martial Arts, ce sport de combat, conceptualisé il y a vingt-cinq ans, a très vite enflammé le monde. Légalisé il y a un an en France, il compte, chez nous, environ 50 000 pratiquants dont 25 % de filles. Ce 8 avril, le MMA Grand Prix sera diffusé en live mondial avec 12 “warriors“ dont 2 femmes. L’occasion de mettre en avant la discipline et quelques-unes de ses combattantes acharnées.

Par Valérie Domain

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Ce 8 avril, le MMA français fait son grand show. L’organisation indépendante française MMAGP, comprenez Mixed Arts Martials Grand Prix, organise son événement annuel.

Au sein de l’octogone dénommé « la cage » combattront 11 Français et Françaises et 1 Finlandais prêt.e.s à en découdre. Dans ce sport de combat qui associe plusieurs disciplines martiales comme la boxe, le judo, la lutte, le jiu-jitsu, le karaté ou encore le muay-thaï, le vainqueur est désigné par K.-O., soumission, abandon ou blessure.

Un sport qui permet coups de pieds, poings, genoux et coudes, ainsi que coups au sol, étranglements ou encore clés… Autant dire que le spectacle est plutôt bluffant.

Parmi ces “soldats“ made in France qui, dixit les organisateurs, « permettront aux spectateurs d’apprécier le très haut niveau de ce vivier », deux combattantes se préparent pour le corps à corps : l’ex-championne de France et championne d’Europe de judo, mais aussi championne de lutte, Laëtitia Blot, la première Française à combattre officiellement en MMA sur le sol français, et sa challenger, ceinture noire de taekwondo, Marie Loiseau.

La France, c’est vrai, s’est rapidement mise au MMA. Le 24 juin 2019, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, annonçait sur Twitter son intention de légaliser sa pratique en janvier 2020. Dont acte.

Pour autant, le MMA fut placé sous l’égide de la Fédération française de boxe, en charge de la structuration et du développement de la discipline sur le territoire.

Fin 2020, le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) autorisait la diffusion de combats à la télévision, imposant toutefois des conditions strictes : des diffusions ou rediffusions à horaires tardifs pour éloigner les enfants et des commentateurs devant prévenir des dangers de la pratique. Le MMA, pourtant, n’est pas jugé plus dangereux que la boxe anglaise…

Depuis sa légalisation, début 2020, ce sport à la réputation sulfureuse et en quête de respectabilité, multiplie les campagnes de com’ dans le but d’attirer toujours davantage d’adeptes. Ce qui fonctionne plutôt pas mal.

Aujourd’hui, en France, on recense plus de 240 clubs et environ 50 000 pratiquants, dont 25% de femmes. Selon les organisateurs, la France est classée parmi les cinq premiers pays au monde pour la vente de jeux vidéo de MMA et parmi les dix premiers pays au monde pour le trafic internet vers les portails MMA.

En 2021, rien qu’en ce qui concerne l’UFC, près de 300 événements de sports de combat seront diffusés en direct pour arriver à près de 400 émissions autour de la pratique.

Ces 3 dernières années, le MMA est ainsi devenu le sport de combat le plus populaire au monde, nous dit la puissante UFC qui domine l’univers MMA, devant une autre organisation mondiale, également américaine, le Bellator MMA- dont on connait la championne Lucie Bertaud, Française star de l’écurie Bellator.

Ces deux frères ennemis représentent la discipline au niveau mondial.

Côté filles, c’est une ligue de kick-boxing, Strikeforce, aux États-Unis, qui fut la première à organiser des combats féminins de MMA, en 1985. Ligue rachetée par l’UFC qui fit de sa première combattante, en février 2013, une star : l’Américaine Ronda Rousey, première championne de l’UFC en WMMA (Woman Mixed Martial Arts).

En 2012, pour contrer l’UFC, une autre organisation de MMA féminin a vu le jour aux States, L’Invicta Fighting Championships (Invicta FC). Elle accueille des pratiquantes et organise des combats uniquement féminins dans cinq catégories de poids différents, du poids atome (de 44 à 48 kg) au poids léger (de 66 à 70 kg).

Ronda Rousey, première grande star du MMA, de l’écurie UFC

En France, le MMA féminin est encore très peu connu et souvent pratiqué par des ex-championnes ou férues d’arts martiaux, passées d’abord par la boxe ou le judo. Un événement, comme celui du Grand Prix, est là aussi pour les mettre en lumière.

Même si un seul combat français sur les six au programme sera conjugué au féminin, ça vaut le coup d’entrer dans la cage avec elles.

  • MMA Grand Prix, le 8 avril, combats à huit clos filmés et diffusés en direct, à partir de 19h, en pay per view sur www.mmagrandprix.com, au prix de 8,99 euros.

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