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JO de Tokyo La course au drapeau

JO 2021
Pour la première fois, aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo, la France aura deux représentants pour un seul drapeau : une femme et un homme. Un binôme égalitaire pour jouer les porte-drapeaux. Ils sont dix-neuf athlètes à s’être proposés pour porter haut les couleurs françaises. Il faudra attendre début juillet pour savoir qui est sorti du chapeau. Pour l’heure, si on faisait les présentations ?

Par Manon Gimet

Publié le 04 juin 2021 à 9h01, mis à jour le 19 juillet 2021 à 13h07

Un travail acharné, des entraînements à n’en plus finir, du dépassement de soi quasi-inhumain, des victoires, des joies et des satisfactions immenses, mais aussi des échecs, des blessures, des désillusions, le tout pour un rêve nommé JO.

Les Jeux Olympiques et Paralympiques sont souvent un rêve d’enfant pour les sportifs. Des jeux organisés tous les quatre ans, autant dire qu’il ne faut pas rater le coche !

Cerise sur le gâteau ? Être choisi comme porte-drapeau de son pays. Porte-drapeau, c’est comme un capitaine d’équipe, un athlète étendard, un représentant modèle. Il lui faut donc être irréprochable, talentueux, disons-le : exceptionnel !

Depuis plus de cent ans, la tradition est respectée et la France choisit des personnalités sportives au palmarès bien rempli et au caractère bien trempé pour assumer ce rôle lors de ses JO d’été.

Le tout premier fut Raoul Paoli, athlète et lutteur, aux JO de Stockholm, en 1912 ; la première femme à tenir le drapeau tricolore fut la nageuse Kiki Caron, à Mexico, en 1968.

Puis, il y a eu l’athlète Marie-José Pérec, à Atlanta (1996), le judoka David Douillet, à Sydney (2000), le handballeur Jackson Richardson, à Athènes (2004), le champion de canoë-kayak, Tony Estanguet à Pékin (2008), l’épéiste Laura Flessel-Colovic, à Londres (2012) ou encore le judoka, Teddy Riner à Rio (2016).

Être le porte-drapeau de la nation est donc un rôle prestigieux. Il est le visage de la France. Aussi, pendant la cérémonie d’ouverture, le drapeau en main, il mène tous les athlètes lors du défilé des délégations. Ô fierté !

Cet été, la France aura le droit pour la première fois d’élire deux porte-drapeaux : une femme et un homme. Du jamais vu !

Pour les Jeux Olympiques de Tokyo qui débutent, on le rappelle, le 23 juillet (le 24 août pour les Jeux Paralympiques), douze athlètes ont candidaté pour les JO et sept pour les Jeux Paralympiques.

« La nouvelle règle du duo enlève un poids et a surtout plus de sens. Cela évite de devoir prendre des décisions qui sont parfois très difficiles. Surtout, ça permettra d’échanger les rôles et de se simplifier la tâche », explique le perchiste, candidat au Graal tricolore, Renaud Lavillenie.

La nageuse Christine Caron, première femme porte-drapeau française, en 1968, à Mexico

Parmi les douze athlètes pour les Jeux Olympiques, sept femmes et cinq hommes souhaitent endosser ce rôle. Faisons les présentations.

La judokate Clarisse Agbegnenou est sur la liste. Multiple médaillée aux championnats du monde en individuel et en équipe, elle est la meilleure Française de sa discipline (et de sa génération) et fait partie des plus grandes judokates au monde. « J’ai pu assister à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Rio, raconte-t-elle. Ça a été un moment magique et j’en garde de merveilleux souvenirs. À Tokyo, j’aimerais, cette fois-ci, être au premier rang. Cela fait un moment que j’espère être porte-drapeau. Aux Jeux Européens, j’avais eu la chance d’occuper ce rôle et ça m’avait tenue aux tripes. »

La surfeuse Johanne Defay pourrait, elle aussi, porter l’étendard. Sur la planche et dans les vagues, elle est l’une des meilleures mondiales. Ce sont ses premiers Jeux puisque la discipline fait son apparition à Tokyo pour la première fois. Un combo parfait !

Sandrine Gruda, l’un des piliers majeurs de l’équipe de France de basket, montée sur la seconde marche du podium aux Jeux Olympiques de Londres, en 2012, s’est également proposée. Le haut niveau, elle connait, l’esprit d’équipe aussi, et les JO, encore plus.

©Christian Mesiano

La joueuse de tennis et 55e joueuse mondiale, Kristina Mladenovic, est aussi volontaire. Ancienne numéro 1 mondiale (en 2019), elle a fait ses preuves lors des tournois du Grand Chelem, avec des victoires en simple et en double.

Mélina Robert-Michon est de la partie également ! La médaillée d’argent du lancer de disque aux Jeux de Rio, en 2016, est la meilleure française de sa discipline : 34 fois championne de France. Une référence dans son sport et dans le sport tout court !

