Escrime, judo, karaté, lutte, tir à l’arc, basket 3×3, boxe, athlétisme… Réparties dans 26 des 30 sports au programme, les Françaises engagées à Tarente couvrent presque tout le spectre de la compétition de ces Jeux Méditerranéens 2026 — du padel au sportboules, en passant par la nage avec palmes ou le roller de vitesse. L’âge moyen de la délégation tourne autour de 24 ans, et ce n’est pas un hasard si c’est une fille qui en est la benjamine : Juliette Douyère, 14 ans seulement, s’alignera en nage avec palmes.
Coup de projecteur supplémentaire cette année : c’est une épéiste qui ouvrira le défilé français lors de la cérémonie d’ouverture. Éloïse Vanryssel, originaire de Toulouse et licenciée à l’Académie Beauvaisienne d’Escrime, a été désignée porte-drapeau aux côtés du taekwondoïste Souleyman Alaphilippe. Bronze à Oran en 2022, sacrée championne du monde par équipes en 2025, elle est aussi ingénieure en agroalimentaire et militaire de réserve — un symbole de la diversité des parcours qui composent cette délégation.
Elle rejoint une liste de porte-drapeaux qui comptait déjà, à Oran en 2022, la voileuse Hélène Noesmoen, sacrée en iQFoil à la voile. La France y avait terminé 3e nation, avec 81 médailles. Sur l’ensemble de l’histoire de la compétition, elle reste 2e au classement toutes éditions confondues, juste derrière l’Italie — pays hôte cette année.
Parmi les Françaises à suivre à Tarente, quatre noms se détachent particulièrement.
Cécilia Berder, en escrime, arrive avec l’un des plus beaux palmarès de la délégation : vice-championne olympique par équipes aux JO de Tokyo, championne du monde en 2018, elle a aussi disputé les Jeux de Paris 2024 après être devenue maman. Une revenante qui a fait de la ténacité sa marque de fabrique.
Marina Lasserre, sur 400 m, est une valeur montante de l’athlétisme français : championne d’Europe espoirs du relais 4×400 m, elle dispute au même moment les Championnats d’Europe seniors à Birmingham. Une double actualité qui dit tout de sa progression.
Louise Maraval, elle, revient de loin : finaliste olympique du 400 m haies à Paris 2024 et vice-championne d’Europe, elle a traversé une saison 2025 compliquée par une blessure sérieuse. Tarente sonne comme une étape de retour, avant de viser plus loin encore.
Davina Kasongo, enfin, apporte la dimension collective : ailière de l’USO Mondeville, elle s’est imposée cette saison comme l’une des leaders de son équipe en Ligue Féminine 2. À Tarente, elle découvrira l’équipe de France en basket 3×3.
À Tarente, la nouvelle génération de Françaises n’a plus qu’à écrire la suite.