 

©Jesus Renedo/Sailing Energy

Pour Charline Picon, qui a l’habitude de manier les drisses et virer de bord, porter le drapeau ne sera qu’une partie de loisir. Championne olympique, en 2016, à bord de son voilier, elle nous donne rendez-vous à Tokyo. Et pourquoi pas lors du défilé d’ouverture pour manier la bannière tricolore…

Maïva Hamadouche, la super-plume championne du monde IBF depuis 2016 en boxe se lance dans l’aventure elle aussi. Mental de guerrière et titre européen dans la poche, elle espère soulever sa ceinture olympique et le drapeau français.

Maintenant, passons à ces messieurs

Le champion olympique de saut à la perche à Londres, en 2012, Renaud Lavillenie, est en lice pour mener le défilé de la délégation française à Tokyo. Il est l’un de nos plus grands champions, il a raison d’y croire.

©Jean-Claude Mouton

Florent Manaudou, connu pour ses exploits en piscine et son titre de champion olympique en 2012 est sur la liste lui aussi. Spécialiste de la nage libre, il a les épaules assez larges pour le rôle.

©ffGym

Samir Ait-Saïd est également volontaire. 6e aux derniers Jeux à Rio, le gymnaste aux médailles européennes à l’épreuve des anneaux fait partie des espoirs français. Alors, pourquoi pas ?

Le cavalier Nicolas Astier, champion olympique en 2016 par équipe et argent en individuel, a son cheval pour meilleur compagnon et une grande idée de la France sportive. Un porte-drapeau à cheval, quelle classe !

Enfin, Maxime Beaumont est le dernier athlète sur la liste. Le médaillé d’argent en kayak, en 2016, pourrait bien prendre le même chemin que son ancien compatriote d’eau, Tony Estanguet, qui souleva le drapeau aux Jeux de Pékin, en 2008.

Tous leaders de leur discipline et avec des élans d’espoir plein le cœur pour les Jeux de Tokyo. Des caractéristiques communes chez les candidats paralympiques. Quatre femmes et trois hommes sont candidats pour être le duo du drapeau.

 

Sandrine Martinet, la judokate aux multiples victoires pourrait bien porter le drapeau français. Douze fois championne de France, trois fois championne du monde et une médaille d’or et deux d’argent olympiques, elle est la meilleure française actuelle dans sa discipline.

Perle Bouge, la rameuse d’aviron, fait aussi partie de la course au drapeau. Dix fois championne de France et plusieurs médailles aux championnats du monde d’aviron, elle a un mental olympique indiscutable.

L’athlète Nantenin Keita est sur la liste ! Médaillée de bronze aux Jeux de Pékin en 2008, en 2012 et en or en 2016 à Rio, elle connait parfaitement le déroulement des Jeux Paralympiques.

Puis, Souhad Ghazouani, celle qui a l’habitude de soulever des poids en haltérophilie pourra peut-être soulever le drapeau à Tokyo. Plusieurs expériences aux Jeux Paralympiques et cinq championnats d’Europe en or, elle a les muscles ÀBLOCK!

Stéphane Houdet, le tennisman pourrait bien accompagner l’une de ses athlètes pour mener la marche lors de la cérémonie d’ouverture. Deux médailles olympiques en double, lui permettrait d’être le porte-drapeau.

David Smetanine, le nageur paraplégique peut aussi prétendre porter le drapeau tricolore. Cent-cinquante titres de champion de France à son actif, il est le meilleur nageur de sa discipline.

Enfin, l’athlète Pierre Fairbank est aussi de la partie. Le sprinteur a reçu plusieurs distinctions, il est notamment Chevalier de la légion d’honneur, officier de l’ordre national du mérite ou encore commandeur de l’ordre national du mérite.

Maintenant que les présentations sont faites, sachez que la sélection du porte-drapeau se fait différemment pour les deux compétitions.

Le mouvement sportif va désigner le binôme porte-drapeaux pour les Jeux Olympiques. Ensuite, deux ambassadeurs de chaque fédération olympique seront choisis pour voter pour un homme et une femme. Le duo élu sera révélé début juillet.

Pour les Jeux Paralympiques, en revanche, c’est le public qui sera chargé de voter pour le duo gagnant. Rendez-vous du 11 au 30 juin pour donner de la voix sur le site de vote, ouvert au grand public, PortonsLeDrapeau.fr

Tous déterminés à prendre ce rôle à cœur, sportives et sportifs sont dans les starting-(à)blocks. Bonne chance, championn.e.s !

Marie Bochet à PyeongChang, en 2018, Michaël Jeremiasz à Rio en 2016 et Damien Seguin à Londres, en 2012, étaient porte-drapeaux de la délégation française aux Jeux Paralympiques, ils racontent…

Ouverture ©Shutterstock

